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3-…avec moi-même

Puisque notre peau est préparée à guérir, puisque nous comprenons maintenant les « rouages »de notre comportement, parlons maintenant des origines, des raisons qui nous incitent à nous punir,à nous dévaloriser.

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Le profil du TOCqué

Si les origines sont différentes, nous semblons avoir des points communs dans notre personnalité. Nous sommes souvent des perfectionnistes angoissés, des espèces de super-women ou super-men.

Angoissé, stressé par notre travail, nos études ou par notre situation personnelle, familiale, nous nous mettons la pression dans notre vie, dans ce que nous faisons. Celle-ci n’est pas toujours justifiée. Nous ne sommes que des humains après tout.

Non seulement, l’action du miroir nous déstresse mais en plus, inconsciemment, elle essaie de corriger notre imperfection: notre peau doit être parfaite, comme nous, il faut lui enlever les imperfections … quitte à faire un massacre…. 😦

Est-ce que l’acné excoriée est un mal de notre siècle, lié particulièrement aux femmes actives qui veulent en faire toujours plus ? Oui, c’est possible. Sur le site stoppickingonme.com , l’auteur a remarqué que environ 90% des malades sont des femmes et que dans les familles où plusieurs membres souffrent de ce mal, les femmes au foyer sont souvent épargnées.

Un autre point commun est que nous ne sommes plutôt joli(e)s à la base. On reçoit des compliments sur notre charme par exemple. Mais nous ne les acceptons pas. Comment peut-on nous trouver joli(e) avec cette peau ?

Encore un coup de notre perfectionisme exagéré … Les gens normaux, eux ne s’arrêtent pas sur ces détails.   Un cercle vicieux intentionel ? Pourquoi ne pas nous accepter telles que nous sommes ? Quelles seraient les conséquences si nous arrivions à le faire ?

Pourquoi notre inconscient a-t’il, à un moment, trouvé un avantage à nous mutiler ? A nous dévaloriser  et à nous punir ?

Les raisons peuvent se cacher dans le passé ou dans le présent. Bien entendu, nous parlons de choses non conscientes. Il est évident que notre partie consciente rejette cette mutilation et en subit les conséquences:

Oh non,  notre maladie ne nous rend pas la vie facile. Alors, quel avantage a pu bien trouver notre inconscient à cela ?

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Les origines de notre maladie

Pour certain(e)s d’entre nous la raison se trouve uniquement dans le passé, et n’a plus lieu d’être. Il y avait une raison à l’origine, mais le cours de la vie a fait qu’elle n’est plus valable.  Seul l’habitude a fait que ça continue. Il est quand même utile de la comprendre, pour mieux faire comprendre à votre corps que tout ceci est fini. 🙂

Pour d’autres, elle est  dans le présent ou continue dans le présent. Dans ce cas, c’est plus complexe. Vous arriverez difficilement ou pas du tout à vous débarrasser de votre mauvais comportement, si votre inconscient y trouve toujours son utilité. Il vous est recommandé vivement de consulter un psychologue ou un psychiatre ou psychanalyste pour travailler sur les causes.

Certaines personnes témoignent de ne pas être satisfaites de leur séances chez le psy. Par exemple, qu’il ne travaille que sur les causes et non sur les comportements ou alors qu’il sous-estime leur malaise (qu’il ne voit que comme une petite manifestation d’un autre problème et non comme une source de problème ). Certaines décrivent aussi des psys qui ne prennent pas le temps pour approfondir et se précipitent sur une ordonnance de médicaments lourds.

Les conseils sont de bien lui décrire notre mal (qui n’est pas si connu) et l’importance que notre image a pour nous (pourquoi voir notre visage ravagé est un désastre, un état insoutenable, une cause de mal-être et non juste une conséquence).  Bien sûr, la guérison ne peut pas être instantanée (votre psy n’est pas un magicien) et nous venons de voir que les causes ont besoin d’être travaillées pour guérir, donc laissez lui du temps. Cependant, si vous ne vous sentez toujours pas à l’aise avec lui, n’hésitez à aller voir ailleurs. Le « courant » doit passer pour pouvoir guérir.

Les origines du ce mal-être sont multiples et il y a autant d’origines différentes qu’il y a de personnes malades. Voici quelques pistes (et seulement des pistes) pour trouver les vôtres.

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Le rapport à la sexualité, aux relations amoureuses.

Notre maladie est connue internationalement sous le nom d’ « acné excoriée des jeunes filles » ( en Français dans le texte ! 😉 ). Pourquoi « des jeunes filles » ?  Elle définit le mal que certaines adolescentes ont pour entrer dans leur vie sexuelle: elles retardent leur maturité en se mutilant le visage. De cette manière, elles sont moins attirantes pour le sexe opposé.

Cela n’est qu’une (possible) facette, puisque cette mutilation continue bien après l’adolescence… alors que certain(e)s sont matures dans la vie sexuelle (relation de couple, enfants, etc). Mais le début peut commencer et commence  assez souvent  par ce genre de malaise:

Pour certain(e)s, leur maladie est tellement influente qu’ils ne se sont pas encore investi dans une relation.

« Ah si j’étais guérie, …oui,  j’aurai un petit ami, mais, là, je ne peux pas, par l’instant, je suis moche, mal dans ma peau, il faut d’abord que je guérisse ».

C’est un cercle vicieux: « je continue à être malade parce que j’ai peur de guérir ». La guérison passe par par une préparation de ce qui va se passer si on guérit et de ce dont on se protège pour l’instant. Il faudra assumer sa virginité tardive par exemple, ou alors assumer le risque de se mettre en danger, le risque d’avoir mal, si la relation amoureuse se termine mal.

La guérison passe aussi par une relativisation de notre image « l’image de moi n’est pas ce que je suis » .

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D’autres raisons

Pas si loin du chapitre précédent, il nous faut  parler d’Œdipe. Oui, le rapport que vous avez eu enfant/ado à votre père (pour les femmes) ou à votre mère (pour les hommes) conditionnent aussi votre réaction, votre comportement social et sexuel . Votre père est le 1er homme  à qui vous confrontez votre nouvelle féminité 😳 . Par exemple, un père absent, avare de compliments ne vous mettra pas en confiance. A vous de réfléchir à comment était votre relation avec père (mère) et si elle a pu influencer sur cette maladie.

Il y a aussi bien d’autres raisons qui peuvent expliquer ce tournant de notre vie. Un épisode grave de la vie a pu créé cette situation. Quelque chose de marquant ou quelque chose que vous ne vous êtes pas pardonné(e). Par exemple, cela peut être la perte d’un frère, d’une sœur. On culpabilise et on ne veut pas prendre sa place. On préfère rester en arrière, rester moins bien que lui/elle par rapport à ses parents et son entourage. Cette fois-ci encore, c’est un travail encadré qu’il vous faudra, car il est difficile de pardonner l’insupportable, de faire la paix avec sa conscience et ses sentiments.

Une autre raison très commune dans les TOCs classiques est en relation avec la phobie sociale. Le fait de ne pas être présentable donne une raison pour ne pas sortir au contact des gens. Ce cas extrême  parait être assez rare dans notre cas, et c’est plutôt souvent sous la forme plus modérée de timidité, de peur de s’exposer, de se lancer (« je ne suis pas présentable, je ne peux pas aller à cette soirée ou j’aurai pu revoir XX… » ).

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D’autres faits marquants à explorer.

Les raisons de votre caractère angoissé. Les premières crises d’angoisse. Même si cela remonte à bien avant  vos premières compulsions, il est utile de comprendre vos angoisses de petite fille/ de petit garçon … car elles n’ont souvent plus de raison d’être dans votre vie d’adulte, et « zenifier » votre caractère 8) est peut-être utile pour guérir. Par exemple une peur déraisonnée du noir, d’être isolé, est quelque chose de naturel chez un enfant: c’est l’instinct de protection qui pousse chaque enfant/animal à rester près des adultes pour éviter les dangers extérieurs.

La première fois que vous avez découvert les « bénéfices » (quel faux mot !)  du triturage. C’est pour beaucoup un fait marquant dont on se souvient. Comme d’une (fausse) révélation: « alors, si j’y touche, mon imperfection va disparaitre en une nuit ? ». Dites-vous bien que c’est faux! Publiez un démenti à votre cerveau 😉

La première fois où vous vous êtes sentie « malade », où vous avez ravagé votre peau plus que nécessaire, où vous avez eu honte de vos méfaits. Ca peut correspondre au premier achat de fond-de-teint, à la première sortie annulé parce qu’on n’est pas présentable.
Ce qui est intéressant, c’est que c’est parfois beaucoup plus tard que l’on ne le croit. On assimile souvent la période adolescente (avec juste des problèmes de peau) à nos compulsions.

Cela pourra vous donner une idée plus précise des raisons profondes de votre compulsion.

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Le chemin de la guérison

Les inévitables rechutes

Après une crise, on souhaite rentrer dans sa coquille, se cacher. Or, il serait mieux de sortir, de prendre l’air, de voir du monde, d’oublier, histoire de limiter les chances de rechutes et aussi pour relativiser. Les gens ne regardent pas que votre visage. Vos amis vous aiment tel que vous êtes et non tel que vous paraissez. Et les autres, vous vous en fichez. Ils ont aussi leur petit grain de folie, peut-être moins apparent, mais, qui sait ? peut-être beaucoup plus tordu… 😉

Alors prenez-vous en main. C’est difficle ? Utilisez du fond de teint, un crayon correcteur vert sur les boutons (le vert annule le rouge du bouton) , et hop au grand air.  8)

Puisque notre corps et notre esprit ont été meurtris, on peut aussi les « aider » à se remettre:

Pensez aussi que la culpabilité, la punition que nous ressentons après les rechutes peut faire partie des raisons pour lesquelles nous nous conduisons ainsi. Notre maladie est une automutilation, « je me défigure pour me punir de quelque chose ? ». Savoir se pardonner, savoir déculpabiliser, savoir relativiser nos méfaits (y a pire dans la vie 😉 ) , fait partie du chemin de la guérison.

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Se préparer à être guéri(e)

Ça a l’air tout simple,  » ah si j’étais guérie, je pourrais sortir plus … je serai plus en confiance ça me rendrai moins timide….  C’est pour cela que je ne me suis pas lancé avec XX, je n’aurai pas été à la hauteur. « 

Nous avons tous des plans sur le « après », ces chose que nous n’avons pas su faire avant, que nous regrettons, que nous mettons (à tort ?) sur le dos de notre maladie.

Et si ça n’était pas lié à la maladie, et si c’était plutôt notre caractère ? une raison toute trouvée pour se trouver des excuses pour ne pas faire ceci ? ne pas s’impliquer dans cela.

N’ayez pas trop de plans…. le fardeau serait lourd …. et vous vous mettriez la pression, et, vous le savez, le stress est un facteur de notre maladie….

Vous resterez celle/celui que vous êtes, vous serez juste guéri, et c’est déjà pas mal. 😛

Pensez aussi que cela peut prendre des mois, des années,  et que cette faiblesse fera toujours partie de nous. Alors ne vous impatientez pas. Si vous avez des vues sur XX,  si vous voulez être moins timide, vous mettre en valeur au travail, lancez-vous, assumez-vous aujourd’hui !

Une autre chose à penser est que le regard des gens peux changer. Votre maladie, visible malgré le fond-de-teint et autres artéfacts, sera de moins en moins visible. Lorsque l’on est malade, on ressent parfois du dégout, de la curiosité, de la pitié dans le regard des autres.  C’est dérangeant et tout le monde sera heureux de ne plus le ressentir. Par contre, certains indélicats pourraient vous faire des remarques, du genre « ah ça y est, tu as enfin résolu tes problèmes d’ acné ? » … 😡 … Il n’y a ni phrase magique, ni réponse idéal: vous pouvez l’envoyer balader, inventer l’existence d’un nouveau produit magique ou tout lui dévoiler. C’est à vous de décider. Mais vous y préparer vous permettra de ne pas vous précipiter sur votre miroir parce que vous vous êtes senti mal, parce que « c’est trop dur d’affronter ce nouveau regard ».  Pensez comme il est doux d’avoir ce visage sans marque … qui est votre vrai visage …. de profiter de (et non plus d’affronter) ce monde tel que vous êtes ….

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bon courage …. le chemin est long et difficile …. 🙂 … je vous souhaite de tout cœur de guérir … de trouver en vous cette énorme force pour vaincre cette maladie…
Vous pouvez allez voir sur la page suivante pour trouver des témoignages ou accéder au forum de discussion.

Si vous avez d’autres conseils ou des critiques, n’hésitez pas à les ajouter dans les commentaires.

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Commentaires»

1. papillionne - 28 mai 2009

J’ai compris depuis quelque temps que j’ai des crises lorsque inconsciemment je ne respecte plus mes convictions. Par exemple, lorsque je me sens influencée, en m’attaquant à ma peau, j’ai l’impression de reprendre le contrôle de moi même.

Le grattage compulsif me permet en quelque sorte de me retrouver, de pouvoir manifester ce que je n’ose pas dire. Il me permet d’extérioriser mes souffrances et donc il devient un plaisir… Mes crises interviennent lorsque je ne suis pas égal à moi même et lorsque je perds le contrôle des ficelles de ma personnalité.

Elles interviennent aussi lorsque je suis fatiguée et énervée c’est à dire lorsque je ne me sens plus moi (du moins l’image que je veux donner : celle d’une fille toujours souriante, très active (voir trop), sur d’elle) ; me triturer est un peu une revanche contre moi même pour mettre laisser avoir/faire/violer par la fatigue ou par ce qui m’est extérieur.

Inconsciemment je me dis : « Je vais pas me laisser faire, mes doigts sur ma peau vont le prouver » …

Or, j’ai appris 2 choses :
1 – on peut extérioriser ses souffrances d’une autre manière : crier, faire du sport jusqu’à épuisement.

2 – on doit apprendre à savoir lâcher prise; ce qui nous est extérieur est incontrôlable et il est normal que cela nous influence. Nous devons faire confiance à ce que nous sommes, rien ni personne ne pourra nous attendre et nous voler ce qui constitue notre essence donc il convient de s’accepter et de se respecter.

J’espère que mon propre auto analyse (qui a été de longue durée) pourra mettre d’autres personnes sur une piste. Si c’est le cas, tenez moi au courant sur ce site .. Merci.. on pourra peut être en parler.

En ce qui me concerne je pense que cette maladie doit être prise très au sérieux.

Anonyme - 20 février 2013

Ton message m’a fait beaucoup de bien.

Lala - 3 mars 2013

Merci pour ton témoignage et tes pistes de réflexion … Jusque là, les rares fois où j’ai pu en parler, je n’ai eu le droit qu’à un flot de remarques culpabilisantes mettant en cause, tantôt mon manque de volonté, tantôt une mauvaise hygiène de vie. Quel soulagement de ne pas se sentir seule, et surtout de pouvoir lire l’exemple de personnes étant venues à bout de cette manie embarrassante ! Merci aux créateurs et contributeurs du site !

Anonyme - 18 août 2013

Ton commentaire m’inspire beaucoup, merci:)

Anonyme - 2 août 2015

Merci 😊

2. picker - 30 mai 2009

C’est clair que « l’après » est terrifiant pour nous qui sommes obsédées par notre image. la transe prend fin, comme une bulle qui éclate, on recule du miroir, et enfin on se voit « globalement » (et pas comme un champ d’imperfections à éradiquer méthodiquement). on constate alors le carnage que l’on s’est infligée. aïe.
j’ai l’impression que dans la vie j’ai ce problème: je m’attache trop aux détails (négatifs) et non à la situation dans son ensemble. plus clairement, je ne me perçois pas comme une jeune fille de 22 ans somme toute charmante, mais comme une somme d’imperfections. Lorsque je laisse un répit de quelques jours à ma peau, la différence est incroyable, j’ai l’air saine et pétillante. Mais je me regarde avec incrédulité dans le miroir: c’est pas normal, je peux pas être jolie, c’est suspect il faut que je vérifie ma peau de plus près. Et bam, le perfectionnisme sévit de nouveau et j’ai tout gâché en moins d’une demie heure. argh. ça fait douze ans que ça dure.
On perd toute confiance en soi après une crise. Surtout quand il s’agit d’aller en cours, de faire un exposé devant tout le monde, de passer un entretien. J’esquive même mes amis, mes voisins. C’est clair qu’on doit nous prendre pour des lunatiques, et c’est douloureux parce qu’on aimerait pouvoir s’expliquer… mais ça nous semble un impossible aveu de faiblesse, de folie même. à la limite on s’excusera par un « je ne suis pas en forme »…
Il y a un gars que j’aime beaucoup, il semble bien m’aimer aussi et vient toujours vers moi pour me parler. le hic, c’est que très souvent je me sens hideuse et je fuis purement et simplement (oui, je fais comme si je ne l’avais pas vu!!)–encore cette envie de tout contrôler, d’affronter les situations uniquement quand on se sent au top… Une fois j’ai été tellement brusque et évasive que les jours suivants il s’est à son tour montré très froid. Il a dû croire que je le snobais…

3. Mia - 3 juin 2009

Moi, je ressens que c’est UNE PURIFICATION NECESSAIRE avant d’entreprendre quoique ce soit, pour etre clean, dégagée, nettoyée, comme si on prenait une douche. Je ne comprends pas que je purrais supporter de vivre avec du sébum dans mes pores, de meme que je ne peux supporter de puer la transpiration. Si je sens que je pue, je me précipite dans la première toilette venue pour tenter de me nettoyer les aisselles : c’et ompérieux. enlever le sébum relève pour moi de ce mmebesoin oimpérieux. Pourquoi? je ne sais pas.

picker - 16 juin 2009

Mia, je suis sûre que tu ne « pues » pas la transpiration, tout comme tes pores ne sont pas plus « bouchées » que la normale. On est juste hyperconscientes de notre corps, dans ses fonctions « éliminatrices » les plus animales… Je crois que là encore c’est révélateur de notre impression de ne rien contrôler, d’être plus « déréglées » que les autres. Ce qui me rend dingue c’est quand je suis dans le métro, qu’il fait 30 degrés et que ma peau se met à goutter sous la chaleur, alors qu’autour de moi tout le monde semble insensible aux variations de température.
En tout cas moi aussi, j’ai ce besoin incontrôlable de purification. C’est pour ça que je rechute systématiquement après une semaine–c’est le temps maximal que j’aie passé sans me triturer la peau « sérieusement », càd en réussissant à m’arrêter avant que ça ne parte en vrille. J’ai l’impression qu’au-delà, mes pores deviennent vraiment encrassés. c’est comme un gazon dont il faudrait constamment surveiller les mauvaises herbes.
Peut-être qu’on devrait se fixer un objectif: genre on n’y touche pas pendant une semaine (oulala) et au 8e jour on va chez l’esthéticienne pour s’offrir un nettoyage professionnel?? J’ai besoin de solutions, j’ai l’impression d’être complètement névrosée. Là je suis en pleine période de concours, et d’oraux d’admission (!), c’est le gros stress, et malgré le beau temps je ne peux pas me mettre en débardeur tellement même mon décolleté est marqué. OK c’est décidé, j’arrête à l’instant même, et le 24 je prends un RDV dans un salon de beauté. Qqn veut se poser le même objectif?? l’union fait la force…

Anna - 4 juillet 2009

J’ai pris mon rendez-vous et toi?

4. lili - 28 juin 2009

ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas, c’est difficile, personne à qui en parler, ça me gâche la vie. En ce qui me concerne je m’attaque à mon dos, ça peut paraitre ridicule parce que c’est la seule partie du corps que j’peux pas vraiment voir. J’ai 25 ans et ça fait une bonne dizaine d’année que j’me fais souffrir moi même. A chaque fois que j’me dit que je vais arrêter je replonge, j’essaie de me fixer des objectifs mais je n’arrive pas à les atteindre, le prochain en date c’est mes vacances au Maroc en septembre, j’peux pas imaginer aller dans un pays chaud et me cacher. Tous les ans en début d’année je prends cette résolution mais ça ne sert à rien, c’est plus fort que moi. Le pire c’est que si je n’y touchais pas y’aurais pas de bouton puisque je m’attaque à des petits trucs de rien du tout qui forcément empirent.ça me bouffe la vie au quotidien, j’ai peur de montrer mon corps à mon compagnon, je ne peux pas mettre les vetements que je veux, et encore moins aller à la piscine ou à la plage. C’est quelque chose qui s’explique pas, c’est comme des pulsions et bien sur après je regrette quand je constate les dégâts que je me suis infligé, j’ai peur d’avoir des cicatrices à vie. Peut être que d’en parler ici ça m’aidera. A coté de ça, ça fait un an que j’essaie d’avoir un enfant, en vain, et j’me dis qu’inconsciemment c’est peut être à cause de ça.

