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Témoignages

Absence totale de médiatisation en France alors que les TOCs semblent être « à la mode ». Pourquoi la dermatillomanie, l‘acné excoriée, le triturage incontrôlé sont-ils plus tabous que d’autres maladies comme la trichotillomanie (arrachage de cheveux) ?
… peut-être parce que cette maladie flirte avec tout le monde: tout le monde a déjà eu plus ou moins de la satisfaction en touchant à un de ces boutons… de la satisfaction en faisant quelque chose de répugnant  !…inavouable ! …

En tout cas, c’est un tort ! Combien d’entre nous croient être seuls , les seul coupables de ce qu’ils croient être une faiblesse honteuse de leur volonté . Ils n’osent pas en parler à leurs médecins, à leur famille, c’est un mal honteux et intime. Pire encore, beaucoup de médecins (généralistes, dermatos, psys) ne connaissent pas cette maladie, qui est pourtant très facilement détectable ….

En comment même chercher sur internet, ce qui n’a pas de nom ? Si seulement des émissions, des articles à grand public étaient publiés … Peut-être est-ce aussi à chacun de nous de faire cette effort : Parler à cette ami(e) qui semble avoir le même problème que nous, proposer des articles à des journaux, etc…
Aux Etats-Unis, ce TOC est plus connu grâce à un fait-divers. Dans l’affaire OJ Simpson, OJ a rapporté que sa femme avait ce TOC (qu’il croyait être propre à toutes les femmes) et que c’est pour ça qu’elle avait le visage bouffi (et non parce qu’il la battait, d’après lui). Ce « détail » a délié des langues et a fait fleurir des tas d’articles dans les magasines féminins …
Allez … nous, on veux juste un peu d’info au 20H 😉 , pas besoin de fait divers macabres …. 😡

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Quelques témoignages:

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A vous de témoigner par les commentaires.

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Commentaires»

1. fanny - 16 avril 2009

bonjour,
je trouve que ce site est tres bien fait et il est rare de trouver des sites en francais qui donnent des réponses a ce probleme. J’ai 24 ans et je souffre de cela depuis mais 16 ans.Ce probleme est difficile a affronter et surtout à résoudre, pour ma part il y des moments ou j’arrive a arreter ce grattage incessant mais cela n’est jamais définitif…Depuis quelques temps j’ai meme repris cette manie de plus belle et cela m’en fait d’autant plus souffrir.Je suis quelqu’un de tres angoissée qui attache surement trop d’importance aux regards et jugement des autres ..De plus, plus l’on avance dans la vie et plus les situations stressantes augmentent, je suppose pour ma part que ce TOC est un moyen inconscient de freiner ma vie d’adulte et surtout il traduit mon énorme manque de confiance en moi et ma peur de déplaire..
j’espere grasse aux conseils trouvés sur ce site ,arreter cette « activité » néfaste et déstructrice donc merci à vous.

Romeo-de-la-bastille - 26 avril 2009

Bonjour fanny,
[je suppose pour ma part que ce TOC est un moyen inconscient de freiner ma vie d’adulte et surtout il traduit mon énorme manque de confiance en moi et ma peur de déplaire..]
Je dirais même plus : le TOC concrétise ta peu de déplaire et le manque de confiance en toi en rendant réel et visible ce qui ne l’étais pas : d’ou le coté absolument vicieux : tu renforce ton jugement et ta confiance en te mutilant.
Bon courrage pour ton travaille sur toi même et n’hesite pas a venir partager ton « chemin » pour avancer plus vite !

alexh - 12 janvier 2011

Bonjour,

Votre témoignage m’a touchée.
Journaliste pour un nouveau programme diffusé sur TMC, je prépare un documentaire de 52 minutes sur les TOC. Le but de ce reportage est de déstigmatiser ce genre de pathologie et d’apporter des éléments de réponse. Nous ferons appel à plusieurs spécialistes.
Je recherche donc des témoins souffrant de dermatillomanie. Si vous souhaitez partager votre expérience et trouver une solution pour enfin guérir, contactez-nous au 01 53 84 33 29 ou par mail : aholzhammer@reservoir-prod.fr
Merci

2. schibbie - 6 mai 2009

bonjour,
tout d’abord MERCI d’avoir fait ce blog! il répond juste à toutes mes questions, des fois voir la réalité en face fait un peu mal mais c’est bien tourné. Alors je rentre dans la secte désintox-du-gratt’bouton! Tu ne parles pas trop du grattage mais plus du triturage… j’imagine qu’il s’agit de la même chose?
En ce qui me concerne, j’ai 17 ans et demi et j’ai commencé à décorer mon visage à l’âge de 13 ou 14 ans… et j’étais tellement persuadée d’être un cas à part que je n’avais jamais fait de recherche sur internet! j’avais pris conscience qu’il s’agissait d’une maladie il y a plusieurs années déjà (remarquez la maturité :p) et j’avais déjà essayé de chercher profondément ce qui avait pu provoquer ça… et c’est très bien résumé ici! Je suis motivée pour arrêter! (dit-elle après avoir quand même pris un ultime rdv chez sa dermato pour essayer un dernier traitement miracle) et au vu des témoignages, je remarque que j’ai bien fait de pas trop tarder, je pensais que ça s’en irait avec l’âge mais visiblement c’est pas le cas…

alors encore une fois merci, je vais suivre vos conseils! Le ton que vous employez m’a même fait rire à plusieurs reprises entre deux larmes, ce qui est bon signe 🙂
c’est décidé je m’y mets! si un jour je suis guérie, je reviendrais poster mon témoignage 😉

à bientôt j’espère 🙂

Tiens tant que j’y suis, pour ma part il me semble pas avoir trop de pression, ni me sentir trop perfectionniste, peut-être un peu mais tout le monde est comme ça non? Tout de même, quand j’ai trop la pression ça me déclenche ce que vous appelez une « crise » (ça fait peur…), mais comment faire pour se calmer? :-/ Je vais essayer de suivre vos conseils 🙂

encore merci!

3. cathy - 23 mai 2009

Bonjour
je m’appelle cathy et j’ai 40 ans je suis atteinte de cette maladie ainsi que d’un TOC d’achats compulsifs depuis des années depuis peut etre plus de 20 ans je suis mariée j’ai deux enfants mais mon mari n’attache peu d’importance a ces problèmes il est marin d’état il n’y a que l’argent qui compte nous sommes endettés de milliers d’euros mon TOC de grattage s’accroit depuis encore plus vue que je suis coupable de de depense d’argent que je ne gagne pas je suis au chômage j’ai perdu mon frère a l’age de 22 ans en 1991 je suis anxieuse depuis que jen suis née atteinte d’ une malformation cardiaque je ne me suis jamais considérée comme quelqu’un d’utile a la société alors j’ai passé mon temps a être là pour les autres mon père alcoolique frappait ma mère, mon frère ma soeur, quand c’était pas chacun son tour nous avons cotoyé des milieux violents des cités, donc toujours avec beaucoup de violences autour de nous chez nous. j’ai toujours voulu la paix alors je me suis attelée a aidé les gens autour de moi j’ai constaté que cela marchait mais beaucoup à sens unique ma famille savait me manipuler avec les sentiments donc je fus surtout utilisé pour arrêté mon père quand la police arrivait, mon frère quand il était soul lui aussi je n’ai presque jamais eu de rapport avec ma soeur car elle rejetait cette famille qui était pourtant la sienne j’adorais mon frère il était plutôt mon exemple de père il ‘était chanteur quand il est décédé nous n’avons jamais de quel façon car personne ne nous l’a dit donc je n’ai jamais fais mon deuil et il reste Alice qui avait 5 mois a cette époque sa mère n’en parlons pas 6 enfants de pères différents drogue alcool enfin la total pour avoir enfin abandonné sa fille à 14 ans ma mère l’a récupérée avant car elle avait subit beaucoup de violence aussi de la part de sa mère de ses beaux pères je me sens assez coupable de ne pas avoir été là pour mon frère nous habitions a côté ce jour là je n’étais pas là, j’ai perdu une parti de moi encore aujourd’hui je le ressens bien-sûr le temps passe mais je dois dire que je n’ai pas d’appui a part celle de ma psy pas de reconnaissance de la part de ma petite famille pas un merci bien-sûr j’ai des amies et encore heureux et je ne cache rien je suis assez naturelle telle qu’elle elles savent que je me détruit le visage que je dépense mais bien-sûr elles ne savent pas trop quoi faire parce qui m’importe c’est qu’elles soient heureuses je n’ai plus de visage et pourtant mon fils et ma fille m’aiment meme en me voyant avec toutes ces cicatrices mon mari lui passe son temps sur l’ordi il est addict mais pour lui ce n’est pas une maladie que dientre il est tout a fait normal lui tout est de ma faute !!!!
voilà

alexh - 12 janvier 2011

Bonjour,

Votre témoignage m’a beaucoup touchée.
Journaliste pour un nouveau programme diffusé sur TMC, je prépare un documentaire de 52 minutes sur les TOC. Le but de ce reportage est de déstigmatiser ce genre de pathologie et d’apporter des éléments de réponse. Nous ferons appel à plusieurs spécialistes.
Je recherche donc des témoins souffrant de dermatillomanie. Si vous souhaitez partager votre expérience et trouver une solution pour enfin guérir, contactez-nous au 01 53 84 33 29 ou par mail : aholzhammer@reservoir-prod.fr
Merci

Anonyme - 21 mars 2013

Bonjour,
merci pour ce blog!!
je viens de comprendre aussi beaucoup de chose,
je suis une angoisée exczema, triturage de bouton, alors je suis garnie, le visage le dos,mais pas la poitrine, bizarement c’est un endroit que je ne touche pas trop!!
aujourd’hui j’ai rendez vous chez le dermatho,pour ma fille , je pensais parler de mes boutons, mais ce n’est pas necessaire, puisque j’en suis la cause, je vais essayer de voir un psy plutot
avant je me bouffé les ongles(encore aujourd’hui mais moins)
j’ai ensuite fumé beaucoup de cannabis, aujourd’hui je n’en fume plus, il faut juste que je trouve le probleme, et comment le resoudre, sinon,j’aurai tjrs un echapatoire nuisible!!
bon courage a vous toutes!!

4. Romeo-de-la-bastille - 30 mai 2009

Quelle addition !
Je considérais comme une faiblesse et un risque de vulnérabilité de vouloir se rattacher aux autre, mais en te lisant je comprend que tous seul l’on n’est pas plus fort, l’amitié est un juste équilibre entre donner et recevoir, perdre un être chère et toujours tragique. Cependant la vie est une aventure fragile pour chaque être de cette terre et chaque jour est une page qui ne peut être re-écrite, il faut se rendre compte de la chance que nous avons d’être née dans ce pays pour mieux relativisée nos malheurs.

5. lena - 22 juillet 2009

Oh
!

Je me rends compte que je ne suis pas la seule dans ce cas là ! J’ai des TOC depuis plusieurs années ( pensées, ruminations, vérifications, etc etc etc ) et je « gratte » mes boutons depuis 6 ans ( j’ai 18 ans ). AU départ je n’avais que quelques petits boutons presque invisibles et je me suis mise à les arracher, ça me décompressait. Je me sentais soulagé. Et maintenant je culpabilise tout le temps mais je les grattes toujours et toujours. J’ai nombre de boutons sur mon visage et je n’ose même plus regarder les gens en face. Même les mirroirs me font peur.
Je ne peux m’en prendre qu’à moi même, il faut que je m’empêche de faire tout ça. Mais parfois je craque.
Bon courage à tout le monde et merci d’avoir crée ce site !

alexh - 12 janvier 2011

Bonjour,
Votre témoignage m’a beaucoup touchée.
Journaliste pour un nouveau programme diffusé sur TMC, je prépare un documentaire de 52 minutes sur les TOC. Le but de ce reportage est de déstigmatiser ce genre de pathologie et d’apporter des éléments de réponse. Nous ferons appel à plusieurs spécialistes.
Parce que parler des TOC et de la manière de les soigner est important, je recherche donc des témoins souffrant de TOC. Si vous souhaitez partager votre expérience et trouver une solution pour enfin guérir, contactez-nous au 01 53 84 33 29 ou par mail : aholzhammer@reservoir-prod.fr
Merci
A bientôt j’espère

6. Schibbie - 7 août 2009

Les copains! Je suis tombée sur un site formidable et j’ai eu le déclic! je crois que ça va grandement s’améliorer de mon côté! Je vous invite à lire cet article, même s’il est long il en vaut la peine! C’est un article sur le stress, pourquoi et surtout comment le combattre! Avec en bonus des tests pour calculer notre degré de stress! Ca me change la vie, j’étais tellement négative avant… J’ai bien l’impression que ça va arranger mes problèmes de dertillomanie d’un coup! (l’ancienne moi aurait dit ‘l’espoir fait vivre’ mais la nouvelle moi positivise! oui ça va changer ma vie, et sûrement la vôtre aussi!)

Voici l’adresse! Vraiment, prenez un moment pour le lire! Ca en vat la peine!!

http://www.usherbrooke.ca/universante/psychologique/dossiers/stress.html

En résumé j’ai compris pourquoi je gratte mes boutons! C’est un moyen que mon corps a de réagir contre le stress, trop intense! Et comme je n’écoute pas mon corps, il a trouvé un moyen de me le faire comprendre (comme mon image est très importante pour moi, il a foncé me marquer le visage d’un immense panneau STOP!) Mais une dernière chose, il ne faut pas en vouloir à cette partie en nous qui fait ça. Faut l’aimer! Aimez cette partie en vous, car sans elle on se tuerait sans doute à la tâche! Elle tient à nous et a donc trouvé un moyen de nous dire d’arrêter avant que notre santé en prenne un vrai coup! Je l’en remercie, et je vous invite à faire pareil! Dites-lui que vous avez compris son message, que maintenant vous ferez tout le nécessaire pour arranger ça et faites-le non pas par peur que ça recommence mais par CHOIX d’une vie meilleure pour vous, pour votre entourage, allez améliorer votre qualité de vie!
Bon, je m’égare, je m’égare, mais tout est expliqué sur le site 😀

Bonne lecture, et je vous souhaite plein de bonheur, SOYEZ POSITIFS!!!

Aurore - 2 août 2010

Bonjour, ou plutôt bonsoir…

Votre témoignage date déjà d’il y a presque un an, mais j’espère que ma réponse vous parviendra tout de même.
Vos quelques lignes m’ont sautée aux yeux car je m’y reconnais totalement.

[« En résumé j’ai compris pourquoi je gratte mes boutons! C’est un moyen que mon corps a de réagir contre le stress, trop intense! Et comme je n’écoute pas mon corps, il a trouvé un moyen de me le faire comprendre (comme mon image est très importante pour moi, il a foncé me marquer le visage d’un immense panneau STOP!) »]

C’est exactement mon histoire! Mon stress à moi, c’est les études. Je pense que je vise un but un peu trop élevé par rapport à mes propres capacités, mais je m’obstine car c’est mon rêve et que je sais au fond de moi que je finirai par y arriver… (et je ne compte pas tout arrêter sous prétexte que ça me dévisage!) Pourtant ce problème s’accentue de plus en plus (ayant arrêté la pilule il y a quelques mois j’accusais mes hormones de ces nouveaux boutons envahisseurs, mais je viens de prendre conscience que je n’avais jamais abusé si fort de cette manie qu’en ce moment!) et il faut bien que je le règle une bonne fois pour toute! (cette manie est devenue tellement obsessionnelle que je m’attaque même au dos de mon copain lorsque je ne trouve plus de quoi me satisfaire sur mon corps à moi! bizarre je sais :s ). ( et pour ce qui est de mon image, elle m’est également importante car ayant peu de confiance en moi en public mon seul atout de confiance est mon image, qui doit toujours être impeccable pour me sentir à l’aise…)

J’ai donc cliqué sur votre lien pour en savoir plus, mais hélas je ne parviens pas à trouver ce fameux article, qui n’existe sûrement plus ou qui a dû changer d’adresse depuis tout ce temps! C’est pourquoi je me permets de vous demander si vous en auriez peut-être, par hasard, gardé une copie ou autre source pour que je puisse à mon tour en faire bon usage.

J’espère sincèrement que vous pourrez me lire, ou dans le cas échéant que quelqu’un d’autre vole à mon secours… Je pense que mon état psychique se détériore de plus en plus car je remarque que d’autres TOC s’installent chez moi, (grattage compulsif du cuire chevelu, rituels de vérifications incohérents) et je sens une perte de confiance en moi de plus en plus grande au point d’avoir du mal à m’exprimer devant les gens, même proches (bafouillements, inversion de l’ordre des phrases, trous de mémoire sur des mots très courants) et je m’éloigne de plus en plus de la vie « sociale » car je me sens inférieure à tout le monde…

Merci d’avance, Schibbie, si vous avez su me lire
Et bon courage à tous!
Ce site fait réfléchir et m’a permis d’ouvrir les yeux. Le fait d’avoir osé mettre des mots sur tout ça me donne envie d’agir, dès maintenant!

alexh - 12 janvier 2011

Bonjour,
Votre témoignage m’a beaucoup touchée.
Journaliste pour un nouveau programme diffusé sur TMC, je prépare un documentaire de 52 minutes sur les TOC. Le but de ce reportage est de déstigmatiser ce genre de pathologie et d’apporter des éléments de réponse.
Parce que parler des TOC et de la manière de les soigner est important, je recherche donc des témoins souffrant de cette pathologie. Si vous souhaitez partager votre expérience et trouver une solution pour enfin guérir, contactez-nous au 01 53 84 33 29 ou par mail : aholzhammer@reservoir-prod.fr
Merci
A bientôt j’espère

Schibbie - 5 mars 2011

Bonjour Aurore,
Veuillez m’excuser pour le retard, je viens par hasard de découvrir votre commentaire ici.
Je n’arrive pas à remettre la main sur ce lien que j’avais donné. A défaut en voilà un qui pourrait peut-être vous être utile : http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=stress_dossier

(sinon, cherchez ce qui se rapporte au stress et à l’angoisse sur internet)

Aucun miracle cependant, j’ai relu mes précédent commentaires et je les ai trouvés terriblement enthousiastes sachant que les progrès ont été presque négligeables physiquement (et les seuls progrès sont attribués uniquement au fait que je prends la pilule maintenant, et des restes du Roaccutane dont j’ai fait une cure (désastreuse) cet été). Par contre, les progrès sur le moral ont été assez importants. Je ne vois plus cette histoire d’acné au premier plan de ma vie, mais plutôt au 2ème. (ce qui reste quand même gênant au quotidien, mais plus supportable ; j’en arrive presque à ne plus baisser les yeux quand je croise les gens dans la rue, sauf évidemment ceux qui me regardent de travers au premier abord…)

Je souffre aussi de trous de mémoire de mots même ordinaires, depuis longtemps déjà, et je n’avais jamais fait la relation ! Moi aussi je bafouille, et si je ne fais pas d’immenses efforts sur moi il m’est impossible de sortir une phrase correcte sans bafouiller, bégayer ou bloquer sur un mot. C’est pourquoi dans les conversations entre amis, ou en famille (cousins, etc), je me contente d’émettre des participations courtes, peu fréquentes et qui se veulent drôles. Je passe pour la rigolote de service mais c’est le seul moyen que j’ai pour m’exprimer correctement. Après, plus la confiance s’installe et plus je tente des phrases plus longues. Un autre truc qui m’est arrivé avant l’apparition de l’acné et qui continue toujours : dès que quelqu’un me parle sérieusement (quand un(e) ami(e) me parle travail, ou d’un drame qui lui est arrivé) je réalise « mince alors, on me parle sérieusement! » et là, je me mets à sourire bêtement et sans pouvoir me contrôler. C’est comme si d’un coup, on m’estimait, et je déborde de joie, à un moment toujours incongru voire gênant (quand on m’annonce qu’un proche a un cancer par exemple). Mais tout ça, c’est un autre sujet ^^

Ne vous sentez pas inférieure, vous ne l’êtes pas. C’est une fausse impression, vous vous mettez vous-mêmes des barrières. Je ne sais pas si cela peut vous aider mais personnellement, je conserve chaque preuve d’attention (une fleur qu’on m’offre, un dessin gribouillé dans le coin d’une feuille, un texto gentil…) et le soir, quand je ressens une vague de « sous-estime », je les ressors. Ca m’est d’une grande aide. (je souffre aussi de crises d’angoisses nocturnes, où je me culpabilise et je me sens moins que rien. je ne sais pas si c’est aussi votre cas mais je le mets en relation avec l’acné excoriée, en tout cas c’est le même esprit, et ça se manifeste par d’immenses crises de pleurs incontrôlables).

Mes crises d’acné se sont espacées. Je n’en fait pratiquement plus, sauf lorsque j’ai des problèmes (avant les partiels, lors de chocs émotionnels…). Le reste du temps c’est uniquement du « check up » pour voir comment ca se porte, et s’il y a des boutons qui méritent mon attention. Bon, je suis loin d’être guérie et mon visage est loin d’être potable, mais dans ma tête c’est déjà beaucoup moins lourd à supporter.
J’en ai parlé à une amie aussi, ça soulage. (qui d’ailleurs m’a confiée être atteinte du même TOC, mais en beaucoup beaucoup moins fort)

Voilà, en espérant vous être utile. En tout cas, n’oubliez jamais que vous êtes digne des plus belles attentions et vous valez mieux que quiconque.

Le fait de vous attaquer au dos de votre copain, ça c’est étonnant. Ma soeur me demandait de m’occuper de son dos quand j’étais ado (et déjà atteinte d’acné excoriée) et j’arrivais à peine à appuyer sur sa peau. L’idée seule d’enfoncer mes ongles dans sa peau et risquer de lui faire mal me faisait presque tomber dans les pommes, c’était impossible. Comme quoi, on ne réagit pas tous de la même manière!

Ne perdez pas espoir surtout. Dès que vous sentez votre courage diminuer dangereusement, allez faire un tour sur internet, baladez-vous sur des sites ou des forums qui parlent de ça. Ca vous redonnera du courage 🙂

Encore une chose et après je vous laisse tranquille, l’an dernier mes crises étaient plus nombreuses notamment à cause des études aussi. En première année on me demandait énormément de travail personnel, du par coeur, sur des sujets qui ne m’intéressaient pas du tout et qui me rebutaient. Ca contribuait à ma frustration et donc à mon stress et donc à mes crises. Et puis un jour je me suis mis en tête qu’il fallait en passer par là pour ensuite faire ce qui me plairait, et que je n’avais pas le choix, que ça ne servait à rien de se rebeller à ce moment-là de ma formation et qu’il fallait que je me contente bêtement d’apprendre. Et je me suis promis d’oublier aussi vite que possible ce que j’aurais appris. Dès lors j’ai été apaisée intensément et durablement. J’ai pu finir d’apprendre dans le calme, j’ai eu une très bonne note au partiel et le soir de ce partiel, j’ai fermé les yeux, fait le vide dans ma tête en me disant « j’oublie tout. J’oublie tout ». Et ca a marché ! Donc je recommence cette année et ça fait ses preuves. (bon, par contre, j’ai eu besoin cette année des connaissances de l’an dernier que j’avais décidé d’oublier, mais j’ai réussi à m’en sortir) Et ce dernier semestre, j’ai pris le parti de n’apprendre que ce qui me rebutait le moins. C’est un compromis, je n’ai pas eu de super notes mais suffisamment pour valider la matière, je n’ai pas encombré mon cerveau inutilement et ma peau m’en a remercié…

Pour finir (haha, je savais bien que je n’arriverais pas à terminer mon commentaire), je continue à croire que la source de tout ça, pour ma part, ce sont l’acné, pas notre réaction face à ça. Cet été quand j’ai eu la chance de ne plus avoir un bouton (la réjouissance était de courte durée), j’étais guérie! J’avais tout simplement arrêté de m’intéresser maladivement à ma peau. Après par contre, dès que les points noirs sont réapparus c’était reparti… Mais j’ai pu voir que sans boutons, le problème était réglé.

Merci de m’avoir lue, si vous êtes arrivée jusque là, et bon courage, on en a toutes besoin ! Tenez-moi au courant de l’évolution svp.
Bonne soirée

Schibbie - 5 mars 2011

J’ai relu votre commentaire.
Vous partez dans le mauvais sens. Il ne faut pas se dire « j’y arriverai, quitte à me bouziller le visage » car ce TOC est là car une partie de vous-même veut vous alerter que ça ne va pas, que votre santé mentale est menacée. A moins que vous vouliez devenir une aigrie maladive et pleine de TOCs, la solution n’est pas là. C’est un signal d’alarme que votre corps vous donne. Sans lui, vous n’auriez pas eu conscience du danger qui vous menace, donc déjà, voyez-le comme un messager gentil qui vient vous prévenir. C’est pas à lui que vous devez en vouloir.
Ca veut dire que vous vous y prenez de la mauvaise manière. Changez votre point de vue des choses. Voyez vos études de manière plus paisible, plus en accord avec vous-même. Revoyez votre méthode de travail. Rassurez-vous intérieurement, faites des compromis avec vous-même : je ne connais pas votre façon de faire mais par exemple, au lieu de travailler 5 heures d’affilée, de perdre votre temps, de faire des allers-retours au miroir… prévoyez du temps pour vous. Commencez par aller vous promener, jouer d’un instrument de musique, lire, vous détendre, puis travaillez quand vous en avez envie. Ne vous forcez pas. Tout viendra naturellement. J’ai arrêté de me forcer et je le vis bien ! Acné ou pas acné excoriée, de toute façon vous le vivrez mieux, vous n’avez rien à y perdre.
Donc, ce TOC n’est pas un obstacle à vos ambitions, c’est simplement une alerte qui vous indique que vous n’avez pas la bonne méthode. Ce n’est pas évident de changer tout ça mais pensez-y =) (dans mes résultats, ça m’a fait passer de l’équivalent de la mention bien à la mention assez-bien, mais ça en vaut la peine)

Re-bonne soirée

Schibbie - 5 mars 2011

Après j’arrête avec mes commentaires ^^

Voici un article qui pourrait certainement répondre à vos questions http://fr.wikipractice.org/wiki/G%C3%A9rer_votre_stress

Bonne lecture

Aurore - 7 avril 2011

Bonjour Schibbie,

J’ai le sourire aux lèvres rien qu’à savoir que quelqu’un ait fini par lire mon message et qu’on m’ait répondu 🙂 Je n’y croyais plus trop après tout ce temps sans réponse…
D’ailleurs excusez-moi pour tout ce retard mais, malgré quelques visites sur ce site de temps en temps, je n’avais jamais remarqué votre réponse.
C’est très gentil à vous de m’avoir lue, et surtout d’avoir pris le temps de répondre, et bien en long et en large!
Ce qui me fait sourire aussi c’est de voir toutes ces tartines que vous m’écrivez, je suis tellement du genre aussi à écrire des messages qui n’en finissent pas tout ça pour pas grand chose au final, des fois… Enfin soit.

Pour ce qui est de cette « maladie », je pense m’en être bien sortie. En effet, à l’époque de mon premier message j’étais en pleine crise de boutons, et de grattage! Je n’en avais jamais eu autant, et je me trouvais de plus en plus repoussante… Même durant l’été, alors que le soleil est sensé faire des miracles sur les boutons, ça ne disparaissait pas comme d’habitude 😦 Du coup j’ai fini par aller voir mon médecin pour lui demander de l’aide. Il m’a prescrit un produit miracle: du DALACIN. C’est un antibiotique local à appliquer matin et soir sur le visage, et le résultat a été surprenant! A côté de ça, j’ai trouvé par moi même une pommade géniale anti-boutons: SKIN APPEAL (skin care gel), de Louis Widmer. Et l’utilisation de ces deux remèdes a vraiment « changé » ma vie!!! Presque plus de boutons depuis lors! Mais, bien évidemment, j’ai également repris la pilule. Même si moralement je me sentais vingt fois mieux sans, elle me permet aussi de combattre l’acné… Pour ce qui est de mon traitement au Dalacin, je l’ai terminé il y a deux semaines, après l’avoir appliqué tous les jours depuis 6 mois. Malheureusement de gros boutons commencent déjà à réapparaître, alors que j’en étais quasi débarrassés 😦 Mais bon, avant de m’affoler j’attend de voir comment ça évolue, car un gros bouton de temps en temps, c’est tout à fait normal!
Enfin soit, tout ça pour dire que depuis que j’ai découvert ces produits, mon acné a presque totalement disparu! Et, je suis totalement d’accord avec vous pour dire que sans acné, le problème de grattage compulsif n’est plus présent, étant donné qu’il n’y a rien à toucher sur notre visage 🙂 Par contre, je continue de temps en temps à faire quelques inspections sur mon visage… Et si quelques boutons ont le malheur de se mettre sur mon visage, c’est la cata: j’y touche! Mais ça reste beaucoup moins compulsif qu’avant, donc je suis contente de moi 🙂

Pour ce qui est du stress des études, je le vies déjà un peu mieux, donc peut-être que ça m’aide. Par contre pour moi je ne parlerai plus vraiment de maladie, mais juste d’une mauvaise habitude qui s’est installée, et qui resurgit en cas de boutons apparents.

Par contre, pour ce qui est des troubles du langage, ça devient de pire en pire! Pour le moment je ne m’en rends même plus compte mais ça arrive sans arrêt que des gens me reprennent en disant que je n’ai pas utilisé le mot approprié, et j’insiste pour leur dire que c’est faux, que j’ai utilisé tel mot, et eux me répondre que non, je me suis trompée 😦 et ça n’arrête pas, tous les jours… Je sais que c’est dû à un énorme manque de confiance en moi. Mais je ne sais pas comment régler ça… Pourtant j’ai pas mal d’amies proches pour qui je me sens importante, puis il y a mon copain avec qui ça va très bien, donc mon problème n’est pas de me sentir minable à leurs yeux, mais c’est seulement un problème face aux gens que je ne connais pas justement. Les inconnus et personnes moins proches me « terrorisent », car ils m’impressionnent… Peut-être que comme je suis perfectionniste, j’ai peur de faire le moindre faux pas et que donc ça me bloque?Mais bon, je ne pense pas que ce soit le forum approprié pour parler de ça.

Je vais déjà arrêter mon message ici, car je me sens terriblement fatiguée, et que j’ai encore quelques petites choses à faire avant d’aller me coucher.

En tout cas un grand merci pour tout! Et merci aussi pour vos liens, je les ai regardés en gros, mais je les lirai plus en détails quand j’en aurai le temps.

J’espère que mon message n’a pas été trop assommant, j’ai remarqué que j’avais parfois des tournures de phrases assez indigestes :S

Passez une très bonne soirée 🙂

Schib - 7 avril 2011

Bonsoir Aurore,
(J’espère que j’utilise le bon lien pour vous répondre et que le message ne va pas aller se loger entre 2 commentaires plus anciens…)
Tant mieux si c’est arrangé pour vous, c’est une très bonne nouvelle !
Je note le nom de vos crèmes et compagnie et je demanderai à ma dermato quand j’irai la voir, on ne sait jamais, si ça a marché pour vous..!
Quand vous dites que vous avez des problèmes de moral avec la pilule, ça m’intéresserait d’en savoir un peu plus : quelle pilule prenez-vous? Quels effets avez-vous constaté sur votre moral? (le mien va parfois assez mal et je me demande si c’est un vague reste de Roaccutane dans mon sang ou bien cette pilule que je prends depuis le Roaccutane qui est en jeu…)
Pour cette histoire de confiance en soi, oui je pense qu’effectivement vous avez mis le doigt dessus, il faut se laisser le droit à l’erreur, le droit de bafouiller, et surtout en ce qui me concerne, se laisser le temps de parler lentement. Les gens qui m’impressionnent le plus sont ceux qui parlent d’une façon rythmée et dont leurs phrases ont une chute. Sans doute en voulant les imiter je veux aller plus vite que la musique et je trébuche… Peut-être est-ce aussi le cas pour vous.
Je vous souhaite une très bonne soirée également et vous remercie pour votre réponse qui était très agréable à lire ! 🙂

7. Caroline - 18 septembre 2009

Bonjour,
Hier soir après une énième mutilation de mon visage, j’ai décidé de faire des recherches sur le net… peut-être un TOC?
Et je suis tombée sur ce site… c’est exactement mon problème.
Repérage d’un bouton, généralement en passant la main sur la peau de mon visage ou alors quelques chose de suspect repéré au hasard dans un miroir la journée et hop je vais à la salle de bain. Le temps n’a plus d’emprise sur moi, mon esprit s’envole je crois. Avec les années, j’ai 24ans (mais impossible de savoir depuis quand ça a commencé?!), toutes une série d’outils sont à ma disposition; les clean-ex, pour ne pas avoir le contact avec mes doigts et la peau du visage et essuyer le pu et le sang; l’aiguille de couture, pour percer encore plus profond; produits cosmétique pour nettoyer ma peau après le pressage et grattage.
J’inpecte tous les recoins de mon visage à la recherche de points noirs et boutons à percer. Quelques fois c’est les oreilles aussi. Et se rituelle est tous les jours, mais plus tôt le soir, car j’ai souvent de la peine à m’endormir.
En effet j’éprouve une très grande satisfaction lorsque quelque chose sort des boutons et je confirme, aucune sensation de douleurs ou alors si je sens quelques choses je continue quand même.
Honnêtement mon copagnon me faisait chaque fois des remarque sur le sujet. Il me disait d’arrêter, mais je n’y arrivais pas! Et avant de lire ce site, jamais je n’aurais imaginné que c’était une maladie. Je pensais que c’était juste un obsession esthétique…
Après avoir fait cette découverte hier soir, j’ai pleuré. Pleuré toute la nuit. Je cherche toujours à comprendre qu’est-ce qui peu m’angoisser et me pousser à me mutiler de cette façon. Je pensais être quelqu’un d’équilibré (travail normal, vie de couple épanouïe, pleins d’amis…). Il doit s’agir d’un mal-être enfoui en moi; mais lequel?
Cependant j’ai fermement décidé d’arrêter. Je vais essayer de me maîtriser toute seule et on verra…
Promis je vous tiens au courant et vais essayer toutes les astuces vues sur le site!

Rebecca. - 10 novembre 2009

Merci pour ce site incroyable qui contrairement aux autres m’a enfin fait découvrir POURQUOI je me fesait cela…
Depuis quelques temps je m’interréssait à la psychanalyse freudienne mais j’étais à mille lieues de cette cause que j’avais effectivement refoulé en moi et ajoutée à mon caractère timide (perfectionniste) et à mon mal être vers les 12-13 ans, je m’étais ainsi retrouvée plongée dans une spirale infernale de laquelle je ne suis toujours pas sortie…
J’ai 17ans, et j’espère vraiment à présent, arriver à m’en sortir. Merci et bon courage aux autres. 🙂

virginie - 17 novembre 2009

j’aime beaucoup rebecca ta manière d’écrire. Pour tes 17 ans, c’est bien.
Tu pourras à travers tes écris , retransmettre tes idées.
Moi au lycée j’étais plutôt matheuse. Je regrette aujourd’hui mon manque d’investissement en littérature, car j’ai tellement de choses à dire, mais je n’utilise pas toujours les bons mots pour exprimer ce que je ressens.

Charli - 28 mars 2010

Salut Caroline, comment vas-tu?

J’ai moi aussi 24 ans et exactement le même problème que toi. Moi aussi j’ai du mal à imaginer d’où provient ce mal-être – si mal-être il y a! J’ai donc décidé d’éliminer ce TOC, que je considérais plutôt comme une (très) mauvaise habitude, bien que je me rende compte que ce comportement n’est pas normal!

Et de ton côté, tu arrives à tenir le coup?

8. CARO - 15 novembre 2009

Bonjour, je ne sais pas si quelqu’un a le même souci que moi ? Voilà depuis mon adolescence je me frotte très régulièrement les yeux dans le but d’enlever les secrétions. Ca m’arrive souvent le soir quand je me sens anxieuse. Merci de me répondre si vous avez ce problème.

9. virginie - 17 novembre 2009

je ne croyais pas que ce toc existait.
Ce n’est seulement qu’il y a quelques mois que je me demande si ce n’est pas un toc.
C’est vrai, le désir que je ressens, c’est vraiment extrême, lorsque je perce un bouton ça me détend , c’est la seule chose qui me déconnecte.
Seulement ce problème viens de ma tendre enfance, avant même que n’apparaisse mon premier bouton d’acné. Depuis que je suis tout petite ,3 ans (j’ai encore une photo de moi en petite maternelle, et il y a un gros bouton rouge sur mon visage, pourtant j’étais mignonne)je ne pouvais pas m’empêcher de m’arracher les croûtes sur mon mon visage, ma mère à alors consulter notre médecin traitant qui a conclu que cela venait d’un vers solitaire que j’ai chopé, un autre médecin a dis que c’était l’apetigo, seulement ce dernier est très contagieux et je devais rester une semaine a la maison. Ma mère en a pas pris vigueur.
A 12 ans lorsque j’ai découvert mon premier bouton d’acné, cela a été une découverte pour moi. Depuis ce jour je me suis toujours percé les boutons.
Seulement aujourd’hui n’ayant pas d’acné, ce n’est vraiment que des petites grosseurs qui surgissent sur ma peau, ainsi que des petits boutons. Mais j’attaque tellement mon derme,que ça en devient des vrais boutons.
Cela me gâche ma vie, car sur le moment je prend conscience que je fais des bêtises, mais pendant l’acte je me rends pas compte, je prend tellement de plaisir, que j’en oubli le temps, et passe des heures, et je ne peux que constater dans mon miroir les dégâts.
Les conséquences de mes actes:
-au début j’ai eu des problèmes de couple car mon conjoint ne supportait pas de me voir me massacrer le visage(c’est ces mots), avec le temps (10 ans) il s’est habitué et sait que c’est plus fort que moi, et l pauvre malheureux accepte d’être mon cobaye pour ne pas voir sa femme s’abîmer le visage. Il a des moments je m’en veux car il avait une peau parfaite, une vrai peau de bébé.
– Un autre problème sur ma vie, lors de la naissance de mon fils je n’ai pas osé allaiter car j’avais quelques marques sur le haut de ma poitrine, et sur mon dos (je suis tellement souple que j’arrive à me les enlever sur le dos), à la fin de ma grossesse j’étais stressée et généralement, c’est à ces moments là que je fais des dégâts.
-Bien d’autres conséquences sur ma vie.

J’ai vraiment honte.

10. Koba - 12 janvier 2010

Coucou,

Tout d’abord, je voulais féliciter pervenchette pour la qualité de ce blog, que j’ai lu bien attentivement et qui m’a appris une foule de choses…

Je me permets de déposer un message dans les témoignages, car je viens de créer un forum uniquement consacré au grattage compulsif : après avoir écumé la toile sur divers forums médicaux généralistes, j’ai pensé qu’une page consacrée uniquement à ce problème pouvait être utile.

Ce forum est accessible en cliquant sur mon pseudo.
Merci Beaucoup !

11. Rebecca - 24 janvier 2010

Bonjour,

Je voulais dire que j’ai cru découvrir la raison de ce comportement, j’ai cru être sur le point d’arrêter mais j’ai continué. Chaque « récidive » est comme un nouvel échec qui me rend d’autant plus triste que je vois ma mère souffrir des cicatrices toujours plus nombreuses qui couvrent mon visage.
J’ai cependant remarqué une chose, c’est que cet acte est comme une déshumanisation de mon propre corps car au moment où je le fais, je ne pense plus que c’est à moi même que je fais cela et que cette peau en train d’être meurtrie vie et me permet de vivre. Le son de ma propre voie bloque cet engrenage lorsque je suis face à ce mirroir …
Suis-je la seule à ressentir tout cela ?

12. Charli - 27 mars 2010

Boujour!

Un tout grand merci pour ce blog que j’ai lu du début à la fin. Je me reconnais dans beaucoup de vos témoignages. J’ai grand espoir que le fait de mettre un nom sur ce comportement (que je pensais isolé), cette maladie, m’aidera à la combattre et à en finir avec ce rituel du miroir! Malheureusement, je suis dans une « période à haut risque » – stress, vie chez les parents et miroir grossissant dans la salle de bains 😉

En bref, j’écris ce mot dans les témoignages car j’espère bientôt pouvoir vous faire part du mien en tant que personne guérie – ou du moins en voie de guérison car il faudrait plus de recul pour se proclamer guérie. En effet, cela fait plusieurs semaines que je me contrôle de mieux en mieux, et je me lance aujourd’hui le défi d’arrêter complètement pendant un mois (date de mon départ en vacances)…

13. Anonyme - 27 avril 2010

A tous les désespérés de ce site, je vous dis que vous pouvez guérir,
Il vous suffit de déstresser par un autre moyen que de vous arracher la peau, en faisant du sport, et surtout éviter les miroirs, et si jamais la pulsion est trop forte, choisissez un partie invisible sur le visage, sous le menton, à la racine des cheveux, comme cela vous pourrez vous soulager sans vous détruire trop, car vous constaterez moins les dégâts!
Et pensez surtout au grand jour où vous serez guéris.
Je me suis défigurée pendant 5 ans et à présent je suis guérie.

14. evay - 4 mai 2010

Bonjour à tous! je dois dire que je suis également soulagée de voir que je ne suis pas un cas isolé…depuis toute petite, je me sentais différente, avais parfois des pensées « magiques ». Déjà très perfectionniste je voulais être la petite fille idéale et surtout être aimée par ma mère… je faisais des listes idiotes avant de partir de chez moi comme « aller aux toilettes, se brosser les dents… » comme si c’était nécessaire! mais jusque là…rien qui ne puisse m’empêcher de mener une vie de petite fille. A 9 ans , mon père a eu un accident, il n’est plus normal. il est devenu violent et nous (ma mère et mes soeurs) avons dû fuir la maison. Ensuite, ma mère a fait la rencontre d’un homme… leur rencontre bouleversera nos vies… Je suis une ado de 14/15 ans encore très perfectionniste, bonne élève, ma mère me laisse travailler seule désormais et c le début de ma descente en enfer…je ne sais pas m’organiser, je fais tout au dernier moment, etc. L’ ami de ma mère, homme de 50/60 ans a tenté de m’agresser sexuellement, je me suis débattu …et ai fait comme s’il avait s’agit d’un jeu… 3 mois après , j’en ai parlé à ma mère au téléphone…elle m ‘a d’abord cru puis il a su la convaincre du contraire… »c’était un jeu! » j’ai dû continuer à vivre auprès de cette personne et j’ai mené un combat de 10 ans contre ce monstre. Car pdt 10 ans, il a tout tenté pour m’anéantir psychologiquement…pour résumer, j’ai triomphé et un procès 10 ans après l’a condamné coupable! mais depuis mes 15 ans soit un an après les attouchements, je me défigure…j’ai développé les mêmes procédés que vous ( aiguilles, antiseptiques, accro du miroir…) tout cela s’est aggravé et j’ai étendu cela à tout le corps, puis ai réussi à réduire mais le visage… c’est une autre histoire…pourtant je suis une battante, voire une guerrière car il fallait du courage pour affronter cet homme, ce manipulateur pervers! mais ma volonté n’a jamais suffit. j’ai fait d’énormes progrès et mon visage a la chance d’avoir bien cicatrisé…petite astuce avec les crèmes (je vous donne mon secret: lipikar syndet pour laver c très doux- j’ai la peau fine et très sensible- cicaplast sur tout le visage et sur les zones très abîmées cicactive en plus) mais avant impossible pour moi de mettre quoique ce soit sur mon visage alors je suis restée enfermée la plupart de ma jeunesse … j’ai fini par croire que mon visage, mon vrai visage était celui abîmé (aujourd’hui encore dans les miroirs des magasins je suis étonnée de me voir! comme une personne qui aurait perdu 20 kg!) malgré cela j’ai développé d’autres stratégies et sans aller en cours et grâce à une mémoire de folie, j’ai validé 2 masters 1 bts etc! mais voilà à 28 ans le 25 juin prochain, je suis encore une enfant qui a peur de devenir une femme… j’ai pourtant eu le courage d’affronter bien des choses… et pour ceux qui pensent que nous nous cherchons des problèmes… j’ai failli perdre mon rein droit , je pensais que cela me calmerait, pensez-vous! je me traînais avec ma perf. mais mon miroir c t sacré…aujourd’hui, je suis à l’iufm, passer le concours est qqch que j’ai tjs repoussé , j’ai enfin dû accepter de prendre un traitement, cela a été assez miraculeux alors que je n’y croyais pas (donc pas effet placebo)…mais je pense qu’ils sont efficaces lorsque l’on a déjà franchi plusieurs étapes. Pendant des années je me suis auto-analysée, culpabiliser ne sert à rien. J ‘ai eu une enfance difficile (heureusement je ne vous ai pas tout dit ) mais voilà c peut-être finalement ce qui m’a sauvée. je suis en voie de guérison et je vous souhaite de tout coeur bon courage et dites vous bien que cela fait de nous des personnes différentes. Je vois les choses différemment et je vis ma vie aujourd’hui aussi différemment. bon courage et désolé s’il y a des fautes!

15. Rebecca - 4 mai 2010

Evay, quel témoignage incroyable, j’admire ta force de caractère et ta détermination. Cette capacité à aller de l’avant, à affronter l’avenir sans « se défiler » je crois que c’est ce qui me fait le plus défaut et c’est ce sur quoi je bosse dur, jour après jour, pour cesser de fuir dans mon mirroir. Bravo à toi donc pour ton attitude positive et merci pour ce témoignage qui me redonne espoir.

En tout cas je continue à essayer d’arrêter de subir ces crises et malgré les rechutes, je cois qu’il faut considérer chaque période d’amélioration comme un pas en avant vers la guérison.

Je voulais proposer à d’autres personnes éventuellement, de mettre en place un système d’entraide collective qui consisterais à poster un commentaire à une fréquence régulière pour que nous puissions nous encourager et nous soutenir… 🙂

16. evay - 4 mai 2010

oui c’est une bonne idée (il y a aussi le forum mais je ne me suis pas encore inscrite). Nous savons désormais que nous ne sommes plus seules, cela doit nous motiver surtout en cas de période critique!

Après en relisant mon message, j’ai l’impression que je donne l’image d’être sûre de moi…et comme je crains encore le regard des autres,..et bien j’espère que vous ne vous dîtes pas que je me suis envoyée des fleurs! Mais en réalité, j’en ai tellement bavé que j’aimerais que tous ceux qui souffrent de ce problème s’en sortent et trouvent un peu d’espoir…
et puis tu sais Rebecca, j’ai tjs appris à avancer contre des problèmes mais comme toi , ma plus grande difficulté est d’affronter l’avenir, d’aller véritablement de l’avant. J’ai atteint mon premier objectif: faire reconnaître ce que l’on m’a fait. Je ne supporte pas l’injustice…et je suis aussi très dure avec moi (je dois être une sainte, ne pas dire gratuitement du mal d’une personne, etc.) mais au final on cogite de trop …nous ne pouvons nous en empêcher.

Pour ma part, je n’ai pas été victime qu’une seule fois de la perversion des hommes, et je pense que je ne veux pas provoquer le désir de certains hommes, ne pas attirer le regard des femmes qui est souvent très dur. Je suis pourtant très coquette…pendant des années, j’ai acheté des petits bijoux, des robes, et je ne les ai jamais portés peur du regard, peur aussi d’abîmer les vêtements, chaussures (j’emballais tout de plusieurs poches!)…

Il faut se libérer du regard d’autrui et être plus indulgent avec nous-même mais c’est ce qui semble le plus délicat. La seule chose que je me reconnais , c justement cette volonté avec laquelle je me suis battu car vraiment, c t un fou et j’étais seule . Pour le reste , je suis complexée physiquement et intellectuellement (malgré les diplômes…pour moi j’ai eu de la chance…). Bref, il faut que l’on s’en sorte …13 ans que je passe à côté de la vraie vie…Rebecca, tu es jeune et les dégâts peuvent être limités même si je sais que cela ne nous empêche pas de passer à l’acte.

J’ai brisé mon petit miroir (symbolique – mais je dois avouer que c le deuxième) et donné toutes mes aiguilles à mon copain.

Et effectivement, tu as raison …malgré les rechutes, on avance petit à petit, mais un jour des déclics se font sans aucune explication pour ma part, mais qd ça arrive, c génial…c comme ça que j’ai réduit mes tocs (du jour au lendemain, je n’ai plus touché à mes sourcils, mes jambes, etc…je ne supportais pas de voir des poils repousser donc je vous laisse deviner mais j’ai trouvé des astuces…on pourra en parler si jamais vous avez eu le même problème…

et puis la perfection n’a pas de charme! c ce que l’on m’a dit… nous avons toutes des vies différentes mais nous partageons cette même souffrance… c la première fois de ma vie que je peux enfin partager celle-ci en me disant que je suis vraiment comprise… je pense que cela va m’aider à passer le dernier cap…

A très bientôt.et courage !

17. Gaëlle - 6 mai 2010

un grand merci au créteur du site ! J’ai 15 ans je me reconnais totalement ! j’ai mis tout en place pour arrêter , je vous tiens au courant ! Bisous !

18. Rebecca - 8 mai 2010

Evay, merci mille fois, je me sens encore aujourd’hui tellement timorée que j’ai vraiment cru que c’était une quasi fatalité d’être ainsi mais tu as définitivement fait renaître l’espoir en moi et je suis à présent persuadée qu’un jour, toutes ces craintes irrationnelles ne seront plus qu’un lointain souvenir 🙂 .

Dans le cadre familial, je suis pourtant la vraie « déconneuse » toujours en train de rire et de plaisanter mais dès que je me retrouve sans ces repères, le monde me semble tellement hostile !

Mais je vais essayer de vraiment m’ouvrir aux autres, de me montrer telle que je suis, de leur faire accepter mes différences.(ouf, quel programme ! 😀 )

En effet je vais très prochainement avoir l’occasion de mettre en application ces bonnes résolutions car plusieurs oraux m’attendent et c’est une réelle épreuve pour moi !

19. Rebecca - 8 mai 2010

Je voulais également dire que je pense avoir fait un pas en avant car je sais un peu mieux pourquoi : je me suis rendue compte que j’ai toujours refusé de sortir avec qui que ce soit, bien qu’il soit arrivé que le garçon en question me plaise (ce qui m’est arrivé pas plus tard que l’an dernier, et je m’en mors encore les doigts à chaque fois que je le croise au lycée, grgnn ).
Je pense que les individus du sexe opposé me mettent terriblement mal à l’aise mais j’ignore pourquoi !
Je me suis toujours très bien entendue avec mon frère, mon père, ils sont, avec ma mère, tout ce que j’ai de plus cher au monde.
Difficile donc de comprendre cette honte qui m’envahie lorsqu’un garçon s’interresse à moi … Enfin bref, je vais essayer de continuer le travail que je fais sur moi-même pour briser tous ces tabous qui m’empêchent d’avancer .

20. evay - 9 mai 2010

vous allez vous dire que cela n’est pas possible mais oui ca y est je suis passée de l’autre côté du miroir! pour ma part, j’en ai fini avec ce toc, le fait de lire les différents témoignages, une dernière mise au point avec mon médecin généraliste et un « auto-test », je sais que je suis prête à avancer, je le sens… pour tout vous dire, le lendemain de mon premier message, je suis aller au coiffeur et ai dévalisé un magasin malgré mes petits moyens…et cette journée a été magique…j’affronte le regard des gens. Je prends confiance en moi…j’ai eu certes de la chance lors de mes différents examens, mais j’ai su développer des stratégies … je n’en suis pas là par hasard… savoir pourquoi on le fait c bien mais c surtout important pour la dernière étape…sinon tout est finalement une question de perception. Par exemple, si on m’avait demandé il y a deux ans d’arrêter pour toujours de me « nettoyer » le visage mais avec la certitude d’avoir une belle peau, je dois avouer qu’au fond ne pas le faire me paraissait impensable! question de perception: sur le forum j’ai lu une personne qui parle de « salté » et bien je pensais la même chose, depuis que j’avais découvert ce qui se cachait sous ma peau, impossible de laisser ça! mais regardez: le sébum est essentiel pour la peau, c sa nourriture comme notre corps qui a besoin de nutriments pour vivre…il faut modifier notre manière d’analyser les choses… après l’aspect de propreté, il y a le grattage compulsif pour gérer un stress trop important… il y a aussi des étapes, des rechutes mais il faut en passer par là…il ya bcp de raisons qui nous poussent à faire cela (stress, propreté, évasion, sensation de contrôle…) je les ai toutes connues mais ce sont des mauvaises raisons… le chemin a été très long mais je suis fière de mon parcours alors …

je suis sur Périgueux et je vais souvent sur Bordeaux, si un jour cela était possible on pourrait se rencontrer ça serait vraiment bien, car nous sommes réellement les seules à pouvoir nous comprendre… et à pas nous juger…

Ayez espoir car bien souvent j’ai cru que je ne verrai jamais le bout du tunnel! Moi qui ne me voyais pas femme… à 28 ans, je le suis enfin et j’ai même hâte d’avoir un bébé…miracle!

et aujourd’hui je suis vraiment heureuse et prête à prendre mon destin en main…j’ai peur mais c une bonne peur!

21. evay - 9 mai 2010

oups je suis allée chez le coiffeur!

22. Rebecca - 9 mai 2010

Pardon si je me suis permise de vous tutoyer Evay, c’est venu comme ça … Je pense qu’il serait très compliqué de nous rencontrer car sur le plan géographique comme sur le plan personnel, cela risque de devenir une vraie galère (j’ai beaucoup d’oraux, le bac qui approche et vous devez également avoir un certain nombre d’impératifs). Mais je serais ravie que nous communiquions pas e-mail si cela vous convient car il vrai que je n’ai pas affronté le quart des épreuves que vous avez surmontées, mais il semblerait que nous ayons quelques traits de personnalité en commun

23. evay - 9 mai 2010

pas de souci, j’ai fait la même chose! et puis cela est plus naturel… il est vrai que je me doute que l’on vient toutes d’horizons différents mais un jour peut-être (je me suis sentie tellement différente que de rencontrer des personnes aussi toquées que moi, ça serait super et puis ça permet de relativiser)… d’ailleurs si un jour je reprends ma thèse, je pense la faire sur ce toc bien précisément et les conséquences sociales qu’il entraîne… j’ai également les oraux de l’iufm à préparer alors oui nous pouvons continuer à communiquer par mail. Pour les oraux, le théâtre m’a énormément apporté… aujourd’hui cela peut paraître étrange mais je suis très à l’aise à l’oral même devant un amphi! alors nous pouvons toutes dépasser nos angoisses… courage pour tes oraux!

24. M.S - 11 mai 2010

Bonjour, il y a quelque temps que je suis tombée sur ce site et je me suis tout de suite reconnue dans vos témoignages. Je souffre de ce trouble depuis environ 2 ans, enfin je ne me rappelle pas bien à quel moment j’ai commencé à me pourrir la vie mais ça doit être ça. Je fais des sortes de  » crises « , à 2 cm du miroir à scruter la moindre imperfection pour la déloger, même si il n’y a que moi qui la voit je commence à gratter puis ça devient rouge, ça saigne mais rien d »autre m’importe, juste que ca disparaisse, même si ça laisse une marque, généralement grosse, rouge, vraiment pire que l’imperfection d’origine, je n’arrive pas a m’arrêter avant d’avoir fais de gros dégats. Selon les périodes, les crises sont plus ou moins rapprochées, avec le stress et le manque de confiance en moi, j’ai peur du regard des autres et inconsciemment j’ai l’impression de me créer des excuses pour m’en cacher. Pourtant, grâce à l’aide de mon chéri et de sa patience pour m’aider à en finir avec ça, j’avais cru en avoir fini avec ça et me revoilà 4 mois après avoir arréter complétement de me massacrer la peau avec de nouveau quelques crises, moins importantes, moins rapprochées mais pourtant toujours présentes. Cette fois je me suis réconciliée avec mon miroir, mais avant de m’endormir, je passe mes doigts sur mon visage et la moindre imperfection que j’y sens, je la gratte, la fait saigné jusqua laisser encore de nouvelles marques. J’ai l’impression que tout les dégats que j’ai fait auront disparu le lendemain matin et pourtant non, encore des heures à se préparer pour affronter le regard des autres, du fond de teint, du correcteur pour camoufler tout ce que je me suis à nouveau infligée. Alors après les arrêts, les rechutes, comment trouver la force d’arrêter définitivement?

25. evay - 11 mai 2010

c justement l’envie d’arrêter qui nous donne la force de vouloir que tout cela cesse…encore et encore… au départ, je comptais les jours, les semaines où je ne le faisais pas… mais cela n’est pas nécessaire car aller dans la salle de bain ou croiser un miroir doit devenir naturel.
Beaucoup de fois , j’ai cru que je ne guérirai jamais mais ma volonté et mon envie de vivre et d’être enfin heureuse a été plus forte que tout ça (je me suis aussi mis pas mal de coups de pied aux fesses! et ai dû accepter que j’avais fait bcp de chemin toute seule mais que pour affronter mes véritables angoisses, il me faudrait de l’aide: je prends un traitement depuis février, les premières semaines: très dur puis au bout d’un mois : quel changement! mais je ne fais pas la pub pour les anti-dépresseurs!)…après même si j’en suis récemment sortie, je fais attention car un stress qui arrive peut vite nous refaire tomber dans cet enfer (c malheureux mais on ne peut pas se faire confiance avec ce toc) … et si rechute il y a, surtout ne pas se culpabiliser, cela nous a apaisés ok maintenant crème cicatrisante et pas touche … repenser aux fois où notre peau était bien et s’interdire de s’approcher d’un miroir…moi j’ai cassé mon petit miroir car je l’emportais partout! et pour dire à quel point c t comme une drogue…même une fois brisé, j’avais le geste automatique de le chercher… cela m’a pris une semaine pour me défaire de ça!!
Après j’avoue également que mon copain m’a bcp aidée lors des dernières rechutes mais vraiment il faut continuer d’espérer…
Courage car si tu as su le faire une fois tu pourras le refaire et cette fois-ci pour plus longtps!!

26. Rebecca - 13 mai 2010

Evay, je t’avoue que l’idée que tu prennes des antidepresseurs me fait très peur. En effait, il y a près d’un mois, une bonne amie à moi, qui connaissais quelques difficultés à cause desquelles on lui a prescrit ce genre de médicaments, s’est suicidée.
Je commence à accepter l’idée qu’elle nous ai quitté de manière aussi brutale mais je refuse de vivre à nouveau un tel traumatisme, ou de te laisser dire que ce genre de médicaments est une solution comme une autre. Simplement, je pense que le recours aux traitements médicamenteux doit être une sorte de dernier recours lorsque le problême devient insurmontable… Et je pense que pour la plupart d’entre nous, ce n’est pas le cas.

Outre cela, je voulais dire que mon dernier oral s’est plutôt bien passé, ce qui m’a qq peu redonné confiance en moi 🙂

27. Rebecca - 13 mai 2010

Pardon pour la faute : « En effet ».

28. evay - 15 mai 2010

Le mot a retenir est ATTENTION car comme je l’ai bien précisé, je ne fais surtout pas la pub des antidépresseurs pdt 13 ans j’ai tjs refusé d’y avoir recours!!! le fait d’en prendre m’angoissait tellement et pour moi cela ne règlerait pas mon problème … d’autre part, tous les amis qui en ont pris ont mis bcp de tps à s’en sortir et j’avoue je les trouvais tjs mélancoliques et MOUs! mais une fois encore ATTENTION , les personnes à qui je me comparais, n’avaient pas 1 le même caractère que moi (suis très dynamique) et 2 étaient dépressifs…je ne suis pas du tout dépressive et le traitement est spécifique aux tocs, les prises ne sont pas les mêmes et je ne prends pas d’anxiolitiques.

Moi qui avais bcp d’apriori j’avoue que jamais je n’aurais pensé en prendre (je faisais même de la propagande contre!) mais comme je le disais également il n’existe pas UNE solution . Qd j’ai enfin accepté, c que j’ai trouvé un bon médecin qui n’est pas pour cette médication systématique mais dans mon cas il le fallait et OUI ATTENTION les 15 premiers jours cela donne des idées suicidaires mais préparée à cela j’avais conscience qu’il fallait tenir et attendre (il faut que l’entourage soit au courant quit’ à vivre pdt 15 jours chez une amie ou autre, il faut être entourée et SURVEILLEE)… et pour moi (et je parle uniquement pour moi) le traitement m’a fait disparaître COMPLETEMENT toutes les procédures que je m’infligeais et rien que ça c que du bonheur… mon cerveau n’était jamais en pause…
ensuite les antidépresseurs ne m’ont pas empêchée de recommencer une fois car je n’ai pas su gérer une angoisse mais là ce n’est plus vraiment le TOC… cela ne faisait pas partie d’une nécessité de me nettoyer…avec le médecin , dès le départ, on savait que c t une aide ponctuelle, il savait ce que je pensais des médocs… j’ai commencé le 1 er février de cette année et je vais les arrêter progressivement dès fin juin…voilà je savais que j’avais atteint mes limites, si je ne les avais pas pris il est casi sûr justement que je ne serai plus de ce monde… je n’en pouvais plus…ma tête allait exploser mais j’ai fait sans médocs pdt 13 ans…ne pas oublié, j’ai tjs tout affronté et ai fait des progrès énormes…le psychiatre que j’ai vu 2 ou 3 fois très connu pour s’occuper des toqués! n’en revenait pas de mon état d’esprit et de mon parcours et il ne disait pas ça pour me faire plaisir…je suis une battante et je ne voulais pas que des médicaments quels qu’ils soient m’endorment une partie de mon cerveau, je voulais continuer à être lucide et avancer dans mon combat pour VIVRE.

aujourd’hui , je suis très heureuse mais voilà cela n’a pas été sans conséquence , je n’ai pas de travail , je suis surdiplômée et je n’ai pas de gros moyens… alors septembre prochain est dans tous les cas le début de ma vie!

Bon, c t long mais préférai bien repréciser les choses… et si cela n’est pas invivable pour le plus grand nombre ni handicapant socialement et professionnellement alors ce n’est pas un réellement un toc mais une mauvaise habitude afin de gérer un stress ou la désagréable sensation de ne pas être propre …
Là aussi, il convient de bien définir notre problème et savoir également en mesurer les effets… dans mon cas, il était clair qu’il s’agissait d’un toc très important mais j’ai vu bien pire…

alors encore courage, réflechissez bien à ce que vous désirez et ce qui vous empêche de l’atteindre…

selon moi , la vraie solution est de penser à soi, être plus indulgent car se culpabiliser renforce le cercle vicieux, mais toute de même se fixer des objectifs par jour (petits au départ puis progressivement allonger la liste) et faire le bilan chaque jour car là aussi ne pas se mettre la pression (il faut que je tienne au moins un mois!) je l’ai fait et cela a tjs échoué mais qui sait pour une autre personne c peut-être ça
Enfin en parler autour de soi, ça marche bien aussi car après on ne veut pas qu’ils se disent que l’on a craqué… il y a bcp d’astuces et un jour, elles vous permettront de relever la tête de l’eau…

29. Rebecca - 15 mai 2010

Je suis quelque peu rassurée de ton dernier message Evay, en effet dans ton cas, cela a semblé être la bonne solution.
Si tu veux bien, voici mon e-mail: reve.rebecca@hotmail.fr .
Oui, j’aimerais que nous puissions parler par e-mail car la dernière fois que j’ai tenu bon, j’ai eu envie de faire part de mes efforts et puis faute d’avoir pu en parler, j’ai recraqué. Si tu acceptes, je serais donc ravie que nous communiquions par e-mail, afin d’avoir qqn qui me comprend et m’épaule, et si tu as besoin, je pourrais aussi t’aider 🙂

30. evay - 16 mai 2010

Bonjour Rebecca, je t’ai normalement envoyé une invitation sur mon msn… attention tu es une privilégiée lol! je pensais … si cela peut t’aider chaque jour nous pouvons nous envoyer un petit message pour parler de notre humeur du jour, de nos objectifs ou si on a pas eu le tps : de faire le bilan de la journée , de la semaine (bon ou « mauvais »)… à très vite!

31. Cindelle - 26 mai 2010

Bonjour tout le monde,
Quel « plaisir » de savoir qu’on n’est pas fou et qu’on n’est pas seul à avoir cette satanée maladie. Je me suis toujours demandée quel malin plaisir j’avais à m’infliger ça ! Pourquoi je pouvais passer des heures devant le miroir à regarder et toucher mes boutons ? Pourquoi, alors que j’allais m’endormir, une « force » me poussait à sortir du lit et à me massacrer ? Pourquoi, sans même les voir, je pouvais être stressée comme pas permis pour des boutons ?
Pour ma part, je me triture très peu le visage en tout cas depuis quelques années j’ai réussi à surmonter mon envie de me massacrer le visage (des fois j’ai quelques petits boutons et je n’y touche même pas. Je me dis que si je ne touche pas à la fin de la journée ils ne seront plus là et ça marche !). Mais par contre mon dos (épaules et bas de dos) et mon décolleté….. oula ! C’est une autre histoire. C’est choquant mais je n’ai quasiment que des boutons aux endroits que j’arrive à atteindre avec les mains. De plus, je me cache derrière le fait que j’ai des problèmes thyroïdiens et la dermato m’a dit que mes boutons venaient aussi de la thyroide. Je sais que ma thyroide y est aussi pour quelque chose mais bon, quand je suis très stressée sans m’en rendre compte j’ai la main dans le dos, je touche, je gratte….. après de minuscules imperfections deviennent des boutons énormes ! alors elle a bon dos ma thyroïde !! je l’utilise comme excuse : « c’est à cause d’elle que j’ai des boutons ». Et je ne vous raconte pas les cicatrices ! j’ai trop honte de me mettre en débardeur ou d’aller à la piscine ! mais bon j’ai décidé de prendre les choses en main. Déjà pour calmer mon stress et me dire que les boutons sont sous contrôle, je me suis acheter de l’eau précieuse et je nettoie ma peau tous les soirs (sans regarder le miroir bien sûr !) et lorsque j’ai envie de regarder mon dos (sachant les risques que j’encours en faisant ça !), je prends un cahier et j’écris ce qu’il me passe par la tête ! Ca fait près d’une semaine que je fais ça, et ça va déjà un peu mieux ! j’ai regardé mon dos vite fait en sortant de la douche et mis à part les cicatrices rouges trop moches, il n’y a pas l’air d’avoir de boutons. Mais rien que le fait de voir ces cicatrices, j’ai envie de pleurer ! Mais je me motive !! Il faut que je sois forte. J’ai lu sur le site que cette maladie pouvait avoir des impacts sur la vie personnelle et c’est assez vrai. J’ai 25 ans et je suis célibataire depuis assez longtemps et je ne sais pas comment je vais expliquer à mon futur copain le massacre que je me suis faite dans le dos (espérons que d’ici là j’aurais été forte !!), comment je vais pouvoir me mettre nue devant lui alors que je suis complexée à mort par mes cicatrices et boutons (que j’ai quand j’ai une crise alors là je suis blindée de boutons tellement je touche). En même temps, je me dis que s’il m’aime, il m’aimera comme je suis et je suis persuadée que savoir ça va m’aider à ne plus toucher !
Mais bon je me dis que ça fait près de 10 ans que ça dure et que cette maladie ne m’a apporter que du tort ! ça fait 8 jours que je n’ai rien touché ! j’attends avec impatience les 8 mois sans toucher !

fanny - 24 juin 2010

coucou!
j’avais posté un message il y a environ un an sur ce blog le premier je crois meme ! et bon c’est un peu dur de voir que j’ai alterné phase de « non grattage » et phase de grattage compulsif et voir qu’a l’instant d’aujourdhui rien n’a guere evolué!
jai 25 ans aussi et c’est vrai que c’est dur a assumer notamment quand on est deja installé dans la vie adulte..oui c’est dure
En tous cas je voulais te dire félicitations pour ces 8 jours,continue comme ca et surtout ne t’inquietes pas vis a vis de ton futur copain ..si il t’aime il t’acceptera comme tu es avec tes cicatrices ..et rien que le fait de le faire te fera stopper cette pratique ..j’en suis sure 🙂
bisous y courage ..8 mois ca passe vite 😉

32. Mischka - 20 juin 2010

Bonjour à tous. J’ai été très émue de tomber sur ce site. Cela doit faire 5 ans que je souffre de cette maladie (j’ai 16 ans) et je n’ai jamais cherché à la comprendre ou même, à en parler. J’ai honte de moi, je me trouve affreuse mais cela ne suffit pas à me faire arrêter. Beaucoup de gens s’inquiètent, du moins il pensent que je souffre de complications d’acnée ect… Moi seule sait à quoi est dû de telles marques sur le visage, le dos mais également les jambes, les aisselles et même le sexe. Mon corps entier et couvert de cicatrices. J’aimerais arrêter, j’aimerais guerrir mais le problème est que je souffre d’autres maladies car je suis boulimique et maniacho-dépressive (je suis sous anti-dépresseurs). J’aimerais bien trouver quelqu’un ayant plus au moins mon age qui serait d’accord de communiquer avec moi, de pouvoir en parler par internet par exemple… si jamais voici mon adresse msn: angeli_miss@hotmail.com

33. Coucou - 23 juin 2010

Sa fait plaisir de voir qu’on est pas le seul.
Enfin pour la plus part vous êtes de filles,moi je suis un mec et j’en souffre énormément il y a des moments ou je crois m’en être débarrasser et puis un gros crise détruit ma peau qui avait mis un temps fou a se reconstruire :(.
Mais courage

Mischka:Si tu veut on peut en parler un peu mais je sais pas si je pourrai beaucoup t’aider

34. Lully - 6 juillet 2010

Moi ça fait un an ,
J’ai une petite acnée sur le front que je gratte et qui me pourrit la vie …
Pour cacher ça j’ai une frange … Mais cela de m’aide pas pour autant . Comme je sais que mes boutons sont cachés je gratte sens cesse, dit que j’ai mal … Mes boutons me détruisents … Avant je me trouvais jolie ,j’aimais aller à la piscine ,dormir chez des amis mais maintenant je pleure souvent , je n’aime plus sortir car j’ai peur que le vent souffle ma franche et que l’on voie tout ça … Je ne veux plus allez à la piscine car je ne peux pas mettre la tête sous l’eau (alors que j’étais une exéllente nageuse) .De plus, depuis 5 mois je m’invente des boutons imaginaires sur la poiterine … Je grate ,Je suis moche , moi qui avait un beau décolté ,j’aimais mettre des t-Shirts avec des col-V maintenant je cache tout avec des t-Shirt à col rond (peu feminin)

Très peu de personnes (amis ou famille) sont au courrant . Ma mère le sait mais ne se rend pas compte que cela me pourrit VRAIMENT la vie …Elle voulait m’enmener chez le médecin … mais je ne veux pas car je ne veux pas lui montrer… J’ai honte.J’ai honte de moi ,de mon corp …

Je ne sais pas comment faire ,
Je ne sais pas pourquoi j’ai ça , (peut etre des problème avec mon père , avec mes amours , et mon stress permanant ?)

J’ai besoins d’aide …

35. aimée - 26 juillet 2010

Bonjour à toutes (et à tous),

comme vous, cela fait maintenant bientôt que 15 ans que je passe mes jours et mes nuits à me détruire. Aiguilles, ciseaux, scalpel…tout peut me servir à réduire ma peau en lambeaux.
Cela a commencé à la suite d’une douloureuse histoire amoureuse avortée avant même d’avoir pu être consommée. Comme beaucoup d’entre nous, j’avais du succès, trop de succès avec les garçons pour moi qui étais de nature timide et discrète. Je suis une personne hyper anxieuse, perfectionniste, jusqu’au boutiste, névrosée à n’en plus finir, qui en plus fait tout pour conserver sa mémoire. J’ai besoin de tout expérimenter (donc j’ai naturellement déposé des pommades sur mes plaies alors que c’était déconseillé sur la notice mais il fallait que je vérifie par moi même). Le pire c’est, que durant mes massacres, je me contente d’un peu d’eau froide en guise de désinfectant. Mon éducation joue aussi un rôle important dans cette destruction. Je me suis battue pour avoir une vie à peu près ordinaire, j’ai des amis qui me sont fidèles bien que je puisse encore décliner certaines sorties pour cause de visage en sang. Je leur ai cachée cette souffrance durant 11 ans, je préférais qu’ils croient que j’étais lunatique plutôt que de me confier. Mais voilà, s’est ajoutée à cette dernière une autre pathologie, je suis tombée dans l’anorexie… et là, impossible de masquer ma souffrance.
Bref.
J’ai donc entrepris une psychanalyse, j’ai vu des magnétiseurs, j’ai fait de la relaxation…etc et aujourd’hui, je voudrais me tourner vers l’Hypnose Ericksonnienne.
Quelqu’une aurait-elle déjà essayé ? Peut-on espérer obtenir des résultats satisfaisants ? J’ai vraiment besoin de trouver une solution pour ne plus passer à côté de ma vie et me reconstruire.
Je suis contre les anti-dépresseurs pour lesquels je suis beaucoup trop réceptive et qui créent trop de dépendance.

J’ai fait des études à rallonge mais aujourd’hui je veux VIVRE loin de ces chaines opprimantes.

Ce site est particulièrement bien fait, j’en remercie sa créatrice.
Cela fait du bien de pouvoir partager sa douleur avec vous sans jugement et surtout dans la compréhension.
Je n’ai découvert le nom de cette maladie il n’y a qu’une semaine ! Après 15 ans…tout vient à point nommer ! (sans mauvais jeu de mots)

Je vous souhaite à toutes beaucoup de force et courage, et une destinée des plus ensoleillées malgré les nuages gris de désespoir qui assombrissent parfois notre quotidien.

Je vous embrasse.

36. Deborah - 20 août 2010

Bonjour,

Je suis aussi touchée par cette maladie qui me gâche la vie. J’aurais voulu savoir quels sont les dangers par apport à ces grattages compulsifs. Car quand je me gratte je me lave pas toujours les mains, donc pleins pleins de bactéries. Je me demandais si ça pouvait s’infecter gravement comme le cancer de la peau?
Avez-vous des infos sur les dangers du grattage compulsif?
Merci de me répondre par e-mail, si vous avez des infos.

37. A. - 11 octobre 2010

J’étais déjà passée sur ce site l’année dernière, et il m’avait beaucoup aidé, surtout parce que je me suis senti soudainement moins seule. Malheureusement, j’en suis toujours au même point. Je passe par des phases de rémissions durant lesquelles je me dis que tout va enfin se terminer, et une crise suffit pour tout gâcher et me pourrir la vie. Cela fait presque 10 ans que ça dure.(J’ai aujourd’hui 20 ans. Quand j’étais plus jeune, c’était surtout mes ongles qui prenaient) Et depuis que j’ai plongé dans cet enfer, mon décolleté(car c’est l’endroit le plus victime de mes compulsions) n’a JAMAIS été sans une seule croûte.
Je n’en peux plus, j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais… Je déprime souvent, et je suis intimement persuadée que si toutes ses croûtes venaient à guérir, tout irait subitement mieux. J’en viens parfois à rêver qu’on me plonge dans un sommeil artificiel pendant 2 mois – le temps que tout cicatrise – et qu’à mon réveil, toute envie de massacre aura disparu puisqu’aucune croûte ne sera là pour être arrachée.
Bref, courage à vous toutes et tous! 🙂

38. S. - 2 décembre 2010

J’ai découvert ce site par hasard, après une crise de grattage… C’est la première fois que je lis des témoignages qui collent si bien à mon mal être. Je ne sais plus à quand remontent mes « crises ». Mais je sais que très jeune, vers l’âge de 8 ou 9 ans, je prenais un malin plaisir à gratter mes boutons de moustique si bien que j’en porte encore quelques traces sur les bras… Ensuite à l’adolescence j’ai eu de l’acné modéré qui m’a beaucoup fait souffrir. J’ai perdu toute estime de moi à ce moment là. Le fait que mon visage ne soit pas parfaitement lisse c’est anormal. Je suis perfectionniste, angoissée par tout et surtout angoissée de l’image que je donne aux autres, peur des jugements, peur même des regards que je crois malveillants. Maintenant j’ai 23 ans, je suis mariée, j’ai finit mes études, ma vie est plus équilibrée qu’avant, et pourtant… les crises subsistent. C’est une source de conflit quasi permanente au sein du couple. Tant que je trouve que ma peau est acceptable tout va bien. Dès que j’ai l’impression d’avoir des boutons le cycle infernal recommence: je commence à faire un état des lieux avec mes doigts, puis je gratte un bouton, un deuxième, je me précipite devant le miroir puis je gratte tout ce qui peut se gratter dans une sorte de transe,je peux y passer une heure et enfin je me réveille devant ce même miroir et je me déteste. Je suis rouge, gonflée, défigurée. Je me calme un moment et des fois ça repart. En fait mon humeur est fonction de l’état de ma peau. C’est triste à dire ! Quand je me vois je ne vois que les imperfections. Les moments où ma peau va mieux je me découvre parfois presque avec surprise et je me surprends à me trouver jolie. Mais ça ne dure jamais longtemps. Et pourtant mon mari me le répète tout le temps que je suis jolie, mais je n’arrive pas à le croire. J’aimerai pouvoir muer comme les serpents et faire peau neuve sur un claquement de doigts. Et en même temps ces crises de grattage c’est comme si ça me permettais de me décharger d’un trop plein d’angoisses, c’est une drogue. Quand je me gratte je ne pense plus à rien. Et quand j’essaye de me maîtriser ma peau va mieux, mais je n’ai plus rien à gratter et ça c’est pas normal, il faut que je trouve une imperfection à tout prix.
En fait je crois que je suis trop impatiente, et surtout très exigente. Et je commence à prendre conscience qu’il faut accepter que tout ne soit pas parfait tout le temps. Le monde n’est pas parfait, je ne suis pas parfaite. J’ai le droit de ne pas être parfaite, et c’est pas pour autant que je vaux moins que les autres. Je commence à penser que c’est comme une forme d’egoisme maladif, on ne voit que soit et que SES problèmes. On croit qu’on est seul parce que les problèmes des autres ne sont pas marqués au fer rouge sur leur visage, et pourtant… Alors ce que j’essaye de faire quand une crise vient, c’est de me concentrer sur des choses concrètes qui pourraient faire plaisir à mon mari. Des choses toutes simples. Faire la vaisselle, faire un bon repas, repasser ses chemises. Et puis j’essaye de ne plus me laisser entraîner par mon démon du grattage, je lui dit NON, je ne vaux pas qu’il m’enferme dans sa prison. Alors je sors, et tant pis pour ma tête. Je peux vous dire que petit à petit en faisant ce travail là, les crises s’espacent. Il faut arriver à renverser la vapeur, arrêter cette spirale descendante, et arriver à laisser de plus en plus de répit à la peau et petit à petit perdre cette habitude. Les rechutes ne sont pas graves, ce qui compte c’est qu’elles soient de plus en plus espacées. Soyons modestes, et compatissants pour notre corps, patience et courage, il ne faut pas être trop exigents.

Lilyofthevalley - 8 décembre 2010

Bonsoir à tous.
J’ai découvert ce site il y a quelques jours, par hasard, en faisant des recherches sur le net afin de trouver des petites solutions contre mon acné qui me « détruit » petit à petit depuis environ 6ans. Je ne me suis donc diagnostiquée que depuis très peu de temps. Je me suis tout de suite reconnue dans la plupart de vos commentaires.

Moi qui me pensais seule à ressentir le besoin incessant de me gratter le visage !!! Je n’avais pas encore pris conscience que me pincer les boutons n’était qu’un exutoire, un moyen d’oublier les soucis du moment. Il est vrai qu’en faisant cela, je ne pense plus à rien. Il n’y a que la satisfaction qui me gagne. J’ai réussi à en avoir un, chouette, essayons un autre. Je me sens plus pure. Et au bout d’un moment je me recule, et je constate le dégât. « Chouette », il va falloir que je cache tout ça maintenant. Je me sens hideuse. Je n’ai pas confiance en moi. Alors je me reprend. Je ne touche plus à ma peau pendant plusieurs jours, et ma peau cicatrise et redevient plus belle. Alors je regagne confiance en moi. Tout va mieux. Mais une crise finit par revenir et le cycle est incessant.

Pour l’instant, je pense que si je n’arrivais pas à me contrôler, c’est parce que je n’avais pas pris conscience de mon problème. Maintenant que c’est chose faite, cela fait 3jours aujourd’hui que je n’ai pas touché à ma peau !!
J’ai l’impression d’avoir la varicelle. Je m’empêche même de me gratter le visage s’il me démange de peur d’y découvrir un bouton. J’ai mis des foulards sur mes miroirs. Je n’en découvre qu’un le matin pour me maquiller (sans m’approcher pour ne pas faire d’état des lieux) rapidement et je le recouvre immédiatement après.
Pour l’instant ça a l’air de plutôt bien marché. J’ai l’impression que prendre conscience du problème me rend plus forte face à lui. Je sais que je ne pourrais pas m’empêcher de gratter un gros bouton super visible !! Mais je prendrai sur moi pour ne gratter que lui. Je laisse le reste de ma peau tranquille.
J’ai aussi pris la décision de sortir pour décompresser les soirs de journée stressante, pour éviter de rester chez moi en compagnie des miroirs.
Voilà, j’espère que nous allons tous nous en sortir avec ce fléau. En tout cas, je me dis que si je peux revenir ici dans quelques mois et vous dire que j’en suis guérie, cela donnera peut-être du courage à une autre jeune fille de 20 ans qui aura, tout comme moi, envie de croquer la vie à pleines dents.

39. Lilly - 3 janvier 2011

Bonsoir à tous,
J’ai lu vos messages il y a quelques temps déjà et je reviens ce soir pour poster mon histoire.
Je me reconnais beaucoup dans vos messages, mais la personne qui avait mis la lumière sur le nom de cette « maladie » était une psy que j’avais consultée ponctuellement l’année dernière pour d’autres problèmes (familiaux).
Il semblerait que cela arrive surtout aux personnes perfectionnistes, je suis très perfectionniste mais j' »essaie » de moins l’être du coup.
Je pense tout de même que si cette maladie se déclenche, ça commence tout d’abord (en tout cas cela est sûr pour ma part) par de l’acné. Jamais avant, je ne me « grattais » le visage ou la peau, pas que je me rappelle.
C’est vers 12 ans quand j’ai commencé à avoir de l’acné, que j’ai commencé à me détruire le visage. Je me rappelle encore quand je n’étais encore presque qu’une enfant, qu’on me demandait ce que j’avais fait à mon visage. Je disais juste ben j’ai des boutons, et j’y ai un peu touché. A l’époque, je ne pensais pas que ça pouvait être un « problème ». Je trouvais ça normal de les percer, de les gratter. Mais maintenant, je me dis, il y a des limites quand même ! On peut toucher à quelques boutons trop visibles mais de là à percer tout ce qu’on voit ou sent sous la peau… Bref, aujourd’hui j’ai 24 ans, et je le fais toujours à mon grand désespoir. J’ai pleinement conscience que c’est un problème. Je l’ai même plus ou moins soupçonné avant que la psy ne m’éclaire davantage. Et je n’arrive pas à m’arrêter, je suis vraiment désespérée. Le majeur problème pour moi c’est surtout l’acné, j’en ai depuis l’âge de 12 ans et ça ne part pas. J’ai tous les jours au moins un nouveau bouton et bien sûr la peau infestée de micro-imperfections (petits boutons sous la peau) et de points noirs. Je prends, pourtant bien soin de ma peau et j’ai déjà testé toutes les choses contre l’acné (de la pilule, aux crèmes et aussi roaccutane), rien n’a marché pour moi. J’ai remarqué que j’ai bien sûr beaucoup plus envie d’y toucher quand j’ai beaucoup de boutons, et là c’est un cycle infernal, je n’arrive pas à m’arrêter. Même cacher les miroirs ne sert pas à grand chose, car il suffit que je touche mon visage et je sens le bouton et ça me dégoûte de le sentir sous ma peau, ça fait même un peu mal, c’est sensible quoi, c’est désagréable, j’ai qu’une envie c’est de virer ce truc dégueulasse de moi. Et alors, parfois oui je me retiens un jour même deux, même parfois qu’il part comme il est venu sans que j’y ai touché (c’est extrêmement rare). En général je ne résiste pas longtemps (quelques heures) et alors là je m’attaque à lui, et du coup, du fait d’avoir attendu aussi longtemps avant de lui faire la peau (c’est le cas de le dire) je me défoule alors sur toute ma peau.
Et bien sûr, et je le sais bien, ça ne fait qu’aggraver les choses, car l’acné se « propage » alors et d’autres boutons surviennent les jours suivants.
Tout comme vous, combien de fois, je ne suis pas sortie à cause de mon visage ! Combien de fois j’ai pleuré en regardant mon visage rougi, abîmé, meurtri. J’ai presque honte, je me dégoûte de faire ça, je me dis que je suis trop conne qu’il y a une heure encore j’étais potable, et maintenant je ne suis pas sortable du tout ! Et alors là plus question de répondre à qui que ce soit, même si le facteur sonne pour m’apporter un colis important ou n’importe quelle autre situation, sous aucun prétexte je ne pourrai me montrer.
Hélas pour moi et pour tous ceux et celles dans mon cas, je n’ai pas réussi à me sortir de tout cela et encore hier, j’ai fait une « crise » et aujourd’hui j’ai plus de boutons que la normale alors j’y ai touché un peu, les principaux, pour pas faire trop de dégâts.
Le triste constat que j’ai pu faire, et ça me fait vraiment mal au coeur, c’est que jamais jamais je n’aurai une jolie peau, même si un jour mon acné cessait (d’ici là d’ailleurs, j’en serai peut-être aux rides) et même si j’arrêtais tout ça, j’ai de ces cicatrices ! Dimanche dernier, j’étais arrivée à un point très bien. Je n’avais pas touché à mes boutons depuis 4 jours (record assez rare) et j’ai pu voir un soir que je n’avais plus de nouveau bouton flagrant, et là j’ai aperçu avec horreur mon reflet dans le miroir. Même sans bouton, je ne pourrais me montrer sans maquillage ! Je suis toute toute rougie de partout, j’ai des traces ça et là, je suis immonde, j’ai même pris des photos pour me souvenir de cette horreur, bien qu’il suffit de me démaquiller pour la voir.
Tout ça pour vous dire que je vous comprends, que je vous soutiens tous et toutes. Ce que j’aimerais, si des personnes le souhaitent tout comme moi, ce serait de créer ici ou autre part un forum d’entraide où on l’on pourrait venir chaque jour et se parler, se soutenir, s’empêcher de commettre l’irréparable. Si cela vous tente, répondez moi.
Je vous embrasse.
PS : avant de poster ce message, je ne vais pas me relire (pour me dé-perfectionniser) alors je m’excuse d’avance s’il y a des fautes d’orthographe, grammaire ou de frappe. A bientôt !

Deborah - 4 janvier 2011

Hello Lilly, Oui je suis de ton avis il faudrait un forum pour cette maladie…

blah - 4 janvier 2011

Un forum : tout à fait d’accord moi aussi ….

Anonyme - 4 janvier 2011

au fait, je crois qu’on est-tous ici plus ou moins PERFECTIONNISTES. Moi d’ailleurs, mon perfectionnisme me rend … comment on dit déjà… je suis aussi touchée par la procrastination : c’est le fait de remettre toujours au lendemain  » … ce qu’on peut faire le jour même » comme on dit. Comme on sait que ce sera pas parfait, on délaisse mais pas vraiment consciemment, peur de l’échec aussi… (voir wikipedia). Si quelqu’un « a » ça aussi, je voudrais bien savoir : un signe !

crevette - 6 janvier 2011

pareil ! c’est une très bonne idée 🙂

crevette - 6 janvier 2011

Ah! j’avais pas vu le message anonyme au dessus!
la procrastination, ça me connaît aussi, pour moi c’est parfaitement en liens d’ailleurs : dermatilo-procratino-perfectionniste o_O
oui oui oui…

alexh - 12 janvier 2011

Bonjour,
Votre témoignage m’a beaucoup touchée.
Journaliste pour un nouveau programme diffusé sur TMC, je prépare un documentaire de 52 minutes sur les TOC. Le but de ce reportage est de déstigmatiser ce genre de pathologie et d’apporter des éléments de réponse. Nous ferons appel à plusieurs spécialistes.
Parce que parler des TOC et de la manière de les soigner est important, je recherche donc des témoins souffrant notamment de dermatillomanie. Si vous souhaitez partager votre expérience et trouver une solution pour enfin guérir, contactez-nous au 01 53 84 33 29 ou par mail : aholzhammer@reservoir-prod.fr
Merci
A bientôt j’espère

40. Lilly - 5 janvier 2011

Bonsoir à vous trois
alors créons le forum 🙂
En ce qui me concerne je n’ai pas toucher à mes boutons ce soir bien que j’en ai très envie, j’ai caché tous les miroirs mais je vais me regarder demain pour me maquiller, alors j’ai peur d’y toucher un peu.
Quels sont vos soucis (de peau triturage) ? Vous avez quel âge, cela fait longtemps que vous touchez à votre visage ?
Est-ce que quelqu’un a des techniques pour ne pas se massacrer le visage. Moi je pensais à un texte, un texte « violent » dans lequel on se dirait en face « non ne touche pas à tes boutons, tu vas encore être plus moche ! » enfin je ne sais des choses comme ça.
Sinon, on pourrait s’entraider, se motiver mutuellement à ne pas y toucher, je ne sais pas au bout de combien de temps la peau peut cicatriser si on n’y touche plus du tout, une idée ? Et il y a des crèmes qui feraient cicatriser plus vite (sans donner de boutons) ? Moi je mets de l’héxomédine sur mes boutons, j’ai pas l’impression que ça fasse quelque chose…
Sinon anonyme, pour te répondre, j’ai aussi tendance à remettre tout au lendemain, je n’avais jamais pensé à tout ça mais oui je pense que c’est dû à une peur de l’échec, j’ai toujours peur de tenter plein de choses, peur de ne pas les réussir…
Bisous à tous, à très bientôt !

41. Lilyofthevalley - 5 janvier 2011

Alors voici un forum que je viens de créer où nous pourrons toutes en parler !!

http://acne-excoriee.xooit.fr/index.php

42. Lilly - 6 janvier 2011

merci 🙂

43. Judith 1 - 10 janvier 2011

Ca y est, j’ai commencé des séances hebdomadaire pour voir si mon grattage depuis 30 ans est ‘juste’ une habitude dont je n’ai plus besoin ou si par contre il y a encore des choses à creuser. J’espère que j’ai de la chance avec mon psychanalyste! A suivre..

44. lilly - 11 janvier 2011

c nouveau que tu vois un psychanalyste ? ou tu le connais depuis longtemps ? tu as eu ta premiere seance ? ça s’est bien passé ? bon courage

Anonyme - 11 janvier 2011

C’est effectivement nouveau. J’ai eu 4 séances, je me sens mieux, je crois et j’espère que c’est pour de bon. C’est toujours bien de parler et de sortir ses pensées. Le psy me donne de la matière pour reflechir afin de voir les choses autrement. Ca travaille, mais ca ne m’empeche pas de gratter pour le moment. Le courage ce n’est pas qui manque, c’est plutot de la confiance.

45. lilly - 11 janvier 2011

et voilà j’ai encore massacré mon visage ce soir 😥 je n’ai pas pu m’en empecher, je sentais les boutons à travers ma peau, ça me degoutait, je suis degoutee, je suis horrible toute rouge, de nouvelles cictrices se forment sur mon visage qui ne ressemble plus à rien depuis bien longtemps 😦

46. Lilyofthevalley - 11 janvier 2011

Salut Lilly.
Dis moi, comment ça se fait que tu aies touché à ta peau ce soir ? Tu étais stressée pour quelque chose en particulier ??
Personnellement, ce problème me gâche la vie. En ce moment, je suis en période d’examen, alors je te laisse imaginer l’état de ma peau… Du coup, je vais tenté quelque chose. J’ai remarqué que les ‘moments à risque’ ou j’avais envie de toucher ma peau, étaient le soir au moment du démaquillage, quand la peau est moche et fatiguée, et là ou on voit le plus ses imperfections. Du coup, mon chéri m’accompagne dans la salle de bain et ne me quitte pas d’une semelle. Je n’ai pas d’autre choix que de ne pas toucher.
Tiens le coup =)

47. lilly - 13 janvier 2011

Salut Lilyoftheavelley,
merci pour ton soutien 🙂 moi c’est exactement pareil c le soir après le démaquillage ou meme avant des fois, c’est en general quand j’ai passé une mauvaise journee ou quand je suis trop stressée, mais je n’ai pas de solution… j’ai recouvert les miroirs pour cacher mon reflet mais si l’envie est trop forte il suffit de les decouvrir 😦
ce soir je n’y ai pas touché, j’essaie de tenir une semaine entière sans y toucher donc jusque mercredi prochain (pr voir si j’y arrive)
mais comment fait-on quand on a un bouton qui a besoin d’etre percé, je ne me vois pas le laisser toute la journée, c’est insupportable
et maintenant ma peau est si sensible que meme si je touche a un petit bouton seulement je suis toute rouge…
bon courage pour tes examens et fais attention à ta peau ! ta methode est sympa, avec ton chéri 😉
à bientot

48. lilly - 18 janvier 2011

au fait je n’ai pas réussi, tous les jours j’y ai touché, aujourd’hui je suis défigurée 😥 😦 😦 ce serait bien si ça pouvait etre en direct et qu’avant de faire une crise, on se soutienne 😦 je suis deg, j’en ai pour au moins une semaine pr devenir potable, mais d’ici là d’autres boutons vont se pointer, et mes doigts avec 😥

49. evay - 19 janvier 2011

oui c’est vrai que si l’on pouvait avoir une personne qui nous crie STOP avant que la « crise » ne se passe … … je suis la personne qui a laissé il y a plusieurs mois maintenant des témoignages , je suis evay… Depuis , le jour où j’ai parlé de mon déclic… tout va beaucoup mieux effectivement…il faut garder espoir même si cela est usant…il m’arrive d’avoir encore des crises d’angoisses, je ne suis pas très productive ces jours-là mais je ne touche plus à ma figure… j’ai bien avancer sur ce sujet mais j’ai encore d’autres difficultés… comme celle d’affronter mon avenir professionnel… il y a une émission qui souhaite faire connaître notre maladie, je les ai contacté, sincèrement , la personne que j’ai eu au téléphone a été très patiente et à l’écoute …mais voilà je n’ai plus vraiment de crise … je suis juste très appliquée et méthodique sur mes soins corporels… il faut faire connaître ce mal qui nous ronge son numéro est le 01 53 84 33 29, cela pourrait aider de nombreuses personnes … pour ma part, si j’en parle cela sera davantage au passé…

50. evay - 19 janvier 2011

oui c’est vrai que si l’on pouvait avoir une personne qui nous crie STOP avant que la « crise » ne se passe … … je suis la personne qui a laissé il y a plusieurs mois maintenant des témoignages , je suis evay… Depuis , le jour où j’ai parlé de mon déclic… tout va beaucoup mieux effectivement…il faut garder espoir même si cela est usant…il m’arrive d’avoir encore des crises d’angoisses, je ne suis pas très productive ces jours-là mais je ne touche plus à ma figure… j’ai bien avancé sur ce sujet mais j’ai encore d’autres difficultés… comme celle d’affronter mon avenir professionnel… il y a une émission qui souhaite faire connaître notre maladie, je les ai contactés, sincèrement , la personne que j’ai eu au téléphone a été très patiente et à l’écoute …mais voilà je n’ai plus vraiment de crise … je suis juste très appliquée et méthodique sur mes soins corporels… il faut faire connaître ce mal qui nous ronge son numéro est le 01 53 84 33 29, cela pourrait aider de nombreuses personnes … pour ma part, si j’en parle cela sera davantage au passé…

51. evay - 19 janvier 2011

Désolé pour le doublon , il y a une version corrigée 😉

52. nini - 25 janvier 2011

Je viens de découvrir récemment le site et aussi que ma souffrance intérieure avait un nom et que d’autres la partageait… Je « gratte » depuis 19 ans et ma vie est de plus en plus gâchée : j’ai 34 ans mais plus beaucoup d’espoir de guérir. J’ai même pris un très lourd traitement hormonal (androcur+corticoïde pendant 8 ans) à cause de çà mais vous savez bien qu’aucun médicament n’est la solution. Le problème c’est que ces médicaments m’ont plongé à la longue dans une dépression sévère et moi si active me retrouve en arrêt de travail (je suis prof et je vous laisse imaginer les souffrances et la honte face aux élèves, heureusement que le fond de teint existe…). je suis en grande détresse psychologique et j’ai avoué mon problème depuis peu à mon mari qui fait tout pour m’aider mais à l’intérieur j’ai si peur car en plus de me décevoir à chaque « crise » je risque de le décevoir aussi. J’ai besoin de votre aide! Bon courage à vous !

53. lilly - 29 janvier 2011

merci eway et nini pour vos messages
je n’ai aps très envie de passer à la tv avec ce visage eway
nini je te comprends très bien et te soutiens, c tb de lavoir avouer à ton mari
sache que je te comprends, nous sommes ds la meme detresse, mais on va sen sortir, courage

nini - 31 janvier 2011

Salut Lilly !
Est-ce que tu vas sur le forum ? ça me fait beaucoup de bien…
Tu es jeune et tu verras que peu à peu la vraie acnée diminue. Ce n’est pas grave de garder des marques (on est des pros du camouflage) ; ce qui compte c’est de triturer de moins en moins voire de s’arrêter un jour.
Je vais déjà un peu mieux depuis que j’ai découvert ce site (jusqu’à 4 jours sans crise) et surtout grâce à l’aide de mon mari (baisse des lumières de salle de bain et on a enlevé certains miroirs « dans le passage »).

Bon courage à vous !!! on va y arriver !!!
Merci à la conceptrice de ce site !!!

54. lilly - 14 février 2011

bonjour nini
merci pour ce message, cela faisait longtemps que je n’étais pas venue
moi j’ai réussi à tenir une semaine, j’étais qd meme tres moche car des boutons en formation (reliefs) et plein de marques malgré une tonne de make up puis bien sur tous ces points noirs et mini boutons (pas un seul cm de peau non infesté). bref je sais que si ma peau est belle, jamais je n’aurais envie dy toucher, jai tenu une semaine et c vrai que jetais mieux malgré tout, pas de marque rouges, ct agreable, je me sentais presque jolie meme si en relalité jetais moche comme cité ci dessus (mais tant que je mapprochais pas du miroir, je le voyais pas trop).
Puis j’ai replongé, jai retouché à ma peau, jai arrete un jour puis jai recommencé, et ainsi de suite.
ce soir j’ai passé plus de 3h devant le miroir, à me triturer jusqu’au sang bien sur, à toucher a des choses qui ne se voyaient pas mais dessous il y avait qd meme qch (beurk). ma peau est infestée.
je suis defigurée, jen pleure, je sais pas comment jai pu tenir une semaine
mais là je suis desesperee
tous les miroirs sont cachés pourtant mais si la pulsion vient, je me regarde et hop>
puis tous les jours je dois mepiler les sourcils car ils repoussent vite et ils sont moches donc je suis obligée detre proche du miroir une fois par jour…
Je suis heureuse que toi tu te sentes mieux, tu parles de quel forum, celui qui a été créé? tu as quel age ?
merci à tous bonne soirée

55. PEPPER - 19 février 2011

Bonsoir,
J’ai 38 ans ; je souffre de ce comportement d’auto mutilation depuis 25 ans maintenant.
Je fais des crises quotidiennes d’une durée minimale de 3 heures.
Défigurée (il n’y pas d’autres termes), je me suis petit à petit coupée du monde. Mon amoureux m’a quittée après ans d’union (ras le bol des crises et de ne pas pouvoir sortir en couple), les ami(e)s m’ont « oubliée » (marre du refus systématique de sortir avec eux), j’ai manqué les mariages, les enterrements, les soirées entre copains, les vacances au soleil, TOUT. Quand je suis en partie présentable, je vais au supermarché : c’est la sortie !!! Je prends plaisir à voir les gens et à choisir mes propres aliments. Je stocke le maximum d’images possible à me remémorer pendant toutes ces journées de « captivité »…J’avais de l’acnée modérée adolescente ; aujourd’hui, je n’ai que quelques microkystes invisibles à l’oeil nu mais pas face au miroir grossissant de poche qui ne me quitte jamais. J’en ai acheté deux tant j’ai l’angoisse de le perdre.
Mon dermato me fait peeling sur peeling ; il connait des femmes dans mon cas mais jamais il n’a vu quelqu’un avec de telles « blessures » (profondeur et nombre).
Je souhaiterais me faire hospitaliser, aller dans une cure de désintox. Quelqu’un connaitrait-il une structure en France soignant cette addiction si particulière ? Jamais je ne rattraperai cette patie de vie gachée mais je veux me donner la chance de bien vivre les années futures. Je suis en « captivité » depuis trop longtemps et je voudrais reprendre plaisir à me « faire jolie » et à vivre les bons et les mauvais côtés de la vie comme tout un chacun. Merci par avance pour vos adresses.

Judith 1 - 19 février 2011

Je suis désolée pour ton histoire, et malheureusement je ne connais pas d’adresses. Par contre, moi aussi j’ai connu des crises qui durent 3 heures et pareil ca dure depuis 30 ans. Grâce a ce site j’ai trouvé de bonnes produits (Ducray, Couvrance) qui me permettent de sortir sans me faire trop de soucis. Je crois que c’est là le mot clé: Soucis. Donnes-toi du temps pour accepter ta situation et essais de ne pas te faire des soucis. Il ne faudra pas rêver: pour sortir d’une situation il faudra autant de temps que ca dure déjà. Grâce à ce site je parle autrement au miroir et j’arrive à mieux expliquer aux autres ce qui m’arrive. C’est depuis un an que je me suis rendue compte que la dermatillomanie existe. Je suis au 3me phase: voir un psychanalyste pour savoir si j’ai encore besoin de ce comportement désastreux ou si c’est devenu « juste » une habitude. C’est sur tu auras besoin d’une aide professionnelle, mais pas pour te détoxifier. Tu es suffisamment propre après 3 heures de grattage quotidien. Ai confiance dans ta peau pour qu’elle te dise qu’elle est en train de se battre autant que toi. Personnellement, je n’ose pas encore acheter un miroir qui agrandisse, alors peut-être il faudra l’enterrer quelque part? Est-ce que je pourrai avoir ton prénom? Puis je voudrais bien savoir si tu travailles. Bon courage, Judith.

56. nini - 20 février 2011

Bonsoir à vous !
Vos témoignages me touchent énormément… Je comprends tellement tout !
J’ai 34 ans et pour moi ça dure depuis 19 ans. Mais j’ai découvert ce site depuis environ 1 mois et je reprends espoir de guérir !!!
Pour te répondre lilly, c’est le forum doctissimo grattage compulsif (37 pages !) et cela permet de parler et de se soutenir quotidiennement. (il doit y avoir le lien en haut de cette page de témoignages).
Courage ! On peut guérir !!!

57. nini - 20 février 2011

Au fait, évitez les miroirs grossissants… Il faut les jeter à la poubelle. Pensez à moi qui suis très myope ( -9 !) et à qui il suffit d’enlever ses lunettes pour que n’importe quel miroir soit super grossissant…

58. evay - 21 février 2011

Pepper ton message me touche tellement … plus jeune je voulais aller dans un centre, que l’on me mette une camisole, que je puisse être sevrée… mais il n’en existe guère pour notre maladie… c’est avec bcp de stratégies, de patience et un ras-le-bol …que j’ai réussi à arrêter …j’aimerais aider à mon tour …mais je ne sais comment faire … en plus de dermatillomanie, je souffrais et souffre de tocs multiples … chaque jour est un défi …c’est fatigant mais aujourd’hui j’ai une vie sociale… ma peau est bien, les pores se sont rebouchés, les cicatrices comblées…il faut casser les miroirs …pour la symbolique j’avais pris un marteau et ce n’est pas 7 ans de malheur qui ont suivi!! la première étape est de s’en séparer mais es-tu prête à le faire? il le faut … ça ne sert à rien …fais des masques purifiants qd tu as une crise mais toi le masque et attends que la crise passe… je vous ai écrit en mai je crois que j’allais mieux et depuis tout est allé en s’arrangeant… vraiment et si j’ai réussi vous le pouvez , j’ai bientôt 29 ans et personne ne peut deviner ce mal qui m’a rongée… ne vous isolez pas … Courage… après il faut savoir que c’est un problème multifactoriel et le « biologique » en fait partie… tout n’est pas de notre faute , ne culpabilisez pas mais il faut également se mettre des coups de pieds aux fesses… sépare toi de tes miroirs!! le sevrage passe par là!! tu verras au départ …tu les chercheras , tellement l’habitude est installée c’est normal …encore courage!! C’EST POSSIBLE! 10 mois que je revis…

59. PEPPER - 24 février 2011

Merci beaucoup pour vos témoignages et merci à la créatrice de ce site. De 14 à 28 ans, je pensais que j’étais la seule à faire ça et le fait de savoir que d’autres le font aussi, cela permet de relativiserer de finir de se convaincre que l’on n’est pas folle, comme le disent certains.
Actuellement, mon environnement est plus que difficile, raison pour laquelle je souhaiterais complètement lâcher prise et intégrer une cure qui prendrait tout en charge pour moi, histoire de pouvoir me reposer et de retrouver un peu d’énergie.
Les crises demandent bcp d’énergie mais l’obligation d’affronter le regard des autres en demande aussi, d’où je crois une fatigue très invalidente au quotidien. Acuellement, je suis en recherche d’emploi. Les crises sont vraiment très fortes et même si j’ai décidé d’habiter au soleil, je dois attendre une petite amélioration pour tout organiser. J’ai déjà vécu dans un pays chaud et cela m’a bcp aidée au niveau de la fréquence des crises : les bains quotidiens en eau de mer ou en piscine purifient la peau (sel ou chlore) et le soleil finit par déssécher plus rapidement les croutes qui se forment. En outre, le bronzage rend le teint plus unifié et rend le moral meilleur !On met moins de maquillage donc la peau est moins « salie » , donc moins la nécessité des crises. Tout cela d’un point de vue psy bien entendu car c’est à ce niveau qu’est notre maladie.
Je ne peux jeter mes miroirs car je porte des lunettes et pour m’épiler les sourcils ou me maquiller les yeux, je ne peux le faire avec un miroir classique. Entre la manucurie, la pédicurie,l’épilation, les soins, la coupe des cheveux et le reste (les longues heures de crise), je suis tjrs dans l’angoisse de ne pas parvenir à tout contrôler. Chaque soin est constitué de tellement d’étapes, tout doit etre le plus parfait possible ; ce qui fait que je suis souvent découragée avant de commencer. Rien que pour le nettoyage des dents, c’est deux verres d’eau dans l’hydrojet + 3 minutes brossage classique + 1 minute brossette interdentaire + gommage avec bicarbonate de soude 1 fois par semaine + solution antitartre ! Rien que pour les dents !! Bref, je me sens esclave de mon corps d’une certaine façon..
Concernant la dermatillomanie à proprement parlé, je suis davantage dans l’obsession d’avoir la peau plus propre que dans celle d’avoir une peau plus belle. J’ai ausi bcp de tocs d’hygiène.
Pour toutes celles et ceux qui sont concernés par cette maladie, il y un livre « forever marked », écrit par l’auteur anglais angela hartlin, qui raconte son quotidien de grattage compulsif ; il y a même une vidéo sur you tube où elle témoigne (idem sur facebook). J’ai peu de certitudes sur cette maladie ; la seule que j’ai, c’est que si cette maladie n’est pas davantage vulgarisée, alors rares seront les personnes en France qui se pencheront sur d’éventuels traitements. Il faut oser parler, raconter, même si cela reste encore très tabou surtout en France.J’ai fait près de 20 ans d’analyse dont 1 psychothérapie comportementale et cognitive, malheureusement sans résultat sur mes crises. J’ai fait le deuil de cette maladie ; j’essaie seulement d’apprendre à vivre avec les marques, les plaies, les rougeurs, les croutes, sous le regard sévère de nos concitoyens..

60. evay - 24 février 2011

Je comprends que tu souhaites garder tes miroirs vu tes pbs de vue (mais pour l’épilation pas besoin de regarder ailleurs que les sourcils! et pour ce maquiller les yeux c’est le même principe…)… j’ai aussi bcp de rituels et de processus d’hygiène comme toi , tout doit être bien fait … mais en apprenant à lâcher prise de temps en temps , on devient moins stricte, l’angoisse peut même se transformer en moment de plaisir … j’ai appris à avoir des petits rituels « positifs » au lieu de m’abîmer la peau , je vais faire des masques le mercredi et le dimanche par exple mais sans aucune obligation…pour tes dents ce n’est pas un problème de s’entretenir, le pb est l’angoisse que cela nous procure , il faut changer ta vision des choses…tu ne le fais pas par obligation tu le fais parce que tu en as envie et que tu aimes prendre soin de toi … une psy m’a dit qu’il ne fallait pas non plus nous sigmatiser et dire que tout était toc tout était névrose… après ce qui m’attriste est que tu dis que tu as fais le deuil de cette maladie comme si tu l’acceptais comme une fatalité … et là je dis NON!!! la vie peut-être tellement plus douce… sans rougeurs , sans croûtes … j’ai accepté le fait d’avoir des tocs mais j’ai tjs refusé de les subir … tu es encore jeune …ne baisse pas les bras … je recherche aussi du travail et j’aimerais moi aussi me laisser porter pour une fois sans avoir à tt gérer… mais il faut avancer encore et tjs … je l’ai fait pdt 13 ans !! c’est énorme et j’ai arrêté depuis mai 2010 , ma vie est tout autre…il faut se sevrer … c’est vraiment ça …

61. pwoui - 24 février 2011

Je viens enfin de mettre un mot sur ma souffrance…
Depuis que je suis adolescente que je me triture le visage recherchant chaque petite imperfection visible ou non. J’ai maintenant 28 ans…
Ma mère faisait la même chose. Elle passait de longues minutes devant le miroir et elle ressortait le visage bouffi et rouge.
Je me triture (avec mes ongles, une épingle de couture, une pince à épiler…) jusqu’à ce que je ne vois plus aucune imperfection, quitte à saigner, surtout quand je suis seule à la maison ou bien quand c’est le soir et que la lumière ne risque pas d’afficher les dommages. Ensuite, j’applique toute sorte de trucs: jus de citron, glaçon, crème à base d’acide salicylique, vinaigre, bicarbonate de soude, pâte dentifrice… Il faut que ça me brûle parce que j’ai l’impression que ça agit…
Et ensuite, l’opération camouflage: fond de teint, cache-cerne…
Je n’en peux plus. Je n’arrive pas à m’empêcher de le faire. Je suis heureuse d’avoir découvert ce site internet. Je me sens moins seule. En ce moment, je veux réellement m’en sortir. Hier, j’ai trituré ma peau le matin avant de partir au bureau et hier soir en sortant de la douche.
Mais aujourd’hui, j’ai rien fait encore. J’ai besoin d’aide, de conseils… Merci.

Maud - 3 mars 2011

Je pourrais écrire les même lignes, comme je vous comprends…citron, crème en tout genre, je ne sais plus quoi inventer sans compter le camouflage.
Bon courage à vous, de savoir que nous ne sommes pas seuls est déjà très important.

62. WENDY - 1 mars 2011

Cela ne fait que quelques jours que j’ai découvert que le terme de dermatillomanie existait, alors que ca fait bien 26 ans que j’en souffre, j’en ai aujourd’hui 28. Cela ne fait que quelques mois que j’ai réussi à parler de mon problèmes à mes médecins ( généraliste, dermatologue et psy) qui apparemment ne doivent pas connaitre cette maladie. J’ai essayé pleins d’astuces pour arreter de m’écorcher mes bobos ( les miens sont principalement sur les bras et les jambes et de temps en temps sur le visage et le reste du corps ) mais rien n’a marché pour l’instant, au contraire, par exemple, le fait de me retenir n’a fait qu’empirer les crises qui ont suivies. Je me suis pendant plusieurs semaines « patchée » d’un tas de pansements soit disant hypoallergénique, qui au final ne m’ont créé que des irritations supplémentaires, que j’ai donc grattées et qui sont maintenant pleins de petites plaies supplémentaires..
En découvrant ce site, et en lisant vos témoignages, je me reconnue en plusieurs d’entre vous, principalement en ceux qui comme moi s’écorche plutot le reste du corps que le visage. Je cherche aujourd’hui des solutions pour au moins diminuer ce TOC étrange, dont je connait l’origine en ce qui concerne grace a ma psychothérapie. Comme l’a écrit PEPPER il y a quelques jours, j’ai eu connaissance de Angela Hartlin et de son livre, que je vais rapidement me procurer, j’ai été frappé par les photos et vidéo que j’ai pu voir d’elle et donc de ses cicatrices car c’est la première fois que le corps de quelqu’un d’autre reflète exactement le mien, avec toutes ces traces cicatrisées indélibiles qui marquent mes bras et mes jambes. Cela me choque toujours autant que ce soit sur mon corps ou celui d’un autre, meme si j’apprends petit à petit à l’accepter, pour ce qui est des traces passées ( je vais d’ailleurs de nouveau à la piscine en faisant mon maximum pour faire abstraction du regard d’autrui), et en espérant finir par ne plus en créer de nouvelles..
En tout cas, je suis heureuse d’enfin savoir que je ne suis pas seule avec ce problème, et je vais tacher d’en parler autour de moi pour qu’il ne soit plus tabou. Si la dermatillomanie était plus reconnue, ne serait-ce que médicalement, ca serait bien plus simple pour nous de s’en sortir, ou du moins d’essayer, parce que nous aurions bien moins honte de nous-même, et donc d’en parler pour agir..
Bon courage à tous et à toutes dans vos guérisons futures !

63. WENDY - 1 mars 2011

Si vous ne connaissait pas encore : Angela Hartlin est apparemment la première perssonne souffrant de dermatillomanie à se faire interviewer, voici un lien pour ceux que ca interesse :
http://conspiration.lemultiblog.com/The-First-Dermatillomania-Interview-on-TV-_-M-55KUPG9BQ.html

64. Elodie - 2 mars 2011

Objectig « Belle Peau » : Tolérance Zéro !