5. Anna - 4 juillet 2009

J’ai longtemps cru que j’étais seule à vivre avec ce TOC. Pourtant en découvrant ce site par hasard, je me rends conte que je ne suis pas seule. Voire qu’il y a des gens ailleurs qui me comprennent cela fait beaucoup de bien. Je dois avouer que durant de nombreuses années, je me suis sentie seule sur cette plante. Je sais quand les crises arrivent, il y a un évènement déclencheur. C’est tellement facile de fuir les émotions, les sentiments qui y sont reliés. J’allais m’asseoir devant le miroir et je commençais à me jouer dans le visage. C’est peut-être une façon de me punir qui sait? Je suis une nouvelle célibataire après une relation de 9 ans. Je me suis souvent demandée qui voudrait de moi avec le visage que j’ai. Aussitôt, la crise recommence. Je te comprends Lili, c’est tellement facile pour les gens de dire de ne pas toucher à non bouton. C’est plus fort que nous. J’ai utilisé tous les trucs qu’il y a sur le site. Depuis quelques semaines, cela va bien. Les rougeurs ont diminué pourtant cette envie de s’asseoir devant le miroir me hante. Je pense qu’ici on peut parler ouvertement de ce qui se passe dans notre tête. Parce que chaque personne qui laisse un témoignage en aide une autre à briser l’isolation que cette maladie fait.
Hey Pickey je relève ton défit de 24 heures! Je vais faire de mon possible pour y parvenir. On doit bien commencer à quelque part non! Déjà d’en parler est un grand pas.

6. picker - 14 juillet 2009

malheureusement Anna je n’ai jamais réussi à tenir jusqu’au 8e jour, alors pas d’esthéticienne pour moi. ça me rend folle, il suffit qu’après qqs jours de discipline je craque sur une petite zone du visage, et même en la désinfectant elle devient rouge, irrité, ça s’infecte… du coup là ça fait une semaine que mon décolleté est massacré et me gratte terriblement. je commence à ne plus avoir assez de t-shirts couvrants…et j’ai décliné plusieurs invitations à des après-midi « piscine », de peur de me montrer…comme quoi il ne faut même pas craquer un petit peu (« allez, juste ce petit comédon là »), car c’est vite l’engrenage, l’infection et le sentiment que ça ne guérira jamais! dites moi si vous avez un truc pour évacuer la colère et l’anxiété quand elle se présente (et qu’on ne peut pas immédiatement aller faire un footing), parce qu’aujourd’hui mon premier réflexe c’est de m’acharner sur ma peau imparfaite…

7. Pia - 16 juillet 2009

Je viens de découvrir ce site par hasard, en cherchant des solutions à mes problèmes de peau . Je n’en reviens pas. Vous parler d’un comportement contre lequel je lutte et avec lequel je me sens si seule depuis très longtemps, avec des périodes de répit en fonction des stress de la vie. J’ai depuis longtemps le sentiment qu’il s’agit d’un genre d’addiction, qui me servirait de dérivatif à un trop plein de stress et de colère, l’expression d’un mal être .
Je me questionne sur le fait de se fixer comme objectif de ne pas toucher aux boutons pendant X temps . Est-ce que ce n’est pas propice à provoquer un stress supplémentaire, et un sentiment de culpabilité lors des rechutes presque inévitables ? Parce que si c’était possible, il y a longtemps que cet objectif serait atteint. Vous parlez de perfectionnisme, je me sens tout à fait concernée , et en vous lisant, il me vient une envie de lâcher prise, vraiment.
Et si tout simplement mon inconscient m’alertait et me disait d’être moi et de me libérer un peu des dictats de normalité sociale, professionnelle, physique.
Rien qu’en écrivant cela je ressens déjà des résistances, il y a du boulot….mais j’ai envie de creuser de ce coté là ( autre chose que les boutons)
Merci pour vos témoignages

Marine - 5 septembre 2017

Je comprend tellement ton ressentis. Ça fait un bien fou de voir que je ne suis pas seule à me questionner sur le lâcher prise. Merci !

8. mina - 13 septembre 2009

Merci pour ce site, il met intelligement l’accent sur le cracatère psychologique de ce trouble qu’est l’acnée excoriée! enfin!
J’ai 25 ans et je pense que j’en souffre depuis 5 ou 6 ans, en fait depuis un abus sexuel. Mais je crois que, comme c’est bien décrit, les causes sont multiples: un déclencheur, mais aussi une « association de malfaiteurs » inconscients. Je souffre d’autres problèmes de peau (psoriasis) qui sont aussi facteurs de « honte » et une bonne raison de rester planquée. Comme quoi, toutes ces pathologies sont peut etre liées.
Je me découvre un peu plus à travers vos témoignages,

Merci!

9. Laura - 11 octobre 2009

Bonsoir tout le monde =)
moi je souffre de ce grave problème depuis maintenant 3 ans, j’ai 17 ans et demi. Je ne sais pas ce qui a « déclenché » cette maladie, je sais juste que j’ai commencé à inspecter mon visage de trop près et que j’ai découvert des points noirs et blancs minuscules sur mon nez et mon menton, j’ai alors ressentie le besoin de les éliminer avec mes ongles, ce qui à la longue à provoqué des croutes et des cicatrices. J’ai été 3 fois chez le dermatologue qui m’a prescrit des cremes à mettre tous les soirs mais ça m’a juste donné une raison de plus pour toucher à mon visage ! il m’a aussi dit que si je continuais j’aurai des cicatrices à vie; j’ai donc décidé de régler le problème par le fond en allant consulter un psy il y a 3 mois. Il m’a dit que je souffrais de « phobie sociale » et m’a prescrit un anti-dépresseur qui m’aide à lâcher prise ainsi qu’un bouquin sur la confiance en soi.
Comme la plupart d’entre vous, je suis une grande perfectionniste, et cela depuis l’enfance. Je suis actuellement en Terminale L et j’aimerai vraiment régler ce problème avant ma sortie du lycée et mon entrée dans la vie active !!!
Mais je suis bien consciente que cela peut prendre plus ou moins de temps et que je ne serai jamais totalement guérie.
Depuis la rentrée j’essaye de me plonger dans les études pour oublier tout ça, je ne pratique pas de sport même si je sais que cela pourrait m’aider, je suis une artiste pas une sportive, lool.
Pour info, je n’ai jamais eu de relation amoureuse et bien sûr je suis persuadée que c’est uniquement à cause de tout ça !!!
Mais mes amies et ma famille me soutiennent et m’aiment comme je suis (enfin je crois !).
Seuls mes parents sont au courant de mon problème.
Ma mère en souffre beaucoup et cela me culpabilise; mais c’est grâce à elle que je tente de me soigner…
Mon psy m’a dit que ce n’était pas important de trouver la cause du problème, vous pensez qu’il a raison ?!
Allez, bon courage à toutes !!!

10. Anonyme - 18 octobre 2009

Bonjour à tous!

Comme beaucoup d’entre vous, je viens de tomber sur ce site et d’apprendre qu’il existe un mot pour décrire ce que je vis depuis plusieurs années. J’ai 55 ans et je souffre aussi de trichotillomanie (arrachage de cheveux). J’ai commencé la trichotillomanie en très bas âge et la grattage compulsif à la fin de mon primaire.

Ces deux TOCs étaient plutôt légers et ne m’empêchaient pas trop de fonctionner socialement. C’est-à-dire que ça passait inaperçu, personne ne le remarquait à part mes proches.

Le grattage du visage se limitait aux parties peu exposées comme le front ou le devant de l’oreille et je camouflais les plaies sous mes cheveux.
Depuis 11 ans maintenant, ça s’est aggravé. Je me suis mise à me gratter l’arrière des cuisses et l’arrière d’un bras de façon tel que je suis couverte de cicatrices. je ne peux plus porter de maillot de bain régulier, alors je porte des boxers .
Je suis abonnée à Band-Aid et à polysporin. Après une crise, je me précipite pour désinfecter mes plaies et mettre un plaster afin de minimiser les cicatrices. Puis lorsque c’est guéri je mets une crème anti-cicatrice. Mais c’est un continuel recommencement. Je suis en train de devenir dingue.

Tout comme vous, je suis perfectionniste mais j’essaie de me corriger.
Je n’ai jamais subi d’abus sexuel et j’ai habituellement du succès dans ce que j’entreprend.
Au travail tout comme dans ma vie personnelle, je suscite de l’envie et même de la jalousie et certaines personnes m’appellent « la parfaite ». Évidemment elles ne voient pas les cicatrices qui couvrent mon corps car j’arrive à bien les dissimuler.

J’ai été en pshychothérapie pendant près de 4 ans et ça n’a rien donné à part me replonger dans le passé et revivre des moments difficiles comme on en a tous à certains moments de notre vie. Les sessions ne portaient pas sur mon TOC, on en parlait rarement. C’était une psychothérapie conventionnelle et elle a pris fin il y a 2 ans.

Dernièrement , j’ai eu d’autres crises et je suis plus désemparée que jamais. C’est pourquoi je suis allée sur internet aujourd,hui pour essayer de trouver une solution à mon problème. Je croyais que j’étais toute seule dans mon genre, quelle surprise j’ai eu en tombant sur ce site. Même mon psy ne m’avait pas mise au courant qu’il y en avait d’autres comme moi.

Je crois que je vais essayer l’Hypnothérapie.

Bonne chance à tous!

MicK

11. Anonyme - 24 octobre 2009

J’ai décidé de prendre des mesures plus strictes pour m’empêcher de me gratter:
1. Je vais enlever le miroir grossissant de la salle de bain.

2. Je vais éviter de me retrouver toute seule devant la TV car c’est l’un des endroits ou mes doigts s’activent pour trouver des imperfections sur ma peau.

3. Je me couche en pyjama de sorte que mes mains ne touchent pas à ma peau sur mes jambes.

4. Je vais me laver avec une débarbouillette ou un chiffon doux afin que mes doigts n’entrent pas en contact avec ma peau.

5. Si j’ai besoin d’appliquer une crème désinfectante je vais le faire avec un Q-tip.

6. Si mes doigts se mettent à se balader sur ma peau, je vais changer de position et m’occuper les mains.

7. Je prends mon R-V chez un hypnothérapeute dès demain.

Anonyme - 26 novembre 2009

Je suis allée en hypnothérapie. Une visite seulement mais ça m’a permis de faire un lien avec mon grattage compulsif . Maintenant je fais des séances d’autohypnose et j’arrive à contrôler mes pulsions plus facilement qu’auparavant.

Je suis allé chez l’esthéticienne, et ça aussi ça m’a aidé à accélérer la guérison de mes boutons excoriés. L’appareil à haute fréquence aide beaucoup à la cicatrisation.

Demandons-nous pourquoi nous nous enlaidissons?
– Est-ce par peur de séduire quelqu’un de notre entourage que nous essayons d’éviter?
-Est-ce par culpabilité de ressentir une attirance pour quelqu’un que nous jugeons inapropriée?
– Est-ce par peur d’entrer en relation amoureuse avec quelqu’un, parce que nous manquons de confiance en nous et que nous avons peur de déplaire?

C’est tellement plus simple d’ête un laideron, alors on a pas à entrer dans l’action et à s’investir. Mais combien de souffrances doit-on s’infligées avant de comprendre que l’on est en train de passer à côté de nos vies et de se détruire nous-mêmes?

Qu’en pensez-vous? J’aimerais avoir vos réflexions là-dessus.

Mick

12. Loula - 31 octobre 2009

Première rechute après des jours de bonheur, de dur labeur, de persévérance. J’avais toute la volonté du monde dans ma salle de bain, ma peau blanche… de la petite porcelaine que je viens de laisser tomber. J’ai perdu pied.

J’ai des outils, des trucs infaillibles pour me refaire une peau de pêche. Je vous reviens là-dessus, il faut bien tomber pour apprendre à se relever.

Merci à chacune de vous.

Wanderer - 1 novembre 2009

Salut Loula,

Je suis vraiment désolée que tu aies rechuté , mais comme c’est dit un peu plus haut faut pas avoir peur des rechutes. J’espère que tu t’en remettras.
Sinon beh je cherches un peu partout des astuces, quelle sont les tiennes ?

13. Wanderer - 1 novembre 2009

Salut tout le monde,
Je viens de découvrir ce site (pour mon plus grand bonheur) en recherchant des masques pour l’acné et les points noires.
Je crois que c’est l’une des découvertes que je n’oublierais jamais de ma vie .. J’ai 17 ans et demie et ça fé 10 ans que je souffre de ça , juste après ma puberté et l’apparition de boutons, peut-être que ça date de bien avant , et pendant 10 ans je n’ai jamais su que c’était une  » vraie » maladie, qu’il y a des gens qui en souffrent aussi et du coup je me sens moins seule, et ça fait un bien fou, surtout qu’il y a personne dans mon entourage qui en souffrent , toutes les filles et même les garçons qui ont des peaux à problèmes ne touchent pas leurs peaux et sont aux petits soins avec elles .. Et juste en voyant leurs peaux claires et lisses je culpabilisais énormément, je me disais que je suis une masochiste et que personne ne pourrait s’infliger une telle souffrance , que je suis anormale et tout .. Donc un grand merci à la créatrice de ce site ..
Quant aux causes , je crois savoir d’où le mal vient , j’ai eu une enfance très difficile et une adolescence qui l’est et qui continue de l’être vue que j’habite toujours et seule avec ma mère qui est une grande perverse narcissique ( c’est une maladie) , et ces gens là ils sont très exigeants envers leurs enfants qui deviennent par la suite exigeants avec eux-mêmes et deviennent des perfectionnistes égocentriques ( et c’est un peu ce que je suis mais j ‘essaye d’y remédier)..
Je me suis laisser aller pendant très longtemps , j’ai eu de graves problèmes de santé, je suis devenue anorexiqueet bien d’autres problèmes mais maintenant je suis décidée à me prendre en moi et je commence par ce TOC ..

Je croise les doigt pour que ça marche pour nous tous .. =)

14. Loula - 2 novembre 2009

Salut Wandie,

Je voulais te répondre, tout de suite, et te remercier de tes mots d’encouragements. J’espère que tu vas bien.

Pour ma part je viens tout juste d’apprendre l’existence de mon TOC aussi je m’applique à comprendre et à tout à fait cerner le problème (pour pouvoir mieux l’attaquer! Rooar! ;). Et ça Wandie, ça c’est un très bon point de départ. Je m’informe, je m’outille et je tâche de bénéficier de chaque ressource à ma portée.

***La routine peau de pêche du moment:
– Manger sainement (pas trouver en plus que j’ai des kilo en trop)
– Boire beaucoup (pour hydrater de l’intérieur et de l’extérieur)
– Laisser ma peau vivre, plusieurs jours

***La routine après crise ou de prévention anti-bouton
– Passer des glaçons sur le visage le matin et le soir
(ressere les pores, évite d’avoir des cochoneries)
– Nettoyer au Purel mes mains (balladeuses 🙂 Au cas où…
– Lingettes démaquillantes pour peau sensible
– Puis appliquer des masques hydratants (1fois semaine), des crèmes regnérantes (Cicalfate, Épithéliale) -ça, c’est nouveau-.

Évidement, j’en fait tellement que ça marche. Quand ma peau reapparaît, ce qu’elle est beeelle!!
Oh et puis je viens d’en parler à ma très très bonne amie, sans tout lui dire. Maintenant, en plus, je vais user du téléphone, de jour comme de nuit.

Bise, jolie Miss!
Loula*

15. Wanderer - 5 novembre 2009

Salut Loula ,

Beh t’as l’air d’aller super bien dis donc , je suis contente pour toi. Moi je n’ai pas fait de conneries à mon visage depuis 5 jours maintenant ( depuis que j’ai appris que c’était un toc ), mais par contre j’ai tripoté 3 ou 4 boutons un peu partout sur mon corps , parce que je m’amochais pas que le visage ( cuisses, dos , décolleté ..) mais bon 3 boutons en 5 jours sans avoir touché mon visage c’est déjà super.
Je te donne mes astuces à moi aussi 😀

– Un jus de carotte le matin c’est très bon pour la peau .
– Beaucoup d’eau bien sûr
– Un masque : farine de pois chiche, jus de citron (parfois j’ajoute la moitié d’un yaourt nature)
– Une fille sur un forum m’a conseillé Biafine en cas de crise , elle dit que c’est magique , j’espère ne pas rechuter ..
– Il paraît que le concombre et les amandes amères sont très bien pour les marques , j’essayerais plus tard .

Sinon pour les glaçons , on les applique direct sur la peau ? parce que j’ai lu que ça ne marchait pas et que ça abimait la peau ..

A bientôt loula =)

16. Loula - 7 novembre 2009

Salut Wandie,

Je viens de lire ton message, bravo pour cette première victoire!! Eh que je suis fière de toi (et de Moi 8)) Merci pour tes astuces, je me mets aux carottes 😉 De mon côté, ma peau s’est bien remise de ses émotions (à chaque fois je m’étonne de la voir si claire, moi qui croyais avoir de l’acné).
Et puis je voulais te dire -et vous dire à toutes- que c’est chouette de pouvoir en parler, se confier à une soeur, une amie m’a permis dans mon cas de faire la lumière sur ma guérison.

Enfin Wandie, je voulais te dire, je ne sais pas qui tu es, je sais seulement qu’on se ressemble beaucoup et que je suis contente de pouvoir t’écrire.

À bientôt!
Loula*

17. Loula - 7 novembre 2009

Oh et puis pour les glaçons je t’expliquerai, mais c’est que ça commence à faire long ici…

On se rejoint ailleurs dis?

Bise. Loula.

18. Triste dame. - 22 novembre 2009

salut tous le monde,

juste un petit mot avant de quitter la page.
Lire tous ça est très perturbant pour moi et je suis tellement mal que je n’ai pas la force de lire les commentaires des autres lecteurs. Je dirais juste merci à l’auteur du forum.
Je souhaite revenir un jour sur cette page pour y laisser de bonnes nouvelles, dire que s’est possible de changer les choses, d’avoir pu y arriver.
Je vous le souhaite à tous !

peut être à bientôt …

19. marie - 15 janvier 2010

un veritable grand merci, c’est tellement vrai =)
je vais accrocher un calendrier et noter ma desintoxification, je commence immediatement.