Depuis le 1er mars 2011 :

– Je ne touche jamais ma peau pour contrôler ou rechercher une imperfection.
– Je ne m’approche jamais du miroir ! Sauf pour l’épilation des sourcils et le maquillage.
– Je ne touche, gratte, perce, triture jamais mes imperfections (bouton rouge, bouton blanc, point noir, peau morte…)
– Sourcils (Epilation 1 fois par semaine) :
J’épile les poils long.
J’épile les poils à l’écart de la ligne.
Je coupe les poils qui rebiquent pour conserver la masse.

65. pwoui - 2 mars 2011

Wow!!!! Courage Élodie!! Même date pour moi!!! On se tient au courant?
Jour 1.
J’ai recouvert tous les miroirs de la maison de sacs poubelle.
Je ne triture par ma peau. Je laisse seulement un coin découvert du miroir pour me faire les cheveux le matin et me laver le visage.
Jour 2. (2 mars)
Je tiens toujours le coup, même si je trouve ça insupportable de croiser mon regard dans un miroir avec ma peau rougie et mes plaies qui guérissent.

66. Elodie - 3 mars 2011

Merci pwoui !

01/03/2011
J’ai un peu touché ma peau pour contrôler et rechercher mes imperfections… mais je n’ai pas trituré !

02/03/2011
La journée, j’ai un peu touché ma peau et je me suis regardé à proximité du miroir pour contrôler et rechercher mes imperfections…
Le soir, j’ai gratté quelques imperfections, et la nuit je me suis réveillé pour gratter et percer quelques imperfections.

03/03/2011
Ce matin, je reprend du courage et je repart motivé plus que jamais.
Ce soir j’ai R.V. au docteur généraliste pour le renouvellement de mon traitement DEROXAT.
Je vais lui annoncé que je ne souhaite plus poursuivre mes séance au psychologue. Les séances au psychologue n’engendrent rien de positif, elles ne font qu’enfoncé le couteau dans la plaie… Je vais plutôt lui demandé des séances de massage au kiné car musculairement je suis très tendu. Je pense que cela me permettra de me sentir mieux dans mon corps.
Les 2 premiers jours m’ont réellement fait comprendre que c’est en touchant régulièrement ma peau et en la regardant à proximité que je vais créer en moi une angoisse qui va se concrétiser par la trituration de mes imperfections.
Afin de poursuivre mon objectif « Belle Peau »
Il est donc nécessaire de ne JAMAIS toucher ma peau et de ne JAMAIS me regarder à proximité du miroir pour contrôler ou rechercher une imperfection !
Il suffit d’un écart de rien du tout pour engendrer une crise !
Tolérance Zéro !

67. Maud - 3 mars 2011

Bonjour à tous, voilà quinze ans que je souffre de grattage compulsif et hier soir, j’ai eu l’immense chance de découvrir votre site !! Je pensais être la seule au monde à souffrir de ce mal !!!
J’ai placé dans ma salle de bain des parties de vos paragraphes, peut-être un début de guérison car j’essaierai de les lire quand je serai en « crise » …
Encore merci.

68. pwoui - 3 mars 2011

Bienvenue Maud!
@ Elodie: j’ai encore flanché hier (jour 2). Je ne suis pas très fière, j’étais pourtant sur la bonne voie mais tu as raison quand tu dis que c’est nécessaire de ne pas se regarder a proximité du miroir, parce qu’en scrutant nos imperfections, on engendre forcément une crise…
Je recommence aujourd’hui jour 1. Mon copain m’a dit qu’il allait carrément dévisser les miroirs de l’appart aujourd’hui avant mon retour à maison.
On verra bien…
parce que je retirais moi-même les sacs de poubelle pour mieux voir….
à suivre. tiens-moi au courant!!!!

69. Elodie - 4 mars 2011

pwoui, courage ! Il faut beaucoup de volonté.

Aujourd’hui c’est mon J+1.

Pendant 10 jours, je vais effectuer un exercice. J’ai noté toute les étapes à effectuer dès lors que je rentre dans la salle de bain pour le matin et pour le soir(ex : je me nettoie le visage avec une dose de crème lavante sans me regarder au miroir, Je me sèche le visage délicatement le visage, sans frotter…) et je coche l’étape dès qu’elle est effectué.
Cela me permet de réapprendre les bonnes actions.

J’ai l’impression que cet exercice fonctionne.
Je m’accroche.

A un certain moment, je pense qu’il faut savoir être sévère avec soi-même ! Quand ta conscience te dis « Non ! » c’est « Non ! ».

70. Schibbie - 5 mars 2011

Un petit conseil, quand vous entrez dans la salle de bains mettez-vous de la musique en fond : cela vous permettra d’avoir une notion du temps qui passe 😉

71. Aurélie - 7 mars 2011

Je ne me sens pas seule, ça fait du bien !
J’ai 15 ans et je me fais inlassablement persécuté à l’école parce que je me gratte. Je n’arrive pas à leur répondre ! c’est plus fort que moi, j’y arrive pas. Il faut comprendre que j’ai un manque de confiance en moi (de séduction, si je pus dire..)
Ce sont toujours des garçons qui me font des remarques très méchantes (genre : mets une cagoule, j’aurai honte à ta place etc..)Résultat, me voilà entrain de me mutiler devant mon miroir, parce que je ne supporte pas avoir quelque chose sur le visage. Je commence à comprendre doucement grâce à ce site. Depuis petite, je me gratte et ça ne s’est pas arrangé avec l’arrivé de l’acné.
Je crois que c’est une sorte de punition que je me fais…Et j’aurai vraiment besoin d’aide !
Ma mère, ma soeur, mes copines m’ont toujours dit que j’avais de beaux très mais je ne les crois pas! je ne peux pas les croire. Mon père n’est pas un grand sentimentale, il ne montre pas vraiment ses sentiments, et donc encore moins les compliments.. est-ce ce serait par hasard le point d’origine qui fait que je ne me sens pas bien dans ma peau (oui je l’avoue!)
Si quelqu’un pourrait me répondre, ça me ferait très plaisir. J’en ai plus que marre de cette.. maladie. Ca fait bizarre de le dire mais c’est exactement ça, une maladie. Et parfois, je ne me reconnais pas et ça me fait peur.
Aidez-moi.

Jo-Anne - 9 mars 2011

Bonjour Aurélie,
Ton témoignage me touche énormément. Parce que moi, si on ne me fais pas des remarques en face, je suis tout le temps dans la paranoïa, j’ai tout le temps l’impression qu’on se moque de moi a cause de ma peau. Aujourd’hui encore c’était le cas, j’ai entendu « dégueulasse » (dans la bouche de beau garçons en plus) et inutile de dire que je l’ai pris pour moi. Mais je ne suis pas d’accord avec certaine des réponses qui ont été données a ton message. Il faut que tu réagisse maintenant et non pas que tu laisse les autres dire. Sans leur montrer que tu es d’accord avec eux, tu dois te battre dès maintenant, tant que ta peau ne porte pas encore les marques de ce triturage ; moi j’ai 19 ans, je regrette tout ça sans pour autant réussir à m’en sortir. Alors, soit, pourtant j’ose te donner des conseils mais c’est pour te faire réagir. Mais il faut que tu combatte cette maladie sans pour autant y penser H24. Empêche toi de toucher a ta peau quand tu sens que tu es sur le point de le faire et occupe toi l’esprit et/ou les mains par la suite.
Pour le cote paternel de la question si je puis dire, il est vrai que moi aussi j’ai un père qui n’a jamais été très « expressif » (pour ainsi dire) du côté des sentiments : alors c’est sûr, jamais eu de compliment de sa part. Je pense que ça peut avoir un lien mais ne te tracasse pas pour ça.
Tu peux aussi allez sur le forum xooit sur l’acne excoriée.
Courage parce que c’eSt dès maintenant – tant que tu es encore jeune – qu’il fait se battre, et avec fermeté.

72. Elodie - 7 mars 2011

Aurélie, courage.
Il faudra être forte. Il faut beaucoup de motivation. Dis toi que l’on a de la chance, cette maladie se guérie. Il suffit de quelques jours à peine sans se gratter pour enfin retrouver un visage « normal » ! Cela vaut le coup de se battre ! Il faut être ferme avec soi même ! STOP ! Dis toi « Je ne touche plus ma peau pour contrôler et rechercher une imperfection », « Je ne me regarde plus à proximité du miroir », « Je ne triture plus aucune imperfections ! que ce soit un bouton rouge, un bouton blanc, un point noir, une peau morte… ». Tolérance Zéro !
Il faut passer par cette étape difficile que j’appelle le sevrage ! C’est la seule solution pour guérir.
C’est vrai que certaine personne pense que le « tout ou rien » n’est pas bon. Mais je suis certaine de part mon experience que c’est la seule solution pour s’en sortir. Il faudra effectuer cette tolérance Zéro pendant un bon moment avant de reprendre confiance en soi et d’enfin connaître nos limites.

73. Schib - 7 mars 2011

Comme le dit Elodie, courage Aurélie, tu n’es pas seule dans ce cas, et nous sommes tous en mesure de te comprendre ici.
Déjà, être arrivée ici, ta prise de conscience, c’est un premier pas vers la guérison. La route reste encore longue (moi-même je n’ai pas encore fini d’en démordre), mais je suis sûre que tu en es capable. Je sais parfaitement dans quel état tu es, et ce n’est pas rigolo mais n’écoute pas tous ces gens, tu n’en sortiras rien de bon. On m’a couramment demandé si j’avais la varicelle, entre autres… Mais courage. Demande à ta famille de te témoigner de l’amour, de te dire des choses gentilles, si ça peut t’aider. Si ces garçons qui t’embêtent sont des amis, dis-leur d’arrêter parce que ça te blesse, ou sinon, fais comme si tu avais ça acquis, que ça ne te faisait rien du tout. Ils se lasseront vite, tu verras. Maintenant je pratique même l’autodérision, les méchants s’en trouvent vite démunis.

Tu n’es sans doute pas encore sortie de l’auberge mais avec une bonne motivation et de l’entraide, tu y arriveras. D’ailleurs dans les commentaires au-dessus, il y a le lien d’un forum sur l’acné excoriée.

Courage en tout cas, yes you can! 😉

74. Maud - 10 mars 2011

Je voulais vous faire part de ce qui je pense a été le déclenchement de ma maladie. Adolescente, je commençais à avoir de l’acné et j’ai demandé un produit à ma mère contre les boutons et elle m’a répondu: » il n’y a rien à faire, il faut les gratter! » et depuis ce jour-là, je n’ai plus arrêté, je m’en souviens comme si c’était hier…Et il y a aussi cette phrase de ma soeur qui m’a dit que j’aurais des boutons toute ma vie en rigolant, ça résonne dans ma tête, je ne sais pas me débarasser de ce qu’elles m’ont dit… C’est parfois trés dur.

75. Aurélie - 12 mars 2011

Merci pour vos réponses tout le monde ! J’en suis très contente de voir des personnes qui me remontent le morale ! Et vous savez quoi ? Mon amie et moi, on a décidé de ne plus se laisser faire, cette plaisanterie a assez duré ! Merci infiniment pour vos encouragements, ils vont droit au cœur 🙂 Je vais réussi, j’en suis sure, et vous aussi!! Oué, on va réussir.

kityB - 1 avril 2011

salut tout le monde,

j’ai acheté l’huile de noisette. ça fait que quelques jours que j’en mets, c’est trot tôt pour savoir si ça fait effet, mais pour l’instant ce que je peux dire c que c très agréable à étaler sur le visage (du fait que c une huile et aussi que ça sent réellement la pâte à tartiner). c doux, pas du tout agressif, au contraire. c’est une bonne façon de « chouchouter « notre peau après tout ce qu’on lui fait subir (même si cela ne réparera jamais le mal qui est fait …). donc merci pour le conseil (c pas si cher environ 6 ou 7 euros) et il existe tte une gamme d’huile qui nourit la peau (produit que l’on trouve facilement dans un magasin bio ex ; biocop)

Je voudrais m’adresser à celle qui grattent depuis lontps (moi ça fait presque 10 ans) : je remarque que ma peau est de plus en plus tirée et j’ai bien peur que même si on arrive à ne plus se défigurer le visage un jour, outre les cicatrices « indélibiles », qu’on ait des rides de très bonne heure. (ce que je dis peut peut-être freiner de jeunes gratteuses aussi).

je pense (et je crois que ça commence pour moi) que la maltraitance de notre peau, le renouvellement sans cesse et sans répit de notre épiderme ainsi que son assèchement, j’ai peur qu’à 30 ou 40ans on en parraissent 20 de plus, alors déjà que le fond de teint ça vieillit.

enfin, voila, je voulais juste évoquer ce pbm de rides qui s’ajoute aux autres conséquences noires de nos actes.

bon courage à toutes. conseil : dites vous que après tout le « plaisir » que vous à « procurer » votre peau en la triturant, il est tps de la chouchouter très largement.

76. pepper - 6 avril 2011

Bonjour à toutes,
Sur le site facebook du livre « Forever marked » de A.Hartlin (que j’ai commandé)qui retrace la vie au quotidien d’une « dermatillomane », il y a une rubrique de discussion et j’ai cliqué sur celle intitulée « i found a cure ».
La personne concernée raconte qu’elle a souffert de très nombreuses années de ce trouble et que grâce à « the brushing therapy », elle en est venue à bout et a retrouvé une vie « normale ».
Je me débrouille en anglais mais je ne parviens pas à comprendre ce que cette thérapie signifie.
Est-ce que l’une d’entre vous aurait une idée ? ou connaitrait quelqu’un en mesure de nous aider ?
Toutes les pistes méritent d’être explorées et il semblerait qu’en Angleterre, ils aient beaucoup d’avance sur la France en matière d’analyse et de traitement de ces pathologies, gravement invasives au quotidien.
Cette personne fait aussi référence à un autre livre « the broken mirror », à propos duquel je vais tenter de me renseigner.
D’avance, merci pour votre aide.

77. Schib - 6 avril 2011

Bonjour pepper,
j’ai recherché rapidement sur google mais je n’ai rien trouvé à mettre en relation avec notre « mal ». Je me méfie beaucoup des pubs déguisées aussi…
En tout cas, si quelqu’un trouve quelque chose ça m »intéresse aussi 🙂
Bonne soirée.

78. pepper - 7 avril 2011

Merci Schib pour ta recherche mais je crois que l’on ne peut pas traduire mot à mot cette combinaison de mots ; il doit s’agir d’une expression assez récente car la personne qui en parle l’explicite un peu.
je n’avais pas pensé à la pub déguisée mais je vais tenter quand même d’en savoir plus, tout en prenant un peu de recul.
Si seulement, on tenait une vraie piste, que l’on ait au moins de l’espoir.
Seule, je multiplie les tentatives pour arrêter, en vain.
je ne suis pas sortie depuis trop longtemps.
J’aimerais entrevoir une petite lueur d’espoir…
Je te tiens au courant..

79. laetitia - 8 avril 2011

salut

les seul moments ou je ne me gratte pas c’ est quand j’ ai des faux ongles car capsules+gel ça fait des ongles épais qui chatouille mais ne me blessent pas.
Mais bon, je crois que je vais en parler à mon médecin pour essayer de guérir dela maladie. Car atténuer le symptome ( grattage) ça ne marche que temporairement et ne m’ empéche pas d’ essayer de me gratter.

80. evay - 15 avril 2011

Bonjour tout le monde,

J’ai laissé plusieurs témoignages … et je vous apporte encore mon soutien… j’ai réussi à me défaire de ce fichu toc (au bout de 13 ans)… mais cela n’est pas toujours facile… une fois ce geste arrêté , il faut chaque jour se surveiller et apprendre à gérer différemment notre angoisse…
Histoire de sensibiliser les gens sur notre maladie, je me suis battue pour faire ma thèse sur le sujet et plus particulièrement sur les conséquences que les toc peuvent avoir sur notre scolarité, et sur nos relations avec les autres… comme vous vous en doutez il m’est difficile de trouver des personnes qui acceptent de témoigner (même de manière anonyme) …alors si toutefois vous avez un peu de temps à m’accorder, ce serait super car je dois faire mes preuves et montrer que ce sujet à de l’intérêt … comme nous venons d’horizons différents… les entretiens peuvent se faire par téléphone (anonyme également)…vous pouvez m’envoyer également des témoignages écrits retraçant votre parcours personnel / scolaire / professionnel …plus j’aurai à ma dispositions de témoignages, mieux cela sera … j’ai besoin de vous pour montrer que je peux malgré mes toc faire cette fichue thèse … je vais très bientôt créer une adresse mail pour ce projet, je vous tiens au courant mais vous pouvez dès maintenant me répondre…

Courage …la route est longue mais cela en vaut vraiment la peine …

evay

81. evay - 15 avril 2011

voici l’adresse mail où vous pouvez me joindre: thesarde33@yahoo.fr

n’hésitez pas , cela ne vous engage à rien …

82. Claire - 4 mai 2011

Bonjour evay

j’ai ajouté ton adresse ( sur Windows live messenger ) afin que l’on puisse discuter car je n’en peux plus de garder tout ca pour moi, et je suis soulagée de constater que je ne suis pas seule.
peut-être à très vite,
Claire

83. Mamansoleil - 5 mai 2011

Bonjour à tous et à toutes

Cela va faire presque une année que je connais ce site et mon dieu que ça fait du bien de lire ces différents témoignages. Je n’ai jamais osé poster mais je pense que ça va m’aider.

Depuis la pré adolescence (10-12 ans) je me gratte le visage chaque bouton même aussi petit soit il passe sous mes ongles. Inutile de préciser que qujourd’hui à l’âge de 24 ans j’ai d’affreuses cicatrices au visage (« heureusement pour moi » je me suis limitée au front… je triche un peu avec ma frange pour cacher mes cathastrophes), le soucis c’est que ces dernières années je me suis attaquée au haut du dos … mon décolleté… mes cuisses et même mon ventre… je n’ai que quelques cicatrices mais elles sont là….

Je suis enceinte aujourd’hui de 7 mois, et je pense que cette grossesse à déclanché un déclic. J’ai décidé de cesser ce massacre, je veux être belle pour moi, mon fils et mon mari. Je me fixe des objectifs raisonnables, au jour le jour. En ce moment j’ai deux vieilles plaies en bonne voie de guérison sur le ventre et une sur le décolleté(qui prend du temps car j’y suis allée fort) je ne touche ces boutons à présent que pour légèrement gommer les peaux mortes au moment de la douche (ça évite la tentation d’aller arracher ce qui dépasse après) et pour y appliquer une crème cicatrisante.

Je me suis achetée en pharmacie un tube de crème « gorgonium » pour le traitement des cicatrices (acnée, opératoires etc…) je masse tous les soirs mes cicatrices… on verra ce que ça donne. Une fois l’été passé je souhaite me rendre chez un dermato/médecin esthétique (si j’ai arrêté de touché définitivement à mes boutons) afin de supprimer mes cicatrices mais je « m’offre ce cadeau » (comme une récompense) que si je parviens à me débarasser de cette saleté de manie. Sinon ça ne sert à rien.

Malheureusement pour moi je n’ai pas besoin d’un miroir pour me massacrer… le simple fait de sentir sous mes doigts un bouton et hop c’est partie….

On va dire qu’aujourd’hui est le premier jour vers ma guérison, J1. je n’ai encore rien touché, à deux reprises j’ai approché mes doigts du visages, j’en ai pris conscience et j’ai stoppé mon geste. J’espère y arriver vraiment.Mais je dois être ferme avec moi même et ne rien toucher, même un bouton blanc qu’une personne « normale » toucherai.
Mon mari est au courrant de mon problème, il essai de m’aider comme il peut… mes parents égallement. Maintenant faut s’accrocher et y aller!

Je suis en arrêt maternité, j’ai le temps de m’occuper de ce problème loin du stress de la vie quotidienne je pense que c’est le moment idéal.

Merci de m’avoir lue.
à très bientot! vos témoignages me touchent.

84. Audrey - 12 mai 2011

Bonjour à tous,

je me rends compte que mon trouble a un nom, et ça fait du bien.

Enfant, je m’arrachais les cheveux de manière systématique. Pas jusqu’à la calvitie, mais suffisamment pour interpeller. Adolescente, je suis passée à l’annihilation des points noirs et à la traque des poils incarnés.

Je me suis calmée quelques années, et sans savoir pourquoi, c’est reparti depuis quelques mois : grattage frénétique du cuir chevelu et élimination de tout ce qui dépasse de la peau, boutons, croûtes, petites peaux, aspérités… Je me nettoie également les ongles à tout bout de champ et j’avoue même qu’il est très dur de résister quand je vois un bouton sur mon mari.

Pour l’instant, je n’arrive pas à identifier les facteurs déclencheurs des phases de crise, mais grâce à ce site, je comprends qu’on peut s’en sortir. Et mettre un nom sur ce trouble soulage énormément.

Wendy - 12 mai 2011

Bonjour Audrey,
Je retrouve les mêmes symptômes chez moi, mise à part ce qui touche au cuir chevelu. Comme tu l’as écrit, pour moi aussi c’est « tout ce qui dépasse de la peau » que je ne peux résister à gratter, sans forcément voir une aspérité, mais c’est plutôt au toucher que ça me prend, sans que j’y prête attention sur le moment, et la « crise » démarre. Il suffit que ma main touche une aspérité (bouton, cicatrice, …) pour que je me mette à la triturer sans pouvoir m’arrêter, et je me mets alors à faire le tour de tout mon corps. Ces derniers mois je trouve que ça a empiré, car comme toi ça revient par périodes, je cherche toujours des solutions, et je cherche toujours un dermato ou autre médecin qui connaîtra ses symptômes et m’aidera à les faire disparaître. Si tu en as envie, je serais d’accord pour qu’on s’échange nos mails pour en parler, trouver des solutions et se défaire de ce trouble.

85. pepper - 15 mai 2011

Bonsoir,
Je viens de regarder l’émission sur les TOC sur TMC et le témoignage de Sonia.
Je ne sais pas si elle est présente sur ce site mais je voudrais la saluer pour son courage.
Le sujet sur la dermatillomanie n’a pas été très long mais on commence à en parler, c’est déjà un bon début..
Difficile de communiquer sur le sujet auprès du grand public.
Difficile de montrer le sang, les plaies et nos petits instruments de « torture » à une heure de grande écoute.

Je viens de recevoir le livre sur la dermatillomanie d’Angela Hartlin depuis les USA, je vous tiens informées des trouvailles que j’y aurai faites, en espérant que cela puisse nous aider dans notre combat.
A bientôt.

Wendy - 15 mai 2011

Bonjour, je me rends à l’instant sur ce ce site dans le même but que toi Pepper : Saluer Sonia si elle se trouve sur ce site ( je sais que TMC avait fait des appels à témoin par le biais de nos témoignages sur ce site). En tout cas bravo Sonia, d’avoir été parlé de cette maladie dans un prime de grande écoute. Ca m’a beaucoup touché même si le sujet était en effet très court, mais il était temps qu’on en parle. Je suis sûre que plusieurs personnes atteintes de dermatillomanie et ignorant que leur trouble a un nom se sont reconnues dans ton témoignage ! Le sujet dit que tu sors petit à petit de ce TOC grâce à une thérapie comportementale; ou en es-tu aujourd’hui?

A PEPPER : le livre d’Angela Hartlin ca fait plusieurs mois que j’ai envie de l’acheter, si tu veux bien nous faire partager ton avis quand tu l’auras lu, ça m’intéresse grandement..

86. evay - 15 mai 2011

Oui enfin une émission qui en parle … c’est un bon début … espérons que l’existence de ce mal se fasse connaître … c’est important!!

Courage à tout le monde !

87. kityB - 15 mai 2011

Bonjour,

Je viens de regarder le reportage sur TMC via tvreplay. Je trouve que tu as eu un courage in-croyable de témoigner. Moi je ne peux même pas en parler à mes amis et ma famille tellement je trouve que ce qu’on fait est « répugnant » et « honteux ». En reardant le reportage je me suis vue dans l’avenir (j’ai 23ans). Il ya même des moments où je n’arrivais pas à regarder comme qd on regarde un film à suspens et qu’on sait ce qui va se passer, que le héros va mourrir …

Si je n’avais pas cette cochenerie et que j’étais à la place de Monsieur et Madame tout le monde, je nous prendrais pour des fous car on est conscient de ce qu’on fait et on n’arrive pas arrêter en se disant que c’est une drogue et un besoin. difficile à comprendre. Seul mon copain le sait. Mais ça ne me gêne pas car on a une relation de confiance (que le « toc » a certainement renforcé indirectement).

J’ai 23 ans, ça fait environ 10 ans que je me gratte. Je compare mon comportement ac ma peau comme un fumeur avec le tabac. Je me dis que c’est juste une question de volonté et non un véritable toc. sauf que il y a des gens qui arrête de fumer définitivement, d’autres qui ne le font pas et d’autres encore qui arrêtent-replongent arrêtent-replongent ect.

Etant plus jeune je me disais j’arrêterai quand j’aurai un copain et que je vivrai avec lui, j’ai continué, je me suis dis que lorsque je commencerai un nouveau job j’arrête, or j’ai continué.
Aujourd’hui, je me dis que lorsque j’aurais des enfants il faudra que j’arrête car c’est trop dangereux d’avoir des crises et de laisser ses enfants seuls pendant qu’on est figé devant le miroir à se détruire ou qu’on ne peut pas sortir car on a le visage en sang alors qu’il faut emmener son enfant à l’école ou chez le médecin.

enfin, je veut juste faire une comparaison ac la cigarette. Mon père voulait arrêter de fumer avant que je naisse, avant la naissance de chacun de mes frères, à chaque changement dans sa vie, mais il n’a tjs pas arrêter.

On dit que c’est un toc mais je pense que c’est surtout une drogue interne, qu’on s’est administré seul (même s’il peut y avoir des facteurs extérieurs et psychologique…)

Je ne sais pas ce qui se passera car je déciderai d’avoir des enfants …

Par ailleurs, je ne sais pas si c’est une bonne chose que ça se sache car les ens ns rearderons différement. je sais que l’un des facteurs ou effet de cette maladie est un pbm ac le regard des autres, mais lorsque les ens savent on n’essaye plus de se cacher et onne peut pas guérir. Avant dêtre avec mon copain j’avais tout le tempsenvie d’arrêter, beaucoup moins maintenant car il a l’habitude de me voir ac le visage écorché et ça fait lgtps que je me cache plus pour le faire.

De plus, au fond de moi, je n’espère qu’une chose, c’est que les gens que je connaisse n’ai pas vu le reportage, même pas un seul car il pourrait en me voyant y repenser et ça se saurait et j’aurais davantage ce sentiment de honte et de malaise en public car je sais que les gens feront une fixation sur mon visage et me verront autrement.

Bisous à toutes

88. anne - 15 mai 2011

Bonjour kityB,

Je suis d’accord avec toi sur plein de choses que tu as écrites.
J’ai eu la même réaction que toi en regardant sur internet Sonia se toucher la peau : j’avais les mains devant la figure ! Je n’osais pas regarder tellement … je ne sais pas si je trouvais ça répugnant ou bien si le mal qu’elle se faisait à ce moment là je le ressentais (j’ai conscience que je fait la même chose). En tout cas je respecte Sonia pour sa ce qu’elle a fait, même si moi je ne l’aurais fait en aucun cas, en sachant cependant que cela va peut-être faire connaitre « notre maladie ». Est-ce une bonne chose ? En fait au début je croyais que oui, mais maintenant pour les mêmes raisons que toi j’en doute. Où alors peut-être que les gens seraient plus indulgents.
Je pense aussi que c’est comme une drogue. On est y accro maintenant … une drogue avec des effets aussi importants qu’une autre. On se défoule grâce à ça. (bref, plein de chose ont été dites quand à l’origine de cela).
As-tu pensé à aller voir un dermato ? Si non, ce serait une bonne chose, il pourrait t’aider à faire le point : moi par ex. je sais que même si je mets ma peau dans un sale état toute seule, j’ai quand même des problèmes d’acné. Il m’a donné un traitement et après quelques jours de réticence (« ça va rien faire dans l’immédiat » …) j’ai décider de m’y mettre et après avoir appliqué mes crèmes consciencieusement matin et soit j’ai noté une nette amélioration de l’état de ma peau. Je pense que ça a traité le problème un peu à la base mais aussi que la crème appliquée faisait comme un bouclier qui m’empêchait de toucher à ma peau. Mon comportement a changé et je me suis rendu compte que j’en avais marre de toucher ma peau (inutile, prend du temps pour rien de bon …).
J’ai fait une petite rechute depuis (question de période dans le mois, j’ai un peu arrêté les crèmes car elles me dessèchent la peau et alors mes mains ont recommencé à se balader sur mon visage). Bref je te conseille la méthode des crèmes. En tout cas cela ne sert à rien d’attendre.

89. pepper - 16 mai 2011

Dans l’émission, la dermatillomanie est considérée comme un TOC.
A ce sujet, les spécialistes interrogés expliquent qu’il y a des zones du cerveau qui sont trop ou pas assez en activité chez les personnes malades de ces TOC.
ILs évoquent d’ailleurs cette opération du cerveau qui consistent à implanter plusieurs électrodes reliées à ue sorte de « pacemaker » et les bons résultats obtenus chez les personnes souffrantes.

Si on considère la dermatillomanie comme un TOC, on ne peut donc pas parler d’une addiction comme celle à la cigarette. Reste à savoir si cette maladie fait partie des TOC ou non ?

PS pour WENDY : je te fais un petit rapport du livre d’Angela Harlin dès sa lecture terminée mais je ne suis pas très en forme en ce moment ; j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur qq chose ; je ne sais donc pas dans quel délai je finirai sa lecture. Mais promis, je te tiens au courant.

Wendy - 16 mai 2011

Je suis d’accord avec Pepper, la dermatillomanie est une maladie,et qu’elle soit un TOC ou pas, elle y est en tout cas apparentée. Du peu d’info que j’arrive à trouver là-dessus, elle est plus proche d’une autre maladie du même type, la trichotillomanie, et toutes les deux sont des cousines des TOCs de répétition ou de vérification, et autres.. Donc pas vraiment à voir avec le fait de pas pouvoir s’arrêter de fumer, la clope crée une addiction avec le temps et les doses ingérées (comme toute drogue),qui fait qu’on s’en passe difficilement, mais n’est pas une maladie ! La dermatillomanie oui, c’est un trouble anxieux, dont la médecine cherche encore les causes exacte, les premières pistes sont celles-ci : un dysfonctionnement de certains neuromédiateurs comme la dopamine ou la sérotomine.. le fait qu’on ne puisse s’arrêter de fumer ou de se gratter n’ont pas les mêmes causes, les mêmes origines !
Après, je peux très bien comprendre que certains soient gênés par leur maladie, et ne veuillent pas en parler à leur proches, mais je trouve ça dommage, c’est au contraire quand un diagnostic médical est fait et qu’il y a un minimum de médiatisation là-dessus, que les gens sont plus aptes à comprendre ! Et que donc nos proches normalement peuvent plus facilement nous soutenir ! On passe quand même moins pour des folles avec une manie honteuse quand on sait qu’on est pas responsable, et qu’en plus il existe des solutions, des méthodes pour s’en sortir ! Je pense principalement aux thérapies comportementales qui ont de très bons résultats apparemment.
De mon côté, j’en avais vaguement parler à ma famille proche, là j’ai décidé de faire mon « coming-out » , après m’être cachée pendant plus de vingt ans, il serait temps, je regrette de ne pas avoir pu le faire plus tôt, si j’avais su que mon trouble portait ce nom : la dermatillomanie ! Et je compte bien m’en défaire dans les années à venir, vu que c’est possible !
Je vous souhaite à toutes d’avancer également !

ps pour Pepper : pas de soucis, le temps presse pas, prends soin de toi ! Je te donne mon mail au besoin : pauline.breizh@hotmail.fr

90. Coconena91 - 16 mai 2011

Bonjour,

Je me gratte depuis que je suis toute jeune. La moindre plaie ou bouton passait sous mes ongles et j’ai toujours gratté mes croutes.

Cela a toujours énervé ma mère, mon père et maintenant mari et enfants. Il y a un an environ, le dermatologue m’a suggéré d’aller voir un psy, sans m’expliquer ce que j’avais.

J’ai troujours pensé que j’étais la seule à me faire cela, que j’étais une fille un peu folle et sans volonté de se mutiler ainsi.

Et en voyant l’émission de TMC, j’ai mis un nom sur ce que j’avais, et surtout, j’ai réalisé que je n’étais pas seule. Après plus de 30 ans à me gratter (j’en ai bientôt 37!!!)

Alors, j’ai tâpé dermatillomanie sur internet, et là, le choc. Non seulement, je ne suis pas la seule à me gratter, mais en plus, il y a bien plus de personnes qui le font que je ne pensais, et je me retrouve dans certains témoignages.

Je crosi que cela va m’aider à avancer, si ce n’est vers la guérison, peut-être vers un mieux être.

Je reprends espoir. merci de vos témoignages

Wendy - 16 mai 2011

J’étais comme toi il y encore quelques mois, sans imaginer que d’autres pouvaient avoir le même comportement que moi, et que mon trouble avait un nom…
Ca fait du bien de reprendre confiance vis à vis de ça !
Je suis contente pour toi !
J’étais sûre que cette émission serait vu par des dermatillomanes qui s’ignorent..
Bonne continuation !

91. Lizza - 17 mai 2011

Bonjour,

Un reportage qui en parle ! qui est passé samedi sur TMC (c’est bien la première fois que ce toc passe à la télé) : http://videos.tmc.tv/ca-nous-ressemble/ca-nous-ressemble-toc-et-phobies-com…

(après 20minutes de vidéo, si je me rappelle bien)

Le psy met en évidence que la jeune femme doit faire un effort sur l’estime d’elle-même, dommage on a pas plus de conseils ^^

92. kityB - 17 mai 2011

En relisant les derniers témoignages, je constate que vous êtes nombreuses à chercher des solutions.
Je peux comprendre qu’on ait besoin que cette « maladie » soit reconnue pour pouvoir ainsi entamer des thérapies.
Je suis allée voir une psy il y a deux ans, je lui en ait parlé, elle m’a fait l’impression de ne pas y porter attention, elle a du croire que j’avais un petit complexe pr quelques petits boutons d’acné. J’ai été très déçue de la séance et je n’ai jamais remis les pieds dans son cabinet.
Il est vrai que cette « maladie » n’est pas connue par les praticiens.

Mais de toute façon, je ne crois pas en toutes ces thérapies. Je changerai peut être d’avis dans quelques années. IL est possible que pour certaines d’entre nous une aide extérieure (un psy) soit un plus, mais je pense que ça doit avant tout venir de nous. Si on n’a pas envie d’arrêter, on arrêtera pas. Je sais que vous penser qu’on ne peut pas arrêter toute seule. J’ai peut être tort et pour l’instant je ne peux pas le démontrer. et c peut être pour ne pas l’admettre que je pense que je n’ai pas réellement envie d’arrêter de gratter. Car c vrai, on n’ose pas toujours se l’avouer mais on prend un certain « plaisir » à scruter sa peau et la détruire, j’ai l’impression d’être détendue même si ce n’est qu’en apparence car on a toute suite la culpabilité qui arrive. Mais on recommence. Je pense que ça fait peur d’arrêter, car on vit avec depuis tellement longtemps, on l’a toujours connu. Arrêter c comme une « imputation » (le mot est peut être un peu fort mais j’en ai pas trouver d’autres) d’une partie de nous. En même temps, il est vrai que cette « maladie » nous prive d’une partie de notre vie et de notre personalité (car plus d’une fois mon comportement a été influencé à cause de mon grattage compulsif).

Je sais je suis très pessimiste ce soir, mais il n’ya qu’à travers ce site, lorsque j’écris que je réfléchis véritablement sur la question.

allez il est tard, bonne nuit tout le monde

93. Anonyme - 18 mai 2011

c’est certain que l’on prend du plaisir à se triturer. A partir du moment ou on commence la crise, le cerveau va sécréter une substance qui peut s’apparenter au plaisir que l’on ressent à prendre de la drogue pour certains. C’est chimique !
Pour ma part, je n’ai plus de travail, plus d’amis, plus que ma mère pour m’héberger. je refuse même d’avoir un « relationnel » quelconque dans ma vie car la plupart des personnes, lassées par mes refus de sortir finisent par me tourner le dos et je ne veux plus souffrir de cette perte d’amitié.La maladie a oute la place dans ma vie.
La subir est un enfer mais la quitter est une angoisse teerible puisque que sa place est numéro 1 dans ma vie.
Pourtant j’imagine qu’à la fin de ma vie, je serais triste de lui avoir laisser la pririté, alors je continue de lutter et de chercher des solutions.
je me pose xcependant la question de savoir ce que je ferais si elle me rendait ma liberté ?
Dans l’émission de TMC, un docteur, le docteur H., fait un paralléle entre la bipolarité (dont je souffre aussi : un bonheur n’arrive jamais seul !) et les tocs. Une nouvelle piste à explorer. J’ai pris RDV avec lui malgré un prix de conultation très élevé.Un seul RDV suffit pour voir la prescription médicale.
Les retours sur le net sont bons concernant ce médecin.
j’entame aussi des séances d’hypnose avec un autre praticien.
J’ai fait de nombreuses thérapies jusqu’alors, sans succès dont la thrépaie cognitive et comportementale : je n’ai pas été réceptive mais il importe que chacun essaie. Ce qui ne me convient pas à moi, conviendra peut-être à une autre. Ne fermons aucune porte et restons dans cette optique de guérison. Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons qu’une seule vie ! C’est maintenant ou jamais ! PEPPER (25 ans de dermatillomanie)

Wendy - 20 mai 2011

Je suis entièrement d’accord avec toi..

Et je suis désolée que la maladie t’ait à ce point coupé de tes relations aux autres ! Mais tout est réversible !

Le parallèle avec la bipolarité, c’est intéressant, j’ai des chances d’en être atteinte aussi, ma psy le pense, mais me dit qu’il faut pas mal d’années pour le diagnostic, et reste prudente donc. Mais comme de par hasard, il y a des chances que ça corresponde…

Pour ce qui est des thérapies, en effet tout le monde n’est pas réceptif autant que d’autres.. Mais ça vaut la peine de tenter !
De mon côté, je compte commencer expressions corporelle et relaxation en septembre, afin de me faire du bien, d’être plus à l’écoute de mon corps, de me détendre.. Je verrai par la suite pour une thérapie si rien n’avance…

Pepper, bon courage à toi ! J’espère que ce médecin ainsi que l’hypnose t’aideront !

94. pepper - 20 mai 2011

merci à toi Wendy.
Ma bipolarité n’a jamais été clairement diagnostiquée mais je me renseigne beaucoup, je lis, j’écoute et j’observe (cf : mon père bipolaire) .
J’ai 38 ans mais je suis soignée pour dépression depuis l’âge de 18 ans.
ce n’est pas tant mon esprit qui allait malade (je l’ignore la plupart du temps) mais mon corps qui m’a « Lâchée ». J’ai tant souffert que je refuse depuis d’arrêter mon antidépresseur malgré l’insistance des médecins qui pensent qu’il n’est plus nécessaire.
Je ressens cependant l’alternance de phases de dépression (je me réfigie alors dans le sommeil (je dis alors que « j’hiberne ») et les phases maniaques pendant lesquelles je dois bouger encore et encore.

Chez moi, ce changement d’attitude est assez subtil mais je parviens cependant à le reconnaitre, d’où la certitude d’être bipolaire.
En revanche, je ne parviens pas à identifier l’impact que ces « montagnes russes » ont sur mes crises de dermatillomanie.
Je vais tenter de les diminuer (je ne crois plus à la guérison totale et définitive) au travers de l’approche du traitement de ma bipolarité ; je te tiens informée dans tous les cas.

PS : j’ai commencé le livre ; les traits communes aux dermatillomanes sont : l’hypersensibilité, une intelligence au-dessus de la moyenne, une intuition accrue. En outre, ce qui m’a frappée c’est qu’elle avait un rapport privilégié, presque fusionnel, avec son père . A la suite d’un grave AVC, son père, bien qu’encore vivant n’avait alors plus rien en commun avec celui dont elle était très proche. Elle a dû faire connsaissance avec qq’un qu’elle ne connaissait pas et faire le deuil de son « référant ». Ce qui me renvoie à ma propre histoire, puisque, à l’âge de 10 ans, mon père a fait une très grave dépression avec plusieurs TS et j’ai alors ressenti une immense solitude et la conviction que plus jamais il ne me protégerait. Dès lors, j’ai ressenti un vide et une peur indescriptibles qui m’ont fait prendre conscience que je serai désormais la seule à assurer « ma sécurité ». Depuis ma solitude est complète et je suis comme en alerte en permanence au cas ou…Malheureusement j’ai été agressée il y a peu, ce qui ne m’a bien sur pas aidée.
Si d’autres ont vécu une histoire similaire, c’est peut être une piste à explorer pour notre combattre notre maladie.
PS : merci à wendy pour ton mail; je promets de t’écrire bientôt. Ta démarche me touche.

95. pepper - 20 mai 2011

J’ajouterais que la dermatiollamnie est le seul élément constant dans ma vie ; malheureusement, elle est fidèle et toujours au rdv.

Wendy - 21 mai 2011

Bonjour Pepper,
ça me parle énormément aussi une « relation fusionnelle à son père », ça a été un gros problème dans ma vie !
Quant à la bipolarité, un timorégulateur est plus adapté qu’un anti-dépresseur normalement..
tu n’as pas essayé?
N’hésites pas à me contacter par mail si tu veux qu’on discute, pour éviter qu’on dérive du sujet principal du site !

Schib - 22 mai 2011

Bonjour Pepper et Wendy,
votre conversation m’intéresse énormément. J’aimerais aussi avoir des détails sur ce que vous avez lu dans ce livre, en particulier sur les 3 caractéristiques communes aux dermatillomanes (hypersensibilité, intelligence supérieure à la moyenne et intuition accrue ; je me suis parfaitement reconnue). Quant à moi, mon père étant très souvent absent depuis toujours à cause de son travail, il est vrai que j’ai souvent ressenti un sentiment d’insécurité moi aussi. Si vous souhaitez discuter, et je suis sûre que cela intéresse tous les dermatillomanes, il existe un forum : acne-excoriee.xooit.fr/
D’avance, merci et courage. A défaut de pouvoir un jour arrêter définitivement, je suis persuadée que cette maladie peut être atténuée à force de volonté.

96. pepper - 23 mai 2011

Bonsoir SCHIB,

Je n’en suis qu’au début du livre et comme je l’expliquais à Wendy, j’ai beaucoup de mal à me concentrer en ce moment (et je dois l’être davantage que d’ordinaire étant donné que le livre est en anglais); ce qui fait que je n’ai aucune idée de la date à laquelle je le finirai.
Cependant, au fur et à mesure de sa lecture, je vous ferai part de ce qui me semble important.
Le rapport au « père » est peut-être une piste importante puisqu’il conditionne surement l’image que l’on a de nous-mêmes. Les petites filles sont souvent « amoureuses » de leur papa puisque c’est le premier regard masculin qui se pose sur elle et cela conditionne peut-être l’estime que l’on a de soi.Pour ma part, cette vison s’intègre parfaitement à mon parcours et pourrait expliquer que je recherche une sorte de perfection en me « mutilant » pour être au mieux de mon apparence.
Mon père, après m’avoir porté aux nues, m’ayant sans cesse critiquée sur certains aspects de mon corps. D’où des régimes, des lipos, des achats de cosmétiques faramineux, des séances d’uv….A explorer…

97. kityB - 23 mai 2011

Je ne sais pas si on a trouvé un point commun à la dermatillomanie, mais mes angoisses et crises de larmes venaient (et viennent mais ça va en ce moment) pour l’essentiel de mes « problèmes relationnels » avec mon père : sentiment de rejet et d’abandon plutôt, mais pas vraiment d’insécurité.

J’en suis sure depuis cette unique séance chez le psy (psy qui n’avait pas compris l’importance de mon problème relationnel avec ma peau) : on en est vite arrivé à parler de mon père et j’ai pleuré tout le long de la séance et même en partant. delà, j’ai compris le pbm avec mon père, et j’essaye depuis de prendre du recul dans ma relation père-fille et de plus faire une crise de larmes quand je me rend compte que c encore moi qui l’appelle et que lorsque je fais le test de ne pas l’appeller, il peut resté plusieurs mois sans prendre de mes nouvelles (je sais c puéril, mais j’ai réussi aujourd’hui à ne plus m’attacher à ce genre de « détails »).

Parents séparés vers l’âge de 10 ans, ils se sont toujours beaucoup déchirés, mon père ne s’est jamais beaucoup investi dans ma vie, ne s’est pas comporté comme un père devrait le faire, mais depuis peu (depuis que je deviens une adulte peut être) j’ai compris que ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais plutôt parce qu’il est imature et qu’il le restera. Il a aussi refait sa vie. Mais je n’ai jamais pensé que ça m’ai gêné, j’adore mes demi-frères et soeurs, mais j’ai jamais accroché avec ma belle-mère.

Après il y a beaucoup de personnes qui ont des rapports difficiles avec leur père. Même si mes angoisses et crises « causées par mon père » m’ont conduit à me gratter, pour d’autres il peut s’agir d’autres angoisses mais qui ont abouti à la même maladie car on a le point commun de les évacuer de la même façon.

Pour ce qui est des trois caractéristiques des dermatillomanes, hypersensibilité oui, mais intelligence au-dessus de la moyenne peut être, intuition accrue pas du tout.

Pour la bipolarité en revanche, tout à fait d’accord, j’ai des excès de colère, de bonnehumeur, de gantillesse, de colère, de tristesse en un très laps de temps. Je préfère le terme de lunatique, je me sens moins « malade ».

NB : Je pense qu’aujourd’hui, je suis bien dans ma tête ou du moins comme Monsieur et Madame tout le monde mais que je continue de me gratter par « habitude » car ça fait parti de mon quotidien.

Sotriste - 31 mai 2011

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis Sonia, témoin de l’émission de TMC « Comment surmonter ses démons » qui est passée le 14/5/2011 et rediffusée le 28/5/2011. Je voulais exprimer ma satisfaction d’avoir fait découvrir à celles et ceux qui ignoraient qu’elles ou qu’ils souffraient d’une véritable maladie et d’avoir parlé en leur nom pour montrer l’enfer quotidien qu’est la dermatillomie. Là était mon véritable but en servant de témoin. C’était aussi une façon de servir de porte-paroles (quitte à mourir de honte devant la caméra) à des milliers de personnes qui souffrent dans l’ombre sans que jamais personne ne s’en soucis en n’en parle. Aujourd’hui, je n’ai pas honte de me voir en visionnant mon image à travers le petit écran, mais au contraire je suis fière d’avoir pu, un tant soit peu, fait avancer les choses en France et peut-être aussi montrer le chemin de la tolérance, de l’ouverture d’esprit et de l’acceptation de chaque être pour ce qu’il est INTERIEUREMENT et non pas pour son aspect physique ou autre. En ce qui me concerne, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir pour m’en sortir mais je me bats chaque jour, pour moi, mes enfants et mon mari mais aussi au nom de toutes celles et tous ceux qui souffrent en silence. Je souhaite du plus profond de mon coeur parvenir un jour à VOUS donner la voix de la guérison et de l’épanouissement personnel. Je suis bien-sûr preneuse si quelqu’un la trouve ou l’a déjà trouvé avant moi. Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de courage et croyez en la guérison. Si toutefois vous êtes intéressé(e)s pour en savoir plus sur mon parcours de dermatillomane, vous pouvez m’écrire par mail à comte.sonia@orange.fr. En tout cas, je vous REMERCIE de l’attention que vous m’avez portée en regardant cette émission. Je l’ai enregistré et j’essaierai prochainement de la diffuser sur youtube. Je vous tiendrai informé(e)s. Amicalement. Sonia

98. evay - 1 juin 2011

Merci pour ton courage…je ne sais si l’on peut dire que l’on s’en sort pour toujours mais cela fait un an maintenant que je tiens le coup, j’ai usé de diverses stratégies (pratiques, style TCC) et ai effectué un travail (mental) sur ma perception des choses chaque jour, cela a payé… mais l’on garde je pense une fragilité surtout durant certaines périodes de stress…

Il n’y a pas de solutions miracles qui seraient données dans un manuel, mais comprendre, mettre des mots sur, et lire des témoignages…cela peut nous amener à réfléchir et avancer…
Chaque personne doit faire un travail sur elle-même mais
Des déclics se font, si vous avez réussi à faire des efforts sur certaines choses ou même arrêter de faire certaines pratiques, pensez à ces petites victoires… qui sont le début de la fin …

Comme je l’ai dit dans un autre message, je fais une thèse sur le sujet et l’impact que les toc ont sur notre qualité de vie … chaque participation compte…

Je n’ai pu faire cette émission car je ne gratte plus mon visage…ma plus belle victoire (car ma plus grande souffrance)… je vous assure… avant, toute ma vie était contrôlée par ce mal , mes sorties, mes relations, mes activités, mon moral, etc …aujourd’hui, je ne me pose pas la question de suis-je présentable pour sortir, je sors … c’est une liberté qui n’a pas de prix… si vous voulez me contacter , n’hésitez pas, vous avez aussi mon adresse plus haut … Sonia , encore merci … par ma thèse, j’espère aussi faire avancer les choses… car peu de personne semble s’intéresser dans la recherche à ce mal… il faut donc que nous soyons solidaires…

Courage , le chemin est long, trop long mais vous pouvez décider de prendre une autre voie, il existe l’association AFTOC, contactez les …

99. Meli - 3 juin 2011

Bonjour tout le monde !

J’en suis à mon 5ème jour sans rechute depuis que j’ai décidé d’arrêter (pour la 1000ème fois environ ^^). Cette fois-ci je pense que c’est la bonne !

En fait j’ai eu une crise assez catastrophique le week end dernier et dimanche j’ai eu l’idée de chercher sur internet s’il existait d’autres cas semblables au mien. J’avais déjà cherché une fois mais j’avais vite abandonné en pensant que c’était voué à l’échec.
Mais finalement, après être tombée sur des pages concernant l’acné classique comme la dernière fois, j’ai fini par tomber sur des forums décrivant exactement le même problème que moi =) Je me suis retrouvée dans de nombreux messages et ça m’a fait énormément de bien. J’ai enfin pu mettre un nom sur cette mauvaise habitude que j’ai depuis maintenant 5 ou 6 ans et qui s’est avérée être une maladie à part entière. Je me suis vraiment sentie soulagée de voir que je n’étais pas seule dans cet enfer et j’ai un peu réussi à me pardonner de n’avoir pas pu arrêté toute seule.

Par la suite j’ai trouvé le site « Stop picking on me » que j’ai lu en détail (en travaillant mon anglais par la même occasion 😉 ) et j’ai réussi à déterminer une bonne partie des éléments à l’origine de cette autodestruction. Je pense que ce travail d’auto-psychanalyse a nettement augmenté mes chances de m’en sortir.
J’ai commencé à changer mon état d’esprit et mes habitudes et pour l’instant je m’en sors bien.
Je cherche tous les jours de nouvelles informations sur la dermatillomanie pour pouvoir la cerner au mieux et guérir au plus vite. C’est comme ça que j’ai atterri sur ce site qui est aussi très intéressant et je tiens à dire que je suis très reconnaissante envers les personnes qui ont décidé de créer des sites entièrement consacrés à cette maladie dont on entend jamais parler sans quoi on aurait très peu de chances de s’en sortir…

Pour ma part la tactique qui consiste à donner le moins d’attention possible à ma peau semble être efficace. Dès que je dois passer par la salle de bain j’essaie d’éviter de me regarder dans le miroir, je n’allume plus la lumière du miroir qui est particulièrement puissante, je ne me sers plus du miroir grossissant et je garde en tête la phrase « Aucune imperfection n’a besoin d’être touchée » car il suffirait d’un moment de faiblesse pour replonger. De plus, j’apporte peu de soins à mon visage mis à part un gel nettoyant bio que j’utilise dans la douche pour ne pas me retrouver devant mon reflet.
D’autre part j’essaie de me tenir toujours occupée, j’ai même décidé de tenir une sorte de journal intime pour écrire un peu tout ce qui me passe par la tête, en particulier ce qui pourrait me provoquer une crise, et les meilleurs moyens de surmonter les mauvais moments autrement qu’en me défoulant sur ma peau. Je parle aussi de mes progrès, pour favoriser une bonne humeur.
Pour m’occuper et satisfaire mon besoin de purification j’ai décidé de faire régulièrement du vide et du rangement dans ma chambre en particulier, ça m’occupe et ça me fait un peu bouger en même temps.
J’essaie aussi de boire plus souvent, de manger beaucoup de fruits et légumes, et d’éviter les grignotages. Je m’attache presque tout le temps les cheveux, et je mets une barrette pour dégager ma frange quand je reste à la maison (ce qui évite de me faire transpirer le front). Je me lave souvent très régulièrement les mains et j’évite tant que possible de me toucher le visage, le crâne ou les cheveux. J’envisage d’acheter une balle anti-stress pour garder mes mains occupées quand je regarde la télé par exemple.
Je me donne quelques objectifs (comme aller à la piscine, déposer des CV…) pour me faire sortir et recommencer à vivre. Cependant je garde en tête que j’ai le temps et que ce n’est pas grave si je ne fais pas tout ce que j’ai prévu, et surtout je ne laisse personne d’autre décider de ce que je dois faire (comme ma mère!) à ma place. De cette façon, j’avance progressivement sans me mettre la pression.

Voilà mes résolutions ! J’espère que ces petites astuces aideront certains d’entre vous.
Je vous tiendrai au courant de mon parcours de guérison pour vous donner un peu d’espoir (car on en a tous besoin).

Bisous et bon courage =)

100. evay - 3 juin 2011

Alors si je peux te donner davantage d’espoir, tu fais exactement ce qu’il faut ! J’ai eu la même démarche et voilà c’est 5 jours se sont transformés en une année … et si tu connais quelques échecs, ne te décourage pas , recommence à faire attention!! encore et encore!!
Aujourd’hui encore je me surveille! je me lave le visage sous la douche et évite la lumière de la salle de bain …je me maquille devant un miroir exposé à la vraie lumière du jour … tu es sur la bonne voie!! car tu préfères garder une petite imperfection que de te « purifier » , que de t’abîmer et ça c’est le début de la fin … Courage !! après tu peux même te faire une liste de tes réussites et les sentiments qui en ont découlés et inversement ceux ressentis après une crise (moi je les avais scotchés sur mon miroir en cas de crise)… petit à petit tes stratégies vont évoluer!! et ton quotidien ressemblera davantage à celui de n’importe qui !

101. evay - 3 juin 2011

je m’excuse pour les fautes 😉 je les vois tjs après pfff !

Sonia - 14 juin 2011

Bonjour tout le monde,

J’ai enfin mis à disposition la vidéo du reportage de TMC sur Youtube. vous pourrez y accéder avec le lien ci-dessous :

Bon visionnage.

Je voulais aussi vous informer que le verdict est tombé quand au tests neuropsychologiques que j’ai passé à passé à Paris au Centre des troubles anxieux et de l’humeur. Il s’agit en effet d’une bipolarité de type II avec cyclothymie (variation rapide de l’humeur) , ce qui est lié au grattage. Je précise que le psychologue que j’ai rencontré et qui est spécialiste des Toc m’a informé qu’il ne s’agissait pas d’un toc mais d’impulsions, tout comme la trichotillomanie (arrachage des cheveux). Il a ajouté que nous ne devrions pas dire grattage compulsif mais impulsif car il est dû à de l’impulsivité. J’ai un second rendez-vous le 16/08 avec le Dr Hantouche, psychiatre et spécialiste des troubles bipolaires et des toc, pour un traitement anti-épileptique (à vie). Celui-ci ne génère que très peu d’effets indésirables, ce qui n’est pas le cas des neuroleptiques par exemple. Il affirme que mon grattage « impulsif » devrait se résorber avec ce médicament et stabiliser la bipolarité. J’ai grand espoir qu’il dit vrai. Je vous tiendrai informées.

Courage à toutes.

Sonia

la fee oups - 27 février 2013

Sonia, c’est toi que je viens de voir dans une émission sur France 2… C’est grâce à ton témoignage que j’ai découvert que c’était une maladie. Je pense être moins « atteinte » que toi mais tout de même, c’est là et il y a un soulagement en moi de mettre un mot sur ce comportement (cf le commentaire que j’ai mis sur la page 3 – avec moi-même aujourd’hui)
Merci pour ton témoignage !

102. Meli - 3 juin 2011

Alors ça c’est un message qui fait vraiment plaisir! 😀 Merci beaucoup pour cet encouragement je compte bien suivre le chemin que toi =)

J’avoue que c’est rageant les fautes qu’on ne remarque qu’après lol ça c’est encore notre côté perfectionniste qui ressort! :p
C’est fou tous ces petits détails qui sont liés quand même. Par exemple le fait que je passe plus de temps que la moyenne à me brosser les dents ou à laver la vaisselle parce que j’ai toujours l’impression que c’est pas complètement propre sinon ^^

Ah au fait j’ai oublié une petite astuce en plus qui m’a fait arrêté le grattage compulsif dans le dos depuis un moment déjà : dites vous que les petits reliefs que vous sentez et que vous prenez pour des boutons ou des comédons peuvent aussi bien être des grains de beauté. Du coup vous risquez de vous en prendre violemment à un grain de beauté et risquer encore plus un cancer de la peau… Personnellement ça m’est arrivé, j’ai eu de la chance de ne pas avoir fait trop de dégâts mais ça m’a bien refroidie. J’ai pas arrêté de suite mais j’ai commencé à vérifier dans le miroir quand je pouvais et à ne pas gratter quand je ne pouvais pas voir, ce qui m’a fait fortement diminuer jusqu’à arrêter complètement car j’avais de plus en plus la flemme d’aller vérifier à chaque fois ^^

103. Anonyme - 15 juin 2011

Bonjour, je vous écris car j’ai une question très importante. Alors que je me croyais guérie de cette horrible maladie, j’ai percé il y a bientôt deux mois et demie un bouton, que j’ai ensuite percé et repercé à cause d’un violent stress, maintenant je le laisse mais le problème c’est que ça fait une trace rouge en creux et j’ai peur que se soit indélébile. Combien de temps cela va t il mettre pour cicatriser, s’il vous plaît répondez moi je m’en veux de mettre une fois de plus défiguré.

104. Romeo-de-la-bastille - 15 juin 2011

Bravo et merci a Sonia pour ton témoignage courageux, donne nous vite de tes nouvelles, ton traitement est un espoir pour nous tous. En réponse a l’anonyme si dessus : Voici mon experience : J’ai percée un bouton qui avait commencé a cicatriser mais qui suppuré, je l’ai percé non pas de haut en bas mais par le coté (je suis rentrer et ressorti comme on fait pour une couture ) ça ne se voyait pas et je penser : « comme ça je ne ferais pas un trou profond qui s’infecteras… » Erreur, maintenant la croûte est partie, et j’ai dessous une petite balafre, un petit sillon qui est la trace de l’aiguille… Faite attention quand la peau cicatrise il ne faut pas casser les « nouvelle petites liaison de la peau » car c’est cela qui laisse des traces.

Sonia - 15 juin 2011

Merci à vous toutes et tous de m’avoir consacré du temps et de l’intérêt en regardant ce reportage. C’est grace à la démarche que j’ai faite en me portant témoin de cette émission que j’ai ensuite pris contact avec le Dr Hantouche que j’ai découvert le jour de la diffusion. Cela fait des années que je recherchais la véritable cause de mon grattage et enfin, j’ai la réponse. J’espère que le traitement sera efficace et que de bons résultats seront porteurs d’espoir pour tous les dermatillomanes.

Courage et encore mille mercis de m’avoir lu.

Sonia

Anonyme - 17 juin 2011

En réponse à Rroméo de la bastille, merci pour ses conseils, je suis contente ma peau va mieux et là j’ai fermement décidé de ne plus la gratter. Merci à Sonia pour son témoignage.

Anonyme - 7 août 2011

Bonjour,
Je suis comme toi atteinte de dermatillomanie (depuis 25 ans déjà) et cyclothymie associée. Je voulais savoir quel anti-épileptiques tu prenais et si il y avait déjà des résultas.
Merci de me répondre. Les grattages sont de plus en plus forts au fil des années et je suis de plus en plus souvent désespérée. Merci.

boutons - 7 août 2011

Bonjour,
Je suis atteinte de dermatillomanie depuis 25 ans déjà et suis cyclothymique.
Je voulais savoir quel anti-épileptique tu prenais et si il y avait des résultats. Merci de me répondre car le grattage est de plus en plus fort avec les années et je suis de plus souvent désespérée. Merci.

105. pepper - 19 juin 2011

Sonia,

J’aimerais savoir si le fait de connaitre l’origine de tes crises te permet d’en réduire la fréquence ou si cela n’a aucune incidence sur tes compulsions ?
En outre, si le docteur H. t’a donné un traitement médicamenteux, penses-tu que cela t’aide dans le contrôle de tes crises ? Je sais qu’il est dificile d’être objectif ; il y a tant de facteurs qui entrent en compte, mais je voudrais connaitre ton sentiment STP. Souffres-tu de dépression ou de bipolarité ?
Merci par avance pour tes précieuses réponses et encore toutes mes félicitations pour ton courageux témoignage.

106. Zoya - 25 juin 2011

Bonjour!
Cela fait deux ans environ que je connais ce site, mais je n’y ai jamais laissé mon témoignage, donc je pense que maintenant est un bon moment pour le faire: j’ai 19 ans et ça fait 4 ans que j’ai ce problème avec mon dos et 3 ans sur ma face. J’ai réussi à arrêter une fois au complet pendant 2 mois, car j’avais mon bal pour lequel j’avais une robe dos nu. Non seulement avais-je réussi à arrêter de gratter mais en plus toute trace était partie grâce à une crème prescrite par un dermato, mais une fois le bal terminé j’ai repris peu à peu.. Un an plus tard j’ai également réussi à arrêter pour une plus brève période en allant dans le sud pour une semaine, mais j’ai encore repris.
Sinon j’ai essayé pas mal toutes les techniques « courantes » pour arrêter: système de punition-récompense (monétaire entre autres), cacher et enlever tous les miroirs de la maison, porter des gants à l’intérieur, faire des calendriers, des petites notes de motivations, des photos pour me motiver ou me choquer, etc. mais bon. Je crois sincérement que le SEUL moyen d’arrêter (pour moi en tout cas) c’est d’avoir la volonté nécessaire, pas seulement le désir d’arrêter, mais de comprendre toutes les facettes de cette maladie, de l’accepter, et de prendre la décision ultime d’arrêter. Autrement, tant qu’on accepte pas ce qu’on est et qu’on ne fasse pas une rétro-vision sur soi-même à savoir pourquoi on l’est, je pense qu’il est impossible d’ârrêter définitivement, puisque cette maladie comporte une grande part mentale.
Moi personnellement, comme tout le monde je crois bien, ça me gâche la vie et je n’en profite pas comme je devrai, donc j’espère bien régler ça cet été. Je vais essayer d’aller voir un psy bientôt (ce ne fut pas mon idée mais j’ai promis d’essayer) donc on verra si j’aurai de la chance ou pas. Mais je crois tout de même que je suis en progrès depuis le début, physiquement et mentalement 🙂
Je souhaite bon succès à tout le monde, et dites vous qu’il vaut mieux arrêter maintenant que de passer sa vie à essayer de le faire (lol, je me le dis aussi) et je reviendrai écrire sur ce forum une fois que moi j’aurai réussi; que ce soit dans un, deux, trois mois ou années (j’espère bien avoir réussi d’ici là)!

107. Favorite - 4 juillet 2011

Merci pour l’émission Sonia! Vraiment super de l’avoir postée! C’était courageux d’oser témoigner. J’espère que ça va mieux. Moi je gratte mon visage, un peu mon dos et mon buste mais surtout mes épaules qui ont bcp de cicatrices. Avec le temps, j’arrive à gratter de moins en moins et ma peau commence à soigner. C’est surtout depuis que j’ai découvert ce site et que je me rend compte que ce n’est pas normal de gratter ainsi. J’espère arrêter totalement et retrouver une belle peau! Courage à toutes!

108. Anonyme - 10 juillet 2011

Bonsoir à tous,

Je lis vos commentaires depuis quelques temps, sans jamais avoir témoigné.

C’est rassurant de constater que l’on n’est pas seul à vivre cette maladie.

Moi je vis avec depuis que j’ai l’âge de 12 ans, aujourd’hui j’en ai 26…
Il y a eu des périodes de « rémission » ou mon visage et mon dos étaient comme, j’aime à le dire, « parfaits ».
Car je pense que ce problème vient, effectivement, du fait que TOUT DOIT ETRE TOUJOURS ETRE PARFAIT.

Je ne m’attarderais pas sur les raisons de cette maladie, mais en gros, j’ai toujours été sous la pression de ma mère (que j’aime beaucoup et qui m’aime aussi beaucoup malgré tout).
Du coup, le fait de me gratter me procure une sensation de soulagement dans la pression constante dans laquelle je vis. Et quand les crises cessent : dur retour à la réalité, c’est encore pire qu’avant…
Alors il y a 5 ans j’ai commencé le yoga, et pour moi ça a été une délivrance. Alors c’est peut-être égoïste ce que je vais dire, mais j’étais entièrement centrée sur moi-même et du coup les crises et les imperfections ont cessées.
C’était comme si, tout le mal-être que je ressentais s’en allait avec les traces de grattages qui disparaissaient. J’étais « purifiée » en quelque sorte.

Plusieurs évènements tristes se sont déroulés ces dernières années : j’ai notamment perdu une de mes meilleures amies, et jusqu’à présent je me met la pression en me disant que j’aurais pu éviter ça même si ça n’est absolument pas ma faute.
Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été que, j’ai eu la mauvaise idée, l’année dernière de vouloir changer de boulot : et là ça été la catastrophe…
Je travaillais dans de très mauvaises conditions, au niveau humain si je puis dire…ça été de nouveau l’enfer de la pression non stop.
J’avais de nouveau une très mauvaise image de moi, alors que je me donnais plus qu’à fond pour y arriver.
De plus, les horaires ne me permettait plus de faire ni yoga ni sport pour me détendre. Je n’avais plus de vie personnelle.
J’ai fais une dépression cet hiver, j’ai pleuré pendant 2 mois, je devenais parano. impossible donc, pour moi de continuer à travailler (j’étais conseillère voyages, je vous laisse imaginer…).

Aujourd’hui, niveau boulot, ça va beaucoup mieux. Mais, traumatisée par l’expérience que j’ai vécue, j’ai toujours se sentiment de ne pas être à la hauteur et devoir rendre des comptes à un tiers en permanence, du coup la pression est toujours présente et mes problèmes de grattage avec.
J’ai beaucoup de mal à lâcher prise, comme j’avais réussi à faire lorsque je faisais du yoga.

Mais j’ai décidé de me prendre en main, car à 26 ans, je ne me supporte plus avec ce visage.

Heureusement que je n’ai pas laissé la maladie prendre le dessus sur les amis et les sorties et que je suis très entourée de ma famille, car souvent j’ai pensé à commettre l’irréversible…
D’ailleurs ça m’a permis de rencontrer mon compagnon mais….il a le même problème que moi…
Du coup, en le voyant faire j’essaie de me raisonner pour qu’on s’aide tous les deux à stopper cette maladie.

Bon voilà mon message est long mais il traduit tout ce que je ressens….

Merci à tous pour vos témoignages et à Sonia pour son reportage qui m’a énormément touchée.

Soyons solidaires, ensemble on arrivera à vaincre cette maladie si peu connue 🙂

Amicalement.

109. Schib - 10 juillet 2011

Anonyme,
Encore une fois je trouve beaucoup de similitudes entre votre témoignage et ce que je ressens. Effectivement, j’ai aussi découvert le yoga et surtout l’état d’esprit qui va avec, il y a de cela 2 ans. Depuis j’ai appris à relativiser, et même si mes crises sont presque aussi fréquentes et les dégâts aussi importants, je focalise beaucoup moins mon esprit dessus. Le 2ème déclic dans ma vie (je suis loin d’être guérie cependant), ça a été la visite de ma petite cousine. Elle avait quelques années à peine, et quand elle cassait quelque chose ou angoissait à l’idée de risquer de le faire, j’arrivais beaucoup plus facilement à relativiser et à lui dire la phrase magique « ce n’est pas grave ». Souvent, je repense à elle dans ce genre de moments douloureux.
Bref, tout ça pour dire que tout n’est qu’une question de recul.
Sur ce, je vais enfin visionner le témoignage de Sonia (il était temps).

Bonne soirée, et ne vous découragez pas.

110. Olive - 21 juillet 2011

Bonjour à vous tous!
J’ai 24 ans et moi aussi cela fait des années que je suis atteinte de cette maladie (depuis mes 17 ans), j’ai tout essayé pour arrêter et je n’ai jamais réussi à tenir plus de quelques jours. Il y a un an j’ai rencontré un homme dont je suis tombée folle amoureuse, j’étais tellement bien avec lui que j’ai su arrêter un petit temps, mais d’autres problemes (études,…) ont fini par reprendre le dessus.

J’ai énormément de cicatrices et je n’arrive pas à les soigner car je n’arrête pas de gratter. Pourtant je souffre très peu du regard des gens car la plupart ne le remarque pas : je me maquille et arrive assez bien à masquer tout ça pour info mon maquillage est dermablend de vishy et il m’a beaucoup aidé! J’utilise également pas mal de pommades pour bien cicatriser et souvent aussi je me met de la pommade au lieu de gratter. Mon copain m’a quitté récemment, pas à cause de ça mais parce que je suis fort instable (crises, je pleure souvent, je suis fort pessimiste,…) et mon pere a trouvé la bonne idee d’aller parler aux parents de mon ex, il leurs à dit que je m’automutilais (personnellement je ne considère pas ce problème comme de l’automutilation), ses parents étant très peu ouvert d’esprit et jugeant pas mal sur l’apparence me considèrent maintenant comme étant folle, les amis de mon ex ont été aussi au courant, du coup mon ex ne veut pas se remettre avec moi et lui aussia douté de ma folie. Tout cela m’a beaucoup fait réfléchir, en continuant à me gratter je donne raison à ses gens là et ce n’est vraiment pas mon désir! j’ai décidé de leur prouvé que je ne suis pas folle, et à chaque fois que j’ai envie de gratter je me répète « je ne suis pas folle, si je continue les gens vont le penser » cela m’affecte beaucoup car c’était l’homme de ma vie et je me sens coupable de la situation 😦 mais j’ai décidé de lutter, je n’ai pas envie de passer pour folle ou faible, je pense que avec la volonté on peut contrôler son esprit, je n’ai pas envie de donner raison à des gens qui n’y comprennent rien, le problème c’est que la plupart des gens ne cherchent pas à comprendre et nous foutent une étiquette sur le visage et c’est tout. Battez-vous comme moi, montrez aux gens ce dont vous êtes capable et faite-le d’abord pour vous, personnellement je me suis toujours dit que si j’arrivais à surmonter ça, je serai capable de tout affronter dans la vie. Alors dès que l’envie vous vient, faites absolument tout pour controler votre esprit, courage, si j’y arrive je viendrai vous en parler, c’est un long combat mais on est pas seul et surtout nous ne sommes pas fou 😉

111. Anonyme - 21 juillet 2011

Bonsoir,

Olive ton message m’a mis les larmes aux yeux. Je vis ce calvaire moi aussi depuis de nombreuses années. J’ai moi aussi décidé de me battre, le combat est loin d’être facile mais je refuse tout comme toi de laisser les gens penser que je suis folle. Je vaincrai et le jour ou la guerre sera terminée, je leur montrerai que je ne suis pas plus folle qu’eux.

Je suis depuis quelques moi maintenant sur une forum où j’ai fait la connaissance de personnes superbes. Des vraies amies et confidentes qui partagent la même galère et le même combat. Rejoins nous si tu veux, tu seras la bienvenue. C’est sur le site doctissimo sur le grattage compulsif.

A bientôt peut être.

KARYTA

Olive - 22 juillet 2011

oh merci beaucoup de ta réponse Karyta, oui en ce moment c’est l’enfer entre l’homme de ma vie qui m’a quitté et qui je pense ne reviendra pas, mon père qui veut me foutre à la porte et mon année ratée, j’ai énormément de mal à arrêter. Je vis un calvaire et ce problème n’arrange rien.
Mais même si je suis au plus bas je ne peux pas leur donner raison, à tous ses gens qui sont trop « bête » pour comprendre. Je me dit que si je me bat contre ca et que je gagne ce sera ma plus belle victoire et si j’y arrive dans des situations extrèmes alors je pourrai tout affronter dans la vie. J’ai vu plus haut que certaines parlaient de leurs pères, en effet moi aussi j’ai d’énormes problemes avec lui, ma mère ma pratiquement abandonnée quand j’avais 3 ans et s’est tres peu occupé de moi depuis ma naissance, je pense que tous ca est lié, cest aussi la raison pour laquelle, quand je tombe amoureuse et que la personne me quitte, je narrive pas à men remettre et je souffre tellement que j’ai envie de mourir. Je crois que mon seul remède contre la souffrance cest ce grattage, qui au final me rend plus mal par apres. Il ne me reste donc que mon courage, j’ai tout essayé, balles anti-stress,… non je ne pense pas que ce soit la solution, la seule solution cest la force et le courage de l’esprit. Il faut y croire, et personnellement j’ai arrêté de penser que je pouvais compter sur les autres et pas uniquement pour ce problème. Depuis toute petite je n’ai pu compter que sur moi même et je suis toujours là. Je sais que j’en suis capable, que j’ai la force pour y arriver, mais il va falloir que j’aille la chercher tout au fond de moi ce sera un travail de longue haleine, mais il faut que je le fasse pour moi, pour me prouver mon courage.
Cela fait vraiment plaisir d’avoir une réponse aussi rapidement 🙂 je vais rejoindre le forum que tu me conseille, ça me fait vraiment du bien de trouver du soutient ici, car dans ma vie je n’en ai que tres peu, surtout de ma famille qui me considère comme folle et qui m’accuse de me faire du mal:-( j’ai beaucoup de mal à avaler que mon pere ai pu aller raconter ca à mon ancienne belle famille, le pire cest que je mentendais super bien avec eux, maintenant tout est foutu…je lui en voudrai toute ma vie, ma famille ne m’aide pas au contraire elle m’enfonce et me met des batons dans les roues 😦 c’est tres pénible mais malheureusement il me reste un an d’étude (eh oui j’ai perdu beaucoup de temps à etre mal…) et si je suis dehors je ne pourrai pas finir mes etudes donc je vais devoir me battre. Je ne sais pas si vous mais je suis tres coquette lol j’aime etre bien habillée, bien maquillée (malgré ce probleme) et bizarrement les gens ne le voient pas (meme mon psychiatre!) et je plais pas mal aux garçons, cest bete mais cest encourageant je trouve, et ça me fait du bien de m’occuper de moi, ça me fait un peu oublier mon calvaire 🙂

courage les filles et merci Karyta de ta réponse ça me fait tres plaisir d’etre lue et comprise pour une fois 🙂

à bientot

Olive.

112. Olive - 22 juillet 2011

j’ai trouvé un super site d’une fille qui parle de ce problème et de sa lutte contre celui-ci. C’est très encourageant de la lire, elle parle entre autre de sa manière et de ses astuces pour lutter contre son esprit, un peu le moyen de lutte que j’aimerais tenter, enfin voila j’espere que son site pourra vous aider, moi personnellement je l’aime beaucoup !

http://www.perfect-addict.com/2011/03/10/rituel/

Anonyme - 23 juillet 2011

Oui olive j’ai déjà lu son blog, il est génial mais apparemment la fille n’y vient plus…

Rejoins nous quand tu veux sur le forum doctissimo. Il y a plusieurs forums sur ce sujet, le notre est celui qui comporte le plus de pages (51), nous y venons presque tous les jours.

A très vite.

Karyta

113. Olive - 25 juillet 2011

je narrive pas à m’inscrire sur doctissimo, je viens d’écrire une tartine et pas moyen de la poster lol c’est chiant ! il me met tt le temps echec d’inscription alors que j’ai tt fait comme il demande grrr moi et l’informatique bon ben tanpis 😦

114. claire - 25 juillet 2011

Bonsoir à tous !

J’avais déjà laissé un commentaire il y a quelques temps maintenant et me révoilà =) comme il est rassurant de venir lire vos commentaires lorsqu’on est « au bord du gouffre ».Je viens juste de sortir d’une crise de grattage et je me suis (encore) détruit le visage. Sauf que je supporte de moins en moins les dégats ensuite, qu’il faut cacher pour aller au travail; faire cmme si de rien n’était. Je souffre énormément et je me sens très seule dans cette situation. Autour de moi j’ai l’impression que les gens n’ont vraiment aucun pb avec leur peau, alors que moi, c’est ma peau qui dirige ma vie. Cela va faire 5 ans que ca dure. J’ai quelques cicatrices, mais qui restent assez discrètes. En revanche, impossible pour moi de laisser ma peau se « réparer » complètement. Ne pas y toucher pendant trois jours est un véritable exploit, en général quand j’arrive a me retenir je me rends compte que je me sens bien, je me sens « normale. » Mais c’est toujours de courte durée. Je finis toujours inlassablement par « rechuter ». Là je vais partir dimanche avec mon copain (avec qui ça fait seulement deux mois) en vacances et j’angoisse énormément car je sais que je vais devoir m’abstenir complètement et rien que cette idée m’angoisse. Parfois je me dis que je m’empêche volontairement d’etre heureuse car à chque fois que je vais bien, je me détruit le visage encore et encore.Adolescente, J’ai eu une acné modérée, mais qui m’a paru démesurée.Cela m’a profondément traumatisée. Ajd,je dirais que j’ai une peau mixte, avec quelques imperfections recurentes, tels que des points noirs/ comédons mais jamais de gros boutons rouges qui poussent sans prévenir au beau millieu de la nuit ! pourtant, je passe un temps hallucinant à scruter ma peau dans les moindres détails, et à la presser avec mes ongles pour voir une imperfection minuscule sortir. Sauf que sur le moment, je ne m’en rends pas compte,c’est comme une sorte de « transe » et ensuite me voilà partie et tout le visage y passe. Donc là ce soir inutile de vous dire que je ne ressemble à rien. Et que je travaille demain, dès 8H. et que je me sens honteuse et profondément malheureuse. Je ne vois pas comment me sortir de cette situation. J’ai essayé tellement de crèmes, régimes alimentaires, restrictions en tout genre… mais rien n’y fait, car le problème est dans ma tête avant d’etre sous ma peau. Je me dis souvent qu’il vaut mieux arrêter maintenant que de passer ma vie à essayer de le faire, mais je retombe inlassablement dans le même cercle vicieux. J’ai besoin de discuter avec vous et de partager mes émotions, car personne autour de moi ne connait l’ampleur de mon problème, qui pourtant me tue peu à peu…

Bon courage à vous tous, Claire.

115. Anonyme - 26 juillet 2011

Bonjour Claire,

Comme je te comprends. J’ai comme toi la sensation que quand tout va bien, je réussis à tout détruire en un instant comme si le fait d’être heureuse me faisait peur. Ce week end ma peau était redevenue pas mal et j’ai tout gâché en un seul triturage. Ca me ronge moi aussi de l’intérieur. J’essaie depuis plusieurs mois de m’en sortir en luttant contre cette foutue manie mais c’est tellement dur. Heureusement, aujourd’hui je partage mes problèmes avec d’autres personnes qui sont dans le même cas que moi. Tu es bienvenue sur notre forum sur le site doctissimo. Nous avons un forum consacré au grattage compulsif. Nous partageons tout comme ici nous partageons nos angoisses, nos peurs, nos espoirs.

Olive, je ne comprends pas pourquoi tu n’arrives pas à te connecter. Il faut que tu crées un compte et normalement ensuite tu peux déposer des messages…

A bientot.

Karyta

116. Olive - 26 juillet 2011

non je pense que c’est quand je recopie les lettres mais j’ai fait de toutes les manières possibles (majuscules, pas majuscules, espaces,..) ça marche pas 😦

1ier jour de lutte, cela fait 3 jours que je me le dit mais que je n’y arrive pas! Alors aujourd’hui c’est le bon. Tout va bien jusque maintenant logique car la journée je suis maquillée et donc j’y touche pratiquement pas mais c’est le soir e pire, je pense beaucoup et voila je n’arrive pas à m’en empêcher. Le pire pour le moment c’est que je dois lutter contre ca mais aussi contre mon angoisse (mon ex m’a demandé de lui foutre la paix et jusqu’à maintenant je n’arrive pas à tenir plus d’une semaine) et donc je dois lutter pr ne pas lui sonner. De plus, il m’a dit qu’il me rapellerait dans un mois! je vais donc devoir lutter tout ce temps là. Je me retrouve donc bien seule contre cette foutue maladie, étant mal dans ma peau c’est d’autant plus difficile, je n’ai plus d’échapatoir (comme cette maladie qui arrivait à « combler mes angoisses ») je suis donc comme on dirait « en manque », je lutte et ce contre tout et sans aide, j’ai pas choisi le meilleur moment pour arrêter lol mais je me dit qu’il n’y a pas de bons ou mouvais moment, je dois stopper ce cercle infernal et cest tout ! Chaque jour sans est un jour de gagné, j’associe donc mes deux luttes : ne plus sonner à mon ex (je vous assure que c’est hyper difficile pour moi) et lutter pour ne plus me gratter, comme ca qui sait, si il revient dans un mois je pourrai lui dire fièrement que j’ai arrêté et ce sans l’aide de personne! Quelle victoire ce serait pour moi!
courage à vous toutes, merci Karyta de venir nous lire ici 🙂 gros bisous à toutes je vous envoie tt mon courage et toute ma force !!!

117. Anonyme - 26 juillet 2011

Merci Karyta pour ta réponse. Ca me rassure enormément de pouvoir en parler. Par contre moi j’ai un problème avec mon compte sur Doctissimo, j’ai oublié mon mot de passe et depuis, impossible de laisser un message. ce n’est pas faute d’avoir essayé !! mais je viens vous lire de temps à autres. En fait je me rends compte que plein de gens souffrent de ce trouble, pourtant quand je regarde dans la rue, ou autour de moi dans mon entourage, j’ai VRAIMENT l’impression d’être la seule. J’ai 4 jours pour réparer les dégats avant de partir en vacances avec mon copain; le compte à rebours est lancé, il faut que j’arrête d’y toucher. Quelle angoisse. Et oui, je suis persuadée qu’avec ce trouble, je me ramène « à ma réalité » dès que je sens que je suis heureuse, comme si ca ne m’était pas permis. Trop étrange O__0 Bon courage à toi Karyta, est-ce que ca fait longtemps que tu touches à ta peau ? est-ce que tu as de l’acné à la base ?
Olive, bon courage à toi aussi avec ton ex, ça aide pas les pbs sentimentaux dans notre situation.

je reviendrais demain en attendant bonne soirée à tous 🙂

118. Anonyme - 26 juillet 2011

ps : j’ai oublié de laisser mon prénom : CLAIRE !

119. Olive - 26 juillet 2011

merci Claire 🙂 non ça n’aide pas du tout, mais aparement beaucoup ont difficile à se mettre en couple et je les comprends! Je préfère rester célibat tant que je n’aurai pas arrêté maintenant car je l’ai dit à mes deux ex et je sais que ça a joué sur notre séparation ( le problème pour moi cest que mes angoisses sont liés à cela et jai un besoin maladif de la présence de mon petit copain quand j’en ai un, mon amour est trop envahissant 😦 )donc je prefere me battre toute seule car il n’y a rien à faire, la différence fait fuir les gens! Moi perso, personne ne sait ce que j’ai si je ne le dit pas car jarrive extrèmement bien à camoufler et je ne me montre à personne démaquillée. Je cicatrise vite aussi car je passe bien 1h le matin et 1H le soir à me masser le visage avec des crèmes hydratantes ou cicatrisantes (c’est devenu un rituel qui me calme autant que le grattage mais malheureusement c’est à ce moment la que je suis le plus tentee!) mais gràce à cela je n’ai pas de « cratères » les cicatrices sont en surface meme si moi je ne vois que ça! donc réparable selon la dermato, le probleme cest que pour les faire disparaitre il faut que jarrete de gratter! et j’ai rdv avec la dermato le 8 aout, dici là il faut que jarrete car sinon elle pensera que je n’ai fait aucun effort et qu’elle ne peut rien pour moi! Sinon je vois aussi un psychiatre mais vu que jai pas mal de problemes en dehors de ca, j’ai pas encore su travailler avec lui sur ce probleme là. Courage Claire, 4 jours c’est possible !! et les vacances te permettront de te relaxer donc pas de grattage hein ! gros bisous !

120. o2la - 26 juillet 2011

Salut,

Je souffre moi aussi de ce problème depuis l’adolescence, j’ai 27 ans aujourd’hui et j’ai l’impression d’être passée à côté de ma vie durant toutes ces années… Je vous soutiens et me joins à vous dans ce combat! Hier j’allais mal, pourtant je ne venais pas de faire une crise, c’est plus le fait que je me focalise sur toutes les cicatrices rouges et en creux, au point de m’en rendre malade. J’aurais mieux fait de venir vous lire plutôt que d’appeler ma mère en pleurant… Vous avez entièrement raison, la solution est en nous et c’est avec beaucoup de courage et détermination que nous réussirons à détourner notre esprit de cette pulsion. Je crois qu’il faut entreprendre une rééducation au quotidien, surtout au moment où l’on sent monter la crise. J’ai remarqué pour ma part que, même si j’ai la volonté de m’en sortir, au moment de la pulsion je ne lutte plus du tout et me laisse complètement envahir par des pensées négatives. Il suffirait pourtant que je m’éloigne du miroir et que je réfléchisse à ce qui m’angoisse pour, certainement, éviter la crise.

Olive tu vis une période douloureuse suite à la rupture, je te comprends parfaitement car j’ai plusieurs histoires qui ont foiré à cause de mon instabilité émotionnelle (d’ailleurs j’aimerais savoir si c’est une caractéristique qu’on retrouve chez tous les dermatillomanes, en + du perfectionnisme ?). Mais il faut te dire que si ce gars t’a quitté à cause de ça, c’est que ce ce n’était probablement pas comme tu le penses « l’homme de ta vie ». Je suis avec qqun depuis 2 ans, il connait parfaitement mon problème et mes « crises » (de triturages mais aussi de sautes d’humeur) et bien il m’a toujours aidée (bon c’est vrai que je me demande souvent : « jusqu’à quand? »).
Je comprends que tu en veuilles également à ton père, c’est hyper énervant de se trouver face à des gens qui ne comprennent pas et qui nous prennent pour des folles! Peut être pourrais-tu essayer d’expliquer cette « maladie » à ton ex dans une lettre ou par mail ? Je sais aussi à quel point c’est dur de décrocher d’une relation, en appelant souvent ton ex le risque c’est qu’il décide de carrément couper les ponts! Il faut essayer de ne pas trop lui montrer ta douleur, lui faire croire que tu vas de l’avant, et peut être qu’un jour il s’en mordra les doigts d’être parti! Je dis ça car j’ai fais tout l’inverse avec mon ex (chantage au suicide etc) et maintenant non seulement je me dis que j’ai été bien conne de m’accrocher à un connard, mais qu’en plus j’ai honte qu’il ait pu garder une image si négative de moi! Alors aujourd’hui rien que par « vengeance »par rapport à mes blessures passées, j’ai envie de me battre pour montrer que je vaut mieux que tout ça!

Bisous à Karyta au passage (je suis moi aussi sur docti), à Claire et tous les autres qui souffrent en silence….

121. Olive - 27 juillet 2011

Oui j’ai eu exactement les mêmes réactions (chantage au suicide!) et ça l’a plus enervé qu’autre chose! Là j’ai refait une crise avant-hier et il a dit qu’il voulait couper les ponts pendant un mois au moins…j’ai jamais tenu plus d’une semaine, ça s’avère être dur!
Je suis aussi perfectionniste !Logique je le suis aussi pour mon physique paradoxalement (enfin pas tant que ça, je pense qu’on veut toutes un visage parfait) je le suis tellement que j’ai peur de finir un travail, peur de mal faire alors je prefere abnandonner. J’ai un sale caractère aussi, je suis fort impulsive et je pense que c’est plus pour ça que ça n’a pas été avec mon ex. Mais il est très famille (à l’inverse de moi) et donc le fait que ses parents me prennent pour folle le dérange, donc cest pas vraiment à lui à la base que cela pose problème.
Enfin j’ai décidé de me battre, contre ca et contre tout, mon pere veut aussi me foutre dehors si je ne fait pas mon tfe d’ici samedi (j’ai deja bien avancé mais il est exigeant et veut que je fasse 30pg) je sais que jen suis capable mais étant mal, pensant trop je reporte. Pourtant si je suis à a porte je n’aurai nul part ou aller, pas l’occasion de finir mes études (il me reste un an cest un peu con) et donc beaucoup d’ennuis 😦 j’estime en avoir déjà assez. Aussi mon pere a décidé de me payer les soins dermato pour les cicatrices (laser ou je ne sais quoi quand jaurai arreté de gratter biensure) donc ma seule chance de m’en sortir, je dépend donc totalement de lui et de sa décision de samedi par rapport à mon travail. D’où mon angoisse, je me sens extremement seule, jaimerais avoir le soutient de mon ex (qui a continué à me dire je t’aime depuis que cest fini et qui a continué à me voir, donc cetait pas tres clair) et là je ne lai pas du tout, encore une fois je dois me battre seule. Sinon je n’ai rien touché hier, quand j’ai voulu je me suis mise de l’argile à l’endroit où je voulais toucher et donc plus moyen lol ! j’essaye de trouver des petits moyens comme ca, aussi le système de récompense, par exemple j’ai envie d’une belle robe ou autre, ben je me l’offre si j’ai arreté pdt qques jours. J’utilise aussi des fleurs de bach, celle qui marche le mieux est cherry plum pour mes angoisses, ça me calme un peu. Sinon hier il m’est arrivé un truc bizarre, j’ai eu comme des vertiges, envie de vomir, froid puis chaud, du mal à respirer…sans doute dû à la situation stressante que je vis et le fait que je nai pas pu me défouler sur ma peau pr me soulager…2 ieme jours de combat, je tiens le coup !A chaque fois que j’ai envie de gratter, je réfléchi, me raisonne, j’évite le miroir et j’empêche mes mains de toucher mon visage, ça a marché hier, bon un jour c’est pas un miracle mais pour moi c’est deja beaucoup 🙂 courage les filles on va s’en sortir! Ce qui me motive c’est que jai envie de vous prouver qu’on peut s’en sortir pour vous donner courage et espoir donc cest un peu dans ce but là que je me bat aussi :-)j’ai réussi à me faire une adresse docti pour finir je vous rejoint dès que jai du tps, gros bisous !

122. claire - 28 juillet 2011

Bonsoir à toutes (et à tous peut-être ?)

O2la je suis persuadée de t’avoir déjà lue sur un forum doctissimo…ne pouvant poster (j’ai oublié mon mot de passe sur Docti et depuis ça marche plus) j’ai souvent eu envie de te répondre et ça m’a trop frustrée de pas pouvoir ! aussi, je suis contente de te retrouver ici^^. Pour ma part j’ai craqué ce soir (je ne dis plus « j’ai ENCORE craqué » puisque je m’auto-blase moi même à force ). Je devais tenir 4 jours histoire d’être potable dimanche pr partir en vacs avec mon copain mais après trois heures de grattage enfermée dans ma salle de bains, je constate avec amertume que j’ai même pas tenu deux jours sans toucher à ma peau. C’est lamentable. D’autant plus que demain c’est mon dernier jour de taff donc je dis aurevoir à toute mon équipe, et ca sera avec le visage tout marqué du carnage de la veille, super, je suis la meilleure. Je me dis qu’heureusement que vous êtes là et que je peux me confier à vous, car moi je n’en ai jamais parlé à personne dans mon entourage. Seul mon frère le sait car il me voit souvent faire, et il me dit que c’est dans ma tête;qu’à 21 ans on a plus d’acné…Olive et o2la, je sais pas comment vous avez fait pour réussir à vous confier à vos copains respectifs sur vos crises de grattage. Moi j’ai beau être restée trois ans avec un garçon ( l’amour de ma vie), je n’ai JAMAIS réussi ne serait-ce qu’à introduire le sujet. C’est comme si je me mettait complètement à nu face à lui, car cette maladie FAIT PARTIE de moi, et je me dis que c’est trop intime pour être dit. pourtant j’aurais tellement aimé avoir qq pour m’épauler et me rassurer; je suis tjs seule dans ce combat. J’ai très peur de ne jamais réussir à guerir totalement, j’ai des flashs de moi à trente ans avec mes enfants,toujours dans la même situation. Je vous admire d’avoir réussi à vous confier à qq que vous aimez. Moi j’aurais tlmt peur de perdre son amour que je préfère me cacher, et sauver les apparences. J’angoisse car je vais être coupée d’internet pendant un mois, et je pourrais plus venir vous lire ni vous parler. Comment faire pour résister à mes pulsions destructrices ? quand je commence à ôter une imperfection je suis satisfaite, je me dis « je m’arrête là » et finalement j’en vois une autre,puis une autre, et ainsi de suite et là c’est FINI : je suis prise au piège, impossible de m’en défaire avant 2h minimum de triturage. Ce soir j’ai passé 3h devant mon mirroir. Ca semble irréel. mes parents prennent ce temps passé dans la sdb comme du narcissisme. Pour vous dire à quel point ils n’y comprennent rien. Je suis le contraire du narcissime ! j’ai envie de pleurer rien que d’écrire ces mots.Ils me connaissent bien mal..J’arrête mon roman ici, je viendrais poster demain soir vous raconter ma journée de demain qui risque d’etre un défi. Bon courage à vous,tenez le coup, et MERCI d’être là. Claire

123. claire - 28 juillet 2011

ps: o2la , je suis championne du perfectionnisme et surtout, de l’instabilité émotionnelle… Par ailleurs, j’ai un déreglement de la thyroide et mon médecin m’a dit que mes phases de bipolarité y étaient surrement liées. un malheur n’arrive jamais seul 🙂 !

124. claire - 29 juillet 2011

ce soir, j’ai envie de mourir. Littéralement.

125. Anonyme - 2 août 2011

Bonjour tout le monde.

Ici Karyta. Je suis toujours avec vous comme vous êtes avec moi. Il faut pas qu’on perde espoir. Continuons à nous battre. Claire je te comprends, moi aussi j’ai souvent envie de disparaître après une telle crise mais tu vas retrouver la motivation et la force de te battre. On ne doit pas laisser la maladie gagner le combat. C’est hors de question.

Claire pour répondre à ta question : cela fait 10 ans que je me gratte et non je n’ai pas d’acné à la base. 99 % des boutons que j’ai sont ceux que je me crée moi même à force de triturer. Si je laisse ma peau tranquille je n’ai quasiment aucun bouton qui se pointe tout seul. J’ai par contre beaucoup de points noirs mais je mets ça sur le compte du triturage. A force de triturer ma peau, ils apparaissent nombreux et parfois ils s’infectent lorsque je les presse trop et c’est ainsi que se forment mes boutons…

Allez les filles, même si on a souvent le moral dans les chaussettes il faut qu’on persévère. Il nous faut garder de l’espoir et accepter que la guérison ne va pas se faire du jour au lendemain. On progresse petit à petit et un jour on se rendra compte qu’on a réussi à sortir de ce cercle vicieux, j’en suis persuadée.

Bisous.

Karyta

126. nini - 4 août 2011

Bonjour à vous !
Je suis contente de retrouver des confidentes du forum docti. C’est ici en janvier, en parcourant ce site, que j’ai découvert que je n’étais pas seule à affronter cette souffrance au quotidien. Il s’est déjà écoulé 6 mois depuis cette découverte et je suis loin de la guérison mais comme j’ai commencé à 15 ans et que j’en ai 34, je pense que 6 mois pour guérir c’est rien… J’ai cru que j’allais guérir facilement à partir du moment où je me suis confiée à mon mari mais c’est pas si simple. Il y a toujours ces pulsions qui me conduisent au miroir. Je ne me le répète pas assez mais il y a eu pourtant des progrès : espacement des crises (avant c’était 1h par jour et maintenant en moyenne un triturage par semaine, et je suis assez fière d’avoir tenu une fois 1 mois entier). Ma peau est bien mieux car avec moins de crises, il y a beaucoup moins de croutes. En revanche, les craquages me font encore plus mal qu’avant et je m’en veux encore plus. Avant mon cerveau me piégeait en me disant que çà faisait du bien à ma peau de vider les points noirs et microboutons. Maintenant, je sais que c’est faux et pire que c’est à cause de ces perçages que ma peau est si moche. Je peux le constater maintenant que les crises sont plus espacées : je vois les ravages que çà fait !!! Bon j’espère que la prochaine étape c’est que cette prise de conscience me permettra d’apprendre à résister. J’aimerais arriver à une « séance » par mois ce qui me paraît un bon début de guérison…
Courage à vous et biensûr je vous lis sur docti pour celles qui y sont.

127. Schib - 5 août 2011

Bonjour,
Pour appuyer mes nouvelles résolutions et ma nouvelle énergie, je viens de créer un blog (j’ai lu l’autre blog que l’une de vous avait cité dans un commentaire et je l’ai bcp apprécié). Voilà l’adresse : http://dermatillomaniaque.tumblr.com
Je sens que ça m’aide déjà, ce soir je me coucherai en paix. En nous souhaitant à toutes de guérir pour de bon de cette affreuse torture. Yes, we can!

128. Anonyme - 10 août 2011

Bonjour,
J’ai laissé un commentaire ici il n’y a pas si longtemps, et j’avais dit que j’allais revenir écrire une fois arrêté. Bon, je n’ai pas complétement arrêté, mais je voulais venir écrire pour donner du courage et de l’espoir à tous ceux qui lisent ceci, car je sais que moi quand j’étais « au bord du gouffre », j’aurai aimé voir un commentaire quelque peu positif qui prouve qu’il est possible de s’en sortir. Depuis la dernière fois ou j’ai laissé mon témoignage, j’ai connu de grandes améliorations, au point ou maintenant je peux passer plusieurs jours sans rien toucher ni sur mon visage ou sur mon dos, et quand ça arrive, je suis capable de me limiter à un ou deux points blancs seulement que je sais qui sont « prêts », et ne pas m’attaquer à quoi que ce soit d’autre. Les vraies crises s’espacent de plus en plus, je dirai une fois à tous les 2-3 semaines, et encore là quand ça arrive, je touche seulement les points blancs s’il y en a, mais je ne vais pas tout scruter et toucher chaque point noir ou là ou il n’y a rien. Par conséquent, ma peau s’améliore, et il y a de moins en moins d’imperfections qui apparaissent. Bien sûr, mon dos est encore rempli de vieilles taches, et j’en ai quelques unes sur le visage, donc je ne pourrai sortir sans fond de teint par exemple, mais je me sens définitivement mieux. Je sais aussi que je suis vraiment sur le bon chemin, et qu’il n’y aura pas de retour pour moi, ça va aller qu’en s’améliorant, voire complétement arrêter d’ici bientôt.
Je ne veux pas que quiconque pense que je fais ça pour me vanter, mais au contraire j’essaye de montrer qu’il est possible de sortir de ce gouffre et que l’on se sent véritablement bien, même si la peau est encore loin d’être parfaite.
Je dirai que tout est question de perception de soi-même. Évidemment il y a plein de trucs qui ont aidé à diminuer avant, mais le dernier déclic s’est produit quand j’ai réalisé qu’au fond, on s’en fout (!!!) qu’on ait des points blancs, des points noirs, des imperfections, des petits reliefs, des croutes, des tâches, etc.! Personne n’est parfait, et en réalité les autres aussi s’en foutent ou ne remarquent même pas. S’il y en a qui font des commentaires, il suffit de les ignorer, de se dire qu’on en a rien à faire de ce que les autres pensent, que le plus important c’est la perception que l’on a de soi-même, et de se sentir bien dans sa peau. Il faut accepter ses marques, ses actions, sa peau. Il faut comprendre pourquoi est-ce qu’on se triture, chercher les causes, et les accepter aussi et essayer de les résoudre. Atteindre cet état d’esprit est difficile et résulte d’une grande reflexion sur soi-même, mais il porte définitivement fruit. Moi-même ça fait plusieurs mois que je porte des reflexions sur ça, et c’est de paire avec ça que j’ai commencé à aller mieux petit à petit.
J’avais déjà arrêté une fois dans le passé, mais j’ai repris car j’avais arrêté sans vraiment réflechir, seulement pour une occasion, qui elle une fois terminée j’ai recommencée. Je sais que maintenant c’est un point de non retour, et c’est ça qu’il faut viser.
Outre cet énorme aspect psychologique qui m’a permis d’aller de mieux en mieux, il y a quelques autres trucs plus physique qui m’ont aidés: je m’étais acheté il y a deux mois un tire-comédon, et à chaque fois que je me touchais le visage, je l’utilisais que lui, pas d’ongles. Ça permettait de grandement diminuer les marques par après, et les infections. Aussi, ca fait 2 mois que j’ai commencé la pilule contraceptive, et je vois ces dernières semaiens qu’elle a commencé à agir, dans le sens que quand je touchais quelque chose, ça ne s’infecte plus comme avant, et les imperfections se font de plus en plus rares. Je portais aussi toujours des gants à l’intérieur, comme ça je ne touchais plus pendant que j’étais distraite en regardant la télé par exemple. Ça peut aussi s’appliquer à dans l’auto par exemple. Je portais aussi des gants en caoutchou sous la douche, car moi c’est l’endroit ou je touchais le plus mon dos. Les miroirs sont tous cachés.
Je suis allée voir une dermato qui m’a prescrit une crème contre l’acnée, et je l’applique si j’ai éventuellement un bouton qui apparait sur le dos au lieu de m’attaquer à celui-ci. Elle n’a rien voulu me donner contre les cicatrices et les tâches, car elle voulait d’abord que j’arrête. Elle m’a aussi dit que ma peau ne sera jamais parfaite, que les tâches ne vont jamais vraiment disparaître, juste pâlir.. mais qu’il existe des traitement laser envisageable plus tard, une fois le problème réglé.
J’ai commencé aussi à voir un psy (deux séances à date), mais je ne dirai pas que c’est ça qui aide (ça ne nuit pas non plus), mais le travail doit venir de soi-même.
Maintenant je peux relever la frange que j’avais depuis quelques années, et pour la première fois je montre mon front sans en être gênée ou à y penser constamment. Je suis aussi mieux dans ma peau. Si éventuellement je retouche, au lieu de sombrer dans le désespoir et de continuer, je me dis toujours qu’au fond, ce qui est fait est fait, on ne peut RIEN faire pour revenir dans le passé, mais on peut se contrôler et ne pas toucher dans l’avenir, soit dans les 20 prochaines minutes ou les 20 prochains jours. Il faut aussi se dire que ce n’est pas grave, et le penser vraiment. Il faut s’excuser, et accepter qu’on a encore eu un moment de faiblesse, et il faut voir ce que l’on peut faire pour qu’ils n’arrivent plus.
Voilà, je pense bien avoir tout dit. Il me reste moi-même encore un peu de travail sur ça, et beaucoup dans d’autres aspects dans la vie qui ont été causés par ça, mais chaque chose en son temps. Courage à tous et à toutes.

Amicalement,

129. Anonyme - 11 août 2011

Il y a 3 mois, suite à un gros stress j’ai percé un bouton, maintenant il est en court de cicatrisation mais c’est très long, au début il était rouge violet et maintenant il est rose clair mais ce qui m’inquiète le plus ce n’est pas la couleur, mais le fait qu’il est légèrement creusé, tout le monde me dit que le trou n’est pas profond et qu’il va se refermer avec le temps. Ce que je voulais savoir c’est si le trou se referme avant ou après que la peau soit redevenue de sa couleur naturelle. Merci de votre réponse.

130. Anonyme - 20 août 2011

Bonjour, je découvre aujourd’hui que j’ai souffert dermatillomanie pendant plusieurs années. Dire que je n’en souffre plus serait de me mentir à moi-même. En effet, il me reste encore quelques petites manies, mais rien de tel que je l’ai connu il y a environ 5 ans.

Tout s’est déclanché avec mon ex-copain qui était violent à mon égard de façon psychologique, verbale et physique. Cela a contribué à tué mon estime personnel; il n’en restait plus rien. Me pincer la peau du visage jusqu’à m’en faire des blessures était pour moi une façon d’évacuer toute l’anxiété que créait ma relation amoureuse des plus malsaines. Il faut dire qu’à cela s’ajoutait quelques crise d’automutilation. Si vous voulez mon avis, la dermatillomanie et l’automutilation produise le même effet apaisant pour mon cas ou du moins celui que j’étais; sentir la souffrance physique pour mieux libéré celle prisonnière de mon âme. Dans mon histoire, ce TOC était provoqué par une situation anxiogène dans laquelle je n’avais aucun contrôle.

Quand j’ai trouvé la force de mettre fin à ma relation, cette manie s’est évaporer lentement. Il n’en reste aujourd’hui aucune marque sur mon visage; j’ai de la chance. Par contre, je me sens encore très vulnérable.

Dès qu’une situation angoissante dans laquelle je n’ai pas de contrôle se pointe à l’horizon (ex: mon nouvel emploi), la tendance refait surface, mais de façon plus subtile. Je ne me gratte plus le visage, mais j’ai une petite tendance à me venger sur mon dos ou mon cou. Également, je mange le dedans de mes joues de façon assez intense. Je sent la ligne plutôt mince entre le droit chemin et la rechute.

Je suis travailleuse sociale, j’aide des gens tous les jours pour toute sorte de problèmes personnels, mais au fond, je n’en suis pas plus protégé. Ces gens qui viennent me voir tous les jours sont plus intelligents que moi; ils demandent de l’aide au moins eux, parles de leur difficultés.

C’est ce que je viens de faire avec vous en espérant exociser de cette façon ce mal, cette douleur qui me guette à chaque coin de rue, que je rencontre sous des formes différentes. Également, Je raconte ma petite histoire personnelle ici en me disant que ça peut permettre à des gens de faire allumer une lumière sur leur propre situation du pourquoi ce TOC gâche leur vie.

Surtout, prenez bien soin de vous, c’est important! Il n’y a que vous qui pouvez vous offrir cela dans la mesure de ce qui est le meilleur pour votre personne. Aimer, mais aimez-vous davantage que l’autre!

COMTE Sonia - 20 août 2011

Bonjour,

Pour celles qui n’ont pas lu les messages précédents, j’ai été témoin d’une émission sur la dermatillomanie en mai et suite à ça, j’ai pris rendez-vous avec un expert des troubles anxieux à Paris. Je viens vous apporter un espoir de guérison, voir plus qu’un espoir…
A la suite de mon rendez-vous avec le Dr Hantouche le 16/8, j’ai enfin un traitement qui va permettre de traiter la cyclothymie mais aussi la dermatillomanie. Il s’agit de Prozac, Abilify et Dépakine a faible dose (1/2 comprimé de chaque le soir). Ce dernier m’a fait par d’un témoignage d’une personne qu’il traite pour le grattage de sa peau. Celle-ci a eu une si rapide guérison de son problème qu’elle compare cela au fait d’avoir appuyé sur un interrupteur. Elle a maintenant fait un peeling et un peu de laser et les traces ne sont aujourd’hui plus visible. Cela me laisse rêveuse et j’espère bien en arriver là rapidement. Je vous tiendrai informées dès que le traitement fera son effet.

A bientôt.

131. P'tit Chat - 20 septembre 2011

Salut à tous!

Voilà voilà j’ai créé un blog afin de partager avec vous mon combat (qui risque d’être long) contre la dermatillomanie…

PS: ce blog est extra.

http://blog.doctissimo.fr/lady-dermatillomania/

132. Courgette - 2 octobre 2011

Hey! Je suis complètement bvourrée, je dois m’y reprendre à au moins 3 fois pour écrire ce messafe correctement, mais voici mon témoignage: j’ai pensé à me suicider toute la soirée mais je ne peux pas le faire. Pourquoi? Parce que mon corps n’est oas présentable à cause de ce grattage compulsif de MERDE! Je ne ressemble à rien, mon corps est défiguré, je suis moche, je ne peux pas laisser les gens voir mon corps sans vie comme ça. Mon but dans la vie est simple: avoir un corps « parfait » sans traces de grattages ou d’automutilation pour pouvoir être présentable sur la table d’autopsie. C’est tout. That’s it.

133. justine - 2 octobre 2011

Hé Courgette le suicide on y pense toutes et tous quand on est atteint de notre super toc donc dis-toi que la vie est courte et qu’un jour notre moment viendra bien assez vite! Ressaisis toi, moi aussi je galère avec cette manie autodestructrice depuis plus de 20 ans sachant que j’en ai 36! Je pense que ce toc est étroitement lié à mon tempérament bien mélancolique et inversement « hyper délirant de comique » dans une même journée. C’est grâce au témoignage de Sonia COMTE que j’ai découvert ce trouble cyclothymique qui pourrait expliquer en partie mon automutilation…ce qui me désole c’est que ça vire à l’obsession laissant peu de place à autre chose. Je ne m’intéresse à pas grand chose, j’ai une culture très limitée, question boulot j’ai pas encore trouvé ma voie après un changement de cap car mon précédent job m’aurait je pense complètement ruiné la santé (secteur social – interventions auprès de personnes en grandes difficultés…) Bref, j’ai par contre une chance incroyable, c’est d’être avec quelqu’un de bien depuis plus de 10 ans et si cette personne venait à disparaître avant moi, je ne suis pas certaine de pouvoir m’en remettre car elle est ma seule raison de vivre. Je regrette de ne pas apprécier à sa juste valeur cette chance ainsi que de vivre dans de bonnes conditions environnementales contrairement à des personnes en situation de véritables souffrances…voili voilou, donc j’espère que l’on arrivera toutes et tous à se sortir de notre trouble qui nous gache bien l’existence…bon courage et à bientôt

134. Courgette - 3 octobre 2011

Mais comment continuer d’espérer quand on voit à travers les témoignages que personne ne s’en sort vraiment? Que la plupart des gens traînent ce problèmes depuis des années?

Âmeonyme - 7 octobre 2011

J’ai déjà ressenti la même chose que toi Courgette. Ça fait mal putain.

135. claire - 4 octobre 2011

c’est vrai que je suis completement désespérée de mon coté …. le quotidien est de plus en plus difficile
courage à vous tous

COMTE Sonia - 20 octobre 2011

J’ai fait un copier-coller d’un extrait de l’étude de mon cas sur le site du centre des troubles anxieux écrit par le Dr Hantouche :
Mme C, 37 ans, consulte pour évaluer son « TOC » et avoir un avis thérapeutique – Son dernier traitement comportait du Zoloft 150 mg qu’elle a pris pendant 3 mois sans résultat. Les « TOC » seraient apparus à l’âge de 16 ans, avec le besoin de regarder son visage dans le miroir et y débusquer toute imperfection, et gratter les croutes, boutons, points noirs, … sur tout le corps. « Actuellement, c’est surtout sur le visage ». Aucune amélioration n’est trouvée de manière générale avec les traitements : « Zoloft, Deroxat, Seroplex ont un bon début puis cela retombe en dépression avec des idées suicidaires ».Comme la trichotillomanie, l’onychophagie, la dermatillomanie ou grattage pathologique est considérée à tort comme un trouble apparenté au TOC et souvent traité avec des psychotropes anti-TOC, des antidépresseurs sérotoninergiques.
Notre expérience avec ces troubles nous révèle qu’il s’agit plutôt de troubles impulsifs que compulsifs. De plus, cette impulsivité cadre souvent au sein du spectre bipolaire.
Le cas de Mme C. illustre bien notre hypothèse.
Un autre point à discuter : ces troubles de grattage de la peau, d’arrachage des cheveux ou de rongement des ongles… peuvent être considérés comme faisant partie du spectre des addictions comportementales.

136. moça - 1 novembre 2011

Bonsoir,

Après tant d’années où je me suis demandée de quoi je souffrais car je trouvais cela un peu pathologique, je découvre que je ne suis pas la seule… Et que c’est réellement une maladie. Je suis en 3ème année de psychologie et j’apprends peu à peu à me connaitre…
Je ne considère pas que je suis défigurée comme certaines… Mais j’ai cette « manie » dés que j’ai un bouton d’y toucher, je ne supporte pas de voir une imperfection sur mon visage. Adolescente j’ai eu une acnée moyenne, aujourd »hui je n’ai pas forcément à me plaindre. Mon acnée ne m’a pas laissé de cicatrices profondes, mais dés que j’ai un bouton, que m’inflige cette torture, et je me retrouve avec des cicatrices superficielles, mais cicatrices tout de même… alors que ma peau n’est pas si « moche » que sa… On me dit meme que je suis belle. Mais depuis l’adolescence je n’accepte pas mon physique. Je suis complexée par ce problème et vos témoignages me font penser que je ne sortirai pas de ce cercle vicieux. Alors j’essaye, dés que j’ai un bouton, de visualiser la métaphore de la pomme, et tout de suite je suis un peu rebutée..
C’est une réelle souffrance. J’ai aussi pensé parfois aux suicides, je m’empeche de vivre pour juste quelques imperfections. Et cela à un impact sur ma vie. La peur par exemple de m’engager dans une relation car je ne veux pas subir cela à quelqu’un…
J’ai encore peur de voir un psychologue, d’en parler…
Voilà pour mon témoignage…

137. moça - 5 novembre 2011

salut les filles,

pour vous dire que j’ai recraqué… j’ai de nouveau touché à ma peau…et me revoila avec une cicatrice…je tiens à dire que j ‘ai pas beaucoup de boutons voir pas. Mais dés que j’en ai un, ou point noir je m’acharne.
( et dire cette semaine j’ai un exposé à l’oral ce qui m’angoisse)
J’y pense beaucoup et je pense savoir pourquoi je fais autant de mal à ma peau. Adolescente, timide et réservée, j’étais physiquement très maigre avec de l’acnée moyenne, la plupart de mes camarades se moquaient de moi. Mais cette souffrance, à l’époque enduré, je pense que je l’ai refoulé. Je n’ai pas d’images de moi à l’époque pleurant. Aujourd »hui je pense que si je fais du mal à ma peau, c’est que lorsque j’ai un bouton, elle me renvoit à cette époque. Et il m’est sans doute insconsciemment inconcevable d’avoir la moindre imperfection car me rappelant cette anciennce fille.
voilà que depuis mes 15 ans je lui fais du mal.
je pense consulter, j’ai envie de m’en sortir…

138. Claire - 18 novembre 2011

courage moça, c’est tout ce que je peux te dire, car je souffre aussi de ce trouble depuis pas mal d’ années et je sais a quel point cela peut gcaher la vie…je nai pas une acné sévère, elle est plutot faible, mais rendue voyante du fait des manipulations quotidiennes que j’impose a ma peau, je ne supporte pas la moindre imperfection. si tu veux parler, je serai ravie déchanger par mail avec toi, car autour de moi je ne peux en parler a personne, c’est bien trop « intime ». bon courage en tout cas

139. moça - 18 novembre 2011

coucou claire, je veux bien échanger par mail avec toi ce serait un plaisir!

moça - 18 novembre 2011

on se l’échange comment?

claire - 23 novembre 2011

il faudrait qu’on s’echange nos mails, mais de maniere privée =s je sais pas trop comment on pourrait faire !!

claire - 23 novembre 2011

le mieux serait que l’on s’ajoute sur msn, pr pouvoir echanger par mail ou en direct, sauf qu’il y a mon nom de famille dans mon adresse hotmail et ça m’embete de te la donner sur ce site, car je tiens qd même a rester anonyme….:( pareil pour mon facebook, c’est mon vrai nom .. :s je vois pas comment faire !!