20. Luna - 22 janvier 2010

11ans de galère, ça a commencé avec les premières moqueries en classe sur mon nez (en effet j’ai une petite bosse sur mon nez, ce qui me fait un profil affreux) je sais que la source de mes toc est ma DYSMORPHOPHOBIE, je suis toujours célibataire, j’ai fait de l’anorexie, de la boulimie, une tentative de suicide et dernièrement une dépression, pour moi le rituel du miroir était une échappatoire, je ne savait pas que c’était un autre symptôme de mon mal-être intérieur, il y a une semaine je suis tombée sur un forum de discussion sur le grattage compulsif c’est là que j’ai découvert cette maladie ou symptôme :s !!!! en lisant tous ces témoignages je me sens beaucoup moins seule, je compte guérir de ma dysmorphophobie qui est -j’en suis sure- la source de tous mes problèmes, aujourd’hui je veux mettre un pieds devant l’autre et avancer, arrêter de me cacher et de faire l’autruche, ne pas ressembler à un top model de magazine ne veux pas dire être moche, je suis loin d’être une fille superficielle mais je ne sais pas comment j’ai pu être fragilisée par des moqueries, après tout ça n’est qu’une enveloppe extérieure, les gens qui me jugent selon mon aspect extérieur ne vont plus me fragiliser mais me rendre encore plus forte, je ne veux plus me faire du mal ni me mutiler la peau, il est temps pour moi de m’épanouir, combattre cette maladie, ne plus me laisser aller, je me dois d’être forte, pour moi, mes êtres chers et les patients du CHU, car quand fait médecine et qu’on est en contact avec des malades tous les jours qui combattent pour rester en vie, on apprend que la vie est beaucoup plus précieuse pour être gâcher à se faire du mal!!! combattre est ma nouvelle «  »résolution » » …

merci d’avoir créé ce site, merci pour tous vos témoignage et votre courage, pour moi vous êtes comme des anges gardiens envoyé par le ciel 🙂 bon courage à vous tous

21. lulu10 - 8 avril 2010

Je viens de découvrir ce site on voit que l’on n’est pas seule. J’ai 28 ans et j’ai souffert pendant 5 ans de cette maladie, entre 20 et 25 ans. Je pense que je suis guérie maintenant, depuis que je me suis mariée et que j’ai enfin rencontrée un homme qui me donne confiance en moi.
Quand j’étais plus jeune on s’est énormément moqué de moi à cause de mes lunettes et de ma boiterie, j’ai une trouille du regard des autres.
Je ne supporte pas de me sentir grosse ( par exemple sentir mon ventre faire des bourrelets quand je me baisse) je voulais savoir si ce trouble peut-être associé au grattage compulsif?

22. Lina27 - 15 avril 2010

Bonjour à tous, et surtout merci pour tous ces témoignages. Moi aussi je pensais être une exception, une fille « pas normale ». J’ai 27 ans, et j’ai commencé à me triturer quand j’étais à l’école primaire. J’me souviens même que ma prof avait dit à mon père que je passais mon temps pendant les cours, à m’arracher la peau des lèvres (à l’époque j’avais pas encore de boutons!) . A partir du moment où j’ai commencé à avoir des boutons, ce fut l’horreur. Gratouillage, arrachage, ciblage de points noirs…et j’en passe. Résultats: Je n’ai pas une jolie peau et ça m’a souvent « handicapée » pour aller à la piscine, à la plage, m’habiller léger en été, sortir démaquiller… Je ne peux me passer de mon fond de teint, même si je sais au fond que ça ne cache que superficiellement les traces que ça à laisser. Aujourd’hui que je lis vos post, je me rends compte que je peux faire intervenir une certaine volonté, car ces boutons sur mon visage et mon corps ont été en grosse partie, responsable de ma rupture d’avec mon ami. Eh oui, pas ou peu de rapports sexuels, car trop complexée. Je ne vivais pas notre couple, et il en avait tellement ras le bol que je le délaisse qu’il a fini par me quitter.J’en ai marre, je veux me sentir bien et ne plus revivre toutes ces expériences qui ont marqué ma vie à jamais. Bon courage à tous

23. Anonyme - 17 avril 2010

Si, tu peux en guérir en essayant de te destresser d’une autre manière qu’en arrachant ta peau. En faisant du sport par exemple et en voyant à quel point ta peau est jolie quand tu ne la triture pas. Chaque bouton non percé sera une victoire pour toi. Je me suis arraché la peau du visage pendant 5 ans, et j’ai fini par en guérir le jour où j’ai eu moins d’acnée, j’ai également rencontré un garçon qui m’a permis de reprendre confiance en moi. Je suis marié depuis 4 ans et je suis guérie grâce à mon mari , mais aussi grâce à mes 2 petites filles de 2ans et 5 mois qui ont un peau magnifique et cela me donne envie de leur ressembler. Un jour tu rencontrera un homme qui te guérira. Bon courage!

24. Crevette - 1 octobre 2010

Bonjour!

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai découvert ce site avec beaucoup de surprise (le mot est faible).
J’ai 28 ans et je me sens moins seule, tout à coup!
Je me dégomme le visage depuis plus de 15 ans, et ce n’est pas faute d’avoir reçut des électro-chocs, mais rien n’y a fait jusque là.
Le fait de lire ce site, vraiment très très bien fait, et tout vos témoignages, ça a été une avalanche d’émotions, parce que pour le coup, c’est comme de se contempler dans un miroir, et en même temps ça m’a donné un regard distancié de mon problème, de ne plus avoir la tête dans le guidon, finalement… C’est plus que pas mal!
C’est un sacré bon début même! merci infiniment à vous!!
Pour ma part, je pense qu’il est plus valorisant, pour des personnes qui ont besoin de reprendre confiance en elles, d’être actrices de leur propre guérison; ce qui ne signifie pas, ne pas se faire aider, et sortir du silence pour arrêter avec la culpabilité et la honte!:O

Du coup je prends le taureau par les cornes, c’est décidé :

1. plus de miroir dans la salle de bain. Seulement un petit miroir de sac, que je sors UNIQUEMENT pour le maquillage, le matin, et c’est tout!
Parallèlement je prends le traitement de Différine que la dermato m’a prescrit contre l’acné. ça ne commence à faire effet qu’au bout de 2 mois, donc d’ici là, j’évite de me contempler en plan rapproché :p

2. j’ai pris rdv chez un psychiatre pour un travail sur le comportement.
Je vais suivre le conseil de la psy et accepter un traitement médicamenteux, type Sertraline, même si ça ne m’enchante pas.. le temps du sevrage.

3. Dès que je commence à angoisser, hop! je vais prendre l’air, voir des amis, faire du sport, je range, je m’occupe les mains par quelque chose de constructif, au choix…

4. Si il y’a des ratés, je ne me décourage pas, je persévère, avec le sourire 😀
Fini l’auto-flagellation! Je m’aimer un peu à partir de maintenant 🙂

…allez prenez soin de vous,

A L’ATTAAAAAAAAAAAQUE!!! 😀 😀 😀

agnès - 2 novembre 2010

Salut crevette !
J’ai 29 ans et ça fait aussi 15 ans que je m’abime le visage. Je viens juste de découvrir que c’était en fait une maladie dont souffre plein de personnes, et je suis super sous le choc… mais le bon choc, celui qui comme toi va me faire réagir. Pour ma part, je vais commencer par aller voir mon généraliste (il n’y a pas de dermato dans ma petite commune). Je serai curieuse de savoir les résultats de ce que tu entreprends. Pourras-tu donner des news ? J’espère qu’on va réussir à vaincre ce sale truc…

crevette - 9 novembre 2010

Salut Agnès !
Et ben écoutes, depuis, j’ai effectivement pris RDV avec une psychiatre-comportementaliste mais ce sera à partir du 7 decembre seulement, donc j’attends.
J’ai laissé tomber la différine (crème anti-acnée et trrrès photosensibilisante.. c’est à dire qu’à moins de porter la bourka pendant le traitement, je peux oublier).
Du coup j’utilise uniquement des produits naturels : l’huile de noisette, de rose.. ça marche pas mal du tout. Et puis pour le côté psycho, je pense éviter les anxiolytiques ou antidépresseurs (pour en avoir déjà pris, j’essaye d’éviter ça)
Donc je vais tenter le millepertuis en teinture mère, plus du magnésium pour voir, on verra ce que me dira la comportementaliste m’enfin.. voilà.

Le point positif c’est que j’ai quand même tenu un mois sans crise >>> fière 🙂
(et sans miroir..bon..)
J’ai fais 3 vraies crises depuis, mais je garde le cap, c’est pas la fin du monde.. et ma peau va bien mieux!!
merci d’avoir pris des nouvelles 😀
A toi !

25. Désespérée.♥ - 1 octobre 2010

Tu as totalement raison crevette!
Pour ma pars je suis chez moi en ce moment meme a la place d’aller a lécole! Parce que j’avais un nodule sur le menton ( une bosse qui fait mal ) Et pensant que je pouvais le controler devant mon cher ennemi le miroir jlui es fais sa fete! Mais pourtant encors une foie j’ai fais qu’aggraver. Et dans mon cas c’est par peur que les gens me juges par ma peau! JE ne voie pas qu’on me voie comme sa. Cette semaine j’ai vraiment été dépressive en me disant que je ne méritais juste pas de sortir de chez moi avec cette figure! Et quand je sors mon fond de teint est dans mon visage. TOUJOURS! Mais je crois que je fais faire une cure pendant un mois de fond de teint la fin de semaine! Et ne plus mapprocher du miroir a 1 cm de lui pour tout voir! Et il est bon d’aller voir un spécialiste je crois et c’est ma mission pour se mois-ci. Je me di je ne doie pas y toucher je ne dois pas et TOC sa saigne sa sors sa cicatrise mal CEST LAID KOI! Ah yen a marre de se rituel! Et je vais essayer de changer je veux vraiment. Mais c’est tellement difficile! Et je dois changer de fond de teint non comédogène dans ce cas je m’en voudra pas. C’est bon d’etre compris. A la place de se faire dire par des gens mais non tu es tres belle ne tent fais pas. TANDIS QUE DANS MOI MEME JE ME DI NON TU ES HORRIBLE RESTE CHEZ TOI QUEL HORREUR! Mais maintenant je suis comprise. Et c’est vrai que je me gache la vie en ce moment. Et je dois changer et je VAIS changer!!! J’ai 15 ans. Et je voie des personnes qui ont 25 ans et que sa dure toujours. Je crois que j’arrive a temps pour me sortire de se monde perfectionniste et tout. Je suis tres dure avec moi meme en fait surtout avec ses imperfections qui fais du tord a mon confiance en moi et qui fait encors PLUS mal a mon mental. C’est stupide cette maladie pourquoi sa existe? ahah C’est la vie comme on peux dire. Mais faut pas se laisser abattre et sa fais maintenant 2 ans que je me fou nimporte quelle produit dans le visage croiant que celui sera le bon. MAINTENANT JARRETE! Et surtout jessais de pas toucher a mon visage parce que un galle c’est vraiment moin beau qu’on bouton et sa reste vraiment PLUS longtemps qu’un bouton! Souhaiter moi que le dermato va trouver la solution parce que la dépression c’est vraiment plus pour moi j’en ai marre de pleurer toujours acause des boutons qui poussent et qu’en plus je l’aide pas a le guérir au contraire je lempire. Mais c’est vraiment une obsession chez moi c’est plus fort que moi :S. Et ah une derniere chose.. Personne parle des produit qui prennent sa minteresse! Moi je prend aveeno qui clarifie mon teint mais qui fais apparaitre mes point noir encors plus apparant sa me rend folle je crois que je vais changer.

Bref merci pour ce blog et a vous tous qui me comprennez ♥

26. Mamzeline - 27 décembre 2010

Hé bien, je suis comme tous « heureuse » de m’en rendre. Pour une énième recherche sur le net pour des produits naturels pour l’acné, je suis tombé sur le terme acnée excoriée… Eh, oui tout essayer…antibio, homéo, toutes les gels, crèmes…Bref.. En ce qui me concerne, je me gratte le visage (le matin en fumant ma première cigarette), le crane, le dos, les jambes et les bras…le pire dans tout ça, c’est que ça fait très très longtemps…et que l’été je n’ose ni me mettre en débardeur, ni en jupe..J’ai 29 ans. J’ai honte car je faisais subir ce toc à mon premier petit ami (vers mes 18 ans) Je lui retirais ses boutons du dos…Je me rends compte de beaucoup de choses maintenant. C’est dingue cette histoire…J’aurais voulu en prendre connaissance bien avant.Mais il n’est jamais trop tard.
Et bien, comme vous, je vais programmer mon plan d’attaque..Merci à tous pour les témoignages…Si vous avez des infos pour l’hypnothérapie faites moi signe. Bon courage.

27. Lilyofthevalley - 7 janvier 2011
28. D - 5 juin 2011

J’en souffre tellement , c’est horrible , lorsque j’ai une crise , c’est comme si plus rien d’autre ne comptait , je ne pense qu’à traquer la moindre imperfection sur chaque mm de mon visage , je cherche , je triture les moindres petites bosses et quand je recule , c’est juste horrible , je pleure , je deviens éxecrable , je ne veut plus aller en cours , je ne veut plus sortir , je me couvre d’anticerne pour cacher les dégats mais je sais que ça se voit quand meme et j’ai envie de me blesser , de ne plus exister car je sais bien que les gens qui comptent s’en foutent de l’apparence mais qd tout le monde autour de vous a une peau si parfaite ! j’avais une belle peau : pourquoi j’y ai touché ? je n’en peut plus !!!!!

29. lilly - 13 juin 2011

Bonjour D
Comme je te comprends ! 😥 C’est pareil pour moi, exactement pareil. J’y ai encore touché là il y a quelques minutes, et hier soir, et avt hier, je susi toute rouge toute marquée, demain il va y avoir de nouveaux boutons à cause de ça. Le fond de teint ne cache rien, on voit que la peau n’est pas lisse, c’est horrible je me déteste. Je suis exécrable sur msn là et demain je vais l’etre au travail :/ voilà notre vie de merde, tout est gaché par ça tout tout tou, je n’en peux plus 😥

30. Loula - 18 juillet 2011

Salut Lilly, Salut Miss D,

Je suis Loula, j’ai lu vos textes (quelque peu rageur) et je comprends bien vos réactions pour ne pas dire votre peine. Qu’est-ce qu’on peut s’en vouloir d’avoir le visage marbré de rouge, après une crise, après coup!… Depuis combien de temps faites vous ces rituels de grattage ou ces crises devant le miroir?
Je te comprends tellement Miss D. quand tu dis que tu ne veux plus sortir de chez toi, Pour moi aussi l’isolement était devenu une autre façon de vivre. Comment décliner les invitations, parler aux gens par téléphone, se décommander, refuser de voir son homme, éviter les regards et baisser la tête en espérant qu’on ne te remarque pas. Je souffrais et l’idée du suicide me parcourait l’échine plus souvent qu’autrement (autant dire que ce n’était pas une solution). Du coup j’ai cherché de l’aide et j’ai trouvé une thérapie cognitive spécialement conçue ce genre deproblème: pour les troubles de dysmorphie corporelle. J’ai commencé cette thérapie de 6 mois et je continue encore. Pour arrêter cette sale manie qui est entrée dans ma vie, comprendre et désamorcer ces rituels de salle de bain. Et surtout en parler! Parlez-en!! Parce que ça marche. J’apprends tout les jours comment m’en sortir et je te souhaite Lilly, et je te souhaite D d’y arriver aussi.

Bonne journée 🙂

31. Lo - 6 avril 2012

Bonjour !

Même souci que tout le monde ici…
J’ai des périodes de crise plus ou moins intenses, surtout quand je suis seule (salle de bain, amie et pire ennemie !…), et je n’arrive pas à mettre en place des techniques de compensation (par manque de volonté peut-être…).
Par contre, j’ai vu sur plusieurs sites une étude qui a été réalisée à base d’un complément alimentaire, la N-acétylcystéine qui pourrait apparemment réduire la trichotillomanie…
http://www.psychomedia.qc.ca/toc/2009-07-07/le-complement-n-acetylcysteine-efficace-contre-la-trichotillomanie-et-le-toc
J’ai vu que plusieurs sites en ligne en vendaient, mais je ne fais pas trop confiance aux produits pharmaceutiques sur internet… j’ai demandé à une pharmacienne qui m’a dit qu’elle n’en avait jamais entendu parlé sous forme de complément alimentaire (j’ai dû lui paraître assez bizarre !…), mais uniquement comme médicament pour les bronches. Quelqu’un en a-t-il déjà entendu parlé ? Est-ce efficace, et sans effets secondaires ? Si oui, comment peut-on s’en procurer ?
Je sais que qu’un traitement est relativement peu efficace sans une psychotérapie à côté… j’ai déjà essayé deux fois de voir des psys dans des structures d’aide sociale, mais je n’étais pas fan de la « relation » établie (j’ai plus besoin d’analyse que d’écoute…) et il fallait que je fasse la démarche plusieurs fois pour renouveler les rendez-vous, j’ai laissé filer le temps… Donc en attendant de renouveler l’expérience, un traitement qui m’inciterais à m’arrêter et me démontrerait des progrès serait déjà un bon coup de pouce…

Chez moi la trichotillomanie s’est manifestée de différentes façons. D’abord sous forme d’une acnée excoriée dans ma jeunesse (qui a disparu avec un traitement super efficace, même si je traque encore les quelques boutons que je peux parfois avoir….mais j’arrive globalement à contrôler) qui s’est ensuite transformé en arrachage compulsif des poils (sourcils, mais à une période c’était tellement affreux que j’ai subitement réussi à arrêter, j’ai même réussi récemment à les laisser pousser sans les épiler ni y toucher pendant deux mois ! jambes aussi mais je me suis relativement calmée, même si j’ai toujours des marques et des rechutes… et pubis mais c’est là que ça pêche complètement, je traque les bulbes de poils après épilation et n’arrive pas à laisser repousser sans rien faire….je peux y passer des heures tout en ayant conscience que ça n’a aucun sens….) et en trituration des cheveux (je retirais les cheveux morts à une période, maintenant c’est plutôt que je gratte mon cuir chevelu compulsivement et arrache les croûtes, et comme ça amplifie l’étendue des croûtes et leur taille, quand j’ai des périodes de crises c’est non-stop…). Je me gratte le cuir chevelu en permanence maintenant, même en public (en cours, avec des amis, mon conjoint etc…). C’est moins gênant en un sens, car moins chronophage que l’épilation, mais c’est fatigant et douloureux… Pour les poils, j’ai essayé de me débarrasser de ma pince à épiler mais c’était pire, car je les arrache aussi avec les ongles : moins « efficace » et beaucoup plus marquant…

Si quelqu’un sait quelque chose sur la N-acétylcystéine en tout cas, je suis preneuse !

Bonne soirée !

32. Véro - 11 août 2012

Bonjour,

J’avais déjà témoigné sur le premier forum.

En résumé, je me livre à cette sale manie depuis l’adolescence. Avant ça, je m’arrachais la peau des lèvres… C’est mon petit moment à moi où je suis dans une sorte de cocon, un peu comme coupée du monde extérieur. L’hiver, mes meilleurs amis sont mes cheveux et mes cols roulés… Je me sens comme une vieille ado mal dans sa peau, je déteste m’exposer au regard des autres et j’ai du mal à soutenir un regard, même si je me force…

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu me cacher le visage par pudeur, voir par honte… J’ai une chevelure très dense mais mère me coupait toujours les cheveux très courts sous prétexte que j’avais des poux ou qu’ils ne poussaient pas bien,… et moi, je le vivais mal car je n’avais plus cette protection qui me permettait de me camoufler. J’étais une gamine très introvertie et écrasée par la toute puissance et les discours paranoïaques de mon père. D’ailleurs, à chaque fois que mon frère ou moi faisions une bêtise, pour mon père, c’était un drame… Par exemple, si nous avions le malheur de laisser tomber un verre (ce que je ne considère pas comme une bêtise mais comme une chose qui arrive à tout le monde), il rentrait dans une colère noire et nous traitais des pires insultes qui puissent exister: pourriture, crasse…

Même si au niveau conscient, je sais que je ne suis pas une pourriture, malheureusement, ma triture attitude dépasse la raison pour se nicher au niveau inconscient (enfin, je ne vous apprends rien 😉 ). Ma mère était aussi une fan de perçage de boutons quand elle était jeune mais je ne pense pas que ça allait jusqu’au toc. Cependant, quand elle me parle de point noir, elle dit que ce sont des « vers » qui y en sortent. Et que trouve t-on dans la pourriture ? (roulement de tambour) Et bien oui, des vers… En virant les « vers » ou le pus, j’évite de pourrir de l’intérieur… Je vais continuer à creuser dans ce sens avec l’aide mon psy.

33. Anonyme - 22 août 2012

Bonjour a tous,

Je suis Vanessa. J’ai 31 ans. C’est egalement en lisant ce site Web, que j’ai decouvert que je souffrais d’acne excorie et de grattage compulsif.
Actuellement, c’est principalement au niveau du visage que cela me gene. Je garde quelques taches brunes et ca devient complexant…je suis actuellement un traitement qui commence un peu a fonctionne…
Je vous propose que l’on se rencontre pour en discuter et echanger nos astuces pour lutter contre tout cela…Je souhaite vraiment m’en sortir et pour cela j’essaye de trouver des solutions…par exemple j’ai fait du laser pour ne plus avoir de poils incarnes, un vrai bonheur ! plus de boutons, de vilaines traces sur le corps ( jambes, maillots…)…plus besoin de s’epiler…on n’y pense vraiment plus…ca coute cher mais ca vaut le coup ! Je souffrais egalement de psoriasis pendant 10 ans,,,apres une cure a la mer morte, plus psy, plus traitements medicamenteux, plus rien du tout !…si je peux apporter de l’aide a l’un d’entre vous, je suis partante,,,et si vous de votre cote vous avez d’autres astuces…alors rencontrons-nous pour se soutenir !
Je vous laisse mon adresse email : vanessalam888@hotmail.com…n’hesitez pas a me contacter…
a bientot !

34. mcpoutoo - 9 septembre 2012

Salut,

J’étais déjà venue sur ce site il y a quelques années. Pour moi ça fait 10-11 ans que je gratte (uniquement le visage). Je ressens et fais exactement les choses que vous. Ca me pourri toujours la vie.

Je n’ai jamais arrêté de gratté (sauf quand je pars quelques jours avec ou chez des amis mais ça ne dure pas longtemps). On peut dire que c’est du non-stop. Après m’avoir dit pendant des années « allez j’arrête demain », ces dernières années je n’essaye plus de me battre, je suis défaitiste.

Mais aujourd’hui, cette chose est en train de me bousiller plein de trucs :: vie professionnelle, vie amoureuse (seul mon copain avec qui je suis depuis très longtemps le sait et le subit, il est très patient mais j’ai peur de le perdre un jour), ma vie familial et les potes. Comme vous je refuse de sortir quand mon visage est trop mal en point ou quand je sors je ne suis pas à l’aise.

Il est temps que je fasse quelque chose car j’ai l’impression de gaspiller ma vie. J’ai tout pour être heureuse : un mec génial, une famille (pas parfaite) mais qui est toujours là, des amis …

Je m’étais persuadée qu’on ne pouvait pas guérir et surtout je n’avais pas envie de guérir car j’aime ces moments de triturage aussi…

Je pense aussi que c’est une bonne chose de se rencontrer, on est vraiment très nombreuses. Je n’ai jamais essayé de thérapie (ça un coût, je suis étudiante). Je n’en parle pas car j’ai honte. Quand il y a eu le reportage TV sur l’une d’entre vous sur une chaîne de la TNT, j’ai eu peur, et j’espérais qu’une chose c’est que personne n’ait vue l’émission, surtout pas les gens que je pouvais connaître. Or, je pense qu’on ne peut pas guérir seul. le copain ça suffit pas car il abandonne, il peut pas, il est trop proche.

Je vais essayer de venir ici plus souvent et je vais aussi essayer d’en parler à mes proches et amies proches. Je suis certaine que les gens s’en doutent mais ne disent rien.

Merci de m’écouter,

L’une des vôtres

35. mcpoutoo - 9 septembre 2012

Je vous laisse également une adresse mail : mcpoutoo@gmail.com

interviewfrancoisarnaud - 29 novembre 2012

Bonjour, est-ce que tu es sur la voie de guérison maintenant? Aurais-tu encore besoin de soutien? Parce que moi, j’entame mon processus de guérison et je recherche des gens avec qui cheminer dans tout ça… Écris-moi si ça t’intéresse. mariehelene_v@hotmail.com

36. Peut-être une piste... - 13 décembre 2012

Bonjour,
je viens de découvrir ce site après avoir regardé le témoignage de Sonia dans l’émission « Tellement vrai », qui est passée ce soir sur NRJ12.
J’ai trouvé ce témoignage très courageux. Grâce à lui je découvre aujourd’hui le nom de cette maladie alors même que, je pense, je suis en train de m’en sortir.
Je vais vous relater brièvement mon cas personnel, en espérant que cela donne une piste à toutes les personnes qui témoignent ici du même problème.
J’ai commencé à me gratter vers l’âge de 15 ans, et j’en ai 39 maintenant. J’ai fait une thérapie puis une analyse avec une psychanalyste pendant 6 ans, ceci jusqu’à l’année dernière. Ce travail m’a permis de prendre conscience que j’étais terrorisée par mon père. Cette peur était tellement intériorisée que je ne m’en rendais absolument pas compte.
Mon père est quelqu’un qui se coupe de toute personne qui ne va pas dans son sens, qui émet des opinions différentes des siennes. Pendant toute ma vie, j’ai su inconsciemment que le jour où j’oserai prendre un parti différent du sien sur un sujet important, je serai « reniée » par lui. C’était une menace qu’il me communiquait implicitement. Et sans que j’en sois consciente (encore une fois) cette menace pesait en permanence sur moi. Du coup j’étais constamment tiraillée entre le désir d’être moi-même, d’exercer mon libre-arbitre, et la peur d’être rejetée (et donc symboliquement « tuée ») par mon père.
Il y a presqu’un an, j’ai enfin osé, sur un sujet critique (la mauvaise situation financière de mon frère), lui dire que je ne voyais pas les choses comme lui, au risque d’affronter une de ses terribles colères. Et bien ça n’a pas loupé, je n’ai plus de nouvelles de lui depuis. Ce qui prouve que la menace d’être reniée que je pressentais inconsciemment était bien réelle.
Mais la bonne nouvelle, c’est que depuis, sans même que je m’en rende compte, j’ai progressivement cessé de me gratter. Au point qu’aujourd’hui je ne le fais quasiment plus. Je gagne un temps fou!
ça m’a repris récemment de façon épisodique, après qu’une amie ait insisté lourdement pour que je vienne la voir, sans que je réussisse à lui dire non. Mais j’ai tout de même réalisé ce que j’étais en train de faire, et j’ai pu arrêter de me gratter sans avoir de sentiment de frustration.
Je pense donc que le grattage permet d’évacuer une tension due à un conflit intérieur, ce conflit ayant lui-même pour origine l’emprise d’une autre personne qui vous empêche de faire vos propres choix ou d’exprimer vos opinions et sentiments. En cela je rejoins le tout premier commentaire de la liste (celui de Papillionne, posté le 28 mars 2009).
Mon conseil est de trouver un bon psy afin de découvrir ce qui est la source de ce conflit et de cette emprise. C’est un long chemin, ça m’a pris plusieurs années, mais ça vaut vraiment le coup. Outre l’arrêt du grattage et de tous les inconvénients qui vont avec, ce qui n’a pas de prix, c’est cette paix intérieure que je ressens désormais et que je n’avais plus connu depuis ma petite enfance.
A noter que parallèlement à ma thérapie, ce qui m’a beaucoup aidé également, ce sont les ouvrages de Guy Finley – il faut commencer par celui où tout est résumé: « les clés pour lâcher prise ». On le trouve facilement en livre de poche.
Voilà, très bon courage à tous, j’espère que vous parviendrez à trouver la clé de votre cas personnel.

37. Anonyme - 20 décembre 2012

Je voudrais ajouter un petit quelque chose à la compréhension de notre trouble. La partie sexualité ne me rejoignait pas tellement. En fait, j’ai eu une sexualité plutôt précoce et libérée. En allant voir le site « stop picking on me » que vous avez recommandé j’ai eu une révélation. J’ai eu une mère peu affectueuse, autoritaire et très critique envers moi. J’ai tous les défauts du monde et je ne suis jamais assez bien. De plus, elle avait une préférence très visible (et encore aujourd’hui) pour ma soeur. Depuis toujours, je ne me crois pas digne. Je rougis au moindre compliment car je ne crois pas le mériter. Même si on me dit que je suis belle et que j’ai de la facilité à avoir des hommes, je ne me trouve pas belle. D’ailleurs, je vise toujours plus bas. Je suis passée à côté de beaucoup d’homme que je jugeais très beau, mais que je croyais trop beau pour moi. Si l’un d,entre eux m’abordait ou me faisait un compliment, :-O j’avais de la difficulté à y croire et je me disais que c’était l’effet du hasard, d’un instant. Je viens enfin de réaliser que je mérite des compliments, qu’une critique ne me détruira pas, que je suis digne d’être aimée à ma juste valeur et que je suis belle. Suffi maintenant de l’appliquer et d’y croire encore demain!! Après plusieurs rechutes, je recommence mon combat contre cette maladie de ?%/%$/, maintenant! Souhaitez moi bon courage et merci poru ce site si merveilleux!

38. anonyme - 31 décembre 2012

Voilà bien 7 ans que cela a commencé, pour quelle véritable raison? je ne sais pas, et tout ça est tellement loin maintenant ..
Bientôt 21 ans et 7ans que je vis avec cela, si on peut appeler ça une vie. J’ai même du mal à croire que ça fait tant d’années que je traîne ce calvaire jour par jour.. car il n’y a pas un jour ou la moindre petite surface de mon visage survie au passage infernale et incontrôlable de mes doigts. Quand une crise me prends, je regarde mon visage de si prés que je ne me vois pas, je me massacre partie par partie sans réussir à me faire prendre du recul face au miroir et me montrer ma laideur. Non je ne veux pas voir car c’est tellement bon! Je recherche la perfection du visage en enlevant toutes imperfections invisibles et vous connaissez le résultat …

Ce sont de petites crises répétées dans la journée et largement plus fréquentes lors des vacances ou je n’ai rien à faire. Je n’ai rien à faire car comment avoir l’envie de sortir avec un visage camouflé de fond de teint sur 3 couches différentes ? c’est un cercle vicieux , moins je me sors et plus je passe du temps devant la glace et ainsi de suite… Je me maquille tous les jours sans forcement sortir prendre l’air, juste au cas ou il y aurai des gens qui vienne chez moi, des copains à mon frère, la famille.. J’ai horreur de cet aspect sophistiqué que je peux renvoyer, car si je pouvais avoir juste un peu de mascara et un peu de crayon je serai la plus heureuse.. j’ai un masque à la place du visage, ce n’est pas moi, dessous ce cache une personne profondément triste, incomprise et mal dans sa peau.

La solitude se creuse en moi, elle est si profonde. Et pourtant je suis une jolie fille, des traits fins, avec une peau à la base sans boutons .. si je ne me défoulerai pas dessus ! Je ne sais plus pourquoi j’ai commencé mais je connais la raison du mal être quotidien qui m’habite: si petite j’eu beaucoup de copines, au collège et lycée cela à vite changé. Je me sens et sentais inférieure aux autres, je me laissais faire par des petites pestes, le caractère que j’ai à la maison n’existait plus en milieu scolaire. Aucun groupes d’amis qui est donc restés, peu de sorties .. deux bonnes copines qui désormais ne le sont plus pour x raisons. Mais j’ai eu grands nombres de relations avec les garçons pour selon moi combler le manque d’amour des autres que je n’avais pas. Mais ça encore m’a détruit, je le regrette tellement, et si ma peau est récupérable, d’autres choses le sont plus.

Je ne savais pas que c’était une maladie, et je n’arrive même pas à savoir si je dois être soulagée à cette découverte. J’en ai parlé à ma mère, elle m’a dit « et il faut faire quoi  » comme si il n’y avait justement rien à faire. Pourtant elle ferait tout pour moi, mais je lui en veux de ne pas avoir su me sortir de cet enfer, me libérer pour que je puisse vivre enfin comme les autres. Je suis de nature très optimiste mais là, je ne sais pas.. Mon métier ne me permet pas de faire beaucoup de rencontres et mon mal être se creuse plus profondément chaque jour.. La peur de finir seule m’envahit alors que je ne rêve que d’une chose trouver le bonheur pour enfin être libérée.

Merci à ceux qui auront eu la patiente de lire ce roman et courage à vous tous. Trouvons le déclic, il le faut car la vie est si courte ..

Anonyme - 20 février 2013

Je comprends ce que tu dis. Moi aussi je souffre beaucoup de mon visage massacré et j’ai très très peu d’amis.

39. Une rescapée amochée - 21 février 2013

Salut les filles!!!

Quand je vois tous ces commentaires j’ai juste envie de vous dire…

Arrêtez toute suite ce carnage avant qu’il ne soit trop tard!!

J’ai bientôt 21 ans et j’ai commencé à me gratter le visage vers l’âge de 15 ans… Et là ça fait plus de 2 mois que j’ai quasi tout stoppé..

J’ai réussi, j’ai eu le déclic, alors que j’essayais depuis des années…

La raison ? Ma peau ne supporte plus. Après ultimes boutons et croûtes qui disparaissaient, j’ai une énorme cicatrice qui est restée entre les 2 yeux. Du jour au lendemain ma peau a arrêté de cicatriser et alors que je me reposais là dessus, il n’y a plus de solution.
Cela fait 3 mois que la marque est là et que je la vois tous les jours sans pouvoir rien y faire. Je vais payer cette cicatrice toute ma vie pour des conneries que j’ai faite étant jeune. On m’avait prévenu et je n’ai pas écouté parce que justement, ma peau finissait toujours par se remettre, mais passé 20 ans c’est fini, elle ne se remet plus et elle a trop souffert. Désormais la moindre petite croûte que je peux faire laisse une marque indélébile. Ma peau ne supporte plus rien, plus le moindre petit écart, comme si elle était arrivé à saturation. Alors par la force des choses j’ai arrêté, et maintenant je me trouve vraiment stupide car j’aurai pu arrêter avant, si j’avais su qu’il y avait ce risque, mais ça n’a pas prévenu c’est arrivé comme ça et maintenant c’est trop tard, j’ai trop tiré sur la corde…

Alors maintenant c’est vrai je n’ai plus de crise, je ne passe plus des heures devant le miroir à me gratter ou à me maquiller pour tenter de cacher les dégâts, je gagne du temps et je n’ai plus à affronter le regards des gens. Mais je dois affronter cette grande cicatrice qui ne partira pas et à cause d’elle je dois quand même me maquiller, d’ailleurs maintenant je n’aurai plus le choix de sortir sans maquillage à cause de ça, j’ai tout gagné et c’est irrémédiable…
Pourtant ma peau était vraiment parfaite, maintenant je me rends compte, elle était lisse et mate, sans gros défauts et sans véritables boutons d’ailleurs. C’est moi qui est saccagé ma peau sans raison.

Et je me trouve enfin belle, mais la cicatrice gâche tout…

Je pourrais enfin être fière d’avoir arrêté mais je ne le peux pas car c’était trop tard!

Alors sérieusement arrêtez maintenant avant qu’il ne soit trop tard pour vous aussi, je vous jure que cette maladie finit vraiment par laisser des traces irréversibles sur le visage, et cela pour toute la vie, alors croyez-moi c’est 10 fois pire à supporter qu’un bouton qui part en une semaine si on y touche pas…

On a toutes des imperfections c’est normal, laissez votre visage tranquille et vous serez enfin libres, n’en faites pas le centre du monde et vous finirez par l’apprécier..

Ne gâchez pas votre temps, vos relations et votre vie avec cette chose!

Je sais que c’est difficile mais ça vaut le coup et j’espère que mon témoignage fera réagir certaines d’entre vous.

Arrêtez vraiment avant qu’il ne soit trop tard, c’est un conseil et c’est sérieux, pensez y avant de faire une grosse bêtise…

Nous sommes seuls maîtres de nous mêmes…

Bon courage et profitez de votre visage sans cicatrice pendant qu’il en est encore temps !!!

Camillou - 21 février 2013

J’aimerai pouvoir avoir le déclic. Ce déclic qui pourrait changer ma vie. Mais, après une énième crise ce soir, je dois avouer qu’arrêter me semble impossible. Même tes mots ne me font pas l’effet d’un choc, rien n’y fait, absolument rien. Aucun autre moyen ne me permet de m’évader et de me vider autant que ce geste affreux. Par quoi compenses-tu? Félicitations à toi, tu peux être fière de t’en être sortie, j’admire ton courage ! 🙂

Une rescapée amochée - 27 mai 2013

Bonjour Camillou, désolée de ne t’avoir pas répondu plus tôt.
Ta réponse m’a beaucoup touché, comme le fait que tu « admires mon courage ». Mais comme je l’ai dit, je n’arrive pas à être fière de moi puisque pour moi j’aurai pu arrêter plus tôt, mais il est vrai qu’il vaut mieux tard que jamais et que j’ai tout de même trouvé cette force… Aujourd’hui, 3 mois après, je m’en rends plus compte, même si cette maladie est toujours présente, mais je dirais qu’elle est passée de 100% de mon temps, à 20% seulement. J’ai été voir un dermato début avril pour mes cicatrices et il m’a donné une crème spéciale, parfois les tâches disparaissent un peu et j’ai espoir, j’attends aussi l’arrivée de l’été pour me refaire un joli bronzage et peut être masquer un peu mes cicatrices. Tu me demandais si je compensais par « autre chose », et bien en fait non.
Je suis en recherche d’emploi et donc tout la journée seule à la maison, ce qui est vraiment difficile à gérer. Heureusement j’ai un petit copain très présent et compréhensif. Je n’ai plus le réflexe d’aller devant le miroir dès que je me lève! Le fait de ne plus avoir « à se cacher » est vraiment un soulagement.
Parfois quand je suis stressée j’ai quelques rechutes, ou alors il m’ai arrivé de me venger sur mes sourcils et de trop les
épiler! Je les laisse donc repousser maintenant mais c’est long! Sinon je n’ai pas vraiment d’autres TOC ou addictions, et je ne suis plus dépressive comme j’ai pu l’être avant, au lycée notamment. Et toi quel âge as-tu ? Peut être es-tu encore trop jeune pour avoir le déclic ? Car pour moi aussi c’était impossible avant. Ce qui est sûr, c’est que même si on s’en sort, cette « maladie » reste toujours en nous, et il faut toujours garder une certaine vigilance.
Bon courage à toi, espère avoir une réponse.

40. Un mec - 22 février 2013

J’avais tout stoppé ou presque (quelques petites croûtes par-ci par-là) depuis plusieurs mois et me voilà de nouveau défiguré! Les joues et le nez sont particulièrement touchés (je n’ai pas 3 croûtes mais quasi 1 énorme CROUTE 😦 )
Comment ça avait commencé? Une bosse sous-cutanée plutôt grosse et dérengeante au toucher. J’avais dû allé profondément pour retirer le « gras » à l’origine de cette bosse et me suis alors aperçu de la quantité insoupçonnée et impressionante de comedon qu’on pouvait avoir à cette profondeur! J’ai commis l’erreur de regarder mon visage de trop près, de manière répétitive et pendant trop longtemps et suis devenu « addict » au grattage compulsif!
Comment j’avais arrêté? ce fut assez long il a tout d’abord fallu accepter la situation, en parler… mais en même temps je ne pouvais plus me réfugier en disant « je me suis pris une branche en me promenant » car cette excuse ne pouvait plus marcher semaines après semaines… Ensuite, faire plein de choses et surtout limiter toute approche « non réglementaire » de ces maudits miroirs. Puis, essayer de faire les choses en accord avec moi même (car si je ne le suis pas, cela rajoute du stress et malgré toute la volonté du monde, un jour de fatigue tard le soir devant le miroir et ça repart… même sans Mars).
Ce qui en vient à la rechute: changement de vie, avec l’impression d’avoir fait des mauvais choix… du coup baisse de moral… du coup triturage… du coup visage abimé… du coup je me suis dit « quitte à ce qu’il soit abimé autant enlever tout cet affreux gras sous-cutané »… et étape par étape, jour après jour, je me suis retrouvé de nouveau défiguré!
Je dirai que c’est une maladie majoritairement psychique (ça ne veut pas dire qu’on est des « gros malades ») qu’on peut combattre par le moral! Alors gardez le moral tant que vous pouvez, faites tout pour être heureux et limitez au maximum ces interventions pseudochirurgicales! Et même si vous vous amochez, ce n’est pas un drame!

Un grand merci pour vos commentaires instructifs et courage à tous!

Un tuyau pour Camillou: Marcher dehors, ça me permet de compenser et de bien me vider la tête!!!