140. justine - 18 novembre 2011

Bonsoir à toutes et tous,
voilà que je dois partir en week-end prolongé entre copines dans une quizaine de jours et je vais donc pendant 4 jours être hors de ma salle de bains! j’ai hate et en même temps je redoute car j’ai peur avant de partir de m’acharner sur la moindre imperfection de façon immodérée puisque pendant 4 jours je ne pourrai m’adonner à cette pratique folle! je ne comprends pas pourquoi il est plus fort que nous de se massacrer comme ça tout en ayant pleinement conscience du problème…allez je vais tenter de me lançer le défi de ne pas m’acharner sur ma peau asphyxier par le triturage quotidien au moins avant mon départ…je vais essayer de vous tenir au courant si j’ai tenu mon engagement..Quel bien fou de pouvoir en parler sans difficulté sur ce site…bon courage à vous aussi et à bientôt.

claire - 23 novembre 2011

bon courage a toi justine !! je sais si bien ce que c’est d’angoisser a l’idée de ne plus pouvoir scruter sa peau pdt ne serait-ce que deux jours…
personnellement je suis deja partie avec mes copines en vacances et malgré le fait que tout le monde avait besoin de la salle de bains, je n’ai pas pu me retenir …! idem pour les vacances avec mon copain…il faut enormement de volonté, ce que je n’ai visiblement pas.. à bientot, tiens nous au courant !

moça - 23 novembre 2011

coucou claire, idem pour moi,dans mon adresse hotmail il est indiqué mon nom de famille.
au pire des cas j’ai demandé à mon amie si je pouvais lui passer son facebook pour qu’on se mette en contact
tape stef mimi sur face, tu tomberas sur une photo en noir et blanc d’une jeune fille avec un chapeau sur un bateau 🙂
elle me passera ton adresse et je t’ajouterai sa te va?! bisous

141. moça - 23 novembre 2011

plus précisement c’est stefania vila

claire - 23 novembre 2011

je ne trouve pas 😦 ni stefania vila ni stef mimi !

moça - 24 novembre 2011

claire je te passe son adresse, envoie un e mail sur cette adresse : lenalov_@hotmail.fr
et je te donnerai mon adresse perso.

Pour Chrystel, je sais que ce sont dans ces moments qu’on culpabilise énormement…et qu’on se dit forcément qu’on recommencera plus… et le plus dur reste le regard des gens. Je te souhaite bon courage, et essaye de faire ce que tu fais quotidiennement

claire - 24 novembre 2011

Ohlala Moça je sais pas si on y arrivera un jour !! j’ai envoyé mon adresse msn sur l’adresse que tu m’as passée, ça me renvoie un message comme quoi mon message n’a pas été délivré 😦 que faire ? j’aimerais vraiment qu’on puisse parler 😦

142. Anonyme - 24 novembre 2011

Et voilà il est 2h35 je viens de passer une heure dans ma salle de bain à me massacrer le visage. Ce n’était qu’une suite car j’ai débuté le triturage devant la tv. Demain je vais de nouveau avoir honte lorsque je devrais amener mon fils à l’école, même après une demie heure de soin et essayer de camoufler à l’aide du maquillage… Bordel mais pourquoi je fais ça? Je sais pourtant que c’est mal!

Chrystel, 22ans.

143. Anonyme2 - 24 novembre 2011

Bonjour,
Ce site m’a enfin permis de mettre un nom sur une maladie qui a mis ma vie entre parenthèse pendant 5 ans.
Ce sera donc juste un témoignage supplémentaire…
Je vais essayer d’être assez précise.
Depuis petite j’ai une nette tendance à l’anxiété.J’ai eu une crise très brève vers l’âge de 10 ans pendant laquelle je m’arrachais les cheveux et après plus rien.
J’ai toujours eu une acné assez faible mais un jour j’ai eu le malheur d’aller voir un dermato qui m’a prescrit des antibios pour les 2/3 boutons que j’avais.
Pendant le traitement je n’avais plus rien mais quand je l’ai arrêté ça a été l’enfer…J’ai eu une poussée d’acné comme je n’en avais jamais eu de ma vie!!Ma maladie a commencé à ce moment là.
Petit à petit j’ai commencé à toucher mon visage puis de plus en plus.
Je vivais à l’époque avec le père de ma fille qui est un homme absolument adorable et qui a été d’une patience incroyable.
Les conséquences sur ma vie ont été les mêmes que pour vous toutes: je n’allais presque plus en cours, j’annulais beaucoup de sorties, je ne pouvais sortir dans la rue sans une écharpe qui me cache tout le bas du visage, j’étais obsédée par les miroirs, par la lumière, par la beauté, je ne regardais plus personne dans les yeux, je me lavais le visage plusieurs fois par jour, je mettais de la crème sur mes boutons constamment (ce qui était une technique pour ne pas y toucher!), je ne pouvais plus supporter qu’on me voit à la lumière du jour…
Puis j’ai commencé à prendre conscience que quelque chose n’allait pas. C’est effectivement ma poussée d’acné qui a déclenché cette maladie mais elle n’éatit qu’un déclencheur.
Je pense que l’acné est difficile pour tout le monde à supporter mais quand elle survient chez quelqu’un dont les failles narcissiques sont énormes, quelqu’un qui n’a -presque- aucune confiance en lui à la base, cela fait naître cette maladie.
J’ai dû utiliser de nombreuses techniques pour essayer d’arrêter de torturer ma peau:
Promesses à moi-même que cette crise était la dernière, argile verte appliquée sur chaque bouton, obligation de me tenir à une certaine distance du miroir, retirer les miroirs, vérifier les ampoules, mettre quasi 24h sur 24 des gants de ski (ça marche très bien pour info car ça empêche de tripoter sa peau.Je vous le conseille!on a l’air un peu ridicule mais ça a aussi un côté comique!)…
Cette maladie est « partie » aussi petit à petit.
Parce que j’ai pris conscience que « Tolérance zéro » n’est peut-être pas ce qu’il faut se dire dans ces moments là.Il faut apprendre à être doux avec soi-même, indulgent.
Je me disais que cette maladie montrait que quelque chose n’était pas à sa place dans ma vie., que je faisais fausse route quelque part.
J’ai quitté le père de ma fille que j’adorais mais avec qui nous n’étions que des amis pour un homme dont je suis folle amoureuse (attention ç ac’est très personnel.Je ne vous dis pas de quitter vos conjoints!!).
La maternité m’a aussi beaucoup aidée.
Je n’ai jamais parlé de cette maladie à mon amoureux actuel avec qui je vis maintenant depuis quatre ans.
Non pas que je ne lui fasse pas confiance mais parce que j’ai besoin de garder cette partie de moi hors de mon couple car elle a déjà tellemnt fait souffrir mon couple d’avant…
Certaines choses toutes bêtes m’ont aussi beaucoup aidé: partir quatre jour en camping pendant l’été avec le strict minimum de maquillage et entre filles.Je ne sais pas mais d’être au contact de la nature me faisait un bien fou.Je vous le conseille aussi.Le mot d’ordre de ce type de vacances est RELACHE (ce qui ne veut pas dire se laisser aller physiquement, non, juste être plus cool avec soi même!).
Je n’utilise plus que des produits très doux pour ma peau( gel nettoyant avène, spray d’eau thermale avène, crème hydratante Hydréane de La Roche Posay, fond de teint minéral en poudre clinique et un anti cerne.
Je ne reste pas toute la journée toute seule à la maison aussi.
Voilà,
Je vous souhaite à toutes beaucoup de courage et essayez de ne pas vous fixer des objectifs trop difficiles et illogiques (on ne sort pas d’une maladie comme ça du jour au lendemain.Les choses doivent se faire petit à petit je pense).
A bientôt!

144. anonyme2 - 24 novembre 2011

Ah oui et j’oubliais…Ce qui est sûr c’est que la solution ne sera pas cosmétique mais faites preuve de beaucoup de DOUCEUR avec votre peau quand même!!
PS: j’utilise aussi le effaclar AI de La roche posay en traitement local quand un bouton arrive.Je le pose avec des doigts propres et en effleurant!!quand je lave mon visage aussi je l’effleure du bout des doigts pour ne pas l’agresser et je ne fais jamais de masques ou de gommages.Eventuellement j’utilise une crème exfolliente Mene and Moy sans grains qui est super!

145. moça - 24 novembre 2011

claire retente je pense que sa va marcher! lenalov_@hotmail.fr ma copine a reactivé son compte 🙂 si tu peux on se parlera dés ce soir!

claire - 24 novembre 2011

je viens d’ajouter cette adresse a mes contacts msn…! si tu veux je suis connectée, mais pas jusqu’a très tard, car je me lève a 6h le matin =S peut-etre a toute alors 😉

146. pepper - 23 décembre 2011

Bonsoir,

je reviens sur le site après de longues semaines, toujours à la recherche de la moindre imperfection (25 ans maintenant que cela dure). Je suis allée sur le site « forever marked » (dermatillomania) sur facebook, nom tiré d’un livre qui retrace la vie d’une dermatillomane et on y parle d’un nouveau traitement « NAC » qui a permis à un grand nombre de personnes de s’en sortir (photos avant après saisissantes). Mon médecin me dit qu’il s’agit d’un sirop pour expectorer en cas de toux grasse ; je ne comprends donc pas le rapport avec notre « manie ». Quelqu’un qui maitrise mieux l’anglais que moi peut-il aller sur ce site pour se renseigner et essayer de comprendre en quoi ce médicament (NAC en abrégé) peut nous aider ? Aucune piste n’est à négliger…. Merci par avance. Bon courage à toutes et à tous.

sandrine - 18 février 2012

Bonjour, c’est un « supplément alimentaire » : N-Acetyl-Cysteine (acide aminé soufré), c’est un antioxydant puissant et généralement prescrit pour renforcer le système immunitaire.
Je pense qu’il est commercialisé en France mais il vaut mieux se renseigner auprès de son médecin (et ne pas le commander sur internet).
Notez que la cystéine est un acide aminé que notre organisme peut fabriquer à partir de la méthionine, un autre acide aminé. Elle est aussi présente dans beaucoup d’aliments : ail, oignon, brocoli, chou de Bruxelles, germe de blé, levure de bière, graines, produits laitiers, oeuf, poisson, viande, etc…

sandrine - 18 février 2012

Mais à la vue des photos de la personne qui a ouvert une page sur Facebook « Forever marked », je suppose que ce supplément alimentaire lui a été prescrit pour renforcer la barrière immunitaire de sa peau en lui évitant ainsi que ses plaies ne s’infectent… Ce n’est pas un « remède » miracle malheureusement.
Pour ma part, j’ai 41 ans et seuls une bonne dermato, des antibiotiques adaptés et une aide par de « l’art-thérapie » ont « en partie » pu me sortir de cet enfer. En effet, une fois les lésions de mon visage guéries, j’ai pu entreprendre des séances laser (CO2 et AFFIRM) et effacer toutes ces vilaines cicatrices. Il ne m’en reste que 2 (qui ressemblent à des cicatrices de varicelle), plus profondes dont je viendrai surement à bout avec une 3ème voire une 4ème séance laser. Je dis « en partie » car je me grattais également les jambes et je travaille ce problème là avec une « Art-thérapeute » qui m’aide à gérer mes problèmes d’anxiété, de stess et qui m’aide à comprendre et à ératiquer les boulets que je traine depuis mon enfance…
Courage à toutes et à tous, ne baissez surtout pas las bras, frappez aux bonnes portes… comprendre c’est déjà guérir…

sandrine - 18 février 2012

Sorry… « éradiquer »

147. justine - 2 janvier 2012

bonjour et bonne à année à ttes et ts!!
allez je viens vous informer si oui ou non j’ai tenu mon engagement suite à mon départ de 4 jours…ben non…pas moyen de me raisonner, j’ai bien trituré ma peau avant le départ donc j’ai récolté de belles marques rouges qui ont desquamées pendant mon séjour donc du coup j’ai fait part de mon problème à ma copine qui ignorait tout jusque là. Elle se demandait pourquoi je passais plus de 3/4 d’heure dans la salle de bains et là il a bien fallu que je justifie le temps passé…elle sait désormais le cauchemar qui me bouffe une partie de l existence et ça m’a bien soulagée de pouvoir lui en parler…aujourd’hui je me triture peut-être moins, enfin je me cause de moins gros dommages mais les marques du mois passé sont encore persistantes et se voient largement sans maquillage…y a 2 jours je me suis prise en photo pour réellement prendre conscience des dégâts et j’ai quand même bien été catastrophée…je me trouve encore plus affreuse que dans mon miroir, mon image m’a fortement dérangée..je sais que pour aller mieux je devrais d’abord tenter de régler ce qui me pose handicap au quotidien, c’est à dire la peur de tout et en particulier de tout ce qui touche au domaine médical, je suis hypocondriaque mais cette angoisse contrairement à d’autres m’empêche de consulter par crainte d’apprendre une maladie incurable…voilà mon « évolution » et désormais je vais tenter de moins infliger de souffrance à ma peau et surtout de prendre en mains ma santé dans sa globalité car un souci me tracasse en ce moment plus qu’un autre, je dois me motiver pour consulter un stomatologue car depuis des années j’ai une inflammation permanente d’une partie des gencives mais je crains toujours l’annonce d’une catastrophe…voilà je vous souhaite à toutes et tous une année de guérison et à très bientôt…

148. annabel - 17 janvier 2012

je voudrais dire un énorme merci à la personne qui a créé ce blog.

Avant d’arriver ici je n’avais aucune idée que ce que me fais je le fais à cause d’un TOC et non pas par stupidité
ça a vraiment été un choc de découvrir tout ça et sur le momment j’ai cru que juste le fait de SAVOIR allait me faire guérir mais plusieurs mois plus tard je dois me rendre à l’évidence que ça va être beaucoup plus dur que ça.
En fait dans un sens je crois que mes crises « me blessent » plus qu’avant parce que maintenant je sais ce que je fais, je sais comment ne plus le faire mais je le fais quand même.
je sais pas si je suis très claire ^^

en tout cas courage à tous et à toute dans votre guérison!

( et aussi j’ai envoyé le lien de ce blog à ma mère parce que je me suis rendue compte que je ne peux pas lui en vouloir de me faire des remarques blessantes si elle n’est pas au courant de tout ce que ça représente pour moi)

149. magdalena - 19 janvier 2012

Bonjour,

Je découvre le site moi aussi. Je me reconnais dans beaucoup de ce qui est écrit et c’est un soulagement de lire vos témoignages. Ce dans quoi je me reconnais le plus, et qui me trouble de le lire chez d’autres que moi c’est l’aspect soulagement lorsqu’on se gratte ou se perce un bouton, le fait de « planer », le temps qui se suspend. C’est très clair dans bcp de commentaires, et c’est aussi mon cas. Comme une addiction en fait. Un plaisir immense.

J’ai 35 ans.
Je souffre de cette maladie depuis que j’ai 10 ans. Cela va mieux depuis qq années mais c’est encore là, et cela fait « des périodes ». Clairement lorsque je suis « sollicitée émotionnellement » cela dérape…, cela peut être des émotions positives ou négatives, c’est assez étrange.

Je suis mariée, j’ai deux enfants, je sors pas mal avec des amis.

Mais malgré cette vie affective assez réussie, j’ai l’impression que les grattages ont un objectif (inconscient biensur) d’éloigner les autres, je ne sais pas pourquoi.

Certaines d’entre vous ont-elles cette impression?

à bientôt

150. sandrine - 18 février 2012

« éradiquer »… sorry !

sandrine - 18 février 2012

Merci de bien vouloir supprimer le commentaire 150 de ce jour puisque je l’ai déjà posté plus haut dans ma réponse… 😉

151. pepper - 7 mars 2012

Merci beaucoup pour ta réponse Sandrine.
Je vis dans un pays où internet fonctionne très difficilement, ce qui explique le temps que j’ai mis à te remercier.
Mais ta réponse est très importante pour moi. Félicitations pour ta guérison.

Sandrine - 27 mars 2012

De rien, si j’ai pu t’apporter une lueur d’espoir et d’encouragement alors j’en suis ravie. Bon courage à toi pour la suite…

152. justine - 13 mars 2012

Bonjour à ttes et ts,
je viens juste vous faire part qu’en ce moment j’utilise une crème cosmétique qui limite largement les dégâts et pourtant j’en ai essayé des mixtures!! il s’agit de DUO EFFACLAR de La Roche Posay. Voilà 1 mois que je l’utilise le matin principalement, ma peau se régule lentement et la crème résorbe les boutons en formation…Si vous avez des produits du type dermabrasion à me conseiller pour faire disparaitre les cicatrices causées par mon grattage, je suis preneuse.
Bon courage et à bientôt

153. Kaylie - 17 mars 2012

Bonsoir tout le monde!
Je voulais remercier l’auteur du site et aussi toutes les personnes ayant laissées des commentaires, j’ai absolument tout lu et je dois dire que tout ça m’a beaucoup aidé et je vois les choses autrement.

J’étais conscience d’avoir un problème pour endommager ma peau à ce point, mais j’ignorais totalement que d’autres personnes étaient comme moi!

Je dois dire que j’ai pratiquement pas de bouton RÉEL seulement le moindre point noir je vais le toucher et je continue jusqu’à ce que quelque chose en sorte, si il n’y a que le liquide transparent je m’acharne encore et encore (désolée pour les détails), je fais généralement ça le soir, une fois le champs de bataille terminé, je me tartine de crème je me regarde une dernière fois et je suis envahie d’une colère immense contre moi même j’ai envie de me tuer(c’est une façon de parler je ne ferais pas ça), je ne me supporte plus après m’avoir fait du mal comme ça et m’avoir rendu laide! :@ :@ J’ai honte j’ai vraiment envie de disparaître à ce moment la quand je constate l’ampleur des dégâts alors qu’il y a une heure je rentrais du lycée avec une belle peau toute fraîche! 😦
J’ai fait une crise jeudi soir, depuis je ne touche plus rien, avant c’était tous les soirs, maintenant une fois toutes les 2 semaines je me retiens et ma peau et beaucoup mieux

Je vais vous faire part de quelques conseils:

POUR EVITER UNE CRISE:

-essayer de sortir le plus possible, ne pas rester seul(es) face au miroir

-s’autoriser le passage dans la salle de bain le matin et le soir seulement

-ne pas se regarder au miroir loupe, se préparer à l’avance lorsqu’on va s’épiler les sourcils: on se regarde de près et souvent on dérape

-se couper les ongles

-si on sent qu’on va passer à l’acte, prendre 10sec pour se regarder et se dire: « regarde toi bien, tu es toute belle, toute pétillante si tu fais ça dans 30min tu seras laide »

-dès qu’on rentre à la maison, aller se démaquiller et mettre ses soins quotidiens (nettoyants,crèmes) . une fois la peau bien belle qui aurait envie de la torturer?!

PENDANT LA CRISE:
si vraiment vous ne pouvez pas vous raisonner

-faire les choses calmement ne surtout pas y aller comme une brute, appuyer doucement sans s’arracher toute la peau

– stopper si on voit que rien ne sort

– se donner un cota « j’ai le droit à 5boutons pas un de plus » ou se limiter à une petite partie de la peau

APRES:

-désinfecter
-hydrater

Courage, on va y arriver, quand je ne touche pas ma peau j’ai aucune imperfection voyante sauf si évidemment je me regarde à la loupe, personne ne nous regarde de si près!!!
Il faut qu’on dédramatise!!! je suis sur que vous aussi vous avez l’impression d’être couverte de boutons alors qu’on réalité il s’agit de quelques imperfections non voyantes si on les laisse tranquilles ALORS STOP!!
à force de vouloir avoir la peau lisse on va plus en avoir du tout! 😮

comme c’est dit plus haut je suis aussi une perfectionniste… mais comme on dit si on veut on peut aller courage les filles! tous les moyens sont bons!

D’après ce que j’ai lu les personnes souffrant de cette maladie aurait eu une enfance difficile, je dois avouer que c’est aussi mon cas

Cette maladie devrait être plus au sérieux et elle devrait être plus connue parce que apparemment on est pas mal dans ce cas! 😦

Merci à toutes et à tous en tout cas, vous m’avez apporté énormément!

bisouuus!!

154. Chiara - 6 avril 2012

Bonjour à vous tous

Me voici de retour sur ce forum pour poster un commentaire après de longs mois d’absence. J’aurais aimé vous dire que je suis guérie et que j’ai trouvé une solution à toute cette souffrance. Mais ce n’est pas le cas, bien au contraire. Depuis que nous sommes en 2012, ma situation personnelle se dégrade à vitesse grand V et je me vois dans cet état lamentable, incapable de faire quoique ce soit pour m’en sortir. Je suis comme spectatrice de ma déchéance…Cette année je suis en licence dans une école où les exigences sont énormes et je me dis que je me suis peut-être surestimée quant à mes capacités…Il y a énormément de travail, et m’étant complêtement renfermée sur moi-même à cause de mes triturages et marques sur le visage, je n’ai pas réussi à me faire des amis dans ma classe et je me retrouve plus que jamais seule avec cette masse de travail qui croît chaque jour…Je me suis peu à peu enfermée dans un enfer crée par moi-même. A la base j’ai une peau à tendance acnéique, mais c’est une acné légére; carrément empirée à cause de mes TOCS. J’ai des microkystes (points noirs, points « blancs »)sous la peau, et je ne les supporte pas. C’est comme si les garder sur moi était « sale ». Je passe donc mon temps à les chercher, à les enlever, à les inventer parfois. Je ne sais pas si vous voyez de quoi je parle. Ce ne sont pas des boutons voyants, c’est juste un amas de sébum coincé à l’intérieur du pore sous la peau. Navrée pour les détails..! mais bon voilà je n’arrive pas a supporter ça et je me rends chaque jour esclave de mon corps…je suis capable de rester 4 heures dans la sdb à me triturer le visage pour « tout extraire » et au final je me fais des marques affreuses, et, pire encore, tout revient en deux jours. les pores de ma peau finissent TOUJOURS INLASSABLEMENT par se remplir de sébum et le cercle vicieux ne s’arrete jamais. Je me suis littéralement coupée du monde, je ne veux plus voir personne, c’est à peine si j’arrive à sortir de chez moi. La seule personne que j’accepte encore de voir c’est mon copain,que j’aime par dessus tout et qui tente de m’aider à m’en sortir, mais toutes mes crises usent notre couple et j ‘ai peur qu’elles ne finissent par le détruire. Mes crises sont liées à une angoisse que j’ai en moi, et que je n’arrive pas à contrôler. Détruire ma peau, c’est me décharger de mon angoisse. Sauf qu’au final, un visage tout marqué n’aide pas à destresser. Je suis incapable d’aller vers les gens, car j ‘ai trop peur qu’ils s’en rendent compte. Mon quotidien est très difficile car je suis malgrè tout obligée de me rendre en cours, cela suppose de prendre le RER, le métro (je suis en région parisienne); et donc de me confronter aux gens, à la foule, aux regards. Tout ça est très pesant. Je suis arrivée à un stade ou je n’en peux plus, où je me dis que mourir serait la seule solution pour arrêter de souffrir. Je suis incapable d’arreter de scruter mon visage et de me gratter, ne serait-ce qu’une journée. J’ai très peur de ce que deviendrait ma peau si je n’enlevait pas toutes les impuretés. Rien qu’en disant ça, j’ai l’impression d’être folle. Je crois que je suis devenue folle. J’envisage d’être suivie par un psychiatre, mais pour l’instant j ‘ai trop de travail, je dois absolument réussir mon année. Je ne sais pas si quelqu’un sur ce forum pourra comprendre mes mots, comprendre ce que je vis…J’ai besoin de m’exprimer… je ne sais pas si je dois aller voir un dermato ou un psychiatre, je ne sais pas vers qui me tourner pour m’en sortir. Est-il normal de souffrir à ce point d’impuretés/ acné ? ou est- ce que cela témoigne d’un problème bien plus profond…? Merci de m’avoir lue, courage à vous tous.

aida - 22 avril 2012

Courage Chiara.tu vas pouvoir un jour t’en sortir. il faut le vouloir et y croire vraiment. la simple consultation de ce site veut dire que tu as la volonté de te débarrasser de cette manie; le fait d’en parler t’aidera déjà beaucoup surtout que tu parles avec des personnes qui te comprennent très bien. Chiara, tu as l’impression que cette manie te débarrasse de ton angoisse; ce n’est pas vrai car ceci l’ augmente . ton copain pourra t’aider à évacuer ton stress. moi je te conseille de voir le dermato et le psychiatre en parallèle. l’amélioration de l’état de ta peau va te remonter le moral mais l’assistance du psy doit t’aider à préserver les résultats obtenus par les cures et à accepter des défis avec toi meme. courage courage et tu pourras t’en sortir.

155. Glaceàlamenthe - 6 avril 2012

Bonsoir tout le monde !

Je viens également apporter mon témoignage sur ce problème que j’essaie de combattre, avec quelques réussites quand même ! Je crois que l’important c’est surtout d’apporter de l’espoir et surtout de dire que RIEN N’EST JAMAIS PERDU !
Bon blablabla, j’ai le même parcours que la plupart que vous ici je pense, l’arrivée de quelques boutons disgracieux à la puberté et patratra je suis tombée dans l’engrenage de la trituration (oui oui c’est comme ça qu’on dit), avec des hauts (surtout pendant l’été) et des bas (euh le reste de l’année quoi :D).
J’ai maintenant 20 ans, je me triture encore, mais depuis que je suis suivie par un psychologue, les choses semblent s’améliorer. Je pense que les changements majeurs se sont surtout opérer sur ma confiance en moi. Alors qu’avant il m’était impossible de me passer de fond de teint, même avec ma famille, j’en suis aujourd’hui tout à fait capable, je m’assume, moi et mes cicatrices. Bon évidement, l’état de ma peau s’est amélioré, donc ceci permet cela.
Le rapport aux autres était également très très délicat, je évitais de croiser le regard d’un personne quand je jugeais quand ma peau était moche et au contraire j’étais presque expansive lorsque ma peau allait mieux. J’étais obsédée par la peau des gens, me trouvait répugnante par rapport aux gens « normaux ».
Bon, il m’arrive d’avoir des rechutes bien sûr, mais celles-ci s’estompent bien plus vite qu’auparavant, et les séances de grattage sont bien plus courtes. Les effets sur le moral sont moindres, même si bon, c’était toujours extrêmement embêtant d’avoir rechuté après avoir fait tout ces efforts.

Enfin message pour Chiara, surtout ne pas abandonner, on est bien plus fortes que cette maladie. Essaie de l’évoquer avec quelqu’un, même si c’est très dur d’en parler et j’en sais quelque chose ! Entre les gens qui ne considèrent ça que comme une « petite manie » et ceux qui te font des yeux de chouette, c’est pas facile. Après avoir fait ma pire crise de grattage de tout les temps (j’ai trituré les petits pores juste sur les paupières inférieures, bref je ressemblais à quasimodo, avec les yeux tous gonflés et rouge, suintants et je passe les détails pour ne pas susciter le dégoût ^^ => ne jamais commencer à attaquer cette zone là c’est horriblement douloureux en plus) j’étais vraiment 6 pieds sous terre, même la dermato que j’ai consultée avait l’air bien embarrassée. Mais bon je me suis reprise en main, et les cicatrices ont quasi-disparue (au bout de 3 mois quand même hein). Et sincèrement j’étais à peu près dans le même état d’esprit que toi.
Mais bon on s’en remet, à force de temps et de courage.
Ce n’est pas un mal qu’on combat facilement, le périple est long vers la guérison. Ça me fait penser toujours au mythe de Sisyphe, le mec qui trimballe son rocher en haut d’une montagne, et celui-ci qui retombe tout le temps. Un jour, on arrivera à caser ce putain de rocher en haut de la montagne, et je peux vous dire qu’il en bougera plus JAMAIS !

Voilà, prenez soin de vous, et profitez de la vie malgré tout ! 😀

156. aida - 22 avril 2012

bonjour tout le monde. je suis tombée sur ce site hier soir après une bonnne séance de torture devant le miroir qui m’a désespérée comme d’habitude (ça dure depuis plus de 20 ans) et j’ai voulu chercher une aide sur internet et j’ai tapé « comment combattre l’addiction de crever les boutons ». voilà j’ai lu plusieurs témoignages; ça me fait du plaisir que je suis pas seule dans cette galère mais je suis désolée que dans mon pays (la tunisie), les dermatos ne semblent pas conscients de la force de cette manie: ils vous disent tout simplement appliquez ce traitement et touchez plus à votre visage. Malheureusement mes cures ont échoués. la dernière fois que suis allée voir le dermato je lui ai dit que c’est plus fort que moi (après les reproches qu’il m’a fait pour le nombre de cicatrices que j’avais) , qu’il vaut mieux que j’aille voir un psychiatre, que le temps que j’ai passé à crever les boutons sur mon visage et sur toutes les parties de mon corps était suffisant pour obtenir un doctorat d’état…..c’est malheureux. j’ai de la peine pour moi meme. cette manie m’a empeché de jouir de la vie, a ravagé ma psychologie et j’ai bien peur qu’un jour je soufrirais d’alzheimer……que dieu m’aide à m’en sortir.

157. Guilhem - 2 mai 2012

Bonjour a tous, etant touche par ce probleme, je pense que parmis nous nous devrions faire des groupes de 2 se tenant au courant des dernieres « peripeties » de notre peau dans les moindres details chaque jour par email, cela pourrait selon moi aide a notre guerison, une sorte daccompagnement, de soutien commun. comme on dit a plusieurs on est plus fort.
si quelquun est interresse pour etre mon « correspondant » je lui ferais passer mon email, merci

schibbie - 3 mai 2012

Bonjour Guilhem,
je suis partante pour ton projet, je trouve effectivement que c’est une bonne idée et qui peut peut-être aider à la guérison.

schibbie - 3 mai 2012

PS: voici mon email : ipivade@hotmail.com

158. Aubergine - 3 mai 2012

Personne ne voudrait créer un forum ENTIÈREMENT consacré au problème? La page de témoignage est sympa, mais je pense qu’un forum pourrait plus nous aider, pour lancer des sujets, pourquoi pas des défis, des idées, des astuces… Pour avoir une sorte de suivi personnel de chaque personne, ce genre de trucs… S’il y en a parmi vous qui seraient intéressé, je veux bien m’en occuper.

159. Justine - 8 mai 2012

bonjour à ttes et ts,
je viens vous tenir informer de mon état. Rappel, voilà plus de 20 ans que je me triture la peau (du visage principalement mais il arrive que je m’attaque au haut du dos et du décolleté)…désolée pour les détails donc je vais essayer d’éviter les descriptions un peu gore…Alors, depuis que j’utilise les produits de La Roche Posay (env 3 mois – effaclar DUO et effaclar A.I) ma peau est bien moins sujette aux imperfections et du coup je m’acharne moins dessus. Il m’arrive cependant de craquer mais les conséquences sont moins importantes, les lésions provoquées se résorbent bien mieux depuis que j’applique ces produits. Aujourd’hui, j’ai voulu chouchouter ma peau au lieu de lui infliger les pires galères. Alors, j’ai commencé par un bon nettoyage à l’eau savonneuse puis j’ai appliqué des patchs pour retirer les comédons. Perso, aucune utilité, ça n’a pas marché mais comme je suis à l’affut du moindre point noir il n’y avait plus rien à retirer donc vaut mieux que j’oublie les patchs. Ensuite, j’ai fait une une micodermabrasion puis application d’un coton imbibé d’eau de sel de la mer morte (super pour divers problèmes cutanés comme acné, psoriasis…) et enfin application de la crème effaclar DUO puis sur les cicatrices d’acné de l’acide hyaluronique IALUSET (parait que c bien pour les cicatrices, il s’agit de ma 1 ere application donc je ne peux approuver l’efficacité pour le moment)… Voilà, donc j’espère que ces produits vont arriver à bout de mon cauchemar…
Merci d’apporter vos astuces pour limiter et nous aider à ne plus s’acharner sur notre peau. Bon courage à vous… A bientôt

Anonyme - 12 mai 2012

Merci sincèrement pour ce site qui m’a fait pleurer la première fois; Lire des témoignages comme cela où je pouvais comprendre que je n’étais pas folle ni seule dans ce cas à changé ma vie.
J’ai ce problème depuis de nombreuses années mais il va en s’améliorant et depuis la lecture de ce site je vais beaucoup mieux.
Cette maladie a gaché une partie de ma vie mais je sais qu’elle ne gachera pas tout.
Courage à tous, aimez vous et prenez confiance!

160. arc-en-ciel - 19 mai 2012

Bonjour,

J’ai 20 ans. Je suis en BAC+3. Je n’ai jamais eu d’acnés mais pas une peau sans problème non plus.

Je me rappelle qu’au lycée, j’aimais déjà passer un peu de temps devant le miroir pur essayer d’éliminer ses points noirs. Mais j’évitais l’excès pour justement éviter les traces après.

Arrivée en 1ère année dans des études du style « classe prépa », j’ai rapidement stressé au bout de quelques mois. Car cela est arrivé en même temps au début de ma vie seule en appartement, à une rupture après 2 ans et demi pour me mettre avec quelqu’un (oui, ça fait un peu p***….) avec qui je suis toujours. et surtout j’ai découvert à ce moment là que j’avais un vrai problème : le vaginisme (je me contracte et je ne peux pas avoir de rapports sexuels ou avec des douleurs).
A partir de là, j’ai commencé à me gratter le visage, la tête, les bras, la poitrine et le dos. C’est vraiment moche et j’ai compris le cercle vicieux (plus je me gratte, plus ça sera infecté, plus je me gratterai). Et j’arrive plus à m’arrêter. J’en parle à des amis, mon copain, ma mère, ma soeur… Et tout le monde croit juste que c’est mon stress à cause des cours et que je ne mets pas la volonté qu’il faut pour arrêter. Aujourd’hui, j’ai donc découvert que c’était un vrai TOC.
J’ai réellement envie de m’en sortir. Depuis quelques mois, je vois un psy pour mon problème de vaginisme (ce problème ne se résumait pas juste à mon vagin qui se contracte énormement, mais je me déclenche encore mes règles environ 3semaines par mois, je refusais les contacts sur mes seins, j’avais une tres faible lubrification vaginale…), je lui avais dit que je me grattais mais il m’en a pas beaucoup parlé, en tous cas, il a rien fait pour essayé d’arranger ce problème là. Malheureusement, j’ai ma dernière séance mardi (pas assez d’argent pour continuer et je déménage fin juin), je vais essayer de lui parler de cette « decouverte », et lui demander comment arranger ça.

Je me suis rongé les ongles pendant des années, et ça j’ai réussi à arreter il y a 6 mois, presque sans problème. Mais je n’arrive pas du tout à me contrôler. J’essaye de mettre des pansements sur mes doigts mais c’est pas agréable, jarrive quand meme à me gratter, et c’est pas facile de faire quelque chose d’autre… ^^

Merci pour ce site. MERCI.

Bon courage à toutes.

Elise

161. arc-en-ciel - 19 mai 2012

PS : je suis carrement partantepour l’idée du soutien par e-mail (je fais aussi ça pour le vaginisme), si quelqu’un veut bien le faire avec moi : arc-en-ciel0@hotmail.fr

162. Justine - 22 mai 2012

Bonjour,
J’espère vous faire part d’un message d’espoir en vous informant que je pense être sur le chemin de la « guérison »…rappel : voilà plus de 20 ans que je passe au crible tous les pores de ma peau et depuis plus de 3 mois, je note une véritable amélioration en m’aidant de quelques produits d’hygiène comme précédemment détaillé. Je craque encore mais m’inflige moins de souffrance et mes marques résiduelles persistantes (eh oui, c’est très long à partir, voilà des mois que ça dure!!!) s’estompent plus facilement avec en particulier de l’aloé vera sous forme de gel…ma peau se régule et je garde l’espoir de m’en sortir avant l’été…allez courage à vous toutes et tous, on peut se sortir de cette horrible manie et ce forum est déjà un premier pas vers la guérison car me concernant dès que je sens que je vais craquer, je le visite et témoigne à l’occasion…

163. Jess - 26 mai 2012
164. Anonyme - 26 mai 2012

Bonjour, tout d’abord merci beaucoup à ce site qui nous aide à comprendre nos tocs. J’ai 16 ans et j’ai ces tocs depuis trois ans. C’est horrible tous les jours je dois scruter ma peau pour voir la moindre petite imperfection ridicule. C’est de l’automutilation. Après une crise je deviens rouge sang avec des marques affreuses sur tout le visage. Je suis obligée d’annuler tous les rendez-vous dans les 3 jours qui suivent la crise.Au moment de la crise je sais que je vais être défigurée mais rien n’y fait l’envie d’enlever toutes ses imperfections est plus forte. Pourtant je n’ai pas d’acné, juste de temps en temps un petit bouton à peine visible. J’ai du mal à guérir. Parfois j’arive à tenir 3 semaines mais je recraque toujours. J’ai beau essayer de me couper les ongles, de ne pas me regarder dans la glace , de faire un travail sur moi et rien n’y fait. J’en ai parlé à ma maman mais elle n’y croit pas vraiment à ces tocs malgrès qu’elle voit tout le mal que ca me fait. Si vous avez des idées afin de guérir à me faire parvenir j’en serais ravie.

165. pepper - 28 mai 2012

Bonsoir,

Je reviens sur ce site après plusieurs semaines d’absence. Je souffre de dermatillomanie depuis 25 ans maintenant. Mon dermatologue me considère comme étant la patiente la plus « atteinte » qu’il ait jamais connue tant au niveau de la fréquence qu’au niveau de la longueur des crises : c’est dire la « légitimité qu’est la mienne pour vous écrire.
Depuis moins d’une semaine, j’utilise deux nouveaux produits qui m’apportent une véritable amélioration tant au niveau de la prévention des imperfections qu’au niveau de la cicatrisation des grattages déjà effectués. Si je ne vous en parlais pas , étant donnée la souffrance endurée par cette « habitude », je culpabiliserais.
Aussi, je vous conseille l’application d’un gel d’aloe vera à acheter ds les magasins bios (le + fortement concentré en aloe vera) et l’application locale sur les plaies d’huile essentielle de tea tree (elle aide au dessèchement de la plaie). J’ai essayé des centaines de produits jusqu’alors, multiplié les thérapies en tous genres, les médicaments…Et là, je note une amélioration. J’ai beau scruter ma peau avec mon fidèle miroir grossissant, les imperfections sont rares et dieu sait que j’ai l’oeil ! (malheureusement). L’aloe vera ne graisse pas la peau et aide incroyablement à la cicatrisation. Je fais aussi des masques au rhassoul. Pour toutes celles qui souffrent et n’en peuvent plus, je vous souhaite de trouver ces produits aussi efficaces qu’ils le sont pour moi. je ne suis pas guérie ; les réflexes sont là. Mais ma peau est plus nette, donc j’ai moins de « véritables » raisons d’y toucher. Puissiez vous également ressentir les mêmes effets positifs : tant sur la peau que sur le moral. Prenez soin de vous.

166. justine - 3 juin 2012

bonsoir,
Je confirme ce que dit Pepper sur l’aloe vera en gel, je l’utilise également depuis env. 1 mois et c assez miraculeux sur les marques, cicatrices…depuis que je malmène moins ma peau, on me dit que j’ai meilleure mine…forcément, je mets bien moins de fond de teint pour couvrir les dégâts qui s’estompent également du coup…c pas encore ça, mais je sens que j’arrive au bout du tunnel…allez, encore une fois, tenez bon, courage!!

167. Coralie - 22 juin 2012

Bonjour,

Pour apporter un témoignage positif : depuis la visite de ce site, qui a été pour moi une révélation (cela faisait 8 ans que je passe une à deux heures par jour devant le miroir), les progrès sont impressionnants : ma peau est quasi-parfaite! (cela fait deux mois et demi à présent).

Mes conseils sont :
– se faire accompagner (compagnon, colocataire, famille) par des proches que l’on met au courant et ENLEVER LES MIROIRS (c’est purement matériel, mais parallèlement à la réflexion sur soi, il faut agir pour éviter la rechute, au début ça choque les gens, mais on trouve une excuse bidon (il est cassé, il risquait de tomber).

– Ne pas désespérer à chaque rechute (il y en a forcément) et rester positif, ce dire que ce n’est pas grave et qu’on peut quand même le faire. SURTOUT NE PAS SE DIRE QUE L’ON A  »RATé » SA GUéRISON.

– Pour ceux qui peuvent : jeter le fond de teint et assumer ses cicatrices, et LE DIRE, dire : j’ai un souci, je n’en parlait pas avant, j’essaye de le régler : si les amis sont compréhensifs, ils peuvent vous aider.

– Réfléchir sur les causes profondes de sa manie, au besoin à l’aide de quelqu’un.

En tous les cas, je pense qu’il faut essayer de ne pas être seul dans la démarche : pour beaucoup, nos amis  »évitent » de voir notre problème, pourtant visible. Crever l’abcès en en parlant ouvertement, c’est difficile au début, mais cela permet que chaque progrès soit constaté, que les gens félicitent quand ils constatent un changement.

Bon courage à tous,

Coralie.

168. ales - 24 juillet 2012

Vous voulez arrêter de vous toucher la peau pour contrôler, rechercher vos imperfections ? Vous voulez arrêter de vous regarder à proximité du miroir pour contrôller et rechercher vos imperfections ? Vous voulez arrêter de toucher, gratter, percer, triturer votre peau et vos imperfections (bouton rouge, bouton blanc, point noir, peau morte, poil incarné, croute…) ?
Vous voulez obtenir une perfection psychologique et physique ?
Vous voulez vous engager selon une tolérance Zéro ?

J’ai la solution.

Vous devez être maître de vous-même !

Dite-le : « Je suis maître de moi même ! »

Vous devez être maître de vous -même ! Là ! Ici ! Maintenant ! et pas ailleurs ! Pas dans 1 seconde ! Pas dans 1 minutes ! Pas dans 1 heure ! Pas demain ! Mais ICI et MAINTENANT !

Dite-le : « Je suis maître de moi même ICI et MAINTENANT ! »

Vous devez être maître de vous-même ici et maintenant jusqu’au dernier jour du reste de votre vie !

Dite-le : « Je suis maître de moi même ici et maintenant jusqu’au dernier jour du reste de ma vie ! »

Vous ne trouverez nul part la solution !
Personne ni quoi que ce soit vous ferra changer si ce n’est vous même !

N’oubliez pas que vous savez ce qui est bon et ce qui ne l’ai pas !
Vous savez ce qui est positif et ce qui est négatif !
Vous savez ce que vous devez faire et ce que vous ne devez pas faire !
Vous savez quel sont les comportement à faire, à adapter et ceux qui ne sont pas à faire, qui ne sont pas adapter !
Vous savez tout !

Personne ni quoi que ce soit n’ai censé mieux savoir que vous quels sont les comportements correct !

Toute l’humanité c’est comment agir !

Seulement, certains font le choix d’agir sans maîtrise de soi. Mais après sa, il ne faut pas venir pleurer sur son sort !
Vous être maître de vous même ! Vous êtes fort ! Ne laisser personne vous dire le contraire ! Pas même vous !

N’oubliez pas que vous faites ce que vous voulez de votre vie. Vivez le moment présent comme il doit être vécu !
Vivez selon l’idéal qui est en vous ! Mais n’oubliez pas : il n’y a rien de compliquer ! Certes ce sont des efforts à chaque seconde mais les résultats vous combleront de bonheur !

Vous devez être maître de vous même !

Qui n’aimerais pas aller faire bronzette sur la plage au lieu d’aller travailler ? Qui n’aimerais pas s’amuser ce divertir au travail au lieu de faire son travail à proprement dit ? Qui n’aimerait pas rouler avec sa voiture comme bon lui semble au lieu d’être limité ? Qui n’aimerait pas ?

Seulement, il y a des limites. Il faut les accepter ! Il y a des limites à chaque seconde de votre vie. Vous les connaissez ! Ce n’est pas la peine de les énumérer ! Ce n’est pas la peine de faire une fiche avec une énumération de vos objectifs, de vos résolutions ! Ce n’est pas la peine de promettre ! Ce n’est pas la peine de s’engager à partir de telle date ou telle moment !
Il y a des limites n’importe ou et n’importe quand !
Vous vous devez de respecter ce dont vous savez qu’il est bon de faire !

Les pulsions n’existe pas ! C’est un comportement que vous choisissez !
A vous de toujours réfléchir avant la moindre action !
Réfléchissez toujours à ce qui est le bon comportement !

Même dans la détente ! Vous devez être maître de vous !

Choisissez votre vie, dirigez votre vie, agissez !
Ne vous laissez jamais faire !

Pensez à vous, à votre bien être, à la direction globale que vous voulez faire de votre vie… Personne n’y pensera à votre place ! Personne !

La vie est un combat !

C’est maintenant et tou le temps que vous devrez agir et être maître de vous même !

Votre vie change au moment ou vous décider d’agir. Et ce moment c’est maintenant !
Plus jamais vous n’irrez chercher l’information puisque vous savez ! Oui vous savez au fond de vous les comportements qui vous rende bon et fièr de vous.

Laisser vous aller.
Oublier les futilités.
Vivez le moment présent, seconde après seconde.
Prenez toujours le positif !

Vous êtes heureux d’aller travailler pour vous achetter une voiture, une maison, partir en vacance.
Vous êtes heureux de ne pas irriter votre peau pour ne rien avoir à vous reprocher, pour être naturel et sain.
Vous êtes heureux de ne pas vous regarder à proximité du miroir pour ne pas vous frustrer ou perdre du temps précieux.
Vous êtes heureux de ne pas conduire librement pour profiter de l’environnement, pour éviter les accidents.
Vous êtes heureux d’être heureux.

Vous avez le droit au bonheur.
Mais pour sa. Il faut être maître de soi !

Je suis maître de moi même ! Ici, maintenant ! Jusqu’au dernier jour du reste de ma vie.

169. evay - 25 juillet 2012

très juste … j’ai pour ma part fini par enlever mon miroir placé devant la fenêtre car cela me provoquait plus facilement qqles rechutes et en ai accroché un (qui ne se déplace pas) à contre jour, largement suffisant. Fuite ou pas cela a marché alors pourquoi lutter , on peut aussi aider notre bonne volonté 😉

Je ne touche plus et ce depuis plusieurs et nombreux mois maintenant…les rechutes arrivent et sont difficiles à vivre mais elles se font très rares, elles ne sont plus aussi handicapantes car moins impressionnantes… j’y suis arrivée seule (aucun traitement ne m’ayant aidée au final) mais j’en ai parlé autour de moi…

Je reste complexée et pas à la hauteur de la perfection que je désirais mais je peux sortir, profiter et cela vaut de l’or !! Courage!! et oui il n’y a que nous qui pouvons changer les choses, et cela demande d’être vigilant très vigilant car les rechutes arrivent très svt finalement qd on n’est plus sur nos gardes!

170. evay - 25 juillet 2012

kaylie donne de bons conseils… écrivez-les, lisez les tous les matins s’il le faut mais je vous conseille la tolérance zéro, car lorsque l’on commence, la petite partie autorisée s’agrandit (sans vouloir choquer, nous sommes comme des alcooliques, aucune permission possible, je vous le dis haut et fort tolérance ZERO !!

car les vieux démons reviennent bien plus vite qu’ils ne sont partis!! une seule fois suffit parfois pour retomber dans le cercle infernal)… pour ma part, qd je fais un nettoyage de peau j’estime que c’est un échec si je touche même un peu !! gommage et masque suffisent et prenez de la bardane en gélule ça purifie de l’intérieur ! 🙂

plus on touche , plus on produit de sébum!! on fait tt l’inverse de ce que l’on souhaite et plus on a de cicatrices plus les ostias (pores) sont dilatés !!

J’ai mis en place bcp de stratégies avant de diminuer nettement, et oui on se douche et on met direct ses crèmes, on se maquille si besoin après on a bien moins envie de toucher…

Trouvez des solutions qui VOUS correspondent, des produits aussi, j’en ai acheté des tonnes maintenant je n’ai confiance qu’en Clinique c’est un budget mais depuis aucun problème alors … cicaplast pour la cicatrisation mais rien ne vaudra jamais de ne plus y toucher car j’ai peut-être de la chance mais ttes mes cicatrices disparaissent et c’est le temps qui fait son travail alors laissez votre peau !!

si j’ai réussi vous pouvez le faire car cela faisait 15 ans pour moi avec des crises qui pouvait durer plus de 4 h avec des instruments de torture comme l’aiguille!!

Dites STOP!!!!!!!!!!!!!

171. Elodie - 1 août 2012

Maintenant, je suis guérie.
Je suis moi.
Physiquement et psychologiquement moi.

Je me respecte . Je prends soin de moi. J’ai des valeurs. J’ai une philosophie de vie que je respecte. J’ai une théorie que je mets en pratique.

Je suis maître de moi-même.

Je reste méfiante seconde après seconde, même lorsque je me détends, même lorsque je dors.

Je contrôle mon être.
J’en fais ce que je veux, ce que je désire.

Mon idéal théorique est le reflet de ma pratique.

Sa y est je suis guérie.
Je ne touche jamais mon visage pour contrôler et rechercher mes imperfections.
Je ne me regarde jamais à proximité du miroir pour contrôler et rechercher mes imperfections.
Je ne touche, gratte, perce, triture jamais ma peau et mes imperfections… que ce soit un bouton rouge, un bouton blanc, un point noir, une peau morte, une croute…
Je respecte chaque situation pour ce qu’elle doit être… quand je suis dans la cuisine, c’est pour préparer un repas, nettoyer… quand je suis en voiture, c’est pour respecter le code de la route en tant que conductrice ou pour assister le conducteur… quand je suis au travail c’est pour travailler et mon comportement est 100% professionnel… quand je suis dans la salle de bain, c’est pour prendre soin de moi, me détendre, me rendre belle (et pas me défigurer, me faire du mal physiquement et psychologiquement).

Nous vivons selon des limites imposés… mais que nous devons également nous imposer.

Dans le domaine de la perfection, il n’y a pas de place pour la tolérance.

Je suis fière de moi.

Malgré ces limites, ces difficultés à devoir maîtriser mon comportement seconde après seconde me rende finalement LIBRE !

Je suis libre de penser à autre chose qu’à ma peau, mes boutons…
Peu importe l’état de ma peau ! Je suis un être dans mon ensemble.
Je suis BELLE ! Et aujourd’hui jusqu’au dernier jour de ma vie, je suis BELLE et LIBRE !
J’accepte mes défauts et mes qualités !
Des défauts… tout le monde en a !
Je m’en fiche complètement !
J’ai autre chose à vivre que de penser ou contempler mes imperfections ou rechercher des informations stupide sur internet !

Ma vie.
Je l’a vie enfin.

Mon secret : j’imagine mon idéal et je le copie ! Je pratique selon mon idéal !

Je suis parfaite ! Et je le resterais pour l’éternité.
Pour l’amour de ma vie, mon bébé, ma moitié.

Le 01/08/2012 à 17:30

172. Justine - 9 août 2012

Bonjour à ttes et ts,
arf, que c’est dur de résister…voilà plusieurs mois que je tente de ne plus infliger de torture à ma peau mais c’est pas facile…je craque bien moins souvent certes mais les marques passées sont longues à se résorber et j’ai l’impression que ça me fait une mine de papier mâché. Ma mère me dit souvent que j’ai l’air fatigué en ce moment. Bon en plus d’avoir ce souci, j’ai des soucis veineux et cela se répercute sur tout mon organisme : cernes et poches sous les yeux, varicosités… sympa! Je trouve que mes pores sont dilatés et je n’arrive pas à trouver le remède miracle pour cela (l’aloe vera n’est pas mal mais n’a pas l’effet astringent recherché sur moi). Je m’apprête à prendre quelques jours de vacances avec une amie mais au lieu d’être super contente à cette idée, je somatise (migraine…) car quitter ma maison est une vraie torture car coupée partiellement de mes habitudes et rituels… Bon de votre côté j’espère qu’il y a du mieux, merci d’apporter vos témoignages encourageants pour nous tous.
Bon courage et bonnes vacances à ttes et ts!

173. Anonyme - 16 août 2012

Ca fait plaisir de tomber sur des sites comme ceux-là… On y trouve énormément de réconfort!! Pour ma part ca fait deux semaines voir trois (ce qui est enormeeeeee pour moi) que je n’avait pas toucher à ma peau. Aucun boutons a proprement parlé à l’horizon mais toujours ces foutus mycrokistes par 10aines sous la peau ainsi que des points noirs et encore des points noirs! Alors aujourd’hui, j’ai replongé, je ne sais pas ce qui en est a l’origine mais j’ai replonger et mon visage n’est plus qu’un champ de bataille!!!! J’étais tellement fier de moi… maintenant je suis vraiment decu et me sens horiblement faible. J’ai 18 ans, je ne sais plus quoi faire… ma mere met du papier journal pour couvrir mes miroirs etc… mais rien n’y fais… Merci pour tous vos messages, ca aide mine de rien de savoir qu’on est pas seule…
Bonne vacance

174. Agathe - 18 août 2012

Quand je pense que c’est par simple curiosité pour me renseigner sur les TOC sur Wikipédia que je suis tombée sur ce site… et que j’ai enfin compris que j’avais une maladie.
J’ai toujours pressenti que le triturage dont je souffre était lié à des causes psychologiques, mais de là à imaginer que c’était une maladie à part entière!… De plus, en lisant les commentaires, je m’aperçois que j’ai bien d’autres symptômes: perfectionnisme et procrastination, oubli de soi pendant les séances, associé au grattage compulsif du cuir chevelu et à l’attaque d’autres parties de son anatomie (ça me prend souvent pendant les séances d’épilation, maillot et jambes), et difficulté à retrouver ses mots (enfin, ça encore ça peut être rigolo, un lapsus ça détend souvent l’atmosphère!).
Je suis contente de voir que je ne suis pas seule, et que je ne fais pas cela parce que « je suis nulle ».
Enfant, j’ai eu un contexte familial un peu étrange, mais pas traumatisant. Je crois que j’ai tout de même été bien plus marquée que je ne le croyais, et qu’une mise au point s’impose.
Je souffre surtout du fait qu’à l’âge de 21 ans, je n’ai jamais été capable d’avoir une relation amoureuse. J’ai souvent pensé « c’est dû à mon apparence physique: l’acnée, le fait que je ne sois pas vraiment un canon de magazine » ( 1m48 pour une corpulence moyenne, en plus de ne pas être pratique pour attraper le pot de confiture en haut du placard, ça m’infantilise énormément).
… J’ai mis la dernière phrase entre parenthèses, mais en fait, ça fait partie de mes gros soucis: l’infantilisation. Volontaire ou non, cause ou conséquence, je ne sais pas… La platitude de ma vie amoureuse, ma petite taille, une acnée très précoce (début à l’école primaire, je suis une vétérante!) et encore présente malgré mes 21 ans, une famille très protectrice, le fait que je n’ai jamais été autonome financièrement, et que pour des raisons, également financières, je loge chez ma tante pour mes études…
Pardon si je fais une liste un peu exhaustive, mais ça m’aide à analyser ce dont je souffre. Et puisque les commentaires précédents m’ont aidée, si le mien peut également aider quelqu’un, je préfère rédiger ce petit compte-rendu.
Je pense à une petite chose à laquelle je n’avais pas trop prêté attention jusqu’à présent, mais qui pourrait aider: une personne avait commenté que lors de ses crises, le son de sa propre voix la faisait émerger. Personnellement, je viens de m’apercevoir que toutes les fois où je chantais sous la douche, et où je continuais à chanter après, je ne pensais pas à me toucher la peau. Et que si, par hasard, je m’y mettais tout de même, j’arrêtais automatiquement de chanter. Alors si ça marche aussi avec vous, et si vos cloisons sont assez épaisses pour ne pas déranger vos voisins, faire des vocalises pourra vous aider à repousser une crise sans même vous en rendre compte 😉

Enfin bref, merci pour ce blog et merci pour ces réactions. Le parcours vers la guérison ne va pas être aisé, mais je me sens déjà mieux de ne plus être seule.

Bises à tous et à toutes! May the force be with you.