41. Lilie - 24 février 2013

Bonjour à toutes/tous (merci, « un mec », pour ton intervention !) J’ajoute un commentaire ici aussi. Je suis amochée, pas encore rescapée… le serai-je un jour ? Comme toi Camillou, rien ne me fait l’effet d’un électrochoc. Je tente absolument de me contrôler;.. et je bascule, et j’en ai conscience, et je me maudis par avance… et je fonce sur l’aiguille. Et après j’ai mal, je culpabilise. Merci à la créatrice de ce site. Merci à tous les courageux qui ont témoigné.

42. Un mec - 24 février 2013

T’as pris une photo de toi quand t’es amochée? Si non, ça peut faire effet d’électrochoc…

marie de larochelle - 6 mars 2013

salut, « un mec »… si ça marchait, ça serait tellement simple pour plein de choses : les gros(ses) se prendraient en photo une fois, on colle la photo sur le frigo et les placards et hop, envolés les kilos en trop? les fumeurs mettraient une photo d’un cancereux des poumons en phase terminale sur leur briquet et hop, adieu l’addiction au tabac?
j’ai depuis plus de 10 ans une photo de ma « gueule » pleine de boutons rouges triturés, parfois massacrés.
je sais à quoi je ressemble, je culpabilise à mort.
j’ai même failli en mourir deux fois : le grattage fait pénétrer sous la peau les bactéries indésirables que nous avons par milliers sur l’épiderme. par deux fois, je me suis retrouvée hospitalisée en urgence, avec le visage d’elephant man (ça s’appelle un érésypèle, c’est en fait une septicémie qui se répand dans le corps par les tissus, autour d’une plaie). 10 jours d’hôpital, plusieurs emaines d’antibiotiques à très haute dose. les deux fois, j’ai eu beaucoup de chance : il aurait suffi que mes doigts gratteurs ramènent à l’intérieur de mes chairs UN SEUL GERME RESISTANT AUX ANTIBIOTIQUES et je ne serais plus là.
tu le vois, je suis douée de raison comme chacun(e) de nous; mais ce que tu n’as pas perçu en nous lisant, c’est que nous sommes vicitimes d’une PULSION (comme les violeurs par exemple…) qui est plus forte que tout raisonnement.
alors, merci d’avoir pris le temps de lire – mais si tu peux, modère peut-être ton regard critique car il ne peut rien y changer.

Anonyme - 20 avril 2017

Ben, quelle reponse antipathique a une personne qui partage son vecu de maniere positive! Les gens sur ce site essayent d’etre constructifs, on en a tous besoin!!!

43. la fee oups - 27 février 2013

Je viens de découvrir à travers une émission TV que le fait de sans arrêt toucher et triturer ma peau est une espèce de maladie TOC… Je suis choquée et en même temps soulagée parce que j’ai un gros travail à faire sur moi pour m’empêcher de continuer à percer, gratter, trouer ma peau mais je sais aussi que si j’arrête, mes problèmes de peau vont sans doute s’atténuer voire disparaître… Merci pour vos explications, les 3 points « peau, miroir, mental » sont très bien fait, très clairs… Je les relirai au besoin.
Aujourd’hui, jour 1 de l’arrêt du triturage 😉

44. marie - 4 mars 2013

J’ai 52 ans et je viens de me rendre compte suite à une émission télévisée que j’étais prise de ce fameux toc « dermatillomanie » que je ne connaissais pas. Je me retrouve totalement dans tous ces messages et je suis rassurée de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas et très très surprise que les médecins et en particuliers les dermatos ne soient pas au courant de cette maladie. En effet, ayant des problèmes pulmonaires, je suis souvent hospitalisée pour des examens et lorsque les médecins voient ma peau, ils sont tous étonnés au point que jai même fait une biopsie. J>e suis vraiment contente car maintenant je pourrai enfin expliquer mon problème et ne plus me poser des questions : volonté, vilaine peau, honte de se désabiller…
Merci pour vos témoignages qui m’ont fait beaucoup de bien et qui vont me permettre d’aborder ce problème d’une autre façon afin que je guérisse.

45. marie de la rochelle - 6 mars 2013

je suis une autre Marie – 52 ans aussi – qui a vu la même émission de télé (c’est mon histoire sur la 2, le 4 mars 2013) et enfin mis un nom sur cette manie…
toute petite, me raconte ma mère, elle me mettait des gants pour dormir afin de me protéger de mon grattage.
j’avais réellement beaucoup de boutons, et j’ai été traitée pour l’acné toute mon enfance en vain; j’ai abandonné toute tentative d’amélioration à l’adolescence (et ma mère a baissé les bras aussi). puis vers 35 ans je suis passée par deux longues périodes de « Roaccutane »… la première très bénéfique pour ma peau mais les boutons suivis de grattage évidemment sont vite réapparus à l’arrêt du traitement. le deuxième traitement, deux ans après, a été une catastrophe – pas d’amélioration de la peau mais j’y ai gagné sécheresse vaginale, sécheresse oculaire…

et puis, un changement de ville, un changement de médecin traitant. sans trop savoir pourquoi, je choisis un médecin homéopathe, et dès notre première rencontre il me parle du grattage et me dit deux choses : « allez voir quelqu’un pour en parler » et « seriez-vous d’accord pour faire un test et arrêter les produits laitiers? »

le test n’a pas marché les premiers mois – j’avais arrêté tous les produits laitiers et le beurre pourtant. mais je n’avais pas compris que le LACTOSE qui est présent dans 80% des charcuteries, la plupart des plats préparés, est le grand ennemi de notre système digestif (qui est intimement relié à notre peau).
deuxième essai donc, et au bout de deux mois, le résultat est probant : je ne trouve PLUS RIEN A TRITURER sur mon visage et suis obligée de me rabattre sur mes repousses de poils (qui deviennent ma nouvelle obsession…)

encore quelques efforts… je passe par la case « épilation laser » chez une dermatologue (attention aux mensonges des esthéticiennes, la lumière pulsée ne pénètre pas sous la peau et ne détruit pas le bulbe du poil). et un nouveau « miracle : dès la première séance, mes poils rebelles, générateurs de kystes triturés et surinfectés à la repousse (pubis, cuisses, jambes) meurent sous les assauts du laser, pour ne jamais plus réapparaître.

6 ans de recul, 6 ans que je peux à nouveau mettre des jupes et des shorts l’été, que je ne suis plus obligée d’acheter des maillots de bain masquant l’aine…

que me reste-t-il maintenant? j’ai découvert les joies du grattage cranien – dans les cheveux, ça ne se voit pas! et aussi des micro-duvets sous la peau de mes bras. du coup je montre les jambes mais cache les bras…

j’ai aussi rencontré une première psy qui m’a mise sur la piste de ce que j’ai lu ici – en y ajoutant que le grattage est parfois une forme de refus de se plier aux contraintes sociales.
je ne continue pas le chemin avec elle mais irai, bientôt, sans me forcer, chercher à parler ailleurs.

ah, mon ex-compagnon avait le même tic-toc mais lui se cantonnait exclusivement à l’extraction des poils de barbe sous la peau, en moyenne 1/2 heure tous les matins!

il y a donc des hommes, aussi…

bon courage mes soeurs. n’oubliez pas de vous aimer vous-même, avec ou sans boutons.

46. Marie - 15 mars 2013

je suis une autre Marie, encore une ! j’ai 50 ans et je me massacre la peau depuis toute petite, d’aussi loin que je me souvienne.
je n’ai jamais eu d’acné à l’adolescence, à cette époque je me triturais des pseudo boutons sur les cuisses, le haut des bras, jusqu’à m’en faire des croûtes partout…
puis après l’adolescence j’ai commencé à traquer la moindre aspérité de mon visage, j’ai des cicatrices partout c’est horrible.
un micro petit truc, je le triture, ça s’étale, se creuse, j’arrache la croute chaque jour, elle s’agrandit, se creuse et je vais même jusqu’ à arracher à la pince à épiler le petit truc blanc qui dépasse du cratère que je me suis fait.
ça met des semaines à guérir, et je ne suis jamais sans aucune croute…
il y a quelques années j’ai commencé à étendre le massacre à mon décolleté, mais là ça va, j’arrive à gérer.
c’est plus fort que moi, je ne reste pas plus d’une journée entière sas traquer le bouton qui n’en est pas encore un…

47. Anonyme - 27 mars 2013

Je ne suis qu’une adolescente mais dés que je me vois, je suis obligée de me triturer jusqu’à avoi de grosses boursouflures sur le visage et dans le décolté… Je n’ai pas les soucis cités plus haut mais je me suis toujours sentie mal dans ma peau… Je n’aime pas être regardé.
Le monde des ados est très… Direct. Ceux de mon âge n’ont pas de tact et même si j’essaie de prendre un air détaché, il est très dure de ne pas fondre en larmes. Les adultes ont tendance à dire « Toutes les personnes de ton âge en ont ! ». Si c’était le cas, j’assumerais peut-être mieux mon physique. Seulement peu d’adolescent souffre d’une acné très visible… Et je ne me sens pas plus à l’aise avec ces personnes, comme moi. Au contraire, je trouve ça repoussant (c’est triste à dire, je ne dis pas qu’ils sont laids ! Certains sont très beaux, mais il y a toujours ÇA !), et je me dis que ces personnes qui me voient, doivent ressentir ça et ça me mets mal à l’aise… À cause de ça je vais me remettre à me triturer (devant un miroir ou pas !) et retour à la case départ…

marie de la rochelle - 29 mars 2013

adolescente… après être venue lire ici, et surtout PARLER de toi, tu ne vas peut-être pas te remettre à te triturer EXACTEMENT de la même manière : tu as écrit des choses, donc tu as mis des mots sur ce qui te met mal à l’aise, et maintenant, quand tu te regardes dans le miroir au début du triturage, tu peux peut-être penser franchement, directement à tes pulsions, à ton malaise et les regarder en face dans la glace.

Qui sait? peut-être que ça va un peu calmer tes doigts rageurs?

bon courage.

48. Anonyme - 31 mars 2013

bonjour,
tout comme vous je souffre de ce mal, qui me pourrit la vie de plus en plus.
d ailleurs aujourd’hui je n ai pas ose aller a un repas de famille de mon copin.
j ai honte de moi , en plus je le decois chose qui a tendance a empirer le grattage.
je ne sais plus vers qui me tourner, rien n y fait les rechutes se succedent et ma vie m echappe.
je me sens moche (dysmorphobie) bete, enfin je manque cruellement de confiance en moi.
et tout ca me fait plonger dans une depression severe, a l approche de mes trente ans j ai une vision de l avenir bien noire.

en esperant trouver un peu de reconfort aupres de vous.

cordialement

49. Anonyme - 6 avril 2013

Salut Anonyme,

DMoi je vois un gros point positif: le fait que tu écrives sur ce blog. Cela montre bien que tu peux encore sortir de cette « depression sévère » que tu nous décris.
Lis et analyse l’ensemble des messages de ce blog et tu verras que l’on peut regrouper les personnes qui s’en sortent ou sont sur la bonne voie de s’en sortir en 2 catégories:
– ceux qui se font aider par une personne extérieure (parents, copains, amis, psy…)
– ceux qui font un travail sur eux même (analyse des problèmes, techniques pour s’empêcher de se gratter, méditation, sport…)
A toi de trouver qu’elle est la solution qui te correspond…

Courage et surtout, la vie est trop courte pour se la pourrir!!!

50. Lisou - 26 avril 2013

Hello 🙂

Me revoilà !

J’avais posté un commentaire il y a quelques temps en vous disant que j’avais déjà fais des efforts mais que ce n’était pas encore ça… Eh bien aujourd’hui ça va encore mieux, ça fait longtemps que je n’avais pas vu ma peau aussi peu amochée…

(Petite info : j’ai commencer à gratter ma figure vers l’âge de 12 ans je crois et aujourd’hui j’ai 15 ans) Je pense qu’il n’est pas trop tard pour arrêter avant que les cicatrices ne partent plus du tout…

Je sais que c’est possible, il faut juste beaucoup de motivation, de force mentale et de persévérance. Et si l’on craque, rien ne sert de toucher et retoucher encore après, il faut se dire que maintenant ça ne peut être pire (cette phrase m’a beaucoup aidé 😉 )

J’espère un jour revenir posté un dernier commentaire en vous disant que je suis totalement guérie…

Aller, courage à vous tous ! Gardez espoir ! Et merci pour tous vos conseils !

51. Garcia - 30 avril 2013

Bonjour à tous, rejoignez moi sur ma page facebook « dermatillomanie » afin de s’encourager et de tout partager. Bisous.

52. Pénélope - 6 mai 2013

Bonjour à toutes et à tous,
J’ai 49 ans et depuis mes 12 ans aussi je n’ai de cesse de traquer à l’aide de miroir aussi grossissant que possible, doublé de lunettes de lectures (loupe) le moindre relief, le moindre micro point noir, le moindre bouton naissant, une fois localisé je sors l’artillerie lourde, je pince trés fort entre les ongles, et je m’acharne comme si ma vie en dépendait, je m’entaille, m’infecte, saigne… une fois l’intrus atomisé, il faut que j’en trouve d’autre frénétiquement…. alors que je n’ai même pas une peau vraiment acnéique… je suis une obsédée du pore dilaté, du pore encombré…. si je tombe sur une personne qui me parle et qui a un point noir c’est atroce, je ne l’entend plus, je serre les poings pour ne pas lui sauter dessus pour l’extraire, je ne vois plus que ça…. je m’en suis même prise à mes enfants dés que je voyais la moindre point noir c’était la course poursuite pour l’enlever… mon fils en a des souvenirs horribles (parceque lui ca ne le génait pas…) c’est un comportement que je ne me suis jamais expliquée… une obsession ou plutot une phobie d’avoir ce sebum sous la peau, juste d’y penser m’était intolérable…. jusqu’à trés recemment ou j’ai decouvert le site (beauté pure) et les vidéos d’Emmanuelle haudegond (qui m’amène sur ce site) qui sont d’une intelligence et d’une qualité remarquable…. j’ai fait trés attention à ma nourriture, tiré un trait sur les laitage et le pain, perdu au passage kilos et cellulite et vu ma peau se transformer…. je suis tellement reconnaissante à ma peau d’enfin avoir un aspect sain (en utilisant les produits simples qu’elle conseille) que les efforts pour ne plus me défigurer sont de moins en moins durs…
Je voudrais dire à tous les ADOS qui ont témoigné sur ce site qu’il n’est jamais trop tard… jamais pour prendre soin de soi et se respecter, vous y arriverez avec beaucoup de plaisir en suivant les conseils de beauté pure :
youtube toutes ses vidéos sur :
http://www.youtube.com/user/beautepurevideos
son site, allez fouiller partout vous ne serez pas décus :
http://beaute-pure.com/
Je vous promets que si j’avais eu cette possibilité à l’époque ça m’aurait évité des années de souffrance, vous êtes jeunes, c’est maintenant qu’il faut apprendre cette hygiène de vie qui fera de vous de superbes adultes, je vous embrasse trés affectueusement parceque c’est difficile de ne pas s’aimer et tout simplement de grandir, de se transformer… Je vous soutiens de tout mon coeur!!!

53. Lisou - 17 mai 2013

Aidez-moi svp ! Je ne sais plus quoi faire ! J’ai tout essayé… Je tiens jusqu’à ce qu’il n’y ait presque plus rien et là je retouche je ne sais pourquoi et après je culpabilise… J’y étais presque arrivée, pourquoi est ce que j’ai fait ça !?

J’ai besoin de quelque chose ou quelqu’un pour m’aider à en finir TOTALEMENT.

L’année prochaine je vais au lycée et j’aimerais ne plus en avoir d’ici là… Pour que je sois bien dans ma peau dès le début…

Je n’en peux plus, j’ai l’impression d’être une folle, je me dis que c’est idiot comme truc : Juste arrêter de toucher notre peau, c’est facile non ? Mais je n’y arrive pas. Je tiens quand même à dire que par rapport à au début ça va mieux mais je voudrais en FINIR !!!

S’il vous plait 😥

Spottie1974 - 29 mai 2013

Essaie les « tips » conseillés sur ce site, genre mettre du vernis noir, cacher les miroirs grossissants et SURTOUT n’oublie pas que les rechutes font partie de la guérison. Dès lors, ne sois pas trop dure avec toi même. Courage

Lisou - 29 mai 2013

Merci beaucoup ! Ta réponse me donne de la motivation ! 🙂

54. SOUTIEN - 10 juin 2013

A ceux que sa intéressent, j’ai créé un groupe privé sur facebook, rejoignez-nous pour partager conseils, encouragements, défis.
C’est par ici : https://www.facebook.com/groups/668105066539022/

55. Anonyme - 26 juin 2013

mince… il y a 4 « Dermatillomanie » sur facebook? lequel choisir?

56. m* - 26 août 2013

Bonjour tout le monde,
voilà j’ai 23ans et depuis mes 11ans je dirais je souffre d’acné excorié. et ça me bouffe la vie depuis toujours!
j’ai lu tous vos témoignages et je me reconnais dans quasiment tous. c’est dingue! aujourd’hui je n’ai plus d’acné, j’arrive donc à donner l’illusion d’avoir une peau « parfaite » avec du maquillage, mais je continue à toucher ma peau, deux, trois des fois quatre fois par jour! par chance ça ne marque pas tant que ça. mais je pensais que le jour où je n’aurais plus d’acné ça guérirait, mais non !

j’aurais voulu savoir si vous connaissiez des exercices à faire, des trucs pour en venir à bout! certaines y sont parvenues, comment avez vous fait? c’est horrible!

aidons-nous les unes les autres!

57. Anonyme - 26 août 2013

Bonjour à tous,
Voilà je me reconnais dans tout ça..
Et pour ma part j’avais bien réussi à arrêter grâce au sport et en reprenant confiance en moi..et du jour au lendemain j’ai appris une mauvaise nouvelle..je me suis mise la pression et j’ai recommencé à me triturer pendant des heures à pleurer pleurer mettre la tonne de crème à en agrésser ma peau à faire attention à mon alimentation à vouloir devenir une spatule sans vraiment y faire attention car a chaque fois je craque..j’ai même honte que mon copain me voit que je le prive de toute relation « sexuelle » j’ai honte de moi..j’en pleure déjà je ne me comprend plus..je suis trop mal dans ma peau depuis mes 13ans et je n’arriverais jamais à m’y faire..Aidez moi

58. Ladilafee - 2 septembre 2013

Je viens de lire tous tes articles et je me sens concernée. J’ai atteri ici grâce à Tellement Vrai. Je venais juste de me triturer le visage quand je me suis assise sur la canapé. J’ai pris conscience récemment que si je commençais à me triturer le visage, je pouvais ne pas m’arrêter. J’ai 17 ans et si je fais ça, c’est pour purifier ma peau, bien que je sois consciente que ça ait l’effet inverse. Je ne supporte pas la vue du moindre bouton sur ma peau. Je ne pense pas que ça vienne d’un problème profond comme la peur de plaire. J’aime plaire d’ailleurs, j’ai toujours peur de ne pas être parfaite en fait (surtout pour mon copain, bien qu’il me couvre de compliments). Preuve en est, j’enchaîne les régimes même si je dois avoir 5 kilos à perdre maximum. Je ne me sens simplement pas bien dans ma peau (au sens épiderme) et dans mes fesses ! Je me dis que si je perds du poids et que ma peau devient propre, je pourrais être jolie. J’ai pris rdv chez le dermato pour essayer de lutter contre l’acné. Je pense que la plupart des imperfections que j’ai, je me les crée car j’ai une peau à tendance sèche ! J’ai un rituel soin très précis. Démaquillage, gommage, hydratation le soir. Nettoyage le matin. Ce qui est embêtant, c’est qu’avec mes crises (souvent avant la douche), cette routine soin n’est pas efficace. J’essaie de lutter mais c’est vraiment difficile 😦
Je suis soulagée de voir que je ne suis pas la seule à être détendue par le triturage du visage. Merci beaucoup d’avoir témoigné, ça me motive à arrêter !

59. Anonyme - 30 septembre 2013

Voilà, je m’y mets … Je vous écris… J’ai 24 ans et je n’en peux plus … J’avais déjà lu ce site, mais n’avais pas osé écrire quoi que ce soit… Mais là, j’ai recommencé…

« Si tu grattes, si tu chipottes, ca va se voir encore plus » me dit mon entourage. Mais je sais ça, mais limite, je m’en fous, c’est la « crasse » sous ma peau que je ne supporte pas. Je ne veux pas avoir de crasse sous mon visage, du coup, quand un bouton apparait, aussi petit soit-il, cela me rend malade, et je fais tout pour essayer de retirer cette crasse, alors que parfois, il n’y en n’a pas à la base… alors ma peau s’irrite, il y a de l’inflammation, un trou, une croute…. et comme conséquence, je me sens hyper mal dans ma peau, et ne supporte plus ma tete que je qualifie de « monstrueuse ».

Je passe des heures dans la sdb, à regarder mon visage, à chercher les imperfections que je veux enlever….

Quelqu’un aurait-il envie de prendre contact avec moi ? Histoire d’échanger, de se confier…

60. Une rescapée amochée - 5 octobre 2013

Tu peux prendre contact avec moi si tu le souhaites, mon adresse mail est « star-of-sky@hotmail.fr ». J’ai 21 ans et cela fait plus de 6 mois que j’ai arrêté le grattage compulsif..

Bon courage à toi.

Anonyme - 7 octobre 2013

C’est gentil, merci, je t’ai contactée.

Anonyme - 8 octobre 2013

Aucune réaction de ta part, est-ce normal ? Si c’était une « blague », je trouve cela dommage…

61. Mado - 15 octobre 2013

Je ne pensais pas que c’était une pathologie.
Cela fait des années que je « scrute » chaque centimètre de mon corps, à la recherche d’imperfections à éliminer, en grattant, pinçant et en faisant tout sortir, jusqu’au sang, qui signifie que c’est bon, on a « purifié » le bouton. Un ami à moi m’a dit que je « m’inspectais ». J’ai été très choquée, sans réussir à comprendre pourquoi. N’était-ce pas quelque chose que tout le monde faisait ? Comment les gens pouvaient-ils être si beaux, si parfaits, sans rien toucher sur eux ?
Chaque jour pendant des heures je m’écorchais le visage, au point de devenir méconnaissable sous les croûtes et les cicatrices, les rougeurs. Contrairement à beaucoup je ne me regardais jamais car la vision de mon visage m’était devenue impossible. Je ne faisais que regarder de près afin de déceler les boutons, points noirs, bosses, rougeurs…
Grâce à ce site j’ai compris que j’avais un problème. J’ai arrêté de me ronger les ongles il y a quelques années, et je n’ai plus autant de plaies sur le visage. Mais j’ai encore beaucoup de problèmes : je m’arrache les peaux autour des ongles, dès que ça dépasse je ne le supporte pas. Je gratte aussi ma peau dès que je trouve un bouton. Je m’occupe aussi également de la peau des personnes qui m’entourent. Je me sens obligée de leur faire. Mais ce n’est pas bien, ça me conforte dans l’idée que c’est bien, alors que ça ne fait que leur créer des boutons et des infections.
Ça me fait tellement de bien d’en parler et de réaliser que j’ai un problème !
Dès que je prends un livre ou que je suis devant l’ordinateur, mes mains viennent automatiquement gratter mon visage, mon crâne qui est couvert de croûtes, ou mon dos…
J’ai testé les gants, ça m’a permis de me rendre compte que je le faisais automatiquement, et de me dire « stop ». Je conseille également de se laver les mains souvent pour ne pas étaler toute la saleté de ses mains sur son visage. Et de se laver le visage matin et soir, avec un gommage 1 fois par semaine pour peaux sèches et deux fois par semaine pour peaux grasses. Et les masques à l’argile verte pour les peaux grasses juste après le gommage, on se sent bien après, pas envie de gratter.
Courage à tout le monde, on peut vaincre cette maladie.

62. sonia - 23 novembre 2013

J’étais guérie et j’ai rechuter. J’ai eu se problème longtemps jusqu’à ce qu’en 2008 je rencontre mon conjoint.. La maladie a disparu peut à peut et récemment nous nous sommes séparés très difficilement (il ma trompé alors que nous venions de nous pacser et en pleine construction de notre maison). Et j’ai rechuté… J’ai tout mis sur le dos de ma nouvelle pillule jusqu’à ce que je lise votre article. (en réalité je n’ai pas de boutons je me les trouves) Tout est plus claire.. Je n’ai pas encore accepter cet échec et je suis très très très perfectionniste dans la vie. Tout les jours je me dis « aller.. cette fois t’y touche pas » et après y avoir touché je rage contre moi même en me disant… « pff pourtant c’étais pas compliqué.. il suffisait d’ignorer »

63. Hope - 11 décembre 2013

Déjà merci beaucoup pour cet article, j’ai appris énormément de choses. Je ne savais pas qu’il existait carrément une maladie de ce phénomène ! Pour mon cas, c’est surtout que je ne veut rien qui dépasse, je veux une peau lisse !! Alors à la moindre apparition de « bosses » je gratte, je quiche, triture, jusqu’à ce que le tout soit bien plat (mais très moche)… Bien sur après ce moment, je me déteste, mais ensuite je me tartine de fond de teint bien couvrant… Et là je m’accepte enfin, je me trouve potable, dans la norme, en fait. 🙂 J’adore me maquiller, je pourrais y passer des heures et des heures tellement j’aime le résultat (passer d’horrible à potable voir presque jolie). Mais quand je me démaquille mon moral est au plus bas, et je me trouve vraiment dégueulasse. (à cause de ces traces et donc de moi même au final) Quand je dors avec mon copain, je ne me démaquille pas, de peur qu’il voit ces fameuses traces horribles… Et qu’il parte en courant (même si je me doute qu’il a déjà du apercevoir que ma peau est loin d’être parfaite). Pourtant je déteste dormir maquillée (surtout que c’est mauvais) ! En tout cas depuis que je suis avec lui (ce que je voulais depuis tant d’années) je crois que cela m’a aidé à aller de l’avant (car situation vite invivable) j’ai pris RDV chez un dermatologue qui ma prescrit 6 séances de peeling (légés). Lors de la première séance la dermatologue m’a dit qu’il fallait absolument que j’arrête de gratter mes boutons, que je ne pouvais pas lui mentir à ce sujet. Cela m’a vraiment aidé à prendre conscience que je suis la seule et unique personne qui peux aider ma peau à retrouver un bel aspect. En ce moment je n’ai quasi plus de nouveau bouton… Il ne me reste que les cicatrices qui j’espère s’estomperons avec les autres séances qu’il me reste. En attendant, je prend sur moi, j’évite les miroirs et quand je dois y faire face pour me maquiller, j’applique vite mon fond de teint, avant de passer à l’inspection qui finis toujours mal !
J’espère être sur la bonne voie, Courage à nous 😉

64. Anonyme - 3 janvier 2014

Bonjour à tous,

comme la plupart d’entre-vous je suis tombée par hasard sur ce site en cherchant des solutions à mon grattage compulsif . Cela m’a fait énormément de bien car certains ont réussi à mettre des mots sur ce que je voulais exprimer. J’ai enfin compris les causes de ce mal en moi grâce à vous. Oui je me venge sur ma peau et j’ai peur qu’elle aille mieux. Oui j’éprouve du plaisir à le faire, j’ai honte de le dire mais il faut se l’avouer pour avancer.

Voilà comment j’essaie d’aller mieux:

J’ai commencé il y a un mois une psychothérapie avec un psychiatre agréé. J’ai pris conscience que mon grattage n’était pas normal quand j’ai commencé à avoir une vie stable Je me suis battue pour avoir la vie que j’ai aujourd’hui; je fais le métier qui me plait, je vie dans une jolie petite maison, j’ai toujours rêvé d’avoir des chatons (c’est chose faite), je me marie cet été avec l’homme de ma vie..;

Et malgré tout ce bonheur je me sens mal…J’ai pris conscience que ces 3 dernières années j’ai passé trop de temps à me détruire à travers ma peau. Et ça commençait à s’aggraver. Je suis déterminer à en finir.

Tout à commencer quand j’ai réussi mon concours pour devenir enseignante. Je l’ai eu du premier coup avec succés, la même année je me suis mise en couple avec des projets d’avenir sérieux. J’ai attiré beaucoup de convoitises et une partie des personnes que je considérais comme étant mes amis m’ont lâchement laissé tombée par jalousie.

Au travail les collègues femmes ont mis de la distance avec moi (jeune, jolie, à l’aise et aimé des élèves cela n’a pas plu). Je n’avais pas le droit à l’erreur. Mon fiancé actuel était à l’autre bout de la France pour ses études, je me suis sentie terriblement seule.

Le véritable choc a été lorsque ma tutrice de stage m’a sèchement reprise lors d’un brifing sur mon travail. J’allais la voir 2 fois par semaine en observation dans sa classe et à la fin d’une séance j’ai posé beaucoup de questions sur sa manière de construire son cours (dans un esprit de bienveillance)afin de comprendre comment faire les miens. Autant dire que ça ne lui a pas plu tout et qu’elle a pris ma démarche comme une remise en question sur ses compétences alors que je cherchais simplement à m’améliorer. C’est d’elle que dépendait en partie ma titularisation. Je me suis sentie mal à l’aise toute l’année. Sans cesse observée et jugée. Sans cesse évaluée même en salle des profs.

Elle m’a avoué à demi-mot en fin d’année que l’image que je dégageais l’avais dérangé. Pour résumé Je paraissais trop sûre de moi et pour elle ce n’était pas une attitude de stagiaire. J’ai très mal vécue tous ces événements car j’ai pris conscience qu’ un certain nombre de personne (surtout les femmes) me percevait comme un danger, une rivale, ou quelqu’un de louche car, trop belle, trop gentille pour être honnête…C’est là que j’ai perdu une partie de l’estime que j’avais pour moi. C’est là que j’ai commencé à vouloir m’enlaidir pour que les autres ne me regarde plus comme une menace.

Je suis l’inverse de ce que pense les gens de moi lorsqu’ils me jugent uniquement sur l’apparence. Je ne veux plus me donner un rôle, je veux être moi-même, pouvoir m’habiller et me présenter comme je le veux sans me demander sans cesse si l’ont va me juger.

Le regard des autres et parfois impitoyable. Notre corps et notre esprit peuvent réellement en souffrir. Il faut se battre pour rester soi-même et s’assumer pleinement.

Je tiens un petit journal sur ce que je traverse et cela m’aide à prendre du recul. Je me pousse à arrêter de me juger sévèrement comme je le fais. Complimentez-vous le plus possible, pour les critiques d’autres s’en chargeront mieux que vous.

Bon courage à tous, et bonne guérison.

65. Ayurvada - 3 janvier 2014

Je viens compléter le poste précédent que j’ai envoyé.

Il est important de connaître l’origine de cette pulsion, je pense que ça peut nous aider à soulager notre esprit et à lâcher prise.

En parlant de ça à ma famille je me suis rendue compte que ma mère et mon grand-père avaient cette même maladie. Je me souviens très bien avoir vu ma mère se gratter de manière intensive le cuire chevelu. Devant la télé elle grattait aussi la tête de ma soeur et moi. Je me souviens qu’elle enlevait les imperfections sur le dos de mon père. Quand je me suis rendue compte que je faisais la même chose sur le dos de mon fiancé j’ai immédiatement arrêté!

Je veux me soigner car je ne veux pas transmettre cette manie à mes futurs enfants…

Je pense que le lien commun à tous les témoignages est « l’éstime de soi ». Aimons-nous bon Dieu…la vie est trop courte pour se faire soi-même du mal.

PS: Astuce 1) : Une petite astuce que j’ai élaboré et qui marche pour moi. J’ai recouvert les miroirs de photos de moi avec ma peau d’avant (c’est à dire parfaite… sans mes grattages). Ca fait un peut narcissique mais tant pis. Du coup en me dirigeant vers le miroir, il me reflète une belle image de moi et ça fait un bien fou!!!

Astuce 2) J’ai commencé le tricot, dès que je suis devant la télé je lâche pas mes aiguilles, ça me permet de me focaliser sur mon ouvrage et non sur mes défauts.

66. Anemone - 16 janvier 2014

Je ne pense pas être une grande malade, mais quel soulagement de trouver ce genre de site internet !
Se dire qu’on est pas les seules à faire ce truc débile, et à attendre ses parents/gens autour de nous nous dire que c’est pas bien, alors qu’on le sait parfaitement ….
Je ressens en effet cet effet de transe.
Par contre, je n’ai pas vraiment le profil décrit sur le site.
Si je suis une stressée de nature, je ne fais pas attention plus que nécessaire à mon physique, d’ailleurs, je ne mets pas de fond de teint, et mon but n’est pas de me faire du mal.
.
Je sais pas non plus pourquoi je me triture le visage ( heureusement pour moi, ça n’en sort pas ou peu).
En fait, je me sens incapable d’arrêter totalement. Je sais que si je sens un bouton me faire mal ( car pressions), être gonflé ou  » blanc » comme vous dites, j’ai l’impression qu’il ne demande que ça, de sortir… Alors, une question. On fait quoi pour un bouton avec un comédon ( c’est bien comme ça que ça s’appelle le petit truc blanc ?) ?

Sinon, une astuce que j’ai trouvé pour limiter les dégats consiste en la pierre d’Alun. En tous cas, j’ai l’impression que ça améliore le résultat de la séance de triturage.

67. Félix - 21 janvier 2014

Alors voila. Mon probleme d’acné est apparue il y a environ 6 ou 7 ans a l’age ou les boutons sont normaux et ou l’on pense s’en débarrasser dans un futur très rapproché. Me voici arrivé à 22 ans , juste à l’aube de finir mon bac et ces saletés d’impuretés rayonnent toujours sur mon visage , mon cou , ma poitrine et mes épaules. Au cours de cette presque decennie j’ai tout essayé pour enrayé ce problème : crème a base de peroxyde de benzaoyle , a base d’acide sacyllique, soins naturels de vitamine A, la Roaccutane, les recettes magiques ( glaçons , citrons , masque de cocombre ) les regimes alimentaires tres faibles en gras, j’ai arrêter l’exposition au soleil ou presque je lave mes taies d’oreiller une fois au trois jours , j’entretient ma peau avec des cremes hydratante pour acnéique trois fois par jour. Bref ma pharmacie est plus equipée que celle au centre-ville et je soigne probablement ma peau de facon plus minutieuse qu’une dermato mais tous ces efforts sont en vain, mes amis. Je n’ai malheureusement jamais vue aucune amélioration. Depuis 7 ans chaque matin je me leve, je me regarde dans le miroir et j’y vois ces boutons qui gâchent mon existence. J’ai consulté un répertoire assez impressionnant de site internet a ce sujet, je connais les causes, je connais a peu pres tout les remèdes ayant pu fonctionner , je deviens petit a petit un vrai encyclopédie sur l’acné. Et ce matin (après avoir passer environ un heure devant le miroir a me tappocher le visage) j’ai continuer ma routine matinale en allant a la recherche d’un remede miracle pour faire disparaitre une fois pour toute mes boutons et je suis tombé sur ce site et dois-je dire : ce merveilleux site.

Vous savez malgré tout les recherches internet que j’ai fait , jamais auparavant j’ai laisser un commentaire sur un site web et me voila en train de le faire. Ce site m’ouvre une nouvelle lumière , du nouveau , un alternative pas bête du tout. Je me suis reconnu tout le long de ma lecture et je me suis appercu que tout ça était peu être seulement du au fait que je massacre ma peau en essayant simplement de la rendre mieu. Des maintenant j’arrete tout contact entre mes mains et mon visage apart pour lui donner les soins nécessaires bien entendu. Tout d’un coup tout me parait logique et je semble voir une mince lueur au bout d’un très long tunnel.

J’aimerais savoir si je suis tombé sur ce site internet trop tard, j’aimerais savoir si certain d’entre vous qui êtes\étaient dans des situations semblables a la mienne s’en sorte ou s’en sont sortis. J’aimerais avoir mis le doigts sur le bobos ( ahah quel jeu de mot ). J’aimerais plaire d’avantage a ma petite copine qui malgré tout me supporte dans cette longue etape de ma vie . Je serai architecte dans 6 mois et j’aimerais que mes clients me voient autrement que le jeune boutonneux pas fiable.

Sachez que vous soyez acnéique , ou simplement gratteux compulsifs , je vous supporte et vous appuis dans les démarches que vous prendrez. Bon courage.

68. Anonyme - 29 janvier 2014

bonjour
je suis tombée par hasard sur ce blog et là…j’ai eu une révélation!
j’ai trois pauvres boutons d’acné de temps en temps et pour autant j’ai le visage chargé de cicatrices car oui….je ne peut pas m’en empêcher ! et le pire c’est que ce blog m’a fait revenir des années en arrière….j’ai tout connu : la période je me gratte les jambes, avec tout ce qui passe ( même ma carte bancaire-) et parfois à sang, puis la période je me gratte la tête ( avec au final un trou ds les cheveux ce qui m’a fait arrêté) puis bien sur les ongles…et quand je suis stressé mon mari me grattouille ( en douceur ) le dos.
je n’avais même pas conscience que ces habitudes pouvaient être liés entre elles….
donc je suis fière de moi car depuis hier, pas d’opération boutons…et pourtant là j’en ai un tout moche qui me fait de l’oeil….mais non tu ne m’auras pas!

69. Ayurvada - 23 février 2014

Cela fait presque deux mois que j’ai laissé mon premier commentaire (3 janvier) et je viens déposer ici le bilan de ma thérapie.

J’ai commencé il y a 4 mois environ une thérapie qu’on appelle comportementale et cognitive. Et je dois dire que c’est assez efficace sur moi. Ce n’est pas un remède miracle c’est une façon de mieux appréhender ses souffrances en les acceptant et en essayant d’y remédier.

Concrètement voilà comment ça s’est passé:

Premier rendez-vous nous n’avons fait que discuter avec le psy, il m’a posé quelques questions sur mon mal et j’ai essayé de lui expliquer au mieux comment je me grattais et à quels moments ça arrivait. Au début je me suis rendue compte que je n’osais pas encore tout exprimer mais c’est une erreur, il faut se faire violence, même si on a honte, il faut être honnête sur ce que l’on ressent.

A l’issu de ce premier rendez-vous le psy m’a laissé une petite fiche sur laquelle je devais écrire les moments où je m’inspectais le visage, ce que je ressentais et attribuer une note sur 10 pour évaluer le degré de mal être. ==} Cela m’a permis de prendre conscience de ces moments de stress et de ne plus me réveiller devant le miroir en constatant trop tard ce que j’ai infligé à mon visage. Avec le temps j’ai identifié les moments à risque et j’ai mis en place des stratégies (lavage du visage dans l’obscurité, miroir recouvert de photos de mon visage en pleine santé etc)

Au deuxième rendez-vous le psy m’a appris une méthode de relaxation et de respiration. La prise de conscience de sa respiration permet de se détendre et de limiter les effets du stress. Moins de stress, moins d’envie de se gratter.

Au troisième rendez-vous: j’avais fait une grosse rechute, grattage compulsif pendant les fête. La perspective de voir du monde m’a stressée, j’étais fatiguée et ça n’a pas loupé. 15 jours avant mon rendez-vous je m’étais calmée et mon visage était moins marqué. Le fait d’avoir fait un soin du visage anti tâches m’avait aidé à me sentir mieux. Depuis j’essaie de me faire un soin tous les deux mois ou tous les mois quand je peux financièrement.

Au troisième rendez-vous: J’ai pu constater que j’allais de mieux en mieux. La petite victoire était que je ne grattais plus le visage dans la voiture. C’est parti d’un soir où je sentais un bouton sous ma peau, il me faisait mal et commençais à se voir. Et j’ai décidé de résister. J’y suis parvenu. Je me suis persuadé de ne pas y toucher. Depuis ce jour je suis parvenue de plus en plus à résister à mon envie de gratter .