175. Aurélie - 11 septembre 2012

Bonjour, je viens de trouver ce que j’ai enfin, depuis 20 ans que j’ai ce toc, je n’arrete pas de pleurer de savoir enfin!!!! mais resoudre le probleme n’est pas si facile!!! j’ai des crises plusieurs fois par jour, surtout au moment de la toilette, vive les miroirs!!! ca peu durer plus d’une heure. j’ai meme essayer de me limer les ongles à raz à en avoir mal, mais ca ne fait rien, j’arrive à me mutiller. comment faire pour arreter, ca me gache la vie, que ca soit au niveau relationnel ou professionnel. qui prendrait quelqu’un de défigurer???? Dès que je stress ou juste ne rien faire et refflechir, et hop c’est parti pour le massacre!!! et sur tout le corp, c’est une horreur!!! je ne montrer plus mon corp meme en été, tampis pour la chaleur. je voudrais que ca s’arrete enfin!!!!!!

176. :'( - 15 septembre 2012

C’est affreux, j’allais un peu mieux ces derniers jours, tout c’était un peu apaisé, mais là, je suis juste affreuse et mon copain vient me voir aujourd’hui. Comme si j’en avais fait exprès. Je me déteste… Je ne me suis jamais sentie aussi moche de ma vie et j’ai honte… 😥

177. evay - 15 septembre 2012

Courage…je pense que tu t’aies mise la pression comme il venait te voir, inconsciemment tu as peut-être voulu être parfaite « purifiée » et … dans mon cas c’était le problème…vouloir être parfaite…alors j’essaie d’être moins dure avec moi-même en me disant que de tte façon ça sera pas mieux si je me défigure…pour ça il m’a fallu du recul, bcp de recul …courage…

:'( - 17 septembre 2012

Et tu t’en es sortie toi?
De mon côté, je ne pense pas essayer d’être parfaite, c’est plutôt une sorte de pulsion, j’essaie de faire sortir de mon corps quelque chose qui me dérange ><

178. evay - 17 septembre 2012

dire être guérie complètement non je reste très vigilante mais aujourd’hui j’ai largement cessé ces com-pulsions car moi aussi parfois il s’agissait bien de ça…et puis parfois uniquement parce que je ne supportais pas la vision des impuretés… auj j’ai 30 ans j’ai mis 15 longues années à m’en sortir… c’est pour ça qu’il ne faut rien lâcher… auj je peux sortir, me maquiller… qd j’ai des impuretés c’est encore dur pour moi de résister mas je ne me charcute plus pour rien …et qd j’ai des crises d’angoisses , je les sens arriver du coup je n’ai plus le réflexe de mes compulsions… dans ce cas je ne suis pas productive mais au moins je ne me défigure pas … c’est dur à vivre mais bien moins que qd je fais des ptites bêtises…

179. NTL - 25 septembre 2012

Bonsoir,

Plus jeune (14 ans), j’ai eu des boutons ; Je n’y touchais pas (je mettais de la crème) et tout se passait bien. Ils sont partis, et sont revenus avec le temps (17-18 ans), principalement quelques jours avant mes règles :

Le problème c’est que ces boutons me font (pour la plupart) mal, et les « percer » me soulage, parce qu’après, je n’ai plus mal…(enfin, façon de parler, puisque bien souvent, j’ai la peau à vif…). Je suppose que j’ai associé la sensation d’être libérée du mal qu’ils me font, avec celle de la guérison plus rapide des boutons une fois percés ; et du coup, ben je n’arrive pas à m’en empêcher. Je peux passer 1 heure, voir 1h30 devant mon miroir à scruter la moindre parcelle de mon visage à la recherche d’un bouton. Et quand j’en ai pas, j’en invente, histoire d’aller mieux je présume.

Du coup, entre mes règles, ben j’ai le résultat de ce que j’ai eu juste avant mes règles : Ma peau n’est pas guérie parce que je l’ai enquiquiné… Au lieu d’avoir des rougeurs 3 jours/mois, j’ai une peau affreuse 31jours/mois.

J’en peux plus, je ne me supporte pas. A chaque fois, je m’en veux de m’avoir fait « du mal ». Quelques soirs, quand j’ai pas trop de bouton, je laisse ma peau tranquille ; Le lendemain matin elle est toujours tellement plus belle ! Mais… Après un bouton revient, et quand j’en touche un, je n’arrive pas à n’empêcher d’en chercher d’autre.

Je vais vraiment essayer de me contrôler. Je continuerais de me maquiller (je me démaquille en rentrant) parce que je ne peux pas vivre sans maquillage en montrant aux autres à quel point je suis laide (même si je pense que les boutons se voient quand même, j’ai l’impression d’être un peu cachée. ça me rend malade de savoir qu’il y a une rougeur mal dissimulée…).

Je suis vraiment émue de lire ce site. Je pensais être la seule dans ce cas là… J’ai toujours eu des problèmes d’image de moi même ; Malgré les commentaires des gens, les compliments, y’a rien à faire. Je me trouve très laide. J’ai besoin d’être parfaite, parce que j’ai l’impression que c’est l’unique façon pour moi d’être acceptée par les autres. Je sais très bien que c’est faux, mais c’est plus fort que moi. Comme si je ne pouvais pas rajouter (cad laisser les boutons sur mon visage) un problème à ma laideur déjà visible et non « camouflable ».

Bon courage à toutes, du fond du coeur ♥.

180. FineFine - 28 novembre 2012

Bonsoir à toutes/tous,
Je ne sais pas si cette page est encore visitée, mais dans le doute, je tiens moi aussi à témoigner afin, peut-être comme l a dit une personne qui a témoigné, de donner des pistes, sur cette mer… qu est cette maladie que je ne connaissais pas, c est d ailleurs en vous lisant que j ai compris plein de choses (j ai lu TOUS les commentaires, qui m ont bcp touchée, et dans lesquels, comme vous, je me suis reconnue, plus particulièrement celui d evay, peut-être une question d âge). Je vais avoir 30 piges dans une dizaine de jours, et j ignore si c est ce cap d une dizaine supplémentaire qui me pousse à me remettre grave en question ces derniers tps, mais tjs est-il que c est le cas.
J ai commencé à avoir de l acné à 15/16 ans, que j ai évidemment mal vécu (qui le vit bien en même tps ? lorsque l on a le visage, le cou, le haut du dos, les épaules et même le haut des bras d attaqués…). D autant plus mal vécu d ailleurs que j ai souffert d eczéma petite (aux alentours de 2 ans), partout sur le visage, les mains, pliures du coude, du genou, le cou ravagé jusqu au sang tellement je me grattais, je ne m en rappelle pas, simplement quand je vois des photos de moi petite, aie, c était moche.. bref, j en ai eu toute mon enfance, terrain allergique dans la famille, j ai fait de l asthme vers mes 5 ans jusqu à l adolescence où cela s est considérablement calmé grâce à deux homéopathes géniales. Et au collège, l eczéma est revenu me faire la fête mais bcp moins qu avant, un peu le visage et bcp les mains par contre. Vous vous en doutez sûrement, mais j ai eu droit aux « ahhhhh, c est dégueu, je te touche pas beuuuurk » (j avais beau expliquer à mes « copines » que ce n était pas contagieux, rien n y faisait….quand l ignorance et la bêtise humaine s accouplent, y a rien à faire…). Et puis mes premiers boutons à 15 ans, et puis 16 ans, où d un coup, j ai été envahie..A 17 ans, j ai demandé à ma mère d aller voir un dermato (qui m avait prescrit, malgré mes mises en garde de « j ai fait de l eczéma, peau hyper sensible, je veux pas un truc trop fort » la pommade kétrel, une vraie merde pour moi qui m a fait ressortir de l eczéma en 2 jours d application, une horreur, 6 mois pour faire partir les plaques sur la poitrine et les épaules…), du coup, je n ai plus jamais remis les pieds chez un dermato, question de blocage.. ! Ce soir là, à table, (je m en rappelle encore, c est dire), ma sœur (7ans de plus que moi) s était foutue de moi en éclatant de rire me disant que je n avais quasiment rien (elle aussi en a eu pas mal, se grattait les boutons un peu à l époque, et continue à le faire encore aujourd hui sur ses bras…) et quelques années plus tard, lorsque j étais à fond dans ma période « j éclate tout ce qui sort, car je supporte pas, et le lendemain je passe 2h à essayer de camoufler tout ça », à plusieurs reprises, ma sœur me disait « mais faut vraiment que t arrêtes de te mettre 3 couches sur la gueule, ça fait vraiment moche »… ce n est que récemment que j ai repensé à ça, et punaise, je m en veux de n avoir pas eu qqch à lui rétorquer ce jour là, j ai laissé dire, alors que d entendre ça de sa part me faisait profondément mal. Idem pour un cousin, un jour en famille, qu a sorti, devant tout le monde, « ouais mais la puce, sans fond de teint et avec ses boutons, faut voir ce que ça donne », je n ai rien répondu, si ce n est un bon fusillage de regard, et ma tante, que depuis ce temps j ai perdu, qui avait pris ma défense. Je les aime malgré tout tous les deux, mais je ne comprends tjs pas pourquoi sortir ça, alors qu en face d eux, ils avaient une ado en plein mal être. Des questions continuelles sur le tps que je passais dans la salle de bain, moi bloquée qui ne savait pas quoi répondre.. Enfin bref, si l on ajoute le regards des gens, qui vous dévisagent bien comme il faut dans ces cas là (pour quoi au fait ??? nous rappeler à quel point on s est massacré le visage..nous faire culpabiliser ??? pas besoin d eux pour ça), les remarques des uns et des autres, je me dis que ouais, les gens sont bien cons lorsqu ils sont ignorants..
Je pars un peu dans tous les sens j ai l impression, c est juste pour vous situer un peu ce que j ai vécu..
Aujourd hui, et depuis déjà quelques années, je ne me massacre plus comme avant (j ai connu l aiguille…la pince à épiler aussi…, les croûtes arrachées successivement avant que toute cicatrisation ne puisse s opérer, cette envie irrépressible qui nous pousse à nous faire du mal ainsi, l absence totale de notion du tps lorsque l on est concentré à se défigurer même si dans notre tête le discours est tout autre, genre il va mieux partir si j y touche à ce bouton….et la marmotte, et le papier d alu etc etc lol !). C est pour ça que je veux m adresser à celles qui se disent qu elles ne peuvent pas s arrêter, c est tjs possible, le tout est de se raisonner, d arriver à se contrôler, et surtout surtout, de se rentrer dans le crâne que ce n est pas de cette façon que l angoisse, l anxiété, les mauvaises pensées ou même le stress, bref tout ce qui ne va pas, vont disparaître, bien au contraire. Ce « charcutage » ne fait qu une chose, tirer vers le bas, alors que nous avons toutes besoin de prendre ou reprendre confiance en nous. Et s il y a rechute, il y a rechute, c est pas grave (à condition de se mettre des limites dans l exutoire, se forcer à rester moins de tps dans la salle de bain par ex), ne pas dramatiser (même si les dégâts sont importants) car s ensuivra sinon cette satanée culpabilité qu il ne faut pas ajouter en plus au manque d estime que l on a de nous même.
C est très dur et comme le dit evay, c est un combat de chaque instant. Aujourd hui, il ne me reste plus que qqs boutons de tps en tps que j arrive à laisser tranquille, parfois je craque et je l éclate, mais jamais plus d une fois ! c est ma devise, « c est bon me suis défoulée, maintenant je lui fous la paix », et par contre tjs pas mal de points noirs qui me complexent tjs bcp et que je souhaite éradiquer (j ai commandé triacnéal d avene, je verrai ce que ça donne). Mais par contre, quand je vois les cicatrices que j ai, j ai envie de pleurer, car elles me rappellent toutes ces années que j aimerais oublier et que j ai gâchées à cause de cette maladie. J essaie petit à petit de les assumer, de me dire que bon c est comme ça, c est pas non plus dramatique (bien que ça fasse quand même bien ch…), je ne mets plus du tout de fond de teint (ayant une peau hyper sensible, avec toutes ces années où j ai fait nawak, ça n a pas arrangé), juste un peu de poudre pour atténuer les zones de brillance et bon, je suis loin d avoir une jolie peau, mais j essaie tant bien que mal de l assumer, c est dur, et oui.. mais bon, je pense que c est le chemin de la guérison, on commence petit, et chaque « petit » finit par devenir « gros » (rhaaa non, ne voyez pas d allusion aux imperfections, je vous vois venir ;D). Je suis comme la plupart d entre vous je pense, hypersensible, une histoire familiale assez lourde sur certains plans, une politique de non-dits au sein de la famille quant à tous les sujets sensibles, un rapport au père très compliqué, des humeurs fluctuantes, plus des problèmes d image à moi-même (souffert d anorexie pendant deux ans, lorsque ma mère est tombée malade, puis hop, sens inverse, à son décès, un an de boulimie pendant lequel j ai bien cru que j allais y passer), des séances chez le psy pendant quelque temps par la suite, où je n avais pas évoqué cette maladie puisque je n en ai pris conscience que récemment. J ai foiré la fac en grosse partie à cause de ça (pas allée à certains partiels, par angoisse des jugements, des regards…). J essaie aujourd hui plus que jamais de comprendre, pour en sortir une bonne fois pour toutes.
Ce qui est sûr dans cette maladie, c est que la guérison est en nous. Nous devons réapprendre à nous aimer, à nous faire confiance, à nous estimer un minimum, car personne ne peut le faire pour nous.
Je suis dispo pour vous si vous avez besoin de conseils, de tuyaux pour ne pas craquer, d infos sur toutes sortes de crèmes, pommades, soins (bio, para), après toutes ces années de galère, j ai au moins acquis pas mal de connaissances là-dessus lol !
Voilà, après cet immense pavé je vous laisse, en vous souhaitant toutes les meilleures ondes du monde et plein de courage !

181. judith - 29 novembre 2012

Bonjour finefine, vous me donnez envie de créer un club des parlementaires sensibles et fieres de l’être!

182. FineFine - 1 décembre 2012

Allons-y gaiement alors ! 😉

183. Stella - 1 décembre 2012

Bonjours à tous, et merci à la créatrice de ce site. Comme vous je suis atteinte du même toc et je souffre énormément. Je suis perfectionniste et très stressée, une enfance douloureuse et aujourd’hui cette maladie qui m’empêche d’avancer.
Pendant une certaine période j’allais mieux mais là c’est de pire en pire j’aimerasi tellement retrouver une belle peau mais je ne peux pas m’empêcher de me triturer. Du coup je reste enfermée chez moi je n’ose pas me lancer dans une nouvelle histoire d’amour j’ai honte de moi, j’aimerais être comme mes copines avoir une belle peau pouvoir sortir sans avoir à redouter le regard des autres.
FineFine je te félicite pour ta réussite j’ai le même âge que toi et je suis toujours dans ce cercle vicieux. Je suis preneuse de tout conseil !
Mon rêve est de pouvoir m’en sortir pour mener enfin une vie normale.

184. FineFine - 2 décembre 2012

Coucou Stella 🙂
J imagine que ça ne doit pas être la fête en ce moment pour que tu n’oses mettre le nez dehors.. c’est la chose à ne pas faire justement, laisser trop de place à cette maladie à la c…, la laisser diriger ta vie alors que visiblement, tu as la chance d’être entourée d ami(e)s. La comparaison avec la peau des autres, si ça peut te rassurer je l ai trop faite aussi, et ça ne sert à rien, juste à te sentir encore plus mal, car tu vois ce que tu n’as pas et ce qui te frustre du coup, d’où je suppose du stress qui arrive, et l’inévitable triturage qui s’ensuit. Tu es qui tu es, et pas la personne à côté de toi, je sais que c’est très dur mais il faut apprendre à s’en foutre royalement, ne pas se comparer aux autres car chaque personne est unique et c est justement ça qui est cool, tu imagines si tout le monde ressemblait à tout le monde?? un peu glauque non?! Sache que tu n es pas différente des autres par ta peau, mais par tout ce qui te caractérise en tant qu être, ton caractère, tes qualités, tes envies, tes peurs, tout ce qui fait que l on est humain en fait :), ta vie et ta personnalité, et elles valent autant que celles d une personne dont tu trouveras qu elle a une « belle peau ». C est pour ça que tu as le droit autant que n importe qui d avoir un nouveau chéri comme tu l as évoqué, ne te prive pas d une belle histoire (qui pourrait certainement t aider à te sentir mieux en plus!!:)) à cause de ça, car j imagine que tout comme moi, tu n as pas manqué par le passé de t interdire tout un tas de trucs à cause de ça.. Et peut-être est-il enfin temps pour toi de ne plus souffrir, de vivre sans constamment penser à cette peau qui nous fait tant chier..!
Tu peux peut-être commencer par réfléchir à ce qui a merdé ces derniers temps qui a fait que tu souffres de nouveau (même si j imagine que la vraie souffrance n avait pas complètement disparu, juste mise de côté pour un temps), essaie d identifier tout ce qui ne te plaît pas dans ta vie (hormis ta peau 😉 ), de creuser un peu dans tout ce qui peut te faire encore souffrir, et tu y verras peut-être un peu plus clair, un bon questionnement fait pas de mal parfois, et en attendant, tu auras la tête occupée à penser à autre chose qu à ta peau 🙂
Et puis ensuite pour les questions plus pratiques, comment éviter le charcutage, s occuper les mains et la tête, tu peux te défouler en faisant du sport (c est ce que je fais perso, et de se sentir bien naze après l effort fait un bien fou!). Faut se faire violence au début car cette merde est tellement ancrée en nous que c est loin d être évident au départ mais petit à petit on se contrôle de mieux en mieux! Essaie de la chouchouter ta peau, elle en a besoin (laver avec un gel sans savon histoire de ne pas l agresser, hydrate la bien car toutes les peaux en ont besoin, et traite localement les imperfections et basta!suffisant et efficace),essaie de renverser la tendance, ne te scrute pas le visage, évite ce qui peut risquer de te faire flancher, et tu verras que tu te sentiras mieux de ne plus te voir avec plein de bobos, tu peux même t encourager chaque jour où tu n y touches pas (parfois si on compte sur les autres pour nous valoriser, on peut attendre lgtps hein..).
Je sais pas trop quoi te dire te dire de plus, je comprends tellement à quel point ça peut pourrir la vie, j espère que ça va aller pour toi, prends bien soin de toi et tiens moi au jus si tu le souhaites 🙂

Stella - 9 décembre 2012

Je te remercie pour ta réponse cette semaine j’ai essayé de faire des efforts je pense qu’une grande partie de mon problème vient du stress que je n’arrive pas à canaliser. En tout cas j’ai réellement envie de m’en sortir. La première étape pour moi est de ne pas m’attaquer à de nouvelles parties de ma peau ensuite il faudra que mes blessures actuelles disparaissent et à ce moment là je commencerai à voir la fin du tunel. Pour celles que ça intéressent j’utilise le stylo absolu pureté de SAMPAR pour aider ma peau à se refermer et se reconstruire il est pas mal.
Si quelqu’un souhaite que l’on s’entraide je suis à sa disposition, n’hésitez pas à faire partager vos expériences moi je suis preneuse de tous conseils bises à bientôt

Julie - 21 décembre 2012

Coucou Stella !
J’espère que tu t’en sors depuis ton dernier commentaire et que la tentation ne se fait pas trop grande.
Je voulais savoir si ça t’intéressait qu’on s’entraide dans notre « lutte » ^^ en correspondant ?
Bise, à plus 🙂

185. julie - 18 décembre 2012

Bonjour,
j’ai découvert ce site il y a deux jours et franchement ça me soulage extrêmement de voir que ce que j’ai est pathologique, et qu’on semble quand même pouvoir en guérir !
J’ai l’impression que tous mes problèmes sont liés à ce grattage horrible (peur d’approcher les gens de trop près, toujours avoir un espace vital, gêne, timidité, pas d’histoire d’amour … à chaque fois que je dormais chez quelqu’un, c’était le stress qu’on me voit sans fond de teint. Même chez moi, devant ma famille, je n’osais pas sortir de ma chambre sans un minimum d’anticernes …).
On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas se tripoter les boutons, mais franchement je n’y ai jamais vraiment cru avant de voir ce site, c’est inexpliquable. Depuis j’essaye de ne plus toucher à mon visage et ma peau s’est vraiment améliorée depuis 2 jours !
J’ai toujours un doute, j’espère que ce n’est pas que hormonal et que dans 2 jours je serais pas pleine de pustules et croutes comme j’en ai l’habitude !
Maintenant plus qu’à éviter au possible les rechutes, et essayer de faire disparaitre les cicatrices de mes massacres !
En tout cas un grand merci pour ce site qui est un vrai soulagement !
Bonne chance et bon courage à tout le monde !

186. Julie - 21 décembre 2012

Bonjour,
Merci pour ce site tout d’abord, ça me soulage de voir que je ne suis pas seule dans ce cas.
J’ai 20 ans et cela fait plus ou moins 4 ans que je ne peux m’empêcher de toucher à la moindre imperfection sur mon visage ou mon dos.
J’ai honte et je culpabilise, mon fond de teint est la première chose à laquelle je pense lorsque je pars dormir chez quelqu’un…
Comme toi Julie (commentaire précédent ^^), j’ai aussi l’impression que tous mes problèmes sont liés à ce grattage compulsif.
Ma famille ne comprend pas, ça fait peu de temps qu’ils sont au courant, ils croient qu’en disant simplement « arrête de tripoter » ça s’arrêtera tout seul !
J’espère pouvoir retrouver un peau « normale » un jour, ça en devient une obsession.
Bon courage à tous et à toutes !!

187. Camille - 27 décembre 2012

Bonsoir à tous, enfin un nom, enfin de la compréhension! J’ai bientôt 18 ans, ça fait environ 5 ans que je souffre d’acné excoriée. Je n’en peux plus de cet enfer qui m’empêche de vivre,d’être. Cette force, d’une puissance extrême qui prend le contrôle de mes gestes. Cette force qui, chaque soir, me défigure. Cette force qui me « libère » aussi. Pendant qu’elle me détruit, je me sens bien, je me vide, je m’évade. Après vient le dégoût, l’horreur, la culpabilité. J’ai renoncé aux sorties à la piscine. J’ai renoncé à vivre sans maquillage (masque?), à m’étaler des tonnes de crèmes et suivre des traitements. J’ai renoncé à dormir chez les amis après des soirées, j’ai d’ailleurs renoncé aux soirées (de toute manière, je n’aime ni boire ni danser). J’ai renoncé à avoir un copain (je ne peux pas plaire tant que je suis comme ça, je me sens répugnante alors je repousse). Je commence à renoncer à mes études quand le désastre est tel qu’il m’empêche de sortir de chez moi. J’ai renoncé à le faire comprendre à ma famille. J’ai renoncé à consulter des psychologues. J’ai aussi renoncé à guérir. J’ai renoncé à ma jeunesse. Je renonce à ma vie. J’ai essayé pourtant, j’étais pleine d’espoir. J’ai fait tout ce qui est possible de faire pour s’en sortir. Avec une grande volonté, beaucoup d’espoir et une bonne dose de frustration, j’ai tenu 9 jours. L’état de ma peau ne s’est aucunement améliorer (peut-être même empiré). Et, lorsque j’ai à nouveau craqué, la violence du geste, la culpabilité et l’horreur sur mon visage n’en n’ont été que démultipliés. Comme si tout ce qui avait été contenu pendant ces 9 jours, ressortait sous forme condensée. Alors que faire?

ju - 3 janvier 2013

Renoncer à toutes les sorties, renoncer à sa vie, ce n’est pas la bonne solution … Tu ne fais que t’enfoncer dans ta déprime comme ça. Il faut trouver un moyen de se changer les idées, ne pas rester chez soi, là où les miroirs sont partout. Un sport, une passion …
Je suis dans le même cas que toi et que tout le monde ici, loin d’être guérie. Je me réfugie dans le sport pour trouver un moyen, tout comme toi, de vivre ma jeunesse ! L’équitation, le contact avec les animaux m’aide beaucoup … Bien que les crises soient encore fréquentes et que ma peau soit mutilée …

188. pepper - 27 décembre 2012

J’écris parfois sur ce site quand des messages me touchent par exemple. C’est le cas du tien Camille. J’aurais pu l’écrire. J’ai 40 ans ; j’ai commencé les crises à 15 ans. Personne ne sait guérir cette maladie à l’heure actuelle. Il faut donc faire le deuil de la guérison. Peut-être dans quelques années… En Angleterre et au Canada, cela fait bien plus longtemps qu’en France qu’ils se penchent sur la question. En france, aucune vulgarisation, trop tabou !
J’ai une passion pour les animaux : j’ai une chienne qui est le seul être vivant qui partage ma vie. C’est dur d’accepter de ne pouvoir vivre comme les autres mais la vie reste un cadeau malgré tout. Il faut se raccrocher aux petits instants souvent fugaces de bonheur et de paix intérieure et surtout accepter d’être différente, ne pas se comparer aux autres. Vivre en fonction de notre handicap. Aménager sa vie en fonction de lui. La colère est légitime car l’injustice est réelle. Abuse de tout ce qui peut te faire plaisir et aime toi car cette maladie ne touche que des personnes hyper sensibles et donc emplies d’humanité. Tu es une belle personne même si toi seule le sait.

189. Manon - 27 décembre 2012

Je suis tellement ému de trouver se site ! Il y a quelque jours j’ai vu une émission sur nrj12 en passant vite fait devant la télé je regarde et la je reste scotché, j’y crois pas, j’ai beau écouter essayer de trouver un truc qui colle pas et non c’est bien tout a fait ce que j’ai ! et c’est les larmes au yeux que je peux enfin dire que je suis normal et que je souffre d’une pathologie : Dermatillomanie !.10 longues années a me regarder moi même comme un monstre, a pas me comprendre a pas être comprise par ma mère et depuis peu en arrivant a en parler a quelques copines qui elles n’ont plus n’arrivent pas du tout a comprendre. Elles ont toutes cette phrases qui a l’air si simple  » ba arrête » ba oui arrête.. mais pourquoi alors j’y arrive pas? Depuis l’âge de 12 ans sa me pourri la vie, sa commencé par les arrières des bras et pis le visage 3ans plus tard.. notre meilleurs amie : le fond de teint . meilleur amie qui devient vite notre pire ennemi mais comment faire sans… J’espère que ce site va m’aider et que de mettre un nom sur çà va m’apaiser réellement. Je suis tellement fatiguée de tous sa , je pensais que sa passerais après l’adolescence , j’ai maintenant 22 ans je commence a vouloir construire ma vie et sa m’empêche tellement d’avancer comme je le veux. les sorties annulées pcq on a fait une crises et qu’on a honte de se montrer, les refus a toutes les sorties aquatiques, la course au fond de teint quand par malheurs on en a plus , a essayer pdt des long moment de cacher au mieux. Une pensée a toutes celles et ceux qui en souffre ..

190. Amandine - 7 janvier 2013

Voilà quelques temps que je connais votre site et que je viens m’y réfugier quand j’ai besoin de courage.
Première fois que je prends le courage d’écrire.

Je rentre de partiel (réussi, en plus le comble…) et pas le temps d’enlever mes chaussures que je me suis déjà défigurée…comme si la seule manière de lâcher la pression accumulée, c’était de m’exquinter.
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi je ne peux pas m’arrêter… Je ne suis pas du genre à me laisser maitriser comme ca dans la vie, j’ai un homme avec qui je suis très heureuse; je fais des études (certes, un peu au dessus de mes capacités, mais je m’accroche et j’avance) pour réaliser mon rêve dans la vie, je ne peux pas dire que j’ai d’autres complexes que ce visage plein d’imperfections.
Je sens bien que mon inconscient cherche à me bloquer, alors que tout le reste va super bien.
Moi non plus, je ne ressens aucune douleur quand je gratte mes boutons, et moi aussi, j’ai l’impression que ca me vide, je suis plus détendue après, bien qu’hyper en colère contre moi.
Et bien sûr, personne qui ne comprend dans l’entourage… ca fait tellement mal…Ils nous pensent tellement faibles et incapables. Comme si cela effacait tous les efforts et les sacrifices que l’on fait dans les autres domaines, comme si on était des imposteurs : « tu arrives dans tes études hyper dures, mais tu n’es pas capable de ne pas percer un bouton »…
Si, ma maman se rend compte au fur et à mesure que j’arrive à me livrer à elle… Mais bon, à son grand malheur, elle ne peut rien y faire, on est pas plus avancé…

Ce site m’a permis de moins culpabiliser envers les personnes du milieu médical et je commence à parler à des médecins et dermatologues. Je commence des traitements dermato (au bout de 10 ans…) avec changement de pilule. Me dermato m’a dit qu’après, si cela ne marche pas, en semptembre, on testera roaccutane.
Certains ont-ils déjà essayé? Cela a-t-il fonctionné?
Pensez vous qu’un psychologue ou un psychiatre pourrait m’aider? Une thérapie a-t-elle fonctionné pour quelqu’un?
Je suis désolée si quelqu’un a déjà répondu à ces questions, mais j’ai lu quelques témoignages, mais il y a vraiment beaucoup (bien trop quand je me rends compte du nombre de personnes qui souffrent comme moi)

Encore merci pour ce site, malgré les larmes à chaque fois, et la sensation qu’il n’y a pas forcément d’issue…

CONSEIL - 8 janvier 2013

Bonjour Amandine,
Suite à mon experience dont je ne ferais pas part des détails, je ne te conseil pas de suivre un traitement dermatologique (à part si ton acné est dit « grave »). Moins tu toucheras à ta peau, moins tu y feras attention, moins tu serras stressé, moins tu auras de boutons.
Je ne te connais pas pour te conseiller ou pas sur un médecin. Mais personellement je ne te conseil pas non plus un psychologue, ni un psychiatre.
La seule personne qui pourras t’aider. C’est toi même. A force de courage, volonté, motivation. Fixe toi des objectifs… Si tu échoue, recommence… recommence sans cesse. Relaxe toi, détends toi. Occupe toi. Tu n’as pas besoin de ce comportement pour vivre. Ta vie ne se réduit pas à ta peau et tes imperfections.
Courage.
Tu vas réussir.
Petit à petit.
A début sa serra difficile, tu auras l’impression de devoir toujours te retenir. De ne pas être libre. Mais avec un peu de temps… tu verras… Tu serras fière de toi. Une femme libre et forte. Tu pourras enfin profiter de la vie telle qu’elle est réellement. Tu as tant de chose à vivre au lieu de « gaspiller » ton temps à ces futilités.
N’oublie pas que tu es maître de toi même. Et que c’est toi et toi seule qui te guériras. Même si tes proches sont là, près de toi. C’est un soutien important… mais ce n’est pas eux qui te ferront changer. C’est toi seule.
Si tu prends un traitement, tu risque de te recentrer sur ta peau. Oublie là ! Le traitement risque de t’empecher d’avancer. Car ce n’est pas qu’un problème de peau. Même si je ne te connais pas je suis persuadé que tes problèmes de peau sont minim et qu’il s’agit d’avantage d’un problème psychologique.
Un problème psychologique certe, mais qui ne mérite pas que tu ressasse ce problème régulièrement chez un spécialiste.
Tu risques de te mettre dans un cercle vicieux, sans fin.
Prends toi en main.
Est confiance en toi.
Dis toi que c’est terminé.
Tourne la page.
Oublie.

Isa - 8 mai 2013

Bonjour Amandine,
J’ai testé le Roaccutane il y a longtemps (j’avais 18 ans, et environ 3 ans de perçage de boutons derrière moi !). Ce que je peux te dire c’est que ça a très bien marché sur le moment (les boutons ont presque totalement disparus) mais comme je n’allais pas mieux dans ma tête, j’ai moi-même ruiné le résultat dès que ça a été terminé… C’est un traitement très efficace contre l’acné sévère mais qui n’a pas le pouvoir de mettre fin à un TOC.

Donc le psy, oui, ça me semble une très bonne idée. Par ce que l’important, c’est surtout de faire la paix avec toi-même, même si en apparence tu as l’impression que tout va bien dans ta vie. Parfois les blessures sont si profondes qu’on ne les voit pas… Contrairement à ce que t’a répondu l’autre personne, je pense qu’on a parfois besoin d’aide dans la vie et il n’y a pas de honte à ça. J’ai longtemps cru que je n’avais pas besoin de psy et que je m’en sortirais avec la seule force de ma volonté… mais c’était beaucoup présumer de mes forces ! Quand notre vrai problème est notre obsession de tout contrôler, ça fait un bien fou de lâcher prise, tu sais…

Pour ma part, je n’ai jamais parlé de ce problème directement à ma psy (trop honte, impossible de mettre des mots dessus, je ne me disais même pas que c’était un TOC). En revanche, je lui ai beaucoup parlé de mes problèmes relationnels, de mon histoire familiale… Beaucoup de sujets sur lesquels elle m’a permis de relativiser, de m’apaiser. De cesser de me mettre une telle pression dans la vie. Et là, sans même que j’en aie vraiment conscience, mes crises se sont espacées d’elles-mêmes. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je ne sais pas si la maladie a totalement disparu, mais je ne ressens plus ce besoin compulsif de scruter ma peau en permanence. Je n’ai plus besoin de ça pour « calmer » ma nervosité.

Bref, je te souhaite bonne chance, beaucoup de courage, et oui, promis, il y a une issue !

191. estelle - 11 janvier 2013

Au secours je m’appelle estelle j’ai 13ans et je pense que je souffre de ce symptôme je ne sais pas vraiment depuis combien de temps mais ce fléau est comme un rituel qui se répète encore et encore à la base je n’ai pas grand chose un petit bouton par ci par la mais c est tout et après je m’efforce de trouver quelques imperfections et le chantier commence je commence à me mutiler jusqu’à en saigner après j ai énormément de cicatrices que je gratte encore et encore et cela ne fait qu empirer je viens sur site pour espérer trouver de l’aide car je n’en peu plus toutes ces cicatrices je n’en plus et rares sont les réponses à ce probleme alors s’il vous plaît aidez moi même un seul petit conseil pourrez me suffir merci.

Lunarielle - 11 janvier 2013

Bonjour Estelle,

Je suis une femme dans la trentaine et je souffre d’acné excorcisée depuis l’âge de 14 ans. Depuis plus d’un an je me fais soigner chez un psychologue qui est spécialisé dans les dépendances et les troubles obsestionnels compulsifs (TOC). Cela a donné quelques résultats mais j’ai encore beaucoup de chemin à faire, car cela fait plus de 20 ans que je souffre de ce problème. Je te conseille d’aller consulter un dermatologue et un psychologue spécialisé dans les TOC si tu vois que tu n’arrives pas par toi-même à te défaire de cette mauvaise manie.

Je peux te de donner les exercices que mon psychologue m’a conseillé de faire. Par contre, je ne sais pas s’ils te conviendront car chaque personne est unique et posède sa propre complexitié psychologique.

Pour commencer je vais t’expliquer comment le TOC s’est développer chez moi. Dans chaque TOC on y retrouve une obsession et chez moi c’étais d’avoir une peau parfaite sans imperfection. Cette obsession est toujours générée par des pensées négatives liées à nos problèmes de peau. Alors, survient l’anxiété et la nervosité qui nous poussent à la compulsion, qui est d’aller percer et gratter les boutons et les imperfections. Généralement, lorsque la personne passe à l’acte il y a une chute de l’anxiété et de la nervosité. Le problème dans tout ça c’est que notre cerveau enregistre tout cela et va aimer le fait que la tension diminue lorsque l’on se gratte le visage. Donc il va appliquer cette mauvaise manie dans différents domaine de notre vie qui nous confronte au stress.

Voici le premier exercice que mon psychologue m’avait recommandé de faire pour me guérir d’un TOC. Par contre, cet exercice va seulement fonctionner si il s’agit que d’un tOC pur.

À chaque jour, à un moment précis que tu auras prédéterminé, tu t’asseoiras devant un miroir et tu te regarderas le visage pendant 15 minutes. Pendant l’exercice tu ne dois pas te toucher le visage, ni gratter tes boutons, ni t’approcher trop près du miroir et tu dois rester détendue. Cet exercice a pour but de contrer le TOC et de démontrer au patient que ses problèmes de peau sont moins grave que ce qu’il imagine et qu’ils ne sont pas dangereux. Aussi de faire perdre l’automatisme de se gratter le visage dès que l’on se regarde dans le miroir.

Malheureusement cet exercice n’a pas fonctionné pour moi car je ne suis pas atteinte d’un TOC pur. En général cet exercice devrait guérir le patient après un mois ou deux.

En ce moment je travaille avec mon psychologue sur une autre approche pour guérir cette mauvaise manie.

1) Je dois faire attention aux discours internes négatifs au sujet de ma peau car ils engendrent de l’anxiété qui engendre un comportement compulsif qui est d’aller percer mes boutons. Je dois chasser les pensées du genre: mon acné ne guérira pas si je ne perce pas mes boutons, ma peau va s’infecter si je ne fais rien, etc… Je dois remplacer ces idées par des idées positives comme: ma peau a le pouvoir de guérir toute seule et elle n’a pas besoin que je lui fasse du mal pour guérir l’acné.

2) Je dois développer l’estime de soi et l’amour de soi. Chaque fois que je me retrouve devant le miroir je me dis 2 compliments qui concerne mon physique et à la fin de chaque journée j’énumère les bonnes choses que j’ai faites et qui me sont arrivées.

3)J’accepte le fait que j’ai un problème d’acnée excorsisée qui affecte plusieurs sphères de ma vie (sociale, affective, travail…) et que je suis la seule personne qui est capable de m’aider à m’en sortir. Le problème ne vient pas de l’acné en tant que tel, mais de la perception que l’on a de nous même et de l’image que l’on projète. Donc, c’est un travail sur l’acceptation de soi. Car si on réfléchie bien, les personnes ayant de l’acné grave seraient toutes atteintes d’acné excorcisée, ce qui n’est pas vraiment le cas.

Je vais te donner deux exercices qui vont t’aider à te changer les idées mais aussi à te détendre lorsque survient les crises de grattage.

Exercice 1: 5 4 3 2 1
L’exercice du 5 4 3 2 1, consiste à énumérer et à décrire 5 choses que tu vois, 5 bruits que tu entends et 5 sensations corporelles que tu ressens. Tu refais l’exercice avec 4 choses que tu vois, 4 bruits que tu entends et 4 sensations que tu ressens, et ainsi suite avec 3 choses que tu vois ….jusqu’à 1.

Exercice 2: Cohérence cardiaque
La cohérence cardiaque va te permettre de te détendre gâce à la respiration. Tu vas faire cet exercice pendant 5 minutes. En inspirant tu vas compter dans ta tête: mille et un, mille et deux, mille et trois, mille et quatre, mille et cinq. L’inspiration doit durée le temps que tu dis cela. Lorsque tu expires, l’expiration doit aussi durée le temps que tu dis dans ta tête: mille et un, mille et deux, mille et trois, mille et quatre, mille et cinq. Pendant tout le temps que va durée cet exerice (5 minutes), tu dois compter à chaque fois que tu inspires et que tu expires.

J’espère que tout ces trucs et exercices vont te permettre de te prendre en main. Si tu as des questions n’hésite pas à les poser.

Je te souhaite bonne chance et dis toi que tu es capable de surmonter ce problème.

192. estelle - 11 janvier 2013

Merci vraiment pour vos conseils Lunarielle je vais vais essayer de les appliqués du mieu possible et je ne sais pas comment vous remercier et je pense qu’à on âge je peux me reprendre en main ou du moins je vais essayer merci vraiment vraiment vraiment pour vos conseils

Lunarielle - 11 janvier 2013

Bonjour Estelle,

Je suis contente que tu ai lu mon message. Il va falloir que tu persévères car ces exercices ne fonctionneront peut-être pas du premier coup. Pour ma part c’est l’exercice du 5 4 3 2 1 qui fonctionne le mieux pour moi. Il me permet efficacement de me détacher des idées négatives que j’ai sur ma peau et de m’empêcher d’aller me gratter le visage quand survient la tentation.

Aussi, j’avais oublié de te dire de faire attention aux TOC de vérification qui nous poussent à nous regarder genre 40 fois dans le miroir pour vérifier si on a un nouveau bouton ou si l’état de notre peau s’est agravée. Et aussi de faire attention aux mains dans le visage qui deviennent des moyens pour vérifier l’état de notre peau. Toutes ces manies ne font qu’agraver l’obsession qui la rende encore plus présente dans notre esprit.

Si jamais j’ai de nouveaux trucs je t’en ferai part, car je continue d’aller voir mon psychologue.

Courage à toutes et à tous, car vous n’etes pas seul à souffrir de ce mal.

193. julie - 13 janvier 2013

Bonsoir a tous,
Je me décide enfin a partager mon témoignage car j’en ai tellement marre de cette obsession.
J’ai 27 ans et je souffre de cette horrible manie depuis au moins 15 ans.Mais il y a un mois lorsque j ‘ai pour la énième fois chercher sur internet un truc pour ma peau détruite et que je suis tombée sur ce site ça m’a fait rire et bouleversée en même temps.j’ai découvert que je n’était pas seule et que ce n’était pas juste une horrible habitude qui me pourrit vraiment la vie mais une maladie.

Je me suis donc motivée et j’ai décider d’appliquer tous les bons conseils, foulard sur les miroir,ne pas me regarder ds la glace en pleine lumière et surtout pas de trop près, ne plus me toucher le visage…J’en ai discuter avec ma sœur, des amis proches en me disant que la première étape pour guérir était de reconnaitre que j’avais un problème.
j’ai réussi a tenir 3 merveilleuses semaines ou enfin ma peau ne me tiraillait plus, je me sentait bien naturellement car au bout d’une semaine sans toucher ma peau du tout elle a guérie toute seule.

Et sans m’en rendre compte j’ai rechuté. Au boulot, dans les toilettes, j’étais trop près de la glace et j’ai grattée 2 minuscules point blancs. je me suis arrêtée presque tout de suite en me raisonnant mais le mal était fait le lendemain ces 2 petits points blancs avaient grossi et la impossible de ne pas les percer et puis la j’ai complétement perdu le contrôle en rentrant le soir j’ai craquée. La visage sous la lampe a 2cm du miroir et sur le moment quel soulagement de pouvoir « purifier » mon visage de enfin pouvoir faire sortir toutes ces horreurs de moi.
et à la fin de la crise, une bonne heure après, quand je me suis a nouveau regarder dans la glace, l’horreur. ma peau était comme a chaque fois rouge, bouffie me brulant terriblement et dans ces moments la je n’ai qu une envie me cacher le visage, me taper la tête contre le mur.je suis tellement en colère contre moi, j’ai tellement honte aussi.
Bref demain je vais devoir allez bosser camoufler sous mon fond de teint en espérant que les gens ne me regarderont pas de trop près, en fuyant les regards.je déteste ça.
Voila alors maintenant je vais de nouveau essayer d’arrêter, je me remotive mais cest dur.
en tout cas j espère que quelqu’un va me lire et me répondre car je sent que ça fait du bien d’en parler surtout avec des gens qui vivent le même cauchemar.

194. estelle - 13 janvier 2013

Julie je m appelle estelle et je suis comme toi une dame m’a conseillait quelques exercices pas mal à faire et ma peau en l espace de deux jours s est améliorée j ai essayer de m arrêter et pour ça j ai trouvé ma petite astuce certes un peu dégoûtante , j ai cherché sur internet et j ai trouvé l image d’un homme meurtri par cette maladie c est une vraie horreur , je la regarde tout les matins et je me dis que si je continue je vais finir comme lui alors j essaye de me contrôler et ça marche !

julie - 13 janvier 2013

Merci estelle de ton conseil. je me remotive et à partir d’aujourd’hui j’arrête de nouveau de me gratter. j’ai vraiment envie d’y arriver. je veux arrêter de pensez à ma peau continuellement. je veux être libéré de ce fléau. et toi tu en es où? j’espère que tu as arrêté aussi. je nous souhaite à tous beaucoup de courage et de volonté. on va s’en sortir

195. FineFine - 14 janvier 2013

Coucou les filles,
Estelle, c est super que tu tiennes le coup, tu es très jeune et c est vraiment bien que tu t en sois rendu compte à cet âge là, cela te donne encore plus de chance d arriver à te libérer de ça! Et même si ton astuce peut sembler dégueu, l essentiel est que ça fonctionne et surtout cela prouve que tu commences par toi même à trouver des moyens pour t en sortir, courage miss 🙂
Julie, je compatis sincèrement, j ai vécu aussi y a quelques années les couches de fond de teint pour cacher la misère au boulot, j en ai vraiment un sale souvenir (il m est arrivé de me lever jusqu à 3h avant de commencer le taf, tellement le chantier était lourd…), le fait de vouloir rentrer dans un trou dès qu un regard se pose sur notre visage, se dire tout le temps que les gens ne peuvent QUE voir tout ça… bref ça pourrit complètement l existence c est clair.. Dis toi que tu as tenu 3 semaines, ne retiens que ça, mets de côté le fait que tu aies craqué, c est pas grave, on ne peut pas y arriver d un seul coup. La prochaine fois, tu tiendras plus longtemps, et plus ça ira, moins tu auras envie (pour moi cela s est à peu près passé comme ça) de ruiner les efforts que tu auras fourni, l état de ta peau, la satisfaction de redevenir un peu maître de soi-même. Tu es sur la bonne voie, j en suis sûre!
Courage courage courage, il est tjs possible d y arriver!!!

196. Lyly - 14 janvier 2013

Bonjour à vous toute

Je suis nouvelle ici je viens juste de découvrir que c’est bien une maladie et ce fichu nom dermatillomanie, à 26 ans il était temps!!!!! Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule (hèlas) et que ça peut se soigner très difficilement mais on peut s’en sortir et ça me redonne de l’espoir.
Le plus dur est que je ne sais pas du tout pourquoi je fais ça je ne sais pas d’où ça part j’ai commencé à 5 ans d’après ma mère bref j’ai toujours hélas été comme ça. Et comme vous toute c’est maquillage obligatoire (au moins le teint) pour affronter le regard des autres. Je n’en peux plus de cette maladie ça me démange me pique la peau et je suis obligé de me gratter pour me soulager ça ne me fais pas mal du tout au contraire.je voudrais si possible échanger avec quelques unes d’entre vous si vous êtes d’accord par mail. Je suis contente de pouvoir enfin en parler car c’est un sujet avec lequel je ne peux me confier à personne (sauf conjoint) les gens curieux (ils sont rare car ils n’osent pas en principe demander) je leur dit que c’est un problème de peau mais que ce n’est pas contagieux. J’appréhende un peu de devoir retourner voir un psy ou un psychiatre mais cette fois ce sera pour la bonne cause. Les anti dépresseur comme traitement comme j’ai pu le lire dans des articles ça me fait peur je me sens pas dépressive et j’ai pas trop envie de prendre ce genre de traitement

J’espère que vous allez me répondre .

Lyly

Julie - 14 janvier 2013

Salut Lyly, j’ai découvert il n’y a pas longtemps aussi ce dont nous souffrons.
Cela fait 6 ans que je me gratte, me touche et pleure sur l’état de mon visage après une « crise ».
Nous pouvons correspondre si tu le souhaites ! Je pense qu’échanger nous aidera beaucoup 🙂
A bientôt

Julie

Lyly - 14 janvier 2013

Merci Julie de m’avoir répondu. Je te laisse mon mail:
emilygaudin@rocketmail.com

Cette maladie est horrible je suis bien d’accord avec toi, j’aimerais vraiment m’en sortir êtes parler nous fera peut être du bien car personne ne comprend ce qu’on vit.

Lyly

197. Claire - 16 janvier 2013

Bonsoir à tous,

Je m’appelle Claire, j’ai déjà posté sur ce forum il y a plus d’un an. Je suis atteinte de dermatillomanie depuis que j’ai 16 ans, et j’en ai aujourd’hui 22. Le problème c’est que plus le temps passe, et moins je n’arrive à supporter cette situation. Je poste ce soir après une 10 000ème crise, le visage tout rapé, trituré, marqué, bref une catastrophe. Cela fait 4 mois que je suis sans activité, car à la recherche de mon premier emploi, et autant vous dire que le fait de rester chez moi sans obligations majeures (comme le fait de se lever le matin pour aller travailler par exemple) aggrave encore plus le problème, et les crises sont nombreuses, quotidiennes, elles peuvent durer plusieurs heures, plusieurs fois par jour. Le fait est que je suis à bout, je me sens toute seule, et depuis quelques temps je ne trouve même plus la force de refreiner mes pulsions, c’est a dire que je n’essaye même pas, je fonce tout droit vers le miroir. La seule personne qui m’aide réellement c’est mon copain, mais je pense qu’à force cette maladie finira par avoir raison de mon couple…
Lorsque je sens l’envie de gratter ma peau monter, il n’y a rien ni personne qui puisse m’empecher de le faire. Lorsqu’on essaye de me raisonner, et qu’on me dit de faire des choses pour m’occuper et penser à autre chose, cela me semble impossible; seule l’envie de gratter encore et encore persiste, et finit toujours par gagner. Après une crise, c’est toujours pareil : colère, culpabilité, profonde tristesse, honte, sentiment d’impuissance, pensées noires… je pense que vous savez tous de quoi je parle. Je suis dans une phase où je commence à perdre espoir, j’avais fait quelques progrès mais depuis quelques temps je me gratte tous les jours, et je n’avance pas dans mes recherches d’emploi ni dans le reste d’ailleurs.
J’ai pris la décision d’aller consulter un psychiatre, et je voulais savoir si certains d’entre vous avaient vu leur situation s’améliorer en allant consulter. Dans mon cas, je ne suis pas sure que les anti dépresseurs pourraient m’aider; et j’ai du mal à imaginer ce qui pourrait m’empecher d’aller me défouler devant mon miroir. En fait je n’imagine pas ma vie sans cette maladie, alors que cette maladie ruine ma vie. Je me sens piégée, sans issue.
J’ai trouvé sur internet les coordonnées d’une psychologue qui soigne la dermatillomanie, dans un sens plus large elle soigne le « Trouble du Contrôle des Impulsions » et la dermatillomanie en fait partie. J’ai essayé de faire un copier/coller mais ça n’a pas marché, je vous incite à aller lire le paragraphe concernant la dermatillomanie sur son site, le problème y est parfaitement décrit. Elle s’appelle Alexandra Rivière.
Je ne peux pas aller la voir pour l’instant, car je n’ai pas d’argent (=recherche d’emploi) et les consultations sont assez chères. Le psychiatre en revanche c’est remboursé par la sécu, donc pour le moment je n’ai pas le choix :(.
J’aimerais énormément pouvoir échanger avec l’une d’entre vous, je pense que ça pourrait m’aider de discuter avec quelqu’un directement concerné par le problème. Je pense qu’on peut se soutenir mutuellement !! si l’une d’entre vous est interessée, faites le moi savoir et je laisserai mon adresse mail.
Je vous souhaite beaucoup de courage à toutes (et à tous peut être?). J’ai du mal à relativiser à l’heure qu’il est mais je pense que cette m*rde peut être vaincue.

à bientot,
Claire
« 

Lyly - 23 janvier 2013

Coucou claire,

j’ai posté un message il y a quelques jours. On peut échanger par mail si tu veux pour se soutenir. J’en ai marre aussi de cette maladie. Voici mon mail: emilygaudin@rocketmail.com

À bientôt

Bizzzzzzz

198. lucie - 19 janvier 2013

Bonjour,
C’est par le plus grand des hasard que je suis tombée sur ce site, et mon Dieu que je suis soulagée de pouvoir mettre un nom sur ma souffrance!! Je ne pensais pas du tout à une maladie, je pensais que j’étais folle, et que j’étais la seule dans ce cas la.. Mais non!!
J’ai 21 ans, et cette manie de me triturer le visage à commencé il y à 3ans. Mais depuis l’année dernière je ne me controle plus du tout, je passe des heures entières devant le miroir a tenter desespérement de percer le moindre bouton qu’il soit « mûr » ou non, le moindre point noir, chaque parcelle de ma peau est passé au peigne fin c’est un véritable cauchemar. Je sais que c’est mal, que je le regretterais, mais c’est plus fort que moi.. Une fois la crise passée je me rends compte des dégats et je finis par fondre en larme car je suis totalement défigurée!! Je n’ai pas tellement de boutons mais les traces et cicatrices duent à mon « triturage compulsif » (c’est le nom que je donnais a cette maladie avant de découvrir ce site lol) me gachent la vie. J’en ai partout et impossible de m’en débarrasser. Il m’arrive même d’annuler des soirées et sorties entre copines lorsque je me sens vraiment moche. Sinon, je passe par la case fond de teint et ne lésine pas sur la quantité pour tenter de camoufler toutes ces horreures, ce qui souvent me donne quelques boutons, que bien entendu je ne tarderais pas a tripoter, ce qui n’arrange rien à mon problême, bref c’est un cercle vicieux chez moi!!
Cela fait quelques semaines que j’essaye de me controler, parfois j’y arrive pendant 3 jours ce qui pour moi est énorme et puis c’est la rechute. J’ai tout essayé pour m’en sortir, j’ai même retourné tout les miroirs qu’il y a chez moi pour éviter les tentations, mais sa marche pendant quelques jours ensuite l’envie devient beaucoup trop forte!
J’espère pouvoir m’en sortir cette situation me pourrit la vie mais je vais me donner tout les moyens d’y arriver. En tout cas sa me soulage de voir que je ne suis pas seule dans ce cas là, car bien entendu personne de mon entourage n’est au courant de ce que je vis au quotidien donc impossible d’en parler à qui que ce soit, j’ai trop honte, et je suis sur que la majorité des gens me rirait au nez.

199. Vanessa - 20 janvier 2013

Bonsoir cela fait des mois que je cherche des témoignages pour savoir comment guérir de ce TOC. Ça fait des années que je subi ces grattages compulsifs tous les soirs ! Je suis une grande anxieuse et la moindre contrariété me provoque des crises hallucinantes. Je me gratte jusqu’au sang, je ne sens meme plus la douleur
Mon problème à moi c’est que je suis métisse & assez clair de peau et son chaque « bobo » que je gratte ou nouvelle plaie que je me fait a force de me gratter jusqu’au sang reste marquée sur mes jambes. J’ai des centaines des petites tâches brunes partout sur les jambes
Ça me complexe au plus haut point, je ne sort jamais mes jambes dehors et même dans la vie intime j’ai vraiment honte
Ça me bouffe la vie et je n’arrive pas a arrêter de me gratter surtout l’hiver ça revient a chaque fois
En été ça se calme Parce-que je ne me gratte pas avec le bronzage ça se voit moins. Connaissez vous une crème qui pourrait faire disparaître ces tâches qui me font tellement honte. J’ai l’air d’une lèpreuse métisse pain aux raisons (-_-)’ & personne ne comprends cette « maladie » et pourquoi j’en arrive la
Help !!!

200. FineFine - 20 janvier 2013

Coucou Vanessa,
Tu peux jeter un oeil ici : http://www.beaute-test.com/cicalfate_avene.php , c est une bonne crème réparatrice, anti bactérienne. Et hydrate aussi tes jambes, c est le minimum à faire quand on triture sa peau, pour qu elle se refasse le mieux possible. Tu peux utiliser un lait hydratant, ou bien un produit qui peut atténuer les tâches (se méfier des trucs dépigmentants qui peuvent attaquer la peau, plus privilégier un soin hydratant). Toujours désinfecter après un triturage, pas d alcool qui agresse la peau et qui ne désinfecte pas celle-ci, mais plutôt un antiseptique, type biseptine par exemple, ou une lotion nettoyante. Et bien sûr, le meilleur remède est de passer ses nerfs ailleurs que sur sa peau 😉
Courage à toi la miss.

201. Brooke - 23 janvier 2013

Je suis tombée par hasard sur ce site,je cherchais des remèdes pour l’acné et de fils en aiguille je suis tombée ici. Je me suis totalement retrouvée dans tout ce qui est dit, ça me rassure de ne pas être la seule, j’ai l’impression d’être comprise.J’ai 16ans et je manque totalement de confiance en moi,j’ai toujours peur d’être jugée à cause de mon problème d’acné. En plus mes ami(e)s n(ont aucun problèmes avec ça du moins pas autant et dès qu’ils parlent du seul petit bouton qui apparaît sur leur visage j’ai toujours peur qu’on me fasse une remarque comme ma famille le fait.
Ce site me donne vraiment de l’espoir et j’espère vraiment que je vais réussir comme beaucoup d’entre vous l’on fait car je me prive de beaucoup de chose (un exemple tout bête: je veux me couper les cheveux courts mais j’hésite car les autres verront mon dos qui est plein de cicatrices). J’ai vraiment beaucoup de regrets sur des choix que j’ai fait et je ne veux plus que ça se reproduise et je vais tout faire pour me sortir de ce foutu cercle vicieux qui me pourri la vie.