Au quatrième rendez-vous: Je suis entrée dans un cercle vertueux, plus je résistais à mon envie de me gratter et moins elle m’envahissait. Les exercices de relaxation m’ont poussé à m’intéresser à d’autres techniques de relaxation. C’est comme ça que je me suis mise à lire des tas de livres sur le bouddhisme et la méditation. Je me suis mise à lire tous les soirs. Ca m’a passionné à tel point que j’en ai oublié mon mal être. Chaque soir avant de dormir je me lisais une petite pensée positive trouvée dans un livre dédié à ça. Je me suis sentie soulagée et de plus en plus confiante quand à ma capacité à surmonter mon problème.

Enfin cinquième et dernier rendez-vous: Je n’éprouvais même pas le besoin d’y aller. Mais pour mettre fin à cette thérapie je n’ai quand même pas annulé le rendez-vous. Le psy à immédiatement constaté que j’allais mieux (je le portais sur mon visage, beaucoup moins de marques et un teint plus lumineux). Nous avons discuté même de choses qui n’avait pas de lien avec la raison pour laquelle j’étais dans son cabinet.

Je suis dans de bons jours mais jusqu’à quand. Les risques de rechute de sont pas à exclure. Cependant j’ai pu mettre en place des mécanismes qui me permettent de lutter contre mes angoisses qui me poussent à abîmer ma peau. Je pense qu’on ne guérit pas vraiment totalement de cette maladie mais que l’on peut s’armer suffisamment pour ne pas retomber dans le cercle infernal.

Dans mon quotidien j’ai mis en place des rituels qui me permettent de lutter contre le stress (20 min de yoga, un peu de sport, des moments de déconnexion , sans portable, sans télé, sans ordi, juste un bouquin passionnant) et je dois dire que pour moi, il n’y a rien de plus efficace.

J’espère que mon expérience aura pu vous aider ou du moins vous sentir moins seul et déterminé à en finir avec cette terrible habitude.

70. SONILA - 25 février 2014

Bonjour,
j’ai 25ans, un bébé de neuf mois et ce matin, crise.
angoisses, peur des décisions à venir
je viens de prendre conscience il n’y a que très peu de temps de cet état de TOcquée, ravagée par une mise en marge de la société. Pourtant, je travaille dans un théâtre de renom, je suis « belle » disent les gens, mais je n’ai aucune confiance en moi. la preuve est que pèse 46kilos pour 1m65 depuis la naissance du petit. je n’arrive pas à reprendre du poids même en mangeant des steaks et du fromage tout les matins mais ça, c’est le cogito, c’est autre chose.

j’avais conscience d’un problème chez moi, mais je ne savais pas lequel: avec plus de 40 pr cent du corps tatouée, je passe souvent pour une marginale, une punk, et certains pensent que je me drogue, que je bois… non non, rien de tout ça, le tatouage n’est pas de la mutilation! c’est de l’art. un choix de vie. mon problème se trouve être mon visage. perfectionniste, je gratte, à m’en rendre même plus compte, et dès que je me plante devant le miroir, c’est pour un massacre cutané à en dégouter mes proches…

pour avoir eu les deux arcades fracturées, une fracture de la mâchoire et de la columelle, pour avoir portée une prothèse dentaire des deux dents de devant pendant deux ans… et bien, de tout ça, rien ne persiste, envolé les fractures, vive les implants dentaire et la chirurgie reconstructrice. les cicatrices qui me restent me vont bien et bientôt, les sourcils qui me manquent se verront parés d’un léger tatouage permanent. non non, que cette peau! horrible! et rien à faire! les dermatos? des charlatans qui ont tentés me mettre sous antibiotiques…

et puis il y a quelques mois j’ai compris: j’ai tellement culpabilisé de ne pas être parfaite, de ne pas plaire à l’homme que j’aimais, ou plutôt de ne pas être « assez bien » pour ses beaux yeux, de ne pas être une bonne mère, de ne pas avoir trouvé ma voie professionnellement, de ne pas pu avoir fait de la peinture mon métier, de ne pas avoir pu voyager comme je l’aurais désirer, de manquer de temps… de ne pas de ne pas… dévalorisation/privations/frustrations… comportement extrémiste quoi. cette stupide culpabilité de tout m’a rongée/angoissée le visage pendant des années. un psy? hors de question!
j’ai toujours été heureuse! un paradoxe!
et je le suis maintenant plus que jamais car avec une volonté de fer, plus jamais un miroir me lorgnera le front si ce n’est pour en maquiller ses contours!

après lecture de vos pages, je vais guérir. donner un bon exemple à mon fils, oublier cette relation foireuse avec son père et me concentrer sur ma vie de famille, ma force, mon art, revaloriser mon image, prendre soin d’elle, et peut-être qui sait, rencontrer un nouvel homme, tomber amoureuse?

je vous remercie très sincèrement pour avoir mis en ligne ce site.
Mille merci.
cordialement,
A.S

Ayurvada - 3 mars 2014

Ton témoignage m’a touchée. Je te souhaite tout le courage du monde pour garder cette belle volonté de fer qui t’anime. Dans la société dans laquelle on vit, c’est devenu un véritable combat que de préserver sa confiance et de l’affirmer.

Bravo pour ce que tu es.

71. Anonyme - 18 avril 2014

bonjour tout le monde,
tout d’abord je tiens a dire que je suis très contente d’être tomber par hasard sur ce site, ça m’a aider à mettre un nom sur cette mauvaise habitude que j’ai de me gratter et me triturer le visage pendant des heures et aussi à savoir que je n’été pas la seule atteinte par cette maladie, et je ne vous cache pas que c’est un grand soulagement de le savoir.
Après la crise que je viens de vivre ces deux derniers jours, je me suis dis avec conviction qu’il fallait que ça s’arrête , qu’il fallait que j’y mette un terme.
Comme ça a été cité auparavant dans ce site: « Déjà, soyez honnête : beaucoup de fois, vous n’attendez même pas qu’il y ait du blanc, ou que ce soit un point noir avéré. Vous essayez d’en faire sortir quelque chose dès qu’une minuscule bosse apparaît, mais parfois c est la catastrophe: ça ne sort pas et le bruit vous fait penser que ça s’est plutôt propagé dans les couches alentour »
C’est exactement ce qui m’ai arrivé et maintenant mon visage est affreux et je me sens terrible. Seulement voila a ce moment la je ne pensé à rien sauf à soulager cette impulsion destructrice que j’avais, je me disais qu’après avoir finis ma peau serrai purifiée et comme neuve. Mais à tout les coups j’avais tord et c’est qu’après cela que j’ai réalise les conséquences de mes actes et j’ai alors eu pleins de remords.
Pour moi je dirais que c’est une manière de déstresser et de corriger les imperfections que j’ai sur mon visage, aussi de me punir en quelque sorte,de me punir de pas être a la hauteur, de pas être la personne que je souhaiterai être.Je me dis aussi que les gens qui me font des compliments et me disent que je suis jolie ne sont pas sincère étant donné la peau que j’ai et toutes ses imperfections. Cette éternel course vers la perfection qui se matérialise par cette envie de tout contrôler, même mon propre visage ma peau me rends dingue et surtout moins sur de moi.
En tout cas j’espère avoir la chance de dépasser ça et grâce a tout les bons conseils que vous m’avez donné je me sens d’attaque! merci à tous et surtout au fondateurs de ce site, je tiens a vous dire: chapeau! ça aide vraiment. Je vous souhaite à tous de guérir et ça m’a beaucoup aider d’en parler.

72. Azraëlle - 26 avril 2014

Ce n’est sûrement pas une solution définitive mais en cas de rechute j’ai tendance à mettre de l’argile sur le bouton « atteint ».Ca évite une surinfection,cache et protége le bouton d’une autre crise et aide le bouton à dégonfler.
Voilà c tout,si ça peut aider quelqu’un ^^

73. Psychologue - 30 avril 2014

Bonjour à toutes et à tous,

je découvre ce blog à l’instant et je te remercie de l’avoir créé. Je souffrais jusqu’alors de ces compulsions pensant être la seule et ne sachant pas comment les nommer, et surtout, ne sachant pas par quel bout aborder le problème.
Le comble est que dans 3 mois, je serais psychologue, ce qui est d’autant plus culpabilisant.
C’est ce point de vue de psy que je veux partager avec vous, car je pense sincèrement qu’un travail psychologique couplé à des efforts tels que tu les décris dans tes articles sont les seuls moyens de venir à bout de cette maladie avant tout mentale.
L’année passée, j’étais boulimique, cette année, je souffre d’acné excoriée. Parfaitement logique : anxiété massive, culpabilisation, punition par les attaques du corps, et cercle vicieux. Ce qui me fait me demander ce que je pourrais bien mettre en place l’année prochaine comme compulsion inédite 😀 Je préfère en rire, ça aide à prendre du recul et à dédramatiser.

Pour ce qui est donc du rôle du psychologue, il s’agirait de trouver quelqu’un de capable de réellement vous écouter dans VOTRE problématique personnelle et d’écouter VOTRE histoire : ma maladie est différente de celle de chacun de vous malgré une manifestation rigoureusement semblable. Nous sommes tous uniques, et chacun peut donner un sens différent à ce trouble en fonction de son histoire de vie. Les psychologues travaillant sur les causes sont à mon sens les meilleurs malgré ce qu’il ressort de vos témoignages : anxiété, estime de soi, culpabilité, perfectionnisme… tous ces composants qui nous sont communs sont les fondements de notre relation à nous-mêmes et dans la continuité, aux autres, c’est donc d’eux qu’il faut prendre soin!

Donc un conseil : autorisez-vous à prendre soin de votre âme, à panser ses blessures avec l’aide d’un professionnel pour faire de ce cauchemar un vieux souvenir. N’ayez pas honte de vous et de vos faiblesses, elles ne sont que le reflet de votre belle humanité. Enfin, guérissez et gardez avec vous ce souvenir de vous, apaisez la douleur qu’il suscite en développant votre bienveillance à votre égard.

Je vous souhaite à tous (et à moi-même) courage, patience, ténacité, et surtout, beaucoup d’amour : abusez des personnes qui vous aiment profondément et multipliez avec eux les interactions, ils sont les seuls facteurs extérieurs capables de combler votre vide affectif.

74. Alice - 20 juin 2014

Bonjour tout le monde! Voilà, j’ai vingt ans, et j’ai découvert ce forum il y a quelques semaines, j’ai été vraiment touchée de lire tous ces témoignages dans lesquels je me reconnaissais à 100%! Depuis quelque temps j’ai décidé de me battre pour arrêter de me défigurer, et j’ai des moments où j’y arrive et là c’est génial, je me sens beaucoup mieux dans ma peau et je suis de bonne humeur, j’ai l’impression de maitriser ma pulsion! Et puis boum, nouvelle crise, encore pire que tout… En plus j’ai de l’eczéma et quand ça coïncide avec une crise de dermatillomanie, je me sens tellement affreuse que je n’ose pas sortir… Je fais des masques à l’argile rose pour aider la cicatrisation mais j’ai l’impression que je n’arriverai jamais à guérir… Ce site m’aide énormément, chaque fois que je suis découragée j’y retourne☺ si quelqu’un a des conseils pour arrêter, j’aimerais beaucoup les entendre! J’ai pris conscience que j’avais ce problème il y a quelques années, mais aux jambes, en fait je traquais les poils incarnés jusqu’au sang… À l époque j’avais arrêté sans même m’en rendre compte… Maintenant c’est uniquement le visage… Le plus visible! Si seulement je me grattais les jambes au lieu de la figure, ce serait déjà moins handicapant pour le regard des autres! Je suis découragée, aidez moi s’il vous plaît…

75. Alice - 24 août 2014

Je n’y crois pas! J’ai presque lu tous les commentaires et je suis arrivée à la fin de cette longue page… et là je lis le dernier commentaire ecrit par… une Alice de 20 ans… comme moi ^^ serais-ce le destin? Effectivement je trouve ce site génial, encore meilleur que le premier forum que j’avais vu à ce sujet un peu plus tôt dans l’année. Moi aussi je me gratte depuis des années, mais plutôt le visage. Je veux aussi être parfaite et plaire à tout le monde. Je veux qu’on m’aime. Mais du coup, est ce qu’on m’aime pour ce que je suis ou parce que je fais tout pour ça en m’adaptant aux personnes et aux situations? Je crois qu’effectivement le stress provoque le grattage mais parfois je me gratte alors que je ne suis pas stressée. Est-ce parce que c’est devenu une habitude? Je ne me gratte pas pendant de très longues séances mais c’est régulier (en ce moment c’est les vacances, donc au moins une fois par jour –> au moins, je ne compte pas.. : ) je crois qu’effectivement j’ai peur de plaire. Je n’aime souvent pas sentir les regards masculins sur moi, les regards de désir. .. Cela me met mal à l’aise de savoir qu’on peut me désirer. À certaines d’entre vous aussi?
Je me suis quand même améliorée cette année après être tombée sur un autre forum qui en parlait. J’avais lu les conseils, et imprimé deux commentaires marquants pour les relire au cas où l’envie de me gratter reprendrait. Ça a pas trop mal marché. Je pense que relire régulièrement les commentaires sur ce forum est dune grande aide. Aussi, j’ai toujours du mal à considérer ce grattage comme une maladie. J’ai l’impression que si je dis que c’est une maladie, on va se foutre de moi ; ) voilà! J’aimerais me fixer des objectifs mais je manque de motivation, quelqu’un de motivé?

Je vous souhaite à toutes bonne chance!!
Bises,
Alice.

Ps j’espère que mon message est utile, en tous cas, j’avais envie de poster qqc : )

76. Tiffany - 5 septembre 2014

Bonsoir à toutes et à tous,

De lire tout ça me donne les larmes aux yeux…. je m’y retrouve totalement, et me rends compte que cette « maladie » atteint quand même pas mal de personnes…

Moi j’ai 26 ans, peau acnéique depuis toute jeune à percer mes boutons encore et encore par ci par là… mais c’était pas si pire ( à l’époque).

Voici « l’histoire de ma vie » gâchée par cette bétise maladive…

A l’âge de 14 ans ma gynéco m’a filé une pilule contre l’acné (aucune relation sexuelle) juste pour ça (celle qui a été interdite)
Et puis ça s’est calmé… quelques perçages de petit, tout petit bouton ou point noir mais rien de vraiment méchant par rapport à maintenant.

Et à force de me renfermer sur moi-même et de me rendre compte que dans ces moments là, on passe à côté de belles choses, j’ai arrêté (plus ou moins …) oui car on n’arrête jamais vraiment… ce vilain toc compulsif.

Je voulais juste rencontrer quelqu’un, je pense, être attirante… Et j’ai connu mon homme, c’était juste parfait … je voulais être parfaite pour lui (le début d’une relation… on veut que tout soit idéal… donc j’ai arrêté… pour un temps… bon de temps en temps un petit craquage avec peut être un sentiment d’aisance avec mon compagnon, de sécurité, d’acquis de notre relation aussi … bref.

Alors de temps en temps, et effectivement, à cause du stress aussi provoqué par le boulot (intense à l’époque) où je ne sais quelle raison, à l’occasion ( ou souvent) je pétais radicalement les plombs devant la glace à m’exploser littéralement chaque toute minuscule imperfection que j’observais… (rien de vraiment visible sur le moment en fait…)

Et encore plus de renfermement… incompréhension de mon conjoint … moins de désir, parce que moi je ne me sens pas désirable alors pourquoi lui me désirerai t-il, je le délaisse et du coup me sens mal aimée… vraiment mal dans ma peau quoi…

Toujours à l’occasion … de temps en temps …

Lorsque l’on m’a mise en garde contre ma pilule (26 ans ) j’en ai changé et là catastrophe… acné pleins de petits boutons (partout… sur les joues, et oui bien plus flagrant sur le coup (évidemment quand on se colle au miroir) on les voit on veut les enlever c’est juste irrésistible… et je gratte et je gratte, et là c’est les croutes c’est l’acharnement, je les enlève encore et encore (voici mon présent, mon quotidien…) et je me sens moche, envie de rien faire, je m’isole ….
Je suis stressée en permanence… je me sens si nulle… Tellement incomprise, et je déçois mon conjoint et je m’en veux… Et je continue (la boucle sans fin…) DESESPOIR.
Et les gens au regard si bizarre , je me sens jugée … seule.

J’ai horriblement peur du jugement, le regard, des autres, parce qu’ils ne comprennent pas, eux, ils n’ont pas ce problème mais on sent qu’ils nous jugent, sans connaître notre mal être… je me sens de plus en plus incomprise, mal à l’aise avec la famille, les collègues, les amis, pire, mon conjoint !!!

D’un côté je ne comprends pas pourquoi je m’inflige tout ce mal … quelle est la cause de ce malaise qui m’envahit l’esprit…pourquoi se faire tant de mal, souffrir en silence, on passe à côté de tellement de choses, alors qu’on pourrait juste profiter de la vie et juste s’en foutre…
C’est un engrenage, une fois qu’on commence, on ne s’en sort plus… pauvre de nous… c’est si triste.
Tristesse, voici mon ressenti du moment alors que j’ai tout pour moi, mais quand même cette foutue peau qui me gâche la vie… fais chier quoi.

Ce blog me ravie car enfin je pense que je pourrais m’en sortir, il faut de la volonté, du soutien surtout, et puis je me dis que vous êtes ici et vivez la même chose, il faut se ressaisir, MERDE, arrêtons de se morfondre devant le miroir, pour quelques imperfections, sûrement invisibles aux yeux des autres (pas pour nous…) alors on gratte et c’est pire… c’est DOMMAGE.
Je veux travailler sur moi même et m’en sortir, je veux juste VIVRE, et me foutre du regard des autres …

Merci pour la création de ce blog, si j’avais pu le découvrir avant… mais bon le mal est fait, on ne peut pas revenir en arrière, juste aller de l’avant, et AGIR ! Merci car, en parler sur ce blog, ça me soulage… ça fait un bien fou de pouvoir oser en parler librement… et je promets de tout mettre en œuvre pour résister à cette tentation maléfique et vivre sereinement …

Bon courage à nous 🙂

77. quelqu'un - 18 septembre 2014

Bonjour à tous,

Que ça fait du bien de voir que je ne suis pas seule dans ce cas !

J’ai été en couple avec un homme qui m’a méprisé et insulté pendant plusieurs années. Depuis que j’ai eu le courage de le quitter, je suis en colère contre moi-même, de m’être laissée maltraiter par mon ex pendant si longtemps, et je suis totalement bloquée à l’idée de revivre une histoire sérieuse avec un homme.
J’ai commencé à me tripoter les boutons quelques mois avant ma séparation, et depuis, je n’arrive plus à m’arrêter. Je me massacre le visage régulièrement, sur mes coup de blues et mes moments de faiblesse.

Je pense que la solution pour nous toutes, c’est de commencer par nous réconcilier avec nous-même, nous pardonner nos erreurs et nos faiblesses, apprendre à s’aimer et être fières de nous.

Je ne vous connais pas mais je vous apprécie déjà et je crois en vous
Je vous envoie toutes mes pensées positives 🙂

78. Philou - 5 novembre 2014

Bonjour à tous et à toutes,

Je trouve que ce site est très interessant et pertinent car il m’a fait découvrir qu’au final j’étais exactement comme ça.. Je n’aurais jamais pensé que c’était une maladie..
Je me retrouve dans leur description et je suis désespérée car actuellement je suis tres stressée et je n’arrive pas à controler mes mains, elles sont sans arrêt sur mon front.. C’est plus fort que moi, je n’arrive pas à m’arrêter et je détruis mon visage..
Donc voilà j’écris un commentaire pour savoir si des personnes ont des conseils à me donner pour que j’arrive a me débarrasser de ça ! Faut il que j’aimes voir une psychologue ? Enfin bon j’espère que quelqu’un me répondra. Merci et bonne soirée.