202. estelle - 27 janvier 2013

Bonjour,l’autre soir j’ai regardé quelques vidéos sur YouTube et je suis tombée par hasard sur une vidéo étonnante , une femme à découpe une tranche de pomme de terre d une épaisseur d environ 1 cm ,elle l’a frotté sur son visage en mouvement circulaire et elle a attendue environ 10 cm,elle s est rincée le visage avec son savon habituelle mais attention il faut que la peu soit bien nettoyée sans maquillage et j ai essayé et le résultat est plutôt concluant et la femme à choisit la pomme de terre car elle riche en potassium bref essayez et vous verrez 😊

203. Anonyme - 30 janvier 2013

Bjr à tous et à toutes!!!!
Je m’appelle Chloé, j’ai 25ans et suis atteinte de cette foutue dermatollimanie c’est à dire que j’ai un acné treès léger et c’est moi qui me défigure en voulant « lisser » ma peau! Je ne supporte pas le moindre petit accro sur mon visage ( je précise que je ne suis touchée qu’au visage, pas du tt le corps). Ca a commencé pr moi qd j’avais 17ans environ jusqu’à 20ans. Ca m’avait passé et là ca fait 1an etdemi que je suis en guerre contre moi même!!! Je n’en peux plus, je me sens extremement mal ds ma peau ( c’est la cas de le dire lol). Je commencais à guerrir quand j’ai eu des grosses contrariétées il y a 2 ou 3jours et là c’est la grosse rechute pour moi, je suis tellement decu de moi-même. Surtout que j’essayais de guérir parce que ce week end je dois aller voir ma mère (qui ne m’a jms vu ds cet état) et la gros bad je crois que je vais même pas aller la voir et attendre que j’aille mieux ou plutot que mon visage aille mieux malgré le fait que je l’ai pas vue depuis 6mois et qu’elle me manque enormement.
Enfin bref, tout ca pour demander si quelqu’un ne voudrait pas entrer en communication avc moi pr qu’on puisse s’aider mutuellement!!! Si une ame charitable repond a mon SOS je lui donnerai monmail et réciproquement. Allez faut que j’aille bosser. Merci pour ce site!!!! Et bon courage àà toutes!

Claire - 30 janvier 2013

Bonjour Chloé, je m’appelle Claire j’ai 22 ans, je cherche moi aussi à dicuter avec quelqu’un, le seul problème c’est que je peux pas trop laisser mon adresse mail ici car il y a mon nom de famille, ça m’ennuie… t’as une idée de comment on pourrait faire ??

Anonyme - 4 février 2013

cc claire merci d’avoir répondu 🙂 ca fait plaisir!! je te laisse mon mail écris moi dès que tu peux stp bizzzzzz (mchloe2009@gmail.com)

204. Emilie - 31 janvier 2013

Moi je ni arrive pas moi , j’ai peur de me faire traiter et puis quand quelqu un te regarde sà cause. Beaucoup . Alors j’ai desider d’arrêter. Complètement.maintenant je laisse place à ce site web. 😀

205. Camillou - 11 février 2013

Encore une « crise » ce soir… Quand tout cela cessera t’il?
Tiraillement, angoisse, haine, culpabilité, souffrance, défigurée,, douleur, horreur, fond de teint, frange, acné, crèmes, regard,… La liste est longue. Que je suis conne, bon sang, que je suis conne.

206. FineFine - 11 février 2013

Camillou, sans vouloir être méchante, cela cessera déjà quand tu arrêteras de te dire que tu es conne. Le voilà le problème, cherche pas plus loin. Pose toi les bonnes questions, passe tout, mais tout, en revue dans ce qui ne va pas, ne te convient pas, ce qui te frustre, t angoisse comme tu as dit. Et creuse ensuite, pas qu un peu, car cette maladie s enracine dans des problèmes que l on imagine même pas au départ.
Cherche, réfléchis, creuse, creuse encore, et laisse ta peau tranquille, elle ne t a rien fait, elle te fait simplement voir tout ce qui ne va pas.
Bon courage miss 🙂

207. pously - 25 février 2013

Bonsoir, comme vous toutes je suis atteinte de ce maudit toc ! Je me demande bien de quoi je me protège à travers lui… le désir des hommes peut-être… Bref ! Quand je lis Pepper dire « Personne ne sait guérir cette maladie à l’heure actuelle. » J’ai envie de croire en l’inverse ! J’ai envie de me dire que tout est encore possible. J’ai 30 ans et cela fait 17 ans que je traîne cette manie destructrice. J’ai suivi une psychanalyse pendant 7 ans et franchement c’était pire qu’avant ! Aujourd’hui je suis en couple et c’est loin d’être évident… les disputes éclatent au 2/3 suite à ce comportement. Finefine tu t’en es sortie aujourd’hui ? Je trouve que tu as un discours très positif et j’aime ça ! Lunarielle je te remercie pour le partage de tes informations ainsi que toutes les autres ! Ca fait du bien de savoir qu’il existe un « lieu » où l’on ne sera pas jugée… Allez, demain est un nouveau jour ! Il faut y croire pour qu’il se réalise !!

208. FineFine - 25 février 2013

Coucou pously, et oui il faut l être, à vrai dire je suis en train de faire le ménage dans les proches familiaux et cela ne m aura jamais autant réussi au teint 😉 je suis persuadée que cela prend racine dans un côté toxique de la vie.
C est clair, il faut se forcer parfois, plus se bichonner que se triturer fait du bien, il faut le chercher là où il est.
Courage courage!!!

209. la fee oups - 27 février 2013

Bonjour à toutes et à tous,
Grâce au témoignage de Sonia, que je viens de découvrir sur une émission TV sur Fr 2, je viens de découvrir que le fait de gratter, enlever, percer… sans arrêt mes boutons et points noirs était une maladie, un comportement impulsif et… c’est étrange !
Je suis choquée de me dire que je vais devoir lutter contre ce comportement impulsif.
Mais je suis aussi soulagée de me dire que si j’arrive à arrêter ça, ma peau du visage pourra de nouveau être plus belle, plus saine (bien que les cicatrices ne partiront pas forcément).
Pour la petite histoire, je suis comédienne alors vous imaginez bien à quel point entrer en scène avec un visage abîmé par mes soins est une torture ! Enfin, c’est aussi une torture au quotidien parce que dès que je sors de chez moi ou que je reçois quelqu’un ou que mon amoureux me regarde, je me dis que les gens ne vont voir que les imperfections de mon visage et c’est vrai ce qui est expliqué dans les 3 points (très bien fait d’ailleurs) : dès qu’on me fait un compliment ou que le regard de mon amoureux se fait long sur mon visage, je me cache et je dis  » Je suis moche avec mes boutons ! »
En réalité, ce ne sont pas les boutons qui sont moches mais les marques que je laisse après les avoir chassé.
Merci pour ce site, les explications claires, et merci pour vos témoignages.
Prise de conscience du problème aujourd’hui donc J 1 de ma tentative de reprise en main. Je vous tiendrai au courant.

@ bientôt

210. Mili - 28 février 2013

Bonsoir tous le monde!
C’est un vrai declic de tomber sur ce site et de voir que ce n’est pas juste à cause de l’acnée qu’on se  » mutile  » mais que c’est bel et bien un engrenage et un probleme qui est plus profond.
Dommage que ca ne soit pas bien connu des dermatologues, je pense qu’en prevention ca empecherait enormement de gens de continuer et en faire prendre conscience à d’autre que ca ne s’arretera pas tout seul !
Alala quel soulagement de voir que je ne suis pas toute seule!
Ca fait vraiment des ravages ce TOC…
Quand je lis des temoignages et que je vois que ca peux durer jusqu’a 30, 40 ans voir plus, ca me donne vraiment envie de m’en sortir!
Et effectivement si ce toc provient de probleme profond je sais d’où ca vient. Tout est remonté cette année, gros changement dans ma vie donc là, de decouvrir ce site c’est la cerise sur le gateau pour enclencher tous les boutons ( ca va bien dans le contexte ) pour allez mieux !
Allez on va s’en sortir, c’est une grosse prise de conscience ce site..

Courage à toutes 🙂

211. MAriie - 7 mars 2013

Bonjour,
J’ai seulement 13ans et je me triture deja le visage.
J’ai commencer à mes 10ans.
Au debut j’ai cru que c’était juste un peu d’acné , que sa allait disparaitre mais non.
Maintenant je commence à rentrer dans l’adolescence, je commence à m’interesser un peu plus a mon physique et je me suis rendu compte qu’a chaque fois que je passe devant un miroir, je m’arrete, je me rapproche et je commence a me demolir le visage, a me triturer le moindre petit defaut.
Et une fois fini je me dis .. Pourquoi t’a fais ça ?! Regarde ces
horreurs sur ton visage !!!
Mais sa change rien je recommence encore et encore.
Quand je regarde toutes mes amies ou les femmes avec une peau sans boutons, belle … sa me deprime et sa m’insite encore plus a me les percer .
De plus je vais regulierement a la piscine et je suis de plus en plus mal à l’aise car j’ai beaucoup de boutons sur les épaules et dans le bas du dos.
Les filles de ma classe me font certaines remarques..mechantes.
Une fois j’ai essayer de plus me les perces j’ai reussi …1 semaine. Mais cette semaine là je n’avais plus de gros boutons rouges, horribles, J’étais heureuse. Mais un jour je suis passé devant le miroir et je me suis laissé aller et j’ai recommencé. Cette sensation horrible de devoir absolument percer mes boutons , puis il deviennent enormes surtout dans le cou et dans le dos mais plus ils sont enormes plus je les touches. En plus mes parents ne m’aide pas beaucoup apart dire arrete de toucher tes boutons!!( plus facile à dire qu’a faire)
Et j’ai trouver ce site qui m’a permis de decouvrir ce que j’avais reellement(tout mes rendez-vous chez le dermato ne m’a pas servi a grand chose ni tout les medicament qu’il m’a prescrit…), qui m’a redonner un peu confiance en moi, sa me rassure de voir que je suis pas la seul a avoir cette maladie.
Maintenant j’espere avoir assez de volonté pour en finir une bonne foi pour toute.
Bon courage !!!
PS: désolé pour les fautes d’orthographes …:)

Anonyme - 8 mars 2013

Salut Marie! T’en fais pas, moi j’ai 15 ans et j’ai de l’acné depuis mes 12 ans et cette manie de me triturer le visage avec! Comme toi j’ai des boutons aux épaules, parfois même bras, dos, décolleté (encore plus gênant) et j’éprouve les mêmes sensations que toi en passant devant un miroir, comme si je me sentais obligée de le faire puis après, grosse crise de larmes devant mon massacre. Essai des crèmes réparatrices, comme Avène : efficaces pour les petits dégâts et qui peuvent aider pour les plus gros (c’est long, patience). Je peux pas t’aider plus, sauf te dire de bien faire ton traitement (ne fais pas comme moi, j’ai commencé il y a 3 ans, j’ai souvent arrêter, oublier… et résultat j’en ai encore aujourd’hui), évite des les toucher (dis toi de faire autre chose quand tu es devant ton miroir, parfois ça marche avec moi), et pour ta peau, aide toi d’une crème hydratante ou réparatrice, ça aide. Je peux pas t’aider plus malheureusement parce que je suis au même point que toi. Surtout ne baisse pas les bras, ne te décourage pas même si c’est difficile, parce que si tu plaques tout, ça ne fera qu’empirer (je sais de quoi je parle). Les médicaments, souvent, font effet au bout de 6 mois… alors sois patiente et je te dis : courage!
Si ça ne marche pas au bout de quelques temps, parles en à ton dermato, il saura sûrement quoi te donner de plus.
Bon courage!

MAriie - 8 mars 2013

Merci beaucoup pour tes conseils et tes encouragements !
J’ai encore pas toucher a mes boutons depuis 2 jours yes!
je te souhaite aussi bon courage ! 🙂

212. Anonyme - 8 mars 2013

Bonjour j’ai 13 ans et je voulais vous dire que j’ai essayé un traitement naturel sur les croûtes que je me ferais en me triturant le visage à base de bicarbonate alors il fut 2 cuillères à café de bicarbonate un peu d’eau et du citron en mélangeant cela doit faire une espèce de pâte il faut la mettre le soir avant de dormir et en 1 semaine si vous ne touchez pas tout tombera seul au départ c’était difficile pour moi de ne pas arracher mes croûtes mais au fil du temps j’ai fait des progrès en tout cas cette solution est très efficace (PS: CEla risque fortement de brûler)

213. Anonyme - 10 mars 2013

@Marie : de rien, c’est naturel de s’aider et se soutenir, je suis contente que tu n’y es pas touché,c’est peut-être le signe de gros progrès, en tout cas continue comme ça et tu verras que ça s’améliorera, mais il faut du temps. Merci à toi aussi pour tes encouragements. 🙂

214. justine - 12 mars 2013

Bonjour à toutes et tous,
je sors juste d’une consultation dermato…je rappelle que g 37 et j’inflige des dégâts à ma peau depuis plus de 20 ans…je suis en relative rémission sachant que le mot est bien trop fort car ma dermato m’a dit que pour mon traitement au laser CO2 afin d’atténuer les cicatrices je devais encore faire des « efforts ». Je commence à faire un travail psychologique pour vaincre cette excoriation et surtout dans environ 6 mois après ma séance de CO2, j’espère mieux vivre en société… Je ne sais pas pour vous mais perso les médecins m’encouragent dans une démarche de psychothérapie afin que je puisse verbaliser mon rapport au corps complètement dégradé…S’ajoutent à cela 2 p’tites excroissances bénignes mais pas franchement esthétiques sur le bras que je vais me faire retirer…j’ai une angoisse terrible du corps médical et désormais je veux me prendre en main pour enfin me libérer de ce mal être….j’ai franchi le pas alors que depuis des années je n’osais pas me lancer…Je suis ressortie de chez la dermato plus rassurée mais en même temps en dictant son rapport à mon sujet elle a fait un état des lieux de ma peau qui m’a renvoyé une image dégradée puisqu’elle a bien insisté sur mes nombreuses cicatrices voyantes alors que je pensais bien les dissimuler sous le maquillage…pas facile de savoir ce que l’on renvoie comme image…voilà, j’espère que le bout du tunnel est proche et qu’une nouvelle existence plus sereine va prendre place pour nous toutes et tous.
Bon courage et à bientôt

215. Emilie - 12 mars 2013

Coucou,
J’ai 30 ans et de l’acné depuis mes 13 ans. Je gratte constamment mon visage. Mon mari m’a aidé en cachant les miroirs au grenier mais je grattais au bureau. Bref je sais à quel point c’est difficile d’arrêter.
Etant contre les trucs chimiques qui abiment quand meme fort la peau, j’ai commencé un traitement bardane+pensée sauvage (arkogelules 3 fois par jour) et mes grattages ont doucement cessé car j’ai presque plus de points noirs et plus du tout de kyste. A côté de cela je lave mon visage avec Effaclar (laroche posay) et je met Effaclar duo comme crème visage. J’utilise aussi un masque d’argile sur la zone T deux fois par semaine.
Je regarde toujours mon visage à la recherche de la moindre imperfection, mais comme je n’en trouve plus, je ne gratte plus.
Si ça peut aider l’une de vous. Moi j’ai surtout de l’acné dûes aux menstruations.
Par contre, je garde énormément de cicatrices (taches rouges, blanches, peau creusée, etc).
Donc si l’une de vous sait comment les atténuer, ce serait sympa.
Bon courage à toutes!

216. Jasione - 16 mars 2013

MERCI aussi je suis tellement soulagée, en vrai je croyais que j’étais folle. Je me doutais bien que c’était de l’ordre du toc, dans la mesure où les crises sont incontrôlables… mais là ça répond à beaucoup de questions.

Dans ces moments de crise, j’ai une montée de haine et de mépris envers moi extrêmement violente. J’ai envie de me couper la tête ou de rentrer sous terre, de ne plus exister. Je me dégoûte. J’aimerais me désintégrer.
C’est un énorme tabou dont je ne peux parler. Ca me libère tellement de voir que c’est une maladie (merci nrj12!!)

Ma question du moment: depuis 1mois, je suis plus avec mon mec et ça n’a pas duré bien longtemps… comment ça se passe pour toutes celles (ceux) qui sont en couple?
En sachant que, après une crise, ou dans une période de peau moche et non lisse, j’ai pas envie qu’on me regarde ni qu’on me touche. Dès que je sens un regard sur moi je suis super agressive et je hais toutes les lumières blanches de métro, supermarchés et Cie. Et en plus j’ai le malheur d’avoir des crises sur le dos aussi, donc les décolletés et la joie d’être en débardeur très peu pour moi.

Je suis vierge. j’appréhende tellement le jour où les caresses iront sur mon dos, où je me réveillerais le teint pas frais et le maquillage en vrac, où mon amoureux sentira les croûtes (beurk). Comment être sûre que je ne dégoûte mon amoureux? Comment lâcher prise? Qui, clairement, pourrait avoir envie de faire l’amour à une peau comme moi??!

Anonyme - 16 mars 2013

Jasione, mon commentaire ne va pas t’aider, mais ton commentaire reflète exactement mon état d’esprit, je ne sais pas quel âge tu as, et ce ne sont pas mes affaires, mais je suis dans le même cas que toi, le petit copain en moins puisque j’en ai jamais eu… Pour moi, ce fait là en dit long sur ce que les gens pensent de moi, je suis comme une parano, dès qu’un regard se pose sur moi, je ne peux m’empêcher de me dire qu’ils me jugent sur mes problèmes de peau, n’ayant encore jamais eu de petit-ami, j’en finis par me convaincre que je suis à la limite repoussante, et ça c’est terrible d’en arriver là… Souvent il m’arrive de faire des crises de larmes à ce sujet, me sentant moche et repoussante, presque indigne du regard des autres.
Je suis tout comme toi, sujette à des moments agressifs dès que les gens parlent de nous, dès que leurs yeux se lèvent sur notre front, dès qu’ils ont le malheur de parler de l’acné où je me sens directement visée. Pour moi, c’est un sujet pire que tabou, j’en parle avec une amie qui en a un peu, mais elle ne semble pas me comprendre alors je reste seule, ne pouvant me confier à personne puisque personne n’a l’air de comprendre que pour moi c’est dramatique.
Timide de nature, voire renfermée, je ne vais pas vers les autres, je suis simple spectatrice, mais là, j’en viens en fuir le contact avec les gens. On me prend alors pour une fille renfermée, hautaine, arrogante, froide alors que ce n’est pas vraiment le cas, et ça, on peut pas dire que ce soit attirant. Alors, j’espère toujours une amélioration de mon état qui tarde vraiment à venir, c’est décourageant…
Mais ce site est vraiment réconfortant, au moins, je peux parler de ma peau sans être jugée, sans tabou, sans rien… et c’est génial! Alors je te dis : Courage! Il ne faut pas baisser les bras! Un jour ça s’arrangera forcément. 🙂

217. justine - 17 mars 2013

Bonjour à ttes et ts,
Mon message s’adresse plus particulièrement aux 2 personnes ayant laissé un message le 16 mars dernier. J’ai craqué ce week-end, j’ai une peau horrible mais comme je me maitrise un peu plus qu’avant depuis plus d’1 an, les ravages causés sont bien moindres qu’auparavant. Question p’tits copains si cela peut vous rassurer, je n’ai jamais rencontré de souci par rapport à ça…j’ai un copain depuis 15 ans bientôt ! je verbalise mon horrible envie irrépressible de me massacrer le visage à mon copain, mes ami(e)s les plus proches et ma mère qui cette dernière ne comprend pas toujours… voilà, bon ben maintenant je vais encore désormais affronter une semaine de travail avec mes marques et en tentant quand même de faire des prouesses de maquillage pour masquer tout ça au maximum…A ce sujet, que pourriez-vous me conseiller à ce sujet, je cherche sur internet un fond de teint Bio de préférence non comédogène et bien couvrant, celui de la marque So’Bio Etic semble pas mal, qu’en pensez-vous ?
bon courage à ttes et ts et à bientôt

218. Emilie - 17 mars 2013

Coucou,
Mon message pour Jasione. Je suis en couple depuis 10 ans et mon mari m’aime même si je ne suis pas maquillée. Il préfère, même si ça ne m’embellit pas, il dit que c’est mieux pour ma peau de la laisser à l’air libre. Mais quand je l’ai connu, il avait de l’acné et grattait aussi. Mais il a pris roa-cutane et il n’a plus rien.
Moi je ne préfère pas prendre ce médicament car il est dangereux et mon mari avait bcp de soucis avec ses yeux et ses lèvres quand il le prenait.
Mais bon c’est grâce à lui que je gratte moins. C’est surtout quand on se dispute que j’attaque mon visage.
Je n’ai jamais eu de soucis de trouver des hommes, car avec un bon camouflage, ça va. Et quand un homme te voit au naturel, càd le matin démaquillée, c’est que tu es déjà avec lui et que vous vous aimez donc il t’aimera même si tu as de l’acné.
Mais un conseil pour toutes, il faut trouver l’aide nécessaire pour arreter sa manie, dermato, psy, .. bref pas laisser trainer les choses.
Courage à toutes et ne baissez pas les bras!

219. FineFine - 17 mars 2013

Coucou Jasione 🙂
Je pense que généralement (sauf si tu as le malheur de tomber sur un gros naze), les mecs préfèrent les filles qui ne se plâtrent pas le visage avec des couches et des couches de fond de teint… s ils se réveillent aux côtés d une fille le matin au réveil et qu ils ne la reconnaissent pas vu la différence entre maquillée/ pas maquillée, bien souvent c est mal barré… (tromperie sur la marchandise lol 🙂 ). C est bien souvent nous les filles qui psychotons à fond sur l état de notre peau, les mecs s en foutent un peu plus déjà. Tu verras le jour où tu tomberas sur un mec bien que finalement ça ne mérite pas autant d énergie, de frustration, de haine (bref toute la panoplie de ces chers sentiments négatifs..) que tu ne le penses.
Il faut réussir à se percevoir dans notre globalité, regarder l ensemble (du visage et du corps), et arrêter de se fixer sur ce qui dérange ou déplaît, ça ne sert à rien si ce n est à nourrir cette foutue maladie.. Et bien sûr, pour s en sortir, chercher à comprendre les vraies raisons qui poussent à cela.. C est largement possible, il suffit de changer la manière de se voir, de voir les autres (je pense que ton sentiment d agressivité dénote une sorte de bouclier de protection, je pense aussi que c est peut-être plus de toi-même que des autres dont tu as peur 😉 ), et enfin voir les choses de manière différente.
Allez allez courage à toutes 🙂

220. Gaby - 23 mars 2013

Bonjour à toutes
Ca fait un moment que je lis ce blog, ca m’a tellement rassurée de voir que je n’étais pas seule ! Mais je n’arrivais pas à en parler, je me lance enfin ! J’ai 27 ans ca fait environ 10 ans que je me massacre. en fait a l’adolescence cetait bcp d’acné parti maintenant, mais toujours ce besoin de sentir ma peau lisse, partout. Le visage, pour le travail jai reussi a ne plus toucher. mais c’est surtout les jambes et les bras, je peux passer des heures a me triturer, jsuis dans une bulle, c’est mon defouloir. l’été arrive et je sais que ca va encore etre une rude epreuve. bcp de cicatrice en plus. Je suis determinee a changer, mais je sais que je n’y arriverai pas seule et c’est si dure d’en parler. j’ai commencé a dire a mon medecin que javais des boutons sur les bras pour qu’il me recommande a un dermato- le 1er que jai vu n’a rien compris alors j’ai essayé de lui expliquer que je me grattais, je rencontre une femme dermato cette fois, mais pas de rdv avant juillet ! j’ai entendu parler qu’il existe des dermato/psy – c’est peut etre une bonne formule. si quelqu’un a des pistes, meme s’il faut que je me deplace (je suis en region centre)
je sais maintenant que je suis prete a m’en sortir mais je besoin d’aide et je ne sais pas vers qui me tourner …
Meilleures pensées à toutes – on est forte dans la vie alors pourquoi on ne respecte pas nos corps ?
Courage

221. Lisou - 2 avril 2013

Bonjour,

J’adore ce site ! On se sent beaucoup moins seule et vraiment soutenue en le lisant… Il est très motivant ! Je l’ai d’ailleurs montré à deux de mes amies 😉

Je gratte moi aussi mes boutons, en particulier mon front et je pense qu’il n’est pas encore trop tard pour changer cette mauvaise habitude…
J’ai remarqué que j’ai déjà fait des effort par rapport au début mais c’est pas encore tout à faut ça… J’espère arriver à tenir sans me gratter pour de bon !!!

En tout cas, ce site m’a déjà beaucoup aidé et si un jour j’arrête cette trituration, ce sera en grande partie grâce à lui !

Merci merci merci !!! 😀

222. Charlotte - 3 avril 2013

Bonjour,

Pour les besoins d’un reportage télé, la société Troisième Œil Production recherche des témoignages sur le thème « Compulsions : Comment Lutter ? » A travers plusieurs portraits de famille nous souhaitons accompagner ces personnes dans leur vie.

• Jeux de grattage

• Entasseurs compulsifs (Jeter relève d’une mission impossible)

• Propreté, Microbes, Lavage de main incessant, Rangement maniaque, Bordélique

• Répétition de « formules magiques »

• Vérificateur obsessionnel (Doute & grande indécision)

Si vous ou quelqu’un de votre entourage correspondez à cette description, n’hésitez pas à me contacter au plus vite : Charlotte au 01 44 29 95 87 ou par mail clardier@troisiemeoeil.net (un contact n’engage à rien)

223. Anonyme - 6 avril 2013

Et c’est en tapant « jeux de grattage » que tu es tombée sur ce site Charlotte? Bravo!

224. Camille - 14 avril 2013

Ça fait plusieurs fois que je passe sur ce site, souvent après une crise quand je suis très mal, que je n’ose pas sortir dehors, que j’ai l’impression que tout le monde me regarde et ne voit que ça.. mais je n’ai jamais osé rien poster, trop fière peut-être…
Ça fait bientôt 8 ans que je me gratte, les jambes, les bras, puis le visage, je crois que j’ai essayé tous les stratagèmes pour arrêter qui ont plus ou moins marché, plus ou moins longtemps, je suis dans l’attente du déclic qui fait que je m’en sortirai pour de bon, peut être d’en parler avec certaines d’entre vous qui sont dans la même
situation.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai commencé, l’adolescence, des conflits avec ma mère, le manque de confiance en soi qui contraste avec une apparence assurance que je me donne. J’ai l’impression pourtant d’être qqun de forte qui ne me laisse pas abattre face aux épreuves de la vie mais a la fois être qqun de très fragile face à ce TOC. J’ai l’impression de mentir constamment aux personnes de mon entourage, en cachant mes boutons derrières du fond de teint, en ne mettant pas de robe l’été ou le moins possible, parce que regarder mes bras, mes jambes me fait stresser, m’angoisse.
Quand je me gratte, j’oublie tout, je rentre dans une bulle où le temps passe à une vitesse folle, et ou je me vide la tete… mais après vient le moment de la culpabilisation, des perpétuelles questions: mais pq je fais ca?! A quoi je ressemble maintenant? Comment cacher ca?
J’ai bientot 20 ans et je n’ai toujours pas eu de petit copain, j’ai toujours eu peur d’etre avec qqun, je ne sais pas si tout ce la à un lien, je me pose bcp de questions.

Bon courage à toute

Zefi - 19 avril 2013

Bonjour Camille,

J’ai lu ton commentaire et je me suis tellement retrouvée dedans que je me suis dit que je devais te répondre.
Je lis occasionnellement ce site depuis quelques mois également, et comme toi je n’ai jamais osé trop posté ^^ » Mais je me suis rendu compte de quelque chose : les problèmes s’évaporent comme par magie lorsque tu en parles ! j’ai eu des problèmes familiaux que je gardais en moi pendant de longues années, et un beau jour où je n’en pouvais plus j’ai décidé d’en parler sur un site (j’ai osé parce que c’était anonyme) consacré à ce problème et là, les réponses que j’ai reçu m’ont fait un bien fou. Pourtant ce n’était pas des réponses fantastiques, mais rien que le fait d’en parler et qu’on reconnaisse ce problème m’a énormément soulagé. Mes problèmes m’ont paru beaucoup moins lourds, voire dérisoires. Du coup je me suis dit, peut-être que si je parlais de mon « grattage », je guérirais ? et puis j’ai vu ton commentaire et j’ai osé passer le cap pour te répondre. J’espère que tu me répondras et que ça te fera du bien aussi ^^

Comme toi, cela va faire de longues années que j’ai ce maudit truc, bientôt 6, 8 ans j’imagine et j’ai 19 ans maintenant. Je n’arrive même plus à me souvenir de comment était ma vie avant que je me défigure, j’imagine que ce devait être le paradis de ne pas penser à sa peau 24h/24 haha. J’ai commencé par le visage, et cette dernière année ça s’est amplifié dans le dos, puis la poitrine, puis partout. Comme toi encore, je n’ose plus montrer mon dos ou mettre des décolletés, ce qui s’avère être un calvaire avec l’été qui arrive T.T et mes amis me demandent pourquoi je reste habillée comme ça, à mettre des tee-shirt couvrants en-dessous de mes robes, et je peux juste trouver des excuses moisies…s’il voyait à quoi le « vrai moi » ressemble !!!

Car oui, j’ai aussi l’impression de mentir à tous ceux que je vois. Je me masque le visage à mettre trois tonnes de maquillage, ma famille me gronde et se moque en disant que je me suis renverser la bouteille de fond de teint dessus, mes amis doivent penser la même chose même s’ils sont trop gentils pour le dire… je n’ose pas non plus avoir de petit copain, si des garçons m’intéressent je les fuis pour ne pas trop m’attacher, parce que j’anticipe ce qui va se passer : en me touchant le visage, il enlèvera précipitamment sa main parce c’est gluant, dégoûtant, collant. et s’il me demande d’arrêter de me maquiller, et qu’il voit que je suis défigurée, je n’ai aucune envie de voir son visage dégoûté…
Depuis mes 10 ans, j’ai dû sortir 4 ou cinq fois sans maquillage, et ces peu de fois c’était une torture : j’avais l’impression que tout le monde me fixait, je n’osais pas relever la tête et je priais pour que personne que je connaisse ne me croise ! Pourtant, il n’y a rien que je désire plus que d’être naturelle, j’aimerais tellement me lever le matin sans angoisser sur l’état de ma figure et partir commencer une journée juste en me passant un peigne dans les cheveux…

Mais pourquoi on fait ça ? on n’est pourtant pas moche, pourquoi se gâcher la vie à se défigurer ? pourquoi perdre chaque jour plusieurs heures à se faire du mal et à s’en vouloir ? des fois je passe trois heures, littéralement, devant une glace à ne rien faire d’autre que de me blesser, et je ne m’en rends pas compte. Quand je suis sortie de ma « transe », je me rends compte de l’heure et je me dis que c’est impossible que j’ai pu faire ça si longtemps! Du coup je regarde le désastre et je suis tellement désespérée par ce que je vois que je recommence, me disant « défigurée pour défigurée, autant me donner le coup de grâce »…
est-ce que ça te fais la même chose Camille ?

Du coup je mets une certaine distance avec mes proches, je n’ai jamais de contact physique avec eux de peur qu’il touche mon visage et donc mon maquillage… Pourtant on dit aussi de moi que je suis extravertie, mais quand on essaie de me toucher j’ai si peur qu’on découvre mon secret que je suis pétrifiée ! Ce n’est plus possible de continuer comme ça, il faut que ça change, pouvoir vivre normalement.

Qu’as-tu essayé comme astuce pour t’empêcher de te faire du mal, Camille ? Moi j’ai essayé de cacher les miroirs, de me couper les ongles, mais rien ne marche é_è

Ouh là quel roman, je suis désolée ! En tout cas j’espère vraiment avoir de tes nouvelles et qu’on s’en sortira ensemble =) Tu vas voir on va s’en sortir !!!

Bon courage

225. Garcia - 17 avril 2013

Bonjour à tous. Je pense avoir trouvé une motivation pour arrêter de gratter : VOUS. Je veux vous prouver que la volonté suffit à arrêter de gratter, celà fait des années que je gratte, j’ai tout essayé et là, j’ai encore une idée : que vous comptiez sur moi pour vous prouver que c’est possible. Que ceux ou celles qui veulent que je leur prouve que c’est possible d’arrêté de gratter rien qu’avec la volonté, j’attends vos réponses pour m’encourager. Il me faut un maximum de OUI, et je vous donnerez de mes nouvelles tous les jours.

226. Garcia - 17 avril 2013

vous pouvez me rejoindre sur ma page facebook 1 j’aime = 1 soutien https://www.facebook.com/garcia.madysone.dermatillomanie?skip_nax_wizard=true

227. derouin - 19 avril 2013

Bonjour ton site est génial , c’est fou comme on se retrouve, j’ai crée un compte facebook consacré à l’acné excorié ou grattage compulsif https://www.facebook.com/profile.php?id=100005731782808&ref=tn_tnmn . Vous pourrez partager vos solutions.

228. Camille - 21 avril 2013

Hey Zefi!
C’est normal que tu ai écris un roman, si comme moi tu n’en parles a quasi personne,comme l’occasion d’en parler arrive jamais, tu te libères sur ce forum.
Je pense que ca serait une bonne idée qu’on échange des mails pour se parler, échanger nos impressions, ca nous aidera peut etre.
Si ca te dit laisse moi ton mail, je t’en enverrai un!

Bon WE a toutes!

zefi - 25 avril 2013

Oui, tu as totalement raison 🙂 et désolé pour le retard !
Voici mon adresse : trucmachin@outlook.fr
(non cette adresse n’est pas une blague, je m’en suis juste crée une spéciale, comme je l’expose comme ça sur le net)

A très bientôt j’espère !

229. Camillou - 27 avril 2013

Les doigts ont encore parcouru le visage, les ongles l’ont encore détruit. L’esprit a vogué au rythme de la respiration ralentie. Le temps s’est figé devant ce miroir, témoin direct de ma folie. Une partie du démon intérieur s’est évadé au travers de ces pores martyres. Démon intérieur qui m’envahit sournoisement et contre lequel mes 18 ans s’épuisent. Sans cesse tiraillée entre l’envie irrésistible de céder à mes pulsions et le désir sage de garder le contrôle. Vais-je, un jour, trouver l’issue de secours au labyrinthe de mes tourments ?
[help me, please]

230. Camille - 28 avril 2013

Zefi je comprends tt a fait, je t’ai envoyé un mail!
Camillou, j’ai déjà vécu tellement de fois ce que tu écris. Les descentes de morale quand on croit s’en etre sorti et que les crises recommencent. Ce qui est sure c’est que c’est un mal contre lequel il est très difficile de lutter mais sincèrement je pense que l’on peut y arriver. Il faut être très vigilante, mais on peut y arriver.
Déja je ne sais pas si ca fait ca avec toi, mais j’ai remarqué que quand tu commence avec un bouton, la crise commence, on croit que c’est juste 1 et qu’ap ca sera finit mais ca ne fait que déclencher tous nos mauvais réflexes! Il faut déja essayer de résister pour le 1er 1fois, deux fois, petit a petit. Il n’ya pas de solution miracle mais je pense que la volonté peut vaincre ce mal.

Courage!!!

231. Isa - 8 mai 2013

Bonjour à toutes,
Quel soulagement incroyable de découvrir ce site !
J’ai 28 ans et je souffre d’acné excoriée depuis plus de 10 ans, sans avoir jamais jusqu’ici réussi à mettre un mot dessus, ni même avoir pu admettre qu’il s’agissait d’une maladie et pas d’une sale habitude honteuse…
Combien de fois me suis-je retrouvée devant le miroir, « en transe », à essayer de faire jaillir quoi que ce soit du moindre pore de ma peau, pour ensuite « atterrir » d’un coup en découvrant le spectacle effrayant de ma peau mutilée ?
Combien de fois ai-je ensuite tenté par tous les moyens de cacher le résultat (de ma famille, de mes colocataires… avant même de penser sortir de chez soi !) par des stratagèmes divers et variés ne faisant généralement qu’aggraver l’état de ma peau ?
Le pire avec cette maladie est sans doute l’impossibilité de demander de l’aide. Impossible d’en parler à ses amis : le sujet est peu ragoutant, c’est la honte d’avoir de l’acné passé 20 ans et puis franchement, comment oser avouer que l’on ressent du plaisir physique à percer un bouton… c’est au moins aussi inavouable qu’une déviance sexuelle !
Impossible aussi d’en parler à un médecin : au mieux il vous conseille d’arrêter (sans blague…), au pire il vous engueule. Je me suis donc refusée pendant des années à aller voir un dermatologue avant d’avoir réglé mon problème toute seule : bonjour le cercle vicieux !
Quoi qu’il en soit, depuis quelques temps, ça va mieux. Ma dernière « crise » remonte à plusieurs mois et même si je sais que certaines cicatrices ne partiront jamais, ma peau a à peu près retrouvé l’état de celle d’une femme de mon âge.
Je peux l’expliquer par deux facteurs : ma démarche il y a un an et demie d’aller voir un psy (pourquoi, mais pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt…), et ma rencontre dans la foulée avec un homme aimant et attentionné, qui a su m’apporter la confiance en moi dont je manquais tellement.
Car une chose est claire, et je me retrouve là-dessus dans tous vos témoignages : l’automutilation que l’on s’inflige n’a pas d’autre but que celui (inconscient) de se punir, de s’interdire de plaire, de repousser l’âge adulte et la vie sexuelle qui va avec. Je suis une jolie femme qui a perdu sa virginité très tard et fui les hommes pendant des années sans en avoir vraiment conscience : complexes, tabous familiaux, peur de souffrir… Tout ça est intimement lié et je ne m’en rendais pas compte.
Alors, à toutes celles qui souffrent encore : courage, on s’en sort ! L’acné n’est pas une fatalité…

232. Isa - 8 mai 2013

Un petit conseil en plus quand même : faites gaffe aux produits que vous vous mettez sur le visage ! Ok, c’est un TOC, mais c’est plus facile de s’arrêter quand la peau cesse d’elle-même de faire des boutons, hein…
Pour ma part, j’ai arrêté tous les produits de supermarchés, même les marques les plus chères (L’Oréal etc.). Avec tout ce que j’ai fait subir à ma peau, elle est devenue hypersensible et je pense avoir développé des allergies à certains composants cosmétiques.
Donc maintenant, c’est pharmacie pour tout ce qui va sur mon visage : gel nettoyant, crème hydratante, fond de teint, eau micellaire pour démaquiller… et RIEN D’AUTRE. D’ailleurs c’est simple, dès que je fais un écart, les boutons reviennent…

233. Anonyme - 25 mai 2013

Bonjour, j’ai 17 ans et j’ai pris conscience il y a peu de la maladie.
Pour ma part, ce n’est pas au niveau du visage mais des jambes et du pubis. Impossible de ne pas le voir dès que je me déshabille, puisqu’il n’y a pas besoin de miroir. Je ne sais pas quand ça a commencé exactement, je prenais ça jusque là pour une sorte d’entretient de son corps, au même titre que le fait de mettre une crème et de s’épiler. … Au niveau des jambes rien de catastrophique, j’ai l’impression que la maladie s’est résorbé pour cette zone. A l’inverse, ça a empiré pour l’autre : entre les infections du à l’épilation/rasage et les poils incarnés … ma peau est devenu un champ de bataille avec des trous, des bosses, des cicatrices …
Pourquoi à cet endroit, aucune idée !
J(ai toujours peur que les garçons me fassent des réflexions sur ça, je repousse alors toujours l’acte à moins d’être dans le noir. J’ai honte, c’est moche … pourtant je continue … s’ajoute à ça une dépression qui me fait faire n’importe quoi (sorties, drogue, alcool…), j’essaye d’analyser ce comportement irrationnel, peut être un appel au secours ? J’ai souvent des idées morbide pourtant j’ai tout pour être heureuse et je réussis au lycée. Mon entourage n’est au courant de rien, de toute façon je doute qu’ils comprennent …

234. evay - 25 mai 2013

ca fait longtemps que je ne suis pas venue laisser un mot … je viens de lire ton message tu ne dois pas être la seule à faire cela moi j’ai ajouté ce vice en plus du visage…je ne supportais pas les poils, mes jambes, au niveau du maillot… je me suis charcutée…si je peux te donner de l’espoir et à d’autres…j’ai trouvé LA solution …seul souci il faut investir…j’ai acheté le e-one (attention seul cet appareil semble avoir de bons résultats, je ne connais pas les autres marques)…et plus de poils 😉 ça marche…après tu peux aller voir un professionnel qui fasse la lumière pulsée ou le laser comme je n’avais pas les revenus, j’ai préféré l’appareil disponible au gd public mais j’ai économisé tout un mois de salaire mais jamais je ne regretterai cet investissement …malheureusement pour le visage et le grattage il n’existe pas de solution magique comme celle-ci…donc dis-toi que tu peux venir à bout de ce vilain vice… après il faut être raisonnable, l’appareil fonctionne très bien j’ai eu des résultats très rapidement mais j’y suis allée doucement au niveau de l’intensité…pas besoin de trop souffrir pour avoir un résultat…les poils tombent très vite tout seuls et ne repoussent plus au bout de 10 séances environ…mes cicatrices sont parties (crème cicaplast) et surtout je n’ai plus de poils incarnés et ça ça vaut de l’or …suis tjs nickel et oui car c’est bien ce que l’on cherche …être toujours nickel…bref courage à tous et à toutes… car le grattage compulsif … c’est un enfer qui peut revenir à tout moment .

235. SOUTIEN - 10 juin 2013

A ceux que sa intéressent, j’ai créé un groupe privé sur facebook, rejoignez-nous pour partager conseils, encouragements, défis.
C’est par ici : https://www.facebook.com/groups/668105066539022/

236. Laëtitia - 26 juin 2013

Bonjour, à mon tour de passer le cap et de parler, enfin, de cette maladie !

J’en ai jamais parlé jusqu’à il y a quelques jours.. J’en ai donc parlé à mon copain après 7 mois ensemble, c’est ensuite lui qui m’a donné le lien de ce site, car comme la plupart d’entre vous, je pensais être la seule à m’infliger ça et je pensais encore moins que c’était considéré comme une maladie et je ne le considère même toujours pas, je trouve ça horrifiant.

J’ai à ce jour 21 ans et de ce que je me souviens, j’ai commencé à me gratter à mon entré au lycée donc vers 15 ans. Ma vie a chamboulée à ce moment là car je me suis retrouvée dans une classe uniquement de filles où j’ai eu dû mal à m’intégrer n’ayant jamais eu vraiment d’amiEs mais également les premiers amours. J’ai souffert 5 ans avec ses filles ( rabaissement, tabassage,.. ) et à côté, j’avais une relation avec un garçon également violent. J’en ai jamais vraiment parlé à cette époque là, et c’est sans doute ça qui m’a déclenchée ce stresse et mes grattages. Je n’ai jamais eu vraiment de bouton, 1 ou 2 pendant les périodes de menstruations et quelques point noirs par ci et par là, mais cette maladie à tout changer, à se retrouver avec des plaques aussi impossible à cacher, ça m’a complexer et ça m’a renfermée sur moi même, au point de ne plus avoir de contact à l’extérieur, mise à part mon copain. Cela fait 4 semaines que je ne suis pas sortie (je fais des études par correspondance), j’ai l’habitude mais quand on voit le soleil dehors, ça déprime… Mais impossible de se montrer comme ça, je préfère ne pas mettre de maquillage pour que ma peau guérisse plus vite mais le temps semble vraiment très long, surtout quand on gratte et que la cicatrisation doit reprendre du début… Cercle vicieux comme on dit !
Cette maladie m’empêche de trouver un boulot également, je ne peux pas me permettre de me présenter telle que je suis, je sais que mes chances d’être accepté son minim’ quand on sait que de nos jours, le physique compte beaucoup.
Bref, je raconte ma vie, je n’ai pas touchée m’a peau depuis 2 jours et ça devient dur mais je résiste, et c’est tout ce que je vous souhaite aussi !

237. Marie - 11 juillet 2013

Salut tout le monde !
Je viens pour apporter un témoignage de plus à cette longue liste de personnes désespérées !
Bon, je ne vais pas m’attarder sur mon histoire personnelle puisqu’elle n’est pas spécialement intéressante et elle est très similaire à la votre. Je précise simplement que j’ai 18 ans, je viens d’avoir mon bac (Youhouuu!!) et je souffre de dermatillomanie depuis environ 8 années. Si j’écris ce commentaire, c’est surtout pour vous donner quelques astuces qui m’ont permis de ne pas totalement perdre le contrôle de moi même face à cette maladie bien que je lutte sans cesse pour essayer d’arreter de m’infliger toutes ces souffrances.
1) La crème Epithéliale Avène : Mon indispensable ! Vous pouvez la trouver en pharmacie. Franchement, après tout ce que j’ai fait et je continue à faire subir à ma peau, c’est grace à elle que j’arrive à garder ma peau « potable ». J’en met absolument tous les matins et tous les soirs depuis plus de 5 ans et ma peau se régénère assez bien compte tenu de ce que je lui inflige.
2) Le psychologue. Arretez de vous dire que vous allez y arriver seule. C’est une maladie, et comme toutes les maladies ça se soigne ! Alors foncez voir un spécialiste qui saura vous écouter, vous comprendre et vous aider. Je vous conseille de débuter un TCC (thérapie comportementale et cognitive). Dans mon cas, je suis allée voir plusieurs psychologue « classiques », qui ne m’ont jamais aidée face à mon problème, je suis donc allée voir une psy comportementale et là je vois vraiment la différence. La démarche est totalement différente et vraiment ciblée sur la maladie.
3) Instaurez des petits rituels. C’est tout bete mais lorsque vous allez vous démaquiller par exemple, mettez votre chanson préférée et dites vous que vous n’avez que la durée de la chanson pour occuper la salle de bain. Bien sur évitez tous les miroirs et tout contact avec votre peau qui pourra vous donner envie de la triturer.
4) Faites vous confiance ! Ne partez pas défaitistes. Si vous n’avez tenu qu’une matinée sans vous gratter, c’est déjà super, la prochaine fois vous ferez mieux !
Si vous voulez m’en parler, n’hésitez pas car vos conseils me seraient également d’un grand soutien.
Bisous à toutes et courage !

Virginie - 11 juillet 2013

salut Marie,
je suis tout à fait d’accord avec ce que tu as dit.
il faut vraiment se faire aider par un psychologue.
pour ma part j’ai commencé depuis novembre une therapie pour gérer mes angoisses et elle pratique de l’hypnose.
j’ai commencé à lui parler du grattage qu’il y a quelques jours ( car je mettais calmer)
je pense qu’il est important de voir un psychologue car mine de rien nous avons une image déformée de nous même et que notre rapport, notre estime et confiance sont fragiles.
Ayant depuis des années ce poids, cela m’a soulagé de lui en parler.
si j’ai eu la volonté de lui dire c’est parce que je viens de craquer récemment.
je sais que tout cela est en lien avec mon adolescence difficile où j’ai supporter des moqueries liées à mon acnée.
aujourd’hui j’en ai peu voir plus mais étant donné que je gratte la moindre imperfections j ‘ai des marques rouges/brunes qui perdurent et qui me font penser que j’en ai toujours.
en ce moment j’utilise de l’aloé vera et de l’huile immortelle le soir et ça à l’air de s’estomper.
mais c’est un combat de tous les jours. Je me retiens de pleurer mais le démaquillage est toujours une étape qui me fend le coeur.
Ma psychologue m’a conseillé tout de même de faire un peeling car je n’arrive même à rester démaquillée une journée ( un vrai supplice). l’impact sur ma vie et sur mon estime étant très fort.
selon elle, avec l’aide médical et la thérapie, cela devrait s’arranger car tout est liée à l’angoisse.
en tout cas si vous avez des conseils,même des informations sur le peeling, n’hésitez pas.

238. Virginie - 11 juillet 2013

ps : marie la TCC m’intéresse ( ayant moi même fais des études de psychologie), nous pourrions échanger sur les exercices que ton psychologue te donne si tu veux!

239. Clara - 21 juillet 2013

Je n’osais pas poster un commentaire, mais là, toute seule en train de pleurer dans la maison j’ai plus trop le choix, faut se prendre en main, hein 🙂
Toute seule chez moi, à la place d’être à la piscine avec ma petite famille que j’aime et avec qui je me suis disputée parce que je refusais de sortir par ce bel après-midi d’été. Trop de cicatrices.

J’ai 16 ans, je me gratte le visage depuis tellement longtemps que j’ai de la peine a me rappeler comment c’était avant. Une vie sans boutons, sans font-de-teint, sans cicatrices, sans gène, sans mal-être. La belle vie quoi =)
Ma maman a le même problème, mais elle ne s’est jamais soignée.

Moi, je vais chez une dermato, qui me donne des crèmes, des anti-biotiques, et parfois me donne de précieux conseils (dans le style: « le mieux, c’est de pas toucher tes boutons ») Merci, j’y avais pas pensé tient.
Je vais aussi chez l’esthetitienne une fois par mois, elle s’occupe de ma peau à ma place, ça fait du bien. Et elle me dit que « le mieux c’est de pas toucher tes boutons ». Wouahou, quelle révélation.
Je vais chez une psy, je lui parle de ma vie, qui n’est pas si terrible que ça en soi. J’ai des amis, une famille, l’école va bien, tout va bien (enfin presque). Même avec ma psy j’ai du mal à parler de mon problème, je n’en parle à personne. Pas même à mes plus proches amis. (qui ont d’ailleurs la gentillesse de ne jamais faire de remarques sur les cicatrices qui recouvrent mon visage, je les adore :))

Bref, ça fait du bien d’écrire un peu. Mais dire qu’en ce moment même je pourrai être en train de nager, ou bronzer au soleil, ça me tue.

240. Penelope - 22 juillet 2013

Bonsoir,

Carnage ce soir. Et comme d’habitude, je me précipite pour trouver sur Internet LA recette miracle qui effacera tous ces trous, toutes ces marques
Bientôt 30 ans que ça dure.
Le miracle, ce n’est pas la nième recette pour laquelle je dépense des fortunes, mais ce site que je viens de découvrir.
Je ne suis pas seule. Bien sûr mon cas ne va pas se résoudre en un claquement de doigts, mais je pense que vous allez tous m’apporter un réel soutien.
En 30 ans, j’ai eu le temps d’en consulter des médecins et dermatos. Seule réponse : soyez raisonnable. Et j’étais renvoyée avec moi-même.
Dès maintenant, je vais essayer de me concocter un programme réaliste de guérison.
Merci de m’avoir redonné courage

Carole - 16 août 2013

Pénélope ; moi ça fait 15 ans que ça dure avec des hauts et des bas. L’espoir, les embellies, et le désespoir aussi, parfois.
J’ai parfois envie de pleurer. J’essaye de rester positive et de regarder la vie du bon côté malgré tout. Mais … quelle plaie ! ( c’est le cas de le dire )
Ne jamais sortir sans fond de teint voire … ne pas sortir 😦

241. Olivia - 25 juillet 2013

Bonjour,

J’ai 15 ans et depuis neuf ans environ je suis atteinte de TOC qui ont entraîné une dépression il y a un an. Grâce à une psychothérapie et à des médicaments le pire est derrière moi, mais je dois encore lutter contre ma maladie car certains TOC subsistent. Il y a quelques mois, pendant que ma mère m’épilait les aisselles à la cire, elle m’a enlevé un poil incarné. À la fois horrifiée par l’existence de telles immondices sous ma peau et fascinée par la facilité de leur enlèvement, j’ai commencé à me gratter les boutons et les croûtes sur mes jambes, allant même jusqu’à saigner. Depuis je suis incapable de regarder mes jambes sans les massacrer Je les trouve laides, infestées de boutons, de cicatrices et de poils, elles me font honte. J’ai une pilosité d’origine abondante, ma sœur a toujours eu honte de mes jambes lorsque j’étais en maillot de bain, et c’est pareil aujourd’hui. Je me rappelle aussi d’avoir eu, durant ma préadolescence, les jambes recouvertes d’acné. Et j’ai appris, il n’y a pas longtemps, que mon père aussi se grattait les jambes. Peut-être ces trois facteurs ont-ils causé ma dermatillomanie, je ne sais pas, en tout cas je pense que mon cas est moins grave que les vôtres d’après ce que j’ai pu lire dans vos témoignages, du fait que je me gratte principalement les jambes et moins le visage, et que ça ne dure que depuis quelques mois. J’espère en tout cas que vous guérirez, je vous souhaite bon courage !

242. Anonyme - 29 juillet 2013

Bonjour

Je suis guerie de cette maladie ,dont je souffrais depuis 15ans ..
Peut etre que mon message pourra aider quelqu un..
C est tout a fait par hasard que ma guerrison est apparue .. Lors de la prescription d ‘un medicament ,pour traiter une allergie saisonniere
A ma grande surprise les grattages compulsifs ont cesser .. Ainsi que ces pensees obsedantes de grattage et d excoriation .et ce Definitivement … Il s agit d .un antiisthaminique h1 … Il est imperatif
Que vous demandiez l avis de votre medecin ainsi qu .une prescription . Je ne nomme pas le nom de ce medicament volontairement afin que seule votre medecin vous en recommande la prise ou non . Pour ma part ce traitement a si simplement regler en quelques semaines seulement ,toutes ces annees de souffrances que je n en reviens pas … 1 cp par jour et hop toute cette souffrance c est envolee … Me reste aujourd huis les vilaines cicatrice et tache
Brunes stigmates de tant de souffrance pour me rappeller que j ai souffert comme vous de cette emprise sur mon corps .

243. Cocaud - 13 août 2013

Bonjour,

J’ai 20 ans et j’ai egalement ce toc depuis mes 14 ans. Je me rend compte que ce Toc pourri completement ma vie.
Je n’ai pas dutout eu l’impression d’avoir eu une adolescence comme les autres. Je ne fais rien paraître parce que je veux donner une bonne image de moi mais j’ai toujours envie de pleurer, des pensées très negatives; Heureusement que je me force un minimum, mais ducoup personne n’imagine le mal-etre dans lequel je suis..
Je compte commencer à la rentrée une therapie comportementale pour enfin me sortir de ca et me liberer du passé ( ce que est certainement la cause du toc ).
J’aimerais pouvoir discuter en privée avec l’une d’entre vous..
Et si quelqu’un a suivi une therapie je serais contente de pouvoir partager avec !

Merci d’avance et courage à tous !

244. Clara - 19 septembre 2013

c’est fou comme on peut croire qu’on va bien, qu’on est en train de s’en sortir, de guerir enfin. Mais ce n’est qu’une illusion, et on retombe dans ce cauchemars, on enchaine catastrophes après catastrophes ..

Lisou - 27 septembre 2013

C’est normal d’avoir des rechutes, oublis le passé et pense au présent, 🙂
Courage !

245. Laëtitia - 26 septembre 2013

Après mon dernier commentaire datant d’environ deux mois, voici où j’en suis: j’ai réussi à contrôler mes grattages durant quelques temps ( 1 mois presque ), je suis retombée, au jour d’aujourd’hui, je suis tombé plus bas que je n’ai jamais été. Je n’ai jamais eu autant de plaies et je ne cesse de pleurer depuis 2 jours sur mon sort. Ce soir, j’ai coupé mes malheureux ongles à ras pour la première fois de ma vie, j’ai normalement des ongles qui poussent mal et ce cassent facilement, sauf que depuis 2 semaines, ils étaient longs et résistants… Le rêve; mais quitte à choisir entre le visage et les ongles… Rien d’autre à rajouter, mise à part que le cauchemar est de retour et qu’il n’est pas prêt de repartir, apparemment..

Lisou - 27 septembre 2013

Il ne faut pas que tu le vois comme ça, tu vas réussir à te ressaisir ne t’inquiète pas, tu pourras bientôt te réveiller de ce cauchemars, « les rechutes font parties de la guérison » ne l’oublie surtout pas.
Essaye de te dire que Ok, c’est vrai tu as touché, mais maintenant reprend toi, vois ça comme un mauvais cap, une mauvaise période à passer et puis ça ira mieux 🙂
Courage ! Résiste et ne touche plus ! Ca arrive à tout le monde et il y a pire dans la vie 🙂 RELATIVISE même si c’est plus facile à dire qu’à faire mais en tout cas, te torturer l’esprit, voir négatif et culpabiliser ne te ramènera à rien.
Pense à autre chose et tu verras, tu arriveras à surmonter ça, courage courage courage !!! 😀

246. Romeo-de-la-bastille - 27 septembre 2013

40 ans est toujours poursuivis par cette manie et aussi par cette bactéries de merde, sauf que moi je suis un homme. Soit si les labos nous trouvent pas un bactéricide costaux c’est fini d’avance. En faite y toucher ne fait qu’empirer les choses, il faut vider les pores gênante sans faire de lésions et puis s’habituer a ne pas y toucher, au début un jour, puis deux, puis avec le temps une semaines, deux semaines voila, j’en suis la… bon courage, soyez tolérante avec votre peau.