79. yara - 12 novembre 2014

Bonjour à toutes,

ça fait plaisir de se dire qu’on est pas seule à souffrir de ce mal et qu’il y a des solutions pour en venir à bout. Avant de connaitre ce site j’avais déjà fait un travail sur moi-même mais c’est surtout ma foi en ALLAH qui m’avait beaucoup aider. Le seul hic je ne sais pas comment m’est venue cette envie de toucher ma peau acnéique sans cesse. Je suis perfectionniste dans tout ce que je fais peut-être que ça vient de là de vouloir tout contrôler.
Je me maquille d’occasionnellement maintenant et ma peau ne s’est jamais sentie aussi bien qu’avant.La méditation et le fait de connaître enfin ce mal aide beaucoup.

@Philou: Essaye de penser à autres choses en faisant le contraire que ce que te dit cette petite voix qui te pousse à détruire ton visage. Moi je me répétais toujours cette phrase: C’est moi qui décide ce qui est bien pour moi pas toi. Cela peut paraitre idiot mais le fait de m’encourager avec cette phrase m’a évité de commettre le pire.

Je vous souhaite toutes de guérir 🙂
A bientôt.

Philou - 3 décembre 2014

Bonsoir Yara,
Merci d’avoir répondu, c’est super gentil, je vais essayer de faire ce que tu m’as dit même si cela est très dur.. Mais merci pour le conseil !! Bonne soirée !

80. EvaneSkin - 15 novembre 2014

Salut moi c’est Evane… je suis des vôtres et en voie de guérison ! Je compte créer un blog, et j’aimerais vraiment partager, avec toutes les personnes concernées, nos histoires !
Pour ça je souhaiterais commencer par vous proposer mon mail sur lequel vous pourrez venir vous confier ou tout simplement me demander des conseils etc…
vous pouvez donc me contacter ici : EvaneSkin@hotmail.com
Plein de bisous et de pensées positives à tous !

81. le coeur annick - 24 novembre 2014

Niquette,

Bonjour à toutes

Comme certaines je souffre de grattages compulsifs obsessionnelles
Ayant suivi une analyse il y a une trentaine d’années il en est ressurgit que mon père a commis l’irréparable l’inceste.Étant à la retraite, mes grattages ont commencés cela fait environ 4 ans.
Mon médecin traitant s’en est aperçu et m’a dit qu’il fallait voir un psychanalyse.Ce que j’ai fait, je suis suivie depuis le début de l’année en fait j’ai été dans le déni depuis toutes ces années pourtant ce que mon père m’a fait je ne l’ai pas inventé,c’est la réalité qui est dure à voir.
Et mes grattages sont un symptôme qui prouvent que je suis une victime d’inceste et c’est souffrant.Le fait que j’ai été longtemps sans en parler,la culpabilité dont je m’accable,le regret de n’avoir rien pu dire..fait que c’est difficile d’arreter
Si d’autres personnes sont comme moi je serais heureuse de communiquer avec elles.
Merci d’avance et pleins de bisous à vous toutes

82. Michaël - 14 février 2015

Bonjour, je me nomme Michaël,

Ça fait du bien de voir qu’on est pas seul à vivre cette épreuve (Dermatillomanie). J’ai toujours eu l’impression d’avoir fait quelque chose de mal pour mériter cette malédiction (même si ce c’est loin d’être le cas). Je crois que tout a commencé quand j’avais environ 12-13 ans, aujourd’hui j’ai 25 ans et je commence à mieux comprendre mon problème et les dommages qu’il a causé.

Mon plus gros problème a été et est encore (beaucoup moins pire, mais il me reste du travail), la mutilation du visage. Le désir d’éliminer la moindre bosse (maudit bouton!!!), la moindre imperfection sur mon visage. Le plus triste dans tout ça se sont les dommages qui résulte de cette activité.

J’ai perdu de nombreux amis(e), parce que je ne voulais pas qu’ils voient mes blessures (j’étais celui qui annulait à la dernière minute les sortis, parce que sous l’excitation, le stress, je venais de commettre un massacre dans mon visage). Il ne faut pas oublier de parler des relations professionnel au travail, l’évitement du contact visuel à cause de la honte, les journées de travail manqué dû à la mutilation de la veille. J’ai passé une bonne partie de ma vie seul, enfermé dans ma chambre, le bon côté c’est que ça m’a permis de me cultiver à de nombreux niveaux. La honte que j’avais (j’ai à l’occasion) du regard des gens, fait que la moindre sorti en publique était comme si j’étais condamné à la peine de mort, ce qui a pour le même but de créer plus de stress et d’anxiété (cercle vicieux). Donc, je sortais uniquement la nuit tombée pour marcher et m’entraîner, j’évitais les bains de foule. J’ai transféré l’agressivité que j’avais pour mon visage dans mon entraînement (merci pour ça, je fais des jaloux aujourd’hui, même si ils ne savent pas le prix que j’ai dû payer réellement). Puisque la solitude n’apporte aucun but dans la vie, l’entraînement (le dépassement personnel) m’a permis d’éviter le suicide et aujourd’hui je suis reconnaissant envers moi-même de m’avoir donné cette chance.

Vous ne serez pas surpris que tout cela est causé un très gros handicap au niveau social. J’ai évité les gens comme la peste durant une bonne partie de ma vie. Les personnes qui ont par miracle réussit à me rencontrer, m’ont toujours dit à qu’elle point j’étais intéressant et beau, que j’ai un mystérieux sex-appeal, mais comme vous le savez, on a beau se le faire dire on n’y croit pas! Le nombre d’opportunité de j’ai refusé à cause du manque de confiance que me procurait la dermatillomanie est plus que désolant. J’ai brisé bien des cœurs, et aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir connu l’amour (une honte de plus quand on est un homme de 25 ans), les cicatrices ne sont pas juste au niveau du physique, mais aussi au niveau émotionnel.

Mais aujourd’hui les choses s’améliorent, ce n’est pas toujours facile mais je ne lâche pas. Le plus important c’est de trouver quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit et éviter de se retrouver devant le miroir de la honte et de commettre vous savez quoi. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mais il y a un début à tout, si je suis capable vous l’êtes aussi.
Si je trouve le courage un jour, j’aimerais bien aller faire des conférences dans des écoles pour aider des jeunes à éviter de tomber dans ce cercle infernal qu’est la dermatillomanie. Ainsi, je pourrais peut-être sauver la jeunesse de quelque personnes pour ne pas qu’ils reproduisent la même erreur que j’ai faite.
Merci!
Si vous avez des questions n’hésitez pas à me contacter mike8379@hotmail.com

83. CloéCloé - 23 mars 2015
84. luminita - 19 mai 2015

MERCI pour cette initiative, pour ce site… C’est la première fois que quelqu’un me dit que ça pourrait très bien être psychologique… OUI quand je triture mes boutons, devant ce miroir, j’oublie que ma position penchée sur le lavabo me fait mal au dos, j’oublie que je me suis déjà cassé / déplacé les cartilages du nez plusieurs fois en me vidant les points noirs coûte que coûte (!!!), j’oublie que je dois sortir après et montrer mon visage au monde (et j’annule tellement de sorties à cause de ça, si vous saviez… « Je ne me sens pas bien, je ne viendrai pas, désolée »). OUI après la transe, il y a la redescente, il y a la prise de conscience… la honte et la tristesse… à presque 33 ans… soigner et cacher ses boutons / plaies comme on peut (huiles essentielles et poudre minérale font des merveilles), en sachant pertinemment qu’on recommencera, parce que, cette satisfaction de voir / entendre se vider le bouton, est inégalable… Pour ma part vos écrits me donnent de très bonnes pistes de réflexion sur la symbolique de la peau, et sur le contrôle et le lâcher-prise ! Je vais commencer un travail de « pardon radical » sur cette thématique, je crois !!! MERCI ❤

85. Tess - 30 mai 2015

Bonjour à tous,

Après plusieurs mois de profond mal-être lié à plusieurs poussées d’acné sur mon visage, je découvre enfin, avec grand soulagement, ce site extraordinaire qui semble tout à fait évoquer mon problème ! Je me reconnais parfaitement dans la description de cette maladie compulsive, étant moi-même de nature anxieuse et perfectionniste, je suis littéralement obsédée par l’état de ma peau et passe mon temps à toucher mon visage dans l’inquiétude d’y tâter de nouveaux boutons. Je ne compte plus le nombre d’heures passées devant mon miroir à scruter mes imperfections et à tenter de les faire disparaître en aggravant finalement la situation : bien souvent je fonds en larmes, dans un état de panique incontrôlable. De plus, la simple présence d’un nouveau bouton suffit à me rendre dépressive et peut avoir des conséquences désastreuses sur ma journée ou dans ma relation aux autres. C’est comme si le monde tournait autour de ma peau et que je n’avais de valeur qu’en fonction d’elle.
Si je ressens un tel soulagement en lisant ce site et vos témoignages, c’est que je commence à comprendre que mes poussées d’acné ne sont effectivement pas liées :
aux hormones (je prends la pilule Minerva 35, censée régulée ma pilosité et mon acné, et l’état de mon visage s’était jusqu’à maintenant grandement amélioré !)
à une mauvaise alimentation (je fais très attention à ce que je mange depuis que je suis obsédée par mes boutons)
à une mauvaise hydratation ou à l’exposition au soleil (idem)
au tabac (que j’ai complètement arrêté dans l’espoir qu’il soit l’unique cause de ce fléau … mais en fait pas de véritable changement !)
à un manque d’hygiène (je prends soin de mon visage matin et soir : lotion, crème hydratante, voire huile essentielle sur les zones concernées, et j’ai testé bon nombre de produits sans jamais obtenir de vrais résultats)
En revanche, il est vrai que je ne peux pas m’empêcher de toucher mon visage et d’éclater le moindre bouton qui apparaît, parfois de façon pleinement inconsciente ! Je pense donc avoir compris, à la lecture de ce site, que mes boutons sont davantage dû à une forme de psychose et à mon comportement obsessionnel à l’égard de ma peau, sans doute lié à une de mes nombreuses angoisses refoulées. En l’occurrence, mes poussées d’acné ont vraiment commencé dans le mois qui a suivi ma rupture avec mon copain, rupture que j’ai souhaité et qui ne m’a donc pas vraiment fait souffrir mais qui a suscité bon nombre d’appréhensions quant à ma future vie amoureuse : je suis tétanisée à l’idée de vivre une histoire avec un autre garçon (surtout d’avoir des rapports sexuels avec quelqu’un d’autre que mon ex petit-ami) mais paradoxalement je suis très soucieuse de plaire et j’ai très envie d’attirer l’attention, avant tout par mon physique (alors que je ne suis habituellement pas une personne superficielle ou particulièrement portée sur les apparences). Je souffre donc atrocement de cette attitude compulsive à l’égard de mon visage, de ce désir permanent de faire disparaître ces imperfections qui, à mon sens, me défigurent, me décrédibilisent, m’interdisent d’être aimée, d’être heureuse, d’exister aux yeux des autres. Je souffre de devoir me renfermer sur moi-même, d’annuler toutes les sorties ou les rdv qu’on me propose JUSTE à cause de mes boutons. Je suis complètement épuisée de m’imposer tant de contraintes (cf les tirets cités plus haut) et de vivre avec l’angoisse que mon acné devienne de plus en plus conséquente, avec l’angoisse que ça ne s’arrête jamais.

Cela me fait énormément de bien de pouvoir formuler mon problème auprès de personnes qui vivent la même chose. Je vais également essayer de mener un combat ciblé contre cet acte compulsif et non plus seulement contre ma peau, qui réagit sûrement du mieux qu’elle peut.
Je remercie sincèrement la personne à l’origine de ce site et je vous souhaite à tous bon courage !

86. Anonyme - 21 août 2015

J’ai eu un staphylocoque en début d’année ,ayant perdu toute confiance en moi en me voyant avec ces horribles croûtes qui me défiguraient je me suis mise à les tripoter les arracher puis je suis partie à la recherche du moindre bouton ou point noir. Tout ça n’a fait qu’empirer mes problèmes de peau et qu’en enfin j’ai réussi à m’en debarasser j’ai quand même continuée à me triturer la peau … Pas malin ! Je suis arrivée à un stade ou le font de teint ne peut malheureusement plus rien pour moi ! Pour couronner le tout mes parents sont dans une fase très compliquée depuis plusieurs années. Ce qui me fait beaucoup culpabiliser je me sens coupable de ce qui leur arrive… À chaques disputes c’est le même rituel . Mon visage me dégoûte
;-( Merci pour tous ces conseils je suis décidée à faire quelque chose ça ne peut plus durer !!!!

mary - 23 août 2015

coucou… il n’y a pas de recette-miracle, mais tu peux aussi passer un peu de temps à faire du bien à ta peau, et à tes petits, gros, jolis ou vilains boutons : achète un petit pot de miel BIO (évidemment) et le soir, avant de dormir, mets-en un tout petit peu sur chaque bouton : le miel a un effet antiseptique, et il aide la peau à cicatriser et se réparer.
commence donc à faire, aussi, un peu de bien à ta peau! tu verras, c’est bon pour le moral de voir les croûtes, puis cicatrices s’adoucir.
je le répète, n’attends pas de miracle : ce n’est pas le miel qui va t’aider à arrêter de te gratter. la solution est ailleurs, dans les autres problèmes que tu évoques. bon courage à toi et n’oublie pas de t’aimer un petit plus chaque jour, même si tu vis des choses que tu n’aimes pas. des bises!

87. Audwii - 6 mars 2016

Merci vraiment merci, car ça fais longtemps que je cherche a mettre les mots a savoir pourquoi je m’autodetruit comme ça. Et le simple fait se prendre conscience de ça de savoir pourquoi est déjà un grand pas. Grâce a vous je décide de guérir et de sortir de cercle vicieux et infernal. Je vais faire un travail sur moi même pour m’accepter et je tiens a dire que ce n’est pas parce qu’on n’aime pas sa peau que l’on ne se sent pas jolie que l’on ne peut pas être heureuse en amour au contraire j’ai un copain qui m’aime pour ce que je suis et qui m’aide a surmonter tout ça.
Merci de tout coeur pour votre aide.

88. Sophie - 13 mars 2016

Bonjour à toutes (oui j’ai cru comprendre qu’il y avait pas mal de filles …)
Je ne peux mettre des mots sur ce que je viens de ressentir en lisant vos commentaires, de ne pas se sentir seule est quelque chose de rassurant déjà.
J’ai 23 ans et apres 11 ans d’acné je viens enfin de comprendre ce qui m’arrive.
« Pourquoi les autres filles ont une peau nette et pas moi ? » « Je suis la seule enfait » « ça me fait mal ça me brûle il faut que j’enlève cette douleur » voilà tout ce que je me répète tous les jours. La première chose que je regarde chez les gens dans la rue c’est leur visage, j’en suis tellement obsédé de ne pas en avoir un « normal » , sans traces.
Même maintenant en écrivant ce commentaire je suis en pleine crise. Longtemps les médecins ont mis des mots sur ce que j’avais « acne hormonal » ou d’autres et puis avec plusieurs traitements aussi : roaccutane, cremes , antibio, zinc, argile… Mais sans résultats bien sur .. Je commençais vraiment à désespérer quand , en moment de crise, j’ai taper sur internet « se débarrasser acné croûtes » et suis tomber sur ce site : une révélation . Je pensais avoir un problème mais pas être malade .. Essayer de ne pas me gratter pendant 2h et un exploit pour moi apres je me cache sous du fond de teint avant de sortir, le fond de teint fait des croutes, je me gratte et c’est reparti…
Je vais essayer des ce soir la noisette et la biafine.
Si quelqu’un a d’autres astuces qui ont fonctionnees je suis preneuse
Merci d’avance .
Sophie

Audrey - 31 juillet 2016

Bonjour Sophie ! Je viens de tomber sur ce site également, j’ai passée deux heures à lire les commentaires et je me retrouve dans tous / toute ! C’est vraiment quelque chose qui nous gâche la vie …. Je n’arrive pas à m’en sortir non plus et dans mon entourage personne ne me comprends …personne ne peux s’imaginer que c’est « plus fort que moi », que je ne maitrise pas ……. Je voudrais vraiment m’en sortir aussi… , pour une petite astuce , de temps à autre j’arrive à me contrôler j’ai achèter du miel de Manuka réputé pour ses vertu cicatrisante , c’est plutot pas mal , alors apres une crise je me tartine avec Ca Ca peut que être bénéfique ! Sinon j’essaye de m’en mettre quand je sens que je vais faire une crise comme ca Ca m’empêche de toucher à mon visage . Bon courage à toi

89. Anonyme - 21 mars 2016

Beaucoup de fautes d’orthographe

90. Audrey - 31 juillet 2016

Ce site est super, ça permet de comprendre pas mal de chose, merci de l’avoir créer je me sens beaucoup moins seule …. J’aimerais bien pouvoir échanger avec des personnes qui souffrent de cette maladie, perso j’ai énormément de mal à m’en sortir … Je suis capable de rester un mois sans toucher à ma peau et bam d’un coup dès le moindre stresse me défigurer , et m’abîmer les épaules , les bras ….. Je pense qu’à plusieurs on peut se motiver et s’aider dans les étapes de guérisons qui ne sont vraiment pas facile 🙂

Marine - 5 septembre 2017

Je suis partante pour se soutenir mutuellement dans cette étape !!

91. Aliciapoliomp - 6 février 2017

Je vais rajouter un petit témoignage d’une fille qui n’en a toujours pas fini avec ça.
Pour moi tout a commencé quand on m’a offert à un Noël un miroir grossissant. J’ai rapidement commencé à scruter ma peau et à comprendre le fonctionnement « d’extrusion » de chaque type de bouton, pore… Puis j’ai commencé à savoir qu’il n’y avait pas que le visage mais aussi ‘es épaules et le buste que je pouvais gratter. Maintenant, j’ en viens à trouver quelques pores ou points noirs sur les jambes. J’ai vu que me gratter me faisait « du bien  » mais j’ai trouvé d’autres alternatives en complément,comme épiler certains poils à la pince à épiler. Bref, j’en ai conclu que ce qui me plaisait était le fait d’exclure quelque chose d’imparfait de moi. Peut être est ce une manière de me dire qu’il faut que je me décroche de mes parents, de mon passé ? Et le fait que tout ait commencé des que j’en ai eu les moyens matériels ne veut pas dire que le malaise était là bien avant ?

92. Anonyme - 25 août 2017

Je suis une maman qui comprend aujourd’hui que ma fille de bientôt 15 ans souffre de tout ces maux cités ci dessus,merci merci et bravo pour expliquer l’incompréhension,la douleur ,souffrance, nous consultons une sophrologue demain qui j’espère l’accompagnera et lui donnera quelques techniques pour s’éloigner de la maladie, bien sur je suis là et la soutient de tout mon cœur, bon courage et encore un énorme merci,, maman s

93. Marine - 5 septembre 2017

Bonjour, je m’appelle Marine et j’ai 23 ans. Cela fait maintenant plus de 3 ans que je me retrouve confronter à mes compulsions. Cela a commencé par mon visage, puis ça c’est répandu sur mes épaules, mon décolleté et mon sexe (je vous laisse imaginer les dégâts…). Je souffre beaucoup de cette situation que j’ai du mal pour le moment à contrôler. Je n’arrive pas à mettre les doigts sur la cause de mes pulsions. Peu de personne de mon entourage sont au courant de cette situation. J’ai honte de mes agissements. Cela ne me ressemble pas, moi qui suis si ambitieuse et joyeuse. Lire ton article m’a permis de me rendre compte que d’autres femmes souffraient elles aussi de cette maladie et que pour réussir à m’en sortir il faudrait que je sois patiente et que je fasse preuve de persévérance. Merci beaucoup pour ton partage d’expérience !

Marine - 5 septembre 2017

Je tenais à rajouter que lire vos témoignages m’a fait un bien fou. Je ressens l’envie de me ressaisir et de me confronter à moi-même en luttant contre mes pulsions destructives. Même si mon conjoint me soutient au quotidien je ne suis pas sur qu’il prenne réellement conscience de la réelle souffrance ressentie au quotidien.
C’est pourquoi, je serais partante pour que nous nous épaulions les unes les autres, l’union fait la force !!!!


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