247. Anonyme - 28 septembre 2013

Habituellement je venais lire des commentaires ici aprés m’être torturée, pour me rassurer un peu et me donner espoir. Aujourd’hui c’est différent, je ne suis pas là pour me rassurer, mais pour vous rassurer vous tous, car oui on peut aller mieux. Je n’ai jamais écris dans des forums, mais je m’étais fait la promesse de le faire quand je serais guérie. Oui je me sens capable aujourd’hui de franchir cette grande étape positive pour moi, car même si je n’en suis pas 100% guérie, j’ai aquérie depuis suffisamment longtemps toute la fierté requise pour compléter ma guérison. Autrefois, je n’aurais pas lu tout ce commentaire en me disant que cette fille là n’est surement pas en aussi piteux état que moi, que pour s’en sortir il faut être le résultat d’un miracle ou bien ne pas être si malade que ça. Évidemment, on peut difficilement se comparer. Pour les faits, j’en suis atteinte depuis l’âge de 13 ans, j’en ai maintenant 22. Je n’aurais pas eu d’acnée si je ne me l’étais induit moi même, ou peut être juste un bouton de temps en temps.J’ai hypothéqué ma vie sociale d’adolescente en refusant trop régulièrement des invitations en trouvant plus simple et sécuritaire de rester dans ma chambre au sous sol. Au contraire de ce que vous pourriez pensez je n’étais pas une ado isolée, j’ai toujours été parmi les filles populaires. Dans la vie de tous les jours je me maquillais pour camoufler les dégats ( combien d’heure de sommeil ai-je perdu afin de me lever pluts tôt que le reste de ma famille et d’être maquillée avant même que quelqu’un d’autre soit levêe?!) mais ça induisait un stress social; j’avais peur qu’on remarque que je me maquillais pour camoufler des cratères( que je m’étais nécessairement fait moi même, car même la pire acnée ne fait pas ça). Donc j’ai caché mon mal être et mon apparence à ma famille, mes amis et mon copain pendant 8 ans.Je me demande comment personne n’a pu remarquer. Probablement qu’ils n’ont pas osés me confronter, alors que ça aurait pu me sauver bien avant. Je dirais que mon processus de guérison a débuté le jour où j’ai tappé sur google un truc du genre  » ne pas arrêter de péter ses boutons ». C’est là que j’ai appris que j’avais une maladie et que je n’étais vraiment pas seul. J’y ai vu aussi qu’on semblait difficilement pouvoir sans sortir par sois-même, mais il était hors de question pour moi de voir un psy. J’avais bien trop honte pour en parler, même à un psy. Mais il fallait que je fasse quelque chose, je sortais tout juste d’une crise et l’heure était au résolution. Alors je me suis dit ok je prendrai rendez vous avec un psy de l’école(gratuit) dès le retour à l’école. Je l’ai fait et je n’ai pas récu à parler de mon problème,mais j’ai fait un peu de message dans ma tête en réglant un problème de choc post traumatique. Ensuite, j’ai vu 5 psy différents, avec qui j’essayais d’en parler, mais toujours incapable. J’ai bien vu qu’il fallait que j’agisse par moi même et que c’était surement possible de guérir sans me dévoiler à un psy. Au moins ces derniers mon donné quelques pistes de réflexion. Depuis l’âge de 15 ans je suis en couple avec le même gars et nous habitons ensemble depuis l’âge de 17 ans. Vous vous douterez que ce n’était pas facile au niveau intimité. Il a voulu me quitter, ne comprenant pas du tout mes agissements et humeurs. C’est face à cette menace que j’ai joué le tout pour le tout. Je lui ai avoué en pleurant à chaude larmes ma maladie, en me disant qu’une explication l’insiterait peut étre à m’appuyer plutôt qu’à m’abandonner. C’est ce qui est arrivé! encore aujourd’hui c’est le seul qui connaisse mon secret et ce que ç’est apaisant de ne pas avoir à se cacher devant quelqu’un. Ensemble on a formé une super équipe tactique: retrait de tous les miroirs, mise en place d’un plan et suivi journalier de mes actions sur un tableau affiché dans notre appart. À chaque jour j’avais des défis à relever, qui me récompensait à la réussite. Bien vite la seule récompense d’une belle peau m’a étê suffisante. On parlait beaucoup aussi. De ça, mais aussi de tout et de rien. J’ai appris avec les psy à dire tout ce à quoi je pensais, même si ça parait pas important, c’est libérateurs. j’ai moi même élaborer un plan de saines habitudes à adopter; inscriptions à une activité sportive, à une activité de relaxation, à une activité artistique et à une activité communautaire. Ainsi, je suis occupé 4 soirs par semaine à des activité défouloire ou qui me font socialiser. La fin de semaine, c’est le plus dificile, car je n’ai pas de cadre. Je suis générallement avec mon copain ou des amis et je garde un moment seule avec moi même( comme ce soir) ou je suis consciente d’être à risque, mais pendant lequel je pense à toutes les autres activités que j’aime qui viendront et que je ne voudrais pas manquer pour cause de  » pas sortable ». Alors pour moi la solution passe par le fait d’être occupé et ne pas avoir de miroirs m’aide beaucoup à la maison. Évidemment des miroirs il y en a partout ailleurs, mais l’apprentissage se fait plus facilement comme ça. Quand j’arrive devant un miroir maintenant, je ne suis plus habitué et je réussis à réfléchir au bon geste à poser.Prendre conscience de ces comportements à risques en faisant une grille journalière aide à prévenir par la suite. Par exemple, je sais que l’ennui seule chez moi est un facteur de déclenchement, alors j’évite cette situation en allant prendre un café au coin de la rue par exemple. Mon copain est un alié incroyable, il m’a comprise bien plus que je ne pouvais l’imaginer. C’est une chance pour moi de l’avoir et ce n’est peut être pas votre cas, mais saisissez ce qu’il y a de fort autour de vous et que moi je n’ai peut être pas. Ayez des passions qui vous donne le goût de vous lever et de continuer. Le plus dure c’est de commencer, par la suite l’engrenage part et la guérison se fait de jour en jour sans qu’on ne s’en aperçoive. Ça n’avance pas vite comme je voudrais ma guérison, et oui il y a des rechutes mais c’est quand je regarde globalement ce que j’ai accompli depuis cette recherche google, et bien je ne me reconnais plus! Voilà aujourd’hui ça fait un peu plus de 2 ans que j’ai fait cette recherche google et 1 ans que je ne me maquille plus (quelle plaisir!)

248. Jasione - 29 septembre 2013

Bonjour à tous,

Une première chose, le lien vers une psy qui s’est spécialisée dans la dermatillomanie et en vrai c’est incroyable, elle résume tout…

http://www.psychologue-riviere.com/dermatillomanie/

Autre chose, je suis venue sur ce site il y a 7 mois environ, j’y ai laissé un commentaire pour raconter mes travers, et je crois que cela a été le premier pas vers une guérison…
Je suis suivie par une psy géniale, à qui j’ai fini par dire très difficilement que j’avais un gros souci avec ma peau, et qui l’a reçu et compris avec une finesse rare.
Au vu de mon histoire perso, elle m’a envoyé vers un étiothérapeute, le docteur Le Boulleux, qui est dans le 12ème à Paris, un médecin qui a su comprendre pourquoi je m’infligeais cela, entre autre un choc très violent vécu par mon grand père quand il était enfant, qu’il n’avait jamais divulgué ni digéré, et que j’essayais de faire sortir inconsciemment de moi…
Cela fait 3 mois que je suis allée voir cet homme, et même si au début j’ai eu tendance à le prendre pour un énorme charlatan, je constate une amélioration de dingue, depuis cet été, je n’ai aucune crise, et je n’en ai même plus envie.
Bien évidemment, je ne veux pas crier victoire, parce que je sais à quel point ce truc est vicieux, et qu’il y a certaines dérives (épilation des jambes…) que je ne maîtrise pas encore parfaitement, mais il y a un changement indéniable…

Alors, ne pensez pas que vous pouvez vous sauver toute seule, faites confiance aux pros.

Et en tout cas un immense merci pour ce site qui m’a mené vers un grand mieux.

249. Justine - 4 octobre 2013

Bonjour à toutes et tous,
Hier j’ai fait une 1ere séance de laser CO2 fractionné non ablatif afin de diminuer voire d’éliminer mes cicatrices liées aux grattages incontrôlables de mes soi-disant imperfections …éviction sociale pendant 8 jours car il est vrai que je ferai bien peur aux voisins si je devais sortir! Il faut savoir que je m’étais jurée de ne pas toucher ma peau au moins 15 jours avant car le laser et les lésions c pas top, ben je n’ai pas résisté et j’avais donc quelques marques mais pas infectées. Ma dermato m’a fait la séance alors que je m’étais encore malmenée la peau et m’a avertie que les 48 heures qui suivaient la séance étaient déterminantes quant à la survenue d’une éventuelle infection…arf, pour l’instant tout va bien et je suis le protocole de soin à la lettre! Bref, je suis sceptique quant au résultat final mais j’espère qu’il s’agira pour moi d’un élément déclencheur pour stopper cet enfer…En parallèle, je suis une psychothérapie avec une psychologue depuis 4 mois et j’avance doucement sur le chemin de la guérison enfin je l’espère…Je poste ce message car grâce à ce forum, je me suis rendue compte que je n’étais pas seule à connaître ces mêmes souffrances et vos témoignages sont très enrichissants. Concernant le dernier commentaire de Jasione, j’ai découvert ce qu’était un étiopathe en faisant des recherches plus approfondies sur le net…merci, car il se peut que je puisse y recourir en complément de ma psychothérapie! Je cherche désormais un maquillage couvrant pour reprendre le boulot dans 10 jours et je ne sais quelle marque prendre…avez-vous des idées ?
Je tacherai de vous donner des nouvelles de l’évolution de mon « nouveau visage »…
à bientôt

Julie - 5 octobre 2013

Salut Justine !

En ce qui concerne le maquillage je te conseille la gamme « Dermablend » de Vichy, c’est le fond de teint le plus couvrant que j’ai pu essayer.
Sinon « Toleriane » de la roche posay est très bien aussi :).

250. Justine - 5 octobre 2013

Salut Julie et merci ! Depuis hier, je regarde sur le net et c bien cette marque qui ressort. Au niveau de la teinte, je suis hésitante car ayant une carnation claire je voudrais savoir s’il est préférable de prendre la teinte la plus claire ou inversement. J’hésite entre 15 OPAL ou 25 NUDE…

251. une ancienne - 5 octobre 2013

et bien oui la guérison est si fragile…j’ai tenu si longtemps et un gros stress , une rupture…et tout ce que j’avais réussi à construire, à réaliser s’est écroulé…je ne rêve plus d’une guérison partielle…je voudrais tellement atteindre la paix intérieure…ttes les stratégies ; les TCC etc…j’ai mené une guerre contre cette maladie…qd je tenais bon , je tenais juste bon… toujours sous tension…fragile…je veux guérir, ne plus avoir cette obsession, pouvoir me dire ba oui j’ai des boutons et alors on maquille et hop ca ira mieux! je ne m’autorise aucune relation durable avec un homme tant que je ne serai pas guérie…car cette maladie est un enfer pour moi et le sera pour l’autre… d’habitude j’aime rassurer les personnes, donner de l’espoir …aujourd’hui je dois avouer que je suis en plein désespoir… je vais voir un psy, une dernière tentative, demander un traitement peut-être mais je refuse de continuer à vivre ainsi… c’est trop dur…et je me sens si seule …

252. Justine - 6 octobre 2013

Pour répondre au précédent message, il est vrai que nous sommes fragiles mais pour autant ça ne doit pas nous empêcher de vivre !…Je suis avec mon ami depuis 15 ans qui sait ce que je m’inflige et il reste malgré cela donc on n’est pas qu’un physique non plus! Puis bizarrement, j’ai jamais eu de difficulté avec la gente masculine et j’attire pas les plus moches pourtant, mon copain d’ailleurs n’est pas mal du tout !Je suis comme toi également, toujours sous tension et le lâcher-prise, je ne connais pas vraiment mais y aspire. Je suis pas d’un naturel optimiste mais je compte y tendre via la psychothérapie entre autres. Aujourd’hui, en raison des suites de mon laser CO2 je ne triture pas les parties lésées donc les joues mais j’ai un peu focalisé sur mon nez et j’ai pas pu m’empêcher d’en extraire les impuretés mais j’ai fait en sorte de ne pas causer de dommages donc me suis arrêtée avant l’acharnement…Allez courage, sur ce forum on connait tous les mêmes souffrances et nous nous devons de nous soutenir et d’accepter que la voie de la guérison ne va pas être facile à atteindre mais qu’on va s’en donner les moyens !
à bientôt

253. une ancienne - 6 octobre 2013

oui c’est pareil je n’ai jamais eu de difficulté à rencontrer des hommes mais je veux pouvoir être bien pour moi et non plus pour quelqu’un, pouvoir vivre justement et simplement… je rejette cette maladie au plus profond car oui nous ne sommes pas qu’un physique mais il faut être honnête qd les crises sont très importantes , que l’on a le visage défiguré comme cela a pu m’arriver, cela brise le lien social car oui le « handicap » fait peur et lasse…ton ami est là et c’est vraiment une grande chance …pour ma part, je refuse d’être un boulet pour qui que ce soit…je sais c’est dur comme mots mais c’est comme cela que je me vois car je ne m’en sors pas … j’aimerais avoir un jour des enfants être avec un homme qui connaisse mes fragilités mais ne les subisse pas… je vais encore me battre mais je continuerai de refuser sans la nier cette maladie… 16 ans qu’elle m’accompagne…je veux m’en libérer…cette année je vais tenter ttes les démarches et même celles de l’esthétique aussi (peeling ou autre ») mais je veux me libérer de ttes ces angoisses…car je refuse de passer à côté de la VRAIE vie…je me trompe peut-être mais celle que nous menons ressemble plus à un enfer déguisé en un quotidien presque normal… bref courage lachez rien, ne vous dites pas que l’on peut vivre ou dois vivre avec cette maladie…allez voir un bon dermato ca commence par là , psy, et TCC, et même hypnose tt ce qui pourra vous éloigner définitivement d’elle 🙂

254. Justine - 7 octobre 2013

Bien, je préfère ce raisonnement plus positif ! Personnellement ce qui me gâche la vie c que g l’impression de penser qu’à l’état de ma peau et ça m’empêche d’avancer dans d’autres projets que je pourrais avoir si j’avais pas cette obsession en tête en permanence. Quand je vois quelqu’un, inconsciemment je regarde l’état général de sa peau…Arf, il est vrai qu’il y a quand des trucs plus intéressants à faire dans l’existence et j’espère régler cette pathologie pour enfin regagner confiance en moi pour construire de vrais projets (boulot plus intéressant entre autres). Je n’ose pas me lancer car peur de l’échec et forte mésestime de moi-même. Aujourd’hui, je constate que ma nouvelle peau vient de faire son apparition J+5 après mon traitement laser CO2 ! c rosé et je constate un lissage de mes cicatrices et je suis certaine que si j’arrive à ne plus malmener ma peau, je pourrais retrouver un visage dit dans la norme !! J’ai vu sur le net qu’il existait pour atténuer les cicatrices une technique de traitement avec un appareil manuel que l’on peut utilisé à la maison appelé Derma roller ou needle roller. Est-ce que quelqu’un connait et a essayé cette méthode de traitement?
A bientôt

255. Lisa - 5 novembre 2013

Bonsoir à tous et à toutes,

Quel plaisir de tomber sur ce blog, d’en dévorer ses pages et de lire vos témoignages !,
Je n’ai jamais eu une acné sévère mais suffisamment de quoi triturer sur mon visage. Et je me reconnais tellement dans vos propos, une pulsion incontrolable et je me défigure … Passée ma pulsion je plonge dans une phase de culpabilité et de mal être face aux dégats que je me suis infligée, je me dégoute … Je sais que ça me laisse des marques/cicatrices et c’est ça qui me blesse, je ne vois plus que ça sur mon visage, j’ai envie de me cacher, de me refermer sur moi même. Mais le lendemain je recommence de plus belle puisqu’après tout je suis déjà défigurée, pourquoi donc s’arrêter ?
Comme Justine je passe mon temps à analyser toutes les peaux que je croise dans la vie de tous les jours ou même à la télé en me disant « elle a une peau parfaite », « elle elle a pas de traces » etc ça devient une véritable obsession !
Tout ce que je viens de lire sur ce blog me libère vraiment ! Je viens de voir que je n’étais pas la seule, que cétait plus qu’une simple « débilité » de ma part, que c’était une « maladie ». En prendre conscience va m’aider à aller de l’avant, à tout mettre en oeuvre pour espacer mes crises.
En parcourant divers forum et site je vois aussi qu’il éxiste des solutions pour diminuer les cicatrices que je me suis affligée, savoir que ce n’est pas complètement irrémédiable me rassure.
J’espère être sur la bonne voie et vous souhaite à tous beaucoup de courage pour affronter vos pulsions !

A bientôt !

256. Justine - 9 novembre 2013

Bonsoir à ttes et ts,
suite à ma séance de laser CO2, 1 mois après, je ne constate pas forcément d’amélioration notable mais il semblerait que ce soit normal car les effets se feront définitivement ressentir au 6ème mois…Patience donc..en attendant, je tente de moins triturer mon visage mais j’ai pas échappé à quelques crises dont la dernière s’est déroulée ce soir mais sans grande gravité…Je suis « presque » une angoissée née donc dès que je ressens un stress plus intense j’ai tendance à passer à l’acte surtout lorsque le stress est lié à un fort sentiment de remise en question de ma personne. Je m’explique, dès que je fais une boulette au boulot par exemple, j’me trouve minable car souvent je fais des erreurs bêtes car je n’aime pas ce que je fais et le boulot qui pourrait, il me semble, me satisfaire davantage, je pense ne pas pouvoir être à la hauteur. J’ai un fort sentiment de mésestime de ma personne donc bonjour le stress généré !! j’ai investi dans un derma roller (petite roulette arborée de multiples petites aiguilles à appliquer sur la peau dont le but est de favoriser la production de collagène donc réparation des tissus) et j’espère que cette technique va aussi améliorer l’état de ma peau. Sachez que cette roulette est à manipuler avec précaution car ça fait un peu objet de torture mais personnellement je la passe sans appuyer et j’attends de vous faire des résultats sachant que pour l’instant j’en suis à seances (1fois par semaine)….Allez je vais me coucher, il se fait tard donc je vous dis à très bientôt en espérant que vous soyez sue le chemin de la guérison…
Bonne nuit !

257. fifi - 11 novembre 2013

bonjour à tous,
j’aimerai bien avoir vos conseils, car je doute de tout ce produit que j’utilise dans ce moment!; il y’a un moi je suis aller consulte mon dermatologue qui m’a prescrit ISOTRETINOINE pour mes boutons sévère pour qulques mois. il y’ a 7 ans que je commence avoir un ou deux par semaine ça continue jusqu’à maintenant où j’ai énormément sur les joues et là j’ai 26 ans. Ma derma m’a dit d’utilise la crème oil-free PAPULEX ça fait un mois aucun!.UN pharmacie m’a dit de prendre SKIN CARE GEL APPEAL là ça fait deux 5jours que je l’utilise mais je doute que sera un bon produit dans ce cas.
vous pourriez mes donner des conseils si vous connaisse ce genre des produit, j’ai peur que ça pourrait aggrave encore plus.
merci à tous

258. Hélène - 17 novembre 2013

Bonjour,

Je viens sur ce blog pour vous faire part de mon temoignage.
J’ai 27ans , je me gratte moi aussi le visage depuis plus de 10 ans mais depuis 1an j’ai beaucoup réduit et surtout je n’en souffre plus; ma peau va bien. je voudrais dc vous faire part de mon experience pour que cela puisse peut-etre aider quelqu’un (je sais bien que c’est différent pour chacun alors prenez dans mon recit que ce qui peut vous parler).

La premiere chose qui a changée c’est que j’etais en couple et j’ai enfin avoué a mon copain que ce que j’avais au visage c’etait moi qui me le faisait et pas une maladie de la peau comme il le croyait. Je peux dire que ca n’a pas été facile pour autant puisque au début il a eu très peur, que je puisse faire ca c’était effrayant. Quand j’ai fini par expliquer que c’était une compulsion, un TOC, ca lui a parlé et il s’est senti mieux. A partir de la il a décidé de m’aider. Je veux donc vous dire que c’est important de ne pas s’isoler, que si vous vivez seul il faut accepter de sortir de la bulle, demander de l’aide a des amis, à votre famille, n’importe qui qui puisse soutenir dans votre démarche car seul, ça demande des efforts difficiles et on est plus susceptibles de rechuter même avec des bonnes résolutions. Moi j’ai vécue seule très longtemps, et je refusais les visites à l’improviste, je me cachais tout le temps et ça n’a fait que progresser ma maladie. J’essayais pourtant réellement d’arrêter mais ces dernières années trop de stress; impossible de retrouver même une journée un visage correct.
Ca n’a pas été simple de laisser mon copain entrer dans cette sphère de mon intimité et je ne voulais pas lui dire pour la raison suivante aussi: je savais que j’allais perdre ce moment avec moi-même qui me faisait autant de mal que de bien (ca me détendait, comme tout le monde l’explique bien sur ce forum; pendant les périodes de stress j’arrivais à calmer mes angoisses comme ça). Je n’étais pas prête à une intrusion dans ce petit monde qui m’appartenait. La honte était aussi un gros facteur pour ne pas vouloir en parler. Et puis j’estimais que je devais résoudre ça seule. Sauf que je n’y suis jamais arrivée seule et que je culpabilisais de ne pas être assez forte. Aujourd’hui je le sais: j’avais besoin d’être soutenue et accompagnée.
Ca n’a pas trainé pour que mon monde soit chamboulé, a chaque fois que j’allais devant le miroir, mon copain était derrière moi ou il m’appelait pour me sortir de ma transe: je détestais ça: ça me rendait folle, ne pas être tranquille. Il n’a jamais cédé; chaque fois que je touchais mon visage je voyais que ça le rendait triste ou en colère: contre moi et contre lui même d’être impuissant à m’aider.
Ensuite j’ai du accepter de laisser tomber le fond de teint. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir sortir avec un visage ravagé visible de tout le monde. Pourtant mon copain m’y a encouragée et je vous conseille aussi de prendre votre courage a deux mains si vous êtes accro du fond de teint et d’essayer une journée où vous devez voir du monde de le laisser de coté. Ca a été insoutenable pour moi, je pleurais le matin avant de partir, je voulais me cacher toute la journée mais a ma grande surprise, personne n’a fait de remarque désagréable (pourtant il y avait de quoi), personne n’a fixé mon visage avec insistance: j’ai compris qu’avec mon fond de teint je ne trompais personne mais juste moi même: en fait en parlant avec les gens après j’ai compris que pour eux c’était plus bizarre de voir ma peau avec triple couche de peinture que sans rien. Je sais que même en m’en doutant je n’aurais jamais pu arrêter comme ça, que ça m’a fait me sentir très très vulnérable et que je me suis fait violence. Je ne suis pas sure qu’il faille forcement en passer par une méthode aussi directe mais pour moi ça a permis de m’aider.
Je voulais dire aussi que mon copain n’est pas la 1ere personne a qui j’avais parlé: il y a eu une amie dans le même cas que moi et puis ma mère. Je dois vous dire que ma mère était dans le deni de ce que je vivais et qui me faisait souffrir énormément et même quand je lui ai parlé, elle a minimisé ce qui m’arrivait et m’a dit que chacun faisait ce qu’il pouvait pour se sentir bien. Sauf que moi je me sentais mal en faisant ça et que mon état empirait. Je crois qu’elle pensait qu’en donnant de l’importance à mon grattage ça me renforcerait mes pulsions. Mais c’est faux et je le dis: c’est dur pour l’entourage proche d’admettre que vous êtes en souffrance, ne laissez personne minimiser ce que vous vivez, si certains ne peuvent pas accepter votre souffrance, parlez en a d’autres gens, encore et encore jusqu’a trouver la bonne personne qui saura vous comprendre et vous faire avancer dans votre démarche pour arrêter.
Je vais ajouter par rapport à ma mère que je soupçonne que ce soit la 1ere a m’avoir fait porter attention a mon visage, qu’elle m’a convaincue que si je ne mettais pas de crème à 12 ans j’aurais un visage de grand-mère à 30 ans. Cette fausse idée est restée jusqu’a récemment. Aujourd’hui je ne mets plus rien sur mon visage; même pas de crème car je suis dégoutée de tout ce que j’ai pu mettre toutes ces années et qui m’ont accéléré le vieillissement redouté au lieu d’aider ma peau. C’est peut être passer du tout au rien mais je ne peux plus.
Pourtant dans ma période ou j’arrêtais de mettre le fond de teint, j’avais encore besoin de mettre au moins de la crème sur le visage, parce que de toutes façons je voulais encore y toucher alors il me fallait un palliatif. A ce moment la, ça me calmait de faire le geste, de me dire que je prenais soin de ma peau. J’avais une crème qui sentait très bon et je gardais le tube toujours sur moi avec la conviction de réparer les dégâts. C’était une sensation nouvelle pour moi et je reste convaincue que sans ça j’aurais touché beaucoup plus mon visage. Avec le temps j’ai laissé tomber la crème, j’ai arrêté aussi le savon sur le visage tous les matins (je grattais encore sous la douche avec le savon).
J’avais atteint un tel point de dégradation du visage avant de ne plus toucher que les marques sont restées très longtemps et j’avais peur de garder ca a vie et de n’être jamais contente de mon visage. J’ai mis des mois avant de commencer à être contente du résultat et le temps m’a appris a faire confiance en ma peau qui s’est remise petit à petit, à son rythme et plus à celui que je voulais lui donner. J’ai eu bcp de moments de découragements mais aujourd’hui je suis bien dans ma peau.
Ce qui a été déterminant dans ce processus c’est que mon copain ne me laisser jamais tranquille dans mes moments de craquage (de plus en plus courts) et sa tristesse ou sa colère ont remplacées les sensations positives que j’avais en grattant. Le grattage est bien vite devenu le synonyme de soirée triste ou scène de ménage et je pense que du coup je n’avais vraiment plus de raisons d’aller devant le miroir car ca ne me calmait plus du tout, ça créait de la tension dans mon couple et c’est tout.
Je sais que dans mon cas, cela a dependu beaucoup de mon copain et de sa personnalité tenace. Mais je suis sure que pleins d’autres gens peuvent aider de differentes manieres et je vous souhaite a toute de trouver la bonne méthode. A celle qui réussissent seule, je vous tire mon chapeau et je vous dis toute mon admiration pour votre courage et votre volonté.
A celles qui prennent le chemin de la guérison (meme si on sait qu’on touchera tjs un peu de tps en tps) je vous encourage à croire qu’il n’y a pas de fatalité, et que vous avez en vous la ressource suffisante pour y arriver. Mon 1er et dernier conseil: parlez.

259. Lili - 20 novembre 2013

Très beau témoignage! Merci de nous l’avoir fait partagez, ca donne de l’espoir.
Moi j’ai voulu prendre de nouvelles resolutions en septembre etant donné que je commençais des études, dans une nouvelle ville, de nouvelles personnes. Mais j’ai également arreté la pillule dans les mêmes temps ( je veux essayer de supprimer tout ce qui peux inhiber l’acné pour revenir de plus belle une fois arrêté ) ce qui m’a donné de gros boutons. Donc qui dit rentrée et nouvelles personnes dit stress, donc je n’ai pas pu m’empêcher d’y toucher. Un vrai carnage!
Je me reconnait totalement quand tu dis que tu n’acceptais pas de recevoir des visites à l’improviste.. Et je vis également seul..
J’essais de me valoriser de plus en plus, avant je ne voyais que du negatif vis à vis de moi,mais ce n’est pas toujours ca!
Ce toc installe automatiquement des barrières entre moi et les autres, j’essai aussi de les franchir, mais je suis convaincu que si je n’ai pas de copain aujourd’hui ( et d’ailleurs presque pas eu ) c’est à cause de l’etat de ma peau et tout ce qui s’en suis.
J’ai essayé d’en parler à ma mère, elle ne m’a pas pris dutout au sérieux quand je lui ai dis que c’était un toc et a totalement minimiser les faits ( je me fais trop d’idées, je suis compliqué… ). J’en suis donc rester là..
Le fond de teint j’en suis aussi accro depuis mes 13 ans, j’essai de passer au poudre minérale mais je sais que si je devais sortir sans fond de teint je serais dans le meme etat que toi.. Je suis en quelque sorte prisonnière de ma peau.
Mais j’ai espoir à m’en sortir, je pense que dans mon cas, ca ne sera qu’en retrouvant une bonne estime de moi que je supprimerais petit à petit toutes ces habitudes.
Je vais dans quelque temps essayé une seance au laser, pour diminuer l’acné et les cicatrices, je porte beaucoup d’espoir là dessus..
Si quelqu’un connait je suis preneuse de témoignage :).

En tout cas Helene, contente de voir que la guerison existe, continu comme ca tu as l’air très bien partit 🙂

260. Anonyme - 20 novembre 2013

Bonjour !! Je suis atteinte de la dermatillomanie depuis une dizaine d’années, avec des hauts et des bas, et j’ai appris ce que c’est.. dimanche passé.

Je suis donc en début de « cure », et cette fois-ci sera la bonne, je l’espère. On dirait que le fais de savoir que je ne suis pas seule et que c’est une maladie – c’est pas juste moi qui suis « lâche », ou stupide de me toucher la peau sans arrêt… Ça m’a donné un nouveau regard sur la chose. J’ai toujours pensé que j’avais juste un problème de peau (boutons surtout) et que je n’arrivais juste pas à ne pas y toucher. Je cherchais les produits miracles contre les boutons, les bonnes crèmes hydratantes pour les plaies et « croûtes », etc. Je sais maintenant que c’est surtout ma tête et mon coeur que je dois apaiser. Pas juste ma peau et mon acné…

J’ai lu plein de témoignages et tous m’ont rejointe. Nous traversons chacun/unes plein d’épreuves pas faciles et cette maladie (qui est souvent la pire épreuve en soi) n’aide franchement jamais le reste… alors je vous dis : ne lâchez surtout pas !!! On fait tous et toutes des erreurs, on dérape parfois plus souvent qu’à d’autres moments, mais il faut en apprendre et en ressortir la tête haute, le plus possible… (Plus facile à dire qu’à faire quand on a la face en champ de fraises !!)… et penser au jour où tout cela sera fini. Si des gens sur la planète arrivent à arrêter la drogue, la cigarette, l’alcool, toutes ces dépendances monstrueuses et auto-destructrices… Nous aussi on peut y arriver !!!

Bon, alors j’ai regroupé les trucs que j’ai vus ici et là sur les sites internet (ou que j’ai développés avec les années, quand parfois j’arrivais à être moins pire qu’en ce moment) pour quelqu’un qui commence la « cure » :

#1 Préparation mentale !!!
Avant d’entrer dans la salle de bain, avant de me laver le visage/me maquiller ou tout simplement, de regarder dans un miroir : je m’arrête, je prends une minute ou deux pour respirer à fond, me concentrer, me parler : je me dis « Dans quelques instants, tu vas voir plein d’imperfections en te regardant dans le miroir, mais tu ne les toucheras pas. PAS UNE SEULE ». Je m’imagine un objectif de peau parfaite ou intouchée du moins, ou je sors une photo de ce à quoi mon visage ressemble quand je cède – personne ne veut ressembler à ça !!!
J’ai aussi lu un truc sur un site qui parle des tics nerveux, et c’est vraiment intelligent je trouve. Il faut trouver un geste « incompatible » avec le tic ou le geste qu’on veut éviter. Il faut faire quelque chose qui rend nos mains incapables de toucher aux boutons et tout. Donc, avant de regarder le miroir je me prends les mains ensemble bien solidement, pour vraiment pour avoir conscience de ce que mes mains font, avoir le plein contrôle sur elles, et dans cette position elles ne peuvent rien triturer. Quand je me sens prête, je vais devant le miroir, les mains toujours agrippées ensemble et j’observe mon visage pour essayer d’accepter ce que je vois. Si je vois que je suis bien solide mentalement, je commence mon maquillage ou autre truc qui implique de toucher le visage. Oui, tout ça est un long processus, mais c’est bien moins long qu’une crise de 2 heures au final – plus le temps de se maquiller pour camoufler ensuite !!! À date ça a marché, j’ai des gros boutons bien pleins et bien affreux qui « m’appellent » dans mon front et je les regarde avec envie, mais détermination : je ne leur ai pas touché !!! Jamais je n’ai laissé un bouton tranquille auparavant ! Si je vois que j’arrive pour y toucher malgré tout, soit je recommence le truc des mains, soit je recule vite du miroir et je passe vite à une autre activité, je me dis alors que c’est que c’est juste pas un bon moment pour être devant un miroir, ça ira à plus tard ! Quand l’envie est passée je me mets un produit anti-acné sur les zones pas jolies.

#2 Déplacer le toc sur un objet
Pour éviter de me gratter la tête, le cou et le front pendant que j’étudie ou fait une activité où je suis très concentrée : je passe l’envie de gratter ma peau en me défoulant/grattant sur une lime à ongle. Résultat : mes ongles sont tous doux, arrondis, et très courts (donc moins capables d’arracher quoi que ce soit). Ça occupe vraiment mes mains, qui habituellement vont automatiquement à ma peau du visage quand j’étudie. Si les ongles ne sont juste plus capables d’en prendre parce qu’ils ont été limés au maximum, je me trouve un autre objet pour occuper mes mains, un élastique, une barrette à cheveux, un petit bout de papier à déchirer et torturer, peu importe… Bref, je ne laisse pas mes mains sans occupation, sinon ce sera ma peau qui les occupera.

#3 Mettre des obstacles
Je porte un foulard ou une tuque sur la tête qui couvre tout, les oreilles, le front, les cheveux quand je suis chez moi pour que, si l’envie me prend de me gratter la tête, mes ongles rencontrent le tissus plutôt que le cuir chevelu, et ça me rappelle que c’est interdit. Sinon, cet été j’avais essayé d’arrêter et je portais toujours des gants à la maison (il faut être prête à prendre les moqueries quand on n’habite pas seul 🙂 ) mais pour étudier ou travailler à l’ordinateur, c’est moins pratique…

#4 Motivation
J’ai décidé que dorénavant, je me mettrai toujours un petit papier dans le milieu de mon miroir à maquillage avec un objectif à court terme : pour cette semaine ça me rappelle que vendredi soir, j’ai une sortie avec des amis. Alors, chaque fois que je me regarde de près, je vois le papier et je me dis : si je tiens jusque là, ma peau sera plus belle devant les amis et je passerai une meilleure soirée, plus en confiance. Bien entendu, je devrai me trouver un autre objectif très imminent, dès vendredi, parce que sinon, je vais « enfin » m’acharner sur mes boutons dès la sortie terminée, telle que je me connais !

#5 Auto-analyse et suivi
J’ai commencé à tenir un journal pour bien analyser quand est-ce que ça me prends le plus, qu’est-ce qui déclenche les crises ou les grattages intenses, qu’est-ce qui aide ou pourrait aider à passer… Bref, je me fais un compte-rendu quotidien pour voir les progrès ou les points à améliorer… J’avais déjà essayé, par le passé, de noter dans un calendrier chaque jour si oui ou non j’avais touché ma peau, mais ça n’avait pas marché, car je me décourageais de voir tous les « non » se suivre pendant les périodes plus difficiles, et finalement j’abandonnais. Il faut être plus nuancé que cela je crois, et voir les progrès même quand on fait des erreurs. Je peux donc mieux me comprendre et voir ce qui fonctionne mieux, etc. Bref, personne ne nous connais ou comprend mieux que soi-même alors on est son meilleur psychologue !

#6 Avoir des complices de confiance
J’ai parlé à deux personnes de confiance qui me connaissent bien et avec qui je me sens pas jugée. Je leur ai exposé mon problème en détail et leur ai montré les sites internet sur la dermatillomanie, acnée excoriée (elles avaient déjà, bien entendu, remarqué ma manie; mais elles ne savaient pas que c’était une maladie et elle n’avaient pas entièrement compris l’ampleur des impacts que ça a sur ma vie). Je leur ai juste dit de m’encourager un peu, à des moments clés de la semaine où je sais que je flanche plus souvent. Je me confie quand je suis fière d’un progrès ou quand j’ai trop de stress dû à cela et au reste. Elles sont autorisées, quand on est ensemble et qu’elles remarquent que je passe beaucoup de temps dans la salle de bain, à venir vérifier ou intervenir si elles veulent (mais je garde en vue que c’est à MOI de m’occuper de mon problème, il ne faut pas tout porter sur les épaules des autres, qui ont leurs propres problèmes déjà !) Aussi, ça fait juste du bien de pouvoir en parler à quelqu’un qui nous aime, ça libère un peu la tension et la honte…

#7 Ne pas être seule ou équivalent
Tout d’abord, j’ai remarqué que lors des 10 dernières années, les seuls fois où mes crises étaient vraiment espacées (comme de plus de 1-2 semaines, pour moi c’est énorme), c’était quand je ne vivais pas à la maison, et en groupe. Par exemple, si je travaillais dans un camp et dormais dans une cabine avec une dizaine de filles, je n’allais certainement pas faire ça devant eux. Ça arrivait quand j’avais une journée de congé et que je savais que je n’allais voir personne… Alors il faut pas être trop isolée trop longtemps, si possible. Bien entendu, on ne peut pas être entourée en permanence !!! Alors, c’est tempsi-ci je vis seule, et quand il n’y a personne pour me gêner, me surveiller ou m’encourager, j’ai pensé à un autre moyen : quand je sais que c’est un moment à risque (comme le maquillage, ou les soins du visage le soir), je me mets une alarme aux 3 minutes environ, qui est chargée de me rappeler à chaque fois que je suis pas censée toucher ma peau pendant tout le temps que je me maquille… Bref si je fais une crise et que j’entre dans l’état de « transe », (ce qui n’est pas encore arrivé depuis que j’utilise ce truc) j’ose espérer que cette alarme saura me faire retrouver mes esprits à temps pour que je m’arrête sans avoir tout ravagé… C’est sûr qu’une fois qu’on a commencé, il est difficile d’arrêter, et même si on arrête, la tentation de revenir au miroir un peu plus tard pour terminer le travail est toujours là.

#8 Avoir des produits recommandés ou prescrits qui fonctionnent pour nous
Les masques d’argile ou hydratants, les produits contre l’acné, les crèmes hydratantes… J’ai plein de produits qui fonctionnent plus ou moins bien : des produits pour assécher les boutons, resserrer les pores (pour ça, rien n’est vraiment efficace de mon expérience, et les pores sont mon plus grand point faible déclencheur de crises !!!) hydrater, calmer, apaiser, etc etc. J’essaye souvent de nouvelles choses, mais au final j’ai mes produits fidèles et ma routine en laquelle j’ai confiance. Le problème n’est pas tellement là. Mais mon acné n’est pas sévère en soi… Vous le savez aussi bien que moi, on se crée nous-même les boutons, les infections, les bosses et les croûtes en touchant et triturant tout et rien. Si je n’y touchais pas, je n’aurais que quelques boutons et pores dilatés et voilà. Je sais donc que ce n’est pas sur les produits que je dois investir le plus d’espoir, mais sur la cure de mon TOC…

#9 Plein d’autres petites astuces…
– Ne pas ouvrir les lumières de la salle de bain quand on se démaquille
– Se garder une distance de « sécurité » avec les miroirs, ne pas se regarder à moins d’un mètre par exemple.
– Avoir des petites récompenses quotidiennes pour se choyer et se féliciter des progrès
– Passer son envie de satisfaction et d’endorphine sur le sport et activités qu’on aime
– Se mettre belle : cheveux, vêtements, bijoux, pour se dire que notre peau n’est pas notre seul aspect physique qui compte.
– Un truc plus extrême : se filmer pendant une activité quelconque (comme étudier, être à l’ordi) pendant.. 30-40 minutes pour ensuite observer notre manie : j’ai fait ça une fois, il y a longtemps, je regardais un épisode sur l’ordi. Ça m’avait marqué de voir que mes mains grattent tout, et tout le temps, alors que je pensais avoir été plutôt immobile tout ce temps !!! Alors, quand je suis en public, ça me revient parfois : je me dis que les autres gens voient tout cela quand ils me regardent, et je suis plus dissuadée de me gratter la tête et le dos et tout. Ce qui pourrait être encore pire et plus instructif, c’est de se filmer pour se voir de l’extérieur pendant une crise, pour pas être dans la transe et voir le phénomène de l’extérieur… et voir toute l’ampleur des dégats que ça fait au fur et à mesure, mais ça c’est moins évident, surtout qu’on ne veut pas faire de crise justement.
– Bien manger et s’hydrater, évidemment : une alimentation saine et pas pro-acnéique (le gluten et les produits laitiers seraient reliés, mais juste pas de fast-food doit aider beaucoup !!), et une hydratation qui prévient les peaux sèches qu’on a envie d’arracher…
– Lire les forums et témoignages, et partager son histoire. On sent qu’on est en équipe avec toutes les autres qui en souffrent avec nous, et qu’on est plusieurs pour s’en sortir, et non pas seule.

Voilà, mon message est vraiment long mais j’espère que ça saura aider au moins une personne qui vit aussi cet enfer. J’ai l’impression que d’arrêter la manie, c’est vraiment une guerre. Il faut s’armer de tout ce qu’on peut, ne pas se sentir seule et découragée, il faut remonter la pente quand ça va moins bien, et gagner un petit pas à la fois !

Je viens de passer 3 jours entiers sans rien toucher (sauf mon crâne que j’ai gratté un peu à l’école, et ma bouche que j’ai arraché quelques peaux… ce que je considère vraiment pas trop mal !!). Les deux premiers jours, ça été épuisant, je regardais constamment mes mains qui n’avaient qu’une envie, soit aller gratter quelque chose. On dirait que le fait de maintenant savoir que c’est une maladie m’a ouvert les yeux et je réalise à quel point je ne donne jamais de répit, jamais, à ma peau. Chaque moment devant le miroir est un gros combat contre moi-même, d’où la préparation psychologique avant. Mais j’ai tenu un bon 3 jours, c’est bien !! J’espère que ça va devenir 3 semaines, puis qui sait, 3 mois, 3 ans… Une chose à la fois !! Je veux vivre ma vie et arrêter d’être celle qui ne veut pas qu’on la regarde. Je veux être bien dans ma peau – et dans ma tête ! Et aujourd’hui, c’est une bonne journée, l’envie est moins prenante et je suis optimiste. Je suis donc venue partager tout cela ici, je sais qu’on se comprend ! Je vous encourage tous et toutes et on va y arriver !

261. Justine - 24 novembre 2013

Bonjour à toutes et tous,
Je viens vous donner des nouvelles suite à ma 1ere séance de laser en octobre dernier. Franchement, je ne vois pas d’effets notables sur mes cicatrices et la dilatation de mes pores. Il faut peut-être encore attendre que la production de collagène se fasse et les effets définitifs sont perceptibles au bout de 6 mois donc patience… Néanmoins, je dois dire que je maltraite bien moins mon visage. Les crises rencontrées sont moins longues et moins fréquentes mais la tentation est toujours là de retirer le moindre point noir et autre soi-disant aspérité qui me paraissent ENORMES alors qu’il n’en est rien si on réfléchit bien….Les dégâts causés par le triturage compulsif est bien plus conséquent nous le savons tous mais bon…
Aujourd’hui, je viens de faire une séance de derma roller à domicile et j’espère que cette petite roulette pouvant paraitre barbare va enfin lisser mes cicatrices. Depuis que je l’utilise, j’ai moins la tentation de malmener mon visage car je suis concentrée sur cette séance qui demande attention et précautions d’hygiène scrupuleuses (désinfection du derma roller, nettoyage et désinfection du visage….). Pour l’instant, je le fais une fois par semaine depuis 3 semaines donc à suivre pour les résultats constatés.
En parallèle de cela, je suis toujours une thérapie avec psychologue et j’ai abordé ce souci entre autres…
J’espère encore une fois qu’on va arriver à maitriser notre folle tentation qui nous gâche bien l’existence…
Bon courage à ttes et tous !
à bientôt

262. Lilie - 14 décembre 2013

Bonjour à Justine, Jasione, Hélène, et « l’anonyme » du 20 novembre et tous les autres compagnons de galère…
J’ai eu plaisir à vous lire ; vos témoignages montrent à quel point vous êtes des personnes sensées, sensibles, lucides… et courageuses. Je trouve que vous décrivez avec précision et clarté votre mal et votre lutte.
J’ai senti la nécessité de revenir sur ce site (que j’ai découvert en février dernier suite à la fameuse émission faisant le portrait d’une femme atteinte de dermatillomanie) car j’ai bien compris que je rechutais récemment… alors que je m’étais « tenue à carreau » pendant plusieurs semaines, et avec quelle satisfaction ! : une peau plus jolie, un teint moins brouillé, une estime de moi en hausse ! et puis les tracas, le stress sont revenus, et avec eux cette manie si pénible, usante, accablante… Merci pour vos écrits qui m’ont insufflé du courage.

263. justine - 31 décembre 2013

Bonsoir à ttes et ts,
Avant d’attaquer une nouvelle année qui je vous la souhaite, année de la guérison, je viens vous donner des nouvelles de ma peau. Mes cicatrices se lissent doucement mais rien de spectaculaire. j’ai un peu craqué y a 2 jours et me suis créée une nouvelle marque dans le cou alors que mon visage est presque nickel…Dur de ne pas replonger mais qu’il est agréable de ne plus s’acharner des heures voire des jours sur mes imperfections. Il y a encore un gros travail à fournir mais j’y tends et ma psychothérapie en parallèle m’est d’un grand soutien.
Allez, bon réveillon du nouvel an à tous et à l’année prochaine!..

264. chatana - 20 janvier 2014

Je viens de découvrir cette maladie suite à un reportage sur tellement vrai… alors je ne suis pas seule ! Et je ne pensais pas non plus que c’était une maladie….

Enfin du coup j’ai tout lu, et suis motivée plus que jamais pour ne plus craquer. Faut dire que j’ai craqué au début du mois et que j’ai une marque énorme à moitié infecté sur le menton… et tous ça pour 2 petits points noirs….><
Je suis un énième traitement pour l'acné depuis 2 mois et cette nouvelle crème marche assez bien, je suis donc bien dégoutée par la marque que je me suis faite.
Suite à ma lecture, je vais essayer de pas y toucher à nouveau (car elle à tendance à refaire des boutons) et ne plus rien toucher ! Tant pis si c'est un gros bouton, il faut que je tienne !

265. Anonyme - 21 janvier 2014

Bonjour à tous,
J ai 49 ans, et j’ai toujours eu honte de me gratter le visage, je ne savais pas alors qu il pouvait s agir d une maladie , voir meme d un toc… Je ne l ai appris que récemment .
Je souffre de dermatillomanie depuis l âge de 14 ans, cela fait donc 35 ans !
Toutes ces années j’ai eu honte de faire quelque chose de mal, que j avais pourtant du mal à maîtriser…
C est horrible, cela fait souffrir mentalement, même si sur le moment on en retire une intense satisfaction, mais on en souffre aussi physiquement ! Cela peut aller jusqu au sang …
Les cicatrices sont la pour nous le rappeler a vie…
Et la honte s accroît …
La honte aussi de devoir affronter le regard d autrui , de se couvrir de maquillage pour tenter de cacher les stigmates de cette compulsion ….
J ai honte de mon visage , alors qu a la base j étais jolie…
Cela me prend plusieurs heures pas jour…
Vos témoignages me touchent et du coup dédramatisent ma situation.
Le soucis c est qu au point au j en suis je n accorde plus d attention au fait que mon visage soit dévasté… Et donc je continue…
Depuis peu je me suis imposée un sorte de discipline , je ne m inflige plus qu une séance d une heure par jour , au lieu de 3 voir plus…
Je vais m en sortir progressivement, je viens de le décider, je pense que ma volonté peut m aider…mais vos écrits m ont insufflé une force supplémentaire , merci…

266. Anonyme - 22 janvier 2014

QUELQUES TRUCS, ASTUCES ET ENCOURAGEMENTS 🙂 !!!!!!!!

Bonjour tout le monde !

J’avais déjà écrit sur ce blog, et je reviens pour vous donner un peu de bonnes nouvelles, tous mes outils pour combattre la dermatillomanie et vous montrer qu’il y a de l’espoir !!!

Je gratte et excorie ma peau depuis l’âge de 10 ans, et maintenant j’en ai 20. À peu près toutes les zones de mon corps y sont passées plus ou moins sévèrement, et aujourd’hui, ça se concentre surtout sur mon visage et ma tête. J’ai découvert ce qu’était la dermatillomanie en octobre dernier (2013) et mes longues recherches sur le sujet m’ont donné des outils que je n’avais pas avant, toutes les autres fois où j’ai tenté d’arrêter (sans succès). De plus, j’ai commencé l’université cette année et je me suis dit : j’ai 20 ans, ça suffit, je reprends le contrôle de ma vie. Toute mon adolescence, tout ce temps, j’ai craint le regard des autres sur ma peau, et tout le maquillage du monde n’arrive pas à me redonner confiance.

Depuis octobre surtout, j’ai développé plein de méthodes pour m’aider. Mes épisodes de dermatillomanie sont moins fréquents et beaucoup moins sévères. Je gratte encore un peu tous les jours, j’excorie des choses ici et là, mais très peu : ça se tolère et j’y travaille sans relâche pour continuer à diminuer. Bien sûr, il y a des rechutes, mais elles arrivent de moins en moins maintenant, car je suis encouragée de voir mon visage s’améliorer. Ma peau guérit, une peau saine (ok, avec cicatrices, mais bon !…) prend peu à peu la place des plaies, croutes et des boutons infectés. Voici quelques trucs qui font toute la différence pour moi :

– Avoir des objectifs petits, réalistes :
J’ai toujours voulu arrêter. Seulement, avant, je me disais : je ne toucherai plus jamais à mon visage. La déception était plus grande chaque jour quand je réalisais que je l’avais défiguré une fois de plus. La différence, c’est que maintenant, je me dis : une chose à la fois. Par exemple, je me dis : « je n’ai plus le droit de gratter mon dos. » Quand une bosse est dans le dos, je ne me permets pas de la gratter. Puis, après quelques semaines, si ça va bien, une autre zone. J’ai ainsi éliminé : mon dos, puis mon torse, et maintenant mon nez est en plein progrès. Je me garde les pires zones pour plus tard : le cuir chevelu, le front, la mâchoire, ma bouche… Ces zones se portent plutôt bien, je leur touche beaucoup moins, mais je n’essaie pas de tout régler d’un coup. J’essaie d’être plus tolérante envers moi-même si ça arrive dans ces zones. Quand on est une éternelle perfectionniste, c’est difficile d’accepter qu’on ne puisse pas être toute parfaite tout de suite. Au moins, quand j’atteins un petit but mais que je le maintiens, je suis vraiment fière de moi, plutôt que découragée !!! Et ça fait que dans mes « crises » plus intenses, même si je suis en sorte de transe, je suis plus en contrôle. Par exemple, présentement je n’ai pas le droit d’excorier mon nez… C’est comme une espèce de ligne à ne pas franchir. Si je vois que je suis en train de m’attaquer à cette zone-là aussi, ça me met une sorte de frein, quelque chose dans ma tête me dit : « tu vas trop loin » et ça suffit très souvent à me ralentir et m’arrêter en pleine crise, ce qui est franchement encourageant. Je ne me laisse plus glisser au complet…
Je me fixe aussi des petits objectifs dans le temps : « tenir bon jusqu’à mon party d’après-demain ». 2 jours contre une vie entière sans gratter, c’est tellement moins épeurant !

– En parler :
J’ai maintenant du soutien de ma famille, de quelques amies de confiance et d’une psychologue (thérapie cognitivo-comportementale), ce qui m’aide beaucoup. Les journées où ça va très mal, je vais voir ma mère et lui parle de mes soucis, ou lui demande simplement d’être dans la même pièce que moi pour que je me sente moins isolée et tentée. Elle est très compréhensive. Les jours où je suis seule, je regarde des témoignages sur Youtube, j’écris dans un journal intime sur comment mon TOC et ma peau se portent et ça enlève un poids.

– Se faire un plan d’action CONCRET :
J’ai établi une routine PRÉCISE et structurée de ma toilette du matin et du soir (laver, tonifier, hydrater, produits d’acné ou maquillage… tout est classé en ordre) pour ne pas déraper en faisant n’importe quoi devant le miroir.

Aussi, voici ce qui fonctionne le mieux pour moi dans le feu de l’action : pour chaque type d’imperfection qui m’obsède (peau morte, croute, bouton, point noir…), j’ai noté (sur une feuille) de façon très précise le produit/crème de confiance qui aidera le mieux ce type d’imperfection sans l’empirer. Alors, je m’entraîne à remplacer systématiquement les gestes auto-destructeurs par des gestes bénéfiques : par exemple, au lieu de gratter et creuser la peau irrégulière, je sors ma crème hydratante préférée et l’applique sur-le-champ. Quand j’ai un bouton, je mets un certain produit opaque qui l’assèche (car je ne peux pas tolérer de VOIR le bouton sans le percer ! Il doit être caché !!!) et ne l’enlève qu’avant de me coucher/me maquiller s’il y a lieu. Bref, je réajuste ce plan selon ce qui fonctionne plus ou moins ; c’est important pour moi d’avoir un plan solide et fiable, en lequel j’ai confiance. Sinon, si le plan est trop flou ou si je n’y crois pas vraiment, mon cerveau réussira vite à me convaincre que le meilleur moyen de faire partir l’imperfection est de l’arracher au sang (le coquin).

– Réfléchir :
Si j’ai malgré tout une envie terrible de tout percer/gratter/ravager, j’essaye de trouver quelle est l’émotion ou l’événement qui me rend si anxieuse. En creusant un peu, c’est souvent le fait que je me dénigre qui se cache derrière tout cela (« je n’ai pas travaillé assez fort aujourd’hui, je suis en retard dans mes devoirs, j’ai mangé de la malbouffe, ma peau est laide », etc.). Alors, j’essaie de me parler : est-ce que le fait de « détruire » mon visage va m’aider à me sentir mieux ? Certainement pas. Est-ce que je vais vraiment faire partir cette imperfection en l’excoriant ? Non, elle sera en sang, enflée ou infectée !! Les bonnes journées, cela peut vraiment m’arrêter ou m’aider à me contrôler. Les moins bonnes journées, je fais cette réflexion après la crise, et je note quels ont été les facteurs déclencheurs dans un cahier pour pouvoir mieux me préparer à l’avenir, pour savoir qu’est-ce qui me rend vulnérable et à risque.

– S’encourager :
Je suis (et je ne crois pas être la seule) une personne énormément perfectionniste et critique envers elle-même. C’est sûr, sinon, je ne serais pas aussi intolérante et « violente » envers ma pauvre peau imparfaite !!! Alors, c’est sûr qu’il est difficile de se féliciter après avoir percé tous les points noirs de sa peau et en ayant l’air d’avoir été dévorée par une armée de moustiques ! Pourtant, j’ai remarqué que le fait de culpabiliser après un épisode ne fait que m’entrainer dans un cercle vicieux, et ce sont les journées/semaines où je suis la plus dure envers moi-même où je risque d’avoir plusieurs autres crises. À la place, chaque jour, je me dois de noter 3 points positifs : je m’encourage en regardant ce que je n’ai PAS gratté, plutôt que l’inverse. Je note chaque amélioration, chaque pas vers l’avant. Je marque des choses comme : « ces boutons, j’ai tenu 2 jours entiers avant de les percer, au lieu de le faire tout de suite. J’ai tenu bon 2 journées de plus que d’habitude. » Cela fait une énorme différence, je vous le dis !!! Sinon, c’est sûr qu’on va focusser sur le négatif et les améliorations passeront inaperçu. Au lieu de se trouver lâche et stupide d’avoir ce TOC, il faut se dire : je suis courageuse de vouloir affronter ce monstre qui est en moi et de vouloir le vaincre !!! Et ça ne se fait pas en 1 journée, 1 semaine, 1 mois… C’est un combat constant et difficile, c’est admirable de se battre ainsi, il ne faut pas baisser les bras malgré les défaites !!!

C’est ainsi que peu à peu, j’en suis venue à être aujourd’hui bien mieux avec moi-même et plus en contrôle. Je vois les progrès et je suis tellement mieux ! Je ne me demande pas l’impossible, soit d’arrêter tout. Je me demande de diminuer graduellement, et de ne pas me laisser entraîner par les rechutes, mais plutôt d’en apprendre pour mieux leur faire face.

Il existe aussi plein de trucs de base, comme fermer les lumières aux toilettes, porter des gants, se limer les ongles très courts, se faire des masques d’argile… Le problème, c’est que les jours où on se sent mal dans notre peau, on va gratter AVANT de penser à tout cela… J’ai toutefois mis des paires de gants un peu partout dans la maison et dans mes sacs d’école au cas où ; et j’ai mis un petit collant « Stop » sur l’interrupteur de la lumière de la salle de bain, ce qui me rappelle que l’allumer est risqué.

Je suis aussi constamment en essai de nouveaux remèdes contre l’acné (même si ma peau n’est pas dramatiquement acnéique et que je suis la première cause de mes imperfections, bien sûr…). Toutefois, je ne regrette pas tous ces sous et efforts dépensés, car parmi tous les produits, si j’en trouve un qui aide vraiment un type d’imperfection, il devient ma solution #1 pour remplacer mon envie de gratter cette imperfection. Je m’accroche à ma croyance que ce produit va réellement aider, que ce soit vrai ou non, pour que le geste de mettre ce produit calme mon anxiété et mon sentiment d’urgence. J’ai aussi des produits « après-crise », car je dois être préparée à cela aussi, après tout. Ils limitent les infections et apaisent les zones meurtries, mais surtout, me calment l’esprit et l’angoisse d’avoir rechuté. Tout cela est très psychologique, je le sais, mais bon ! C’est dans la tête que ça commence, c’est là que ça va finir aussi 🙂

J’ai également amélioré mes habitudes de vie : je mange le plus sainement possible et au lieu de 3 gros repas par jour, je diminue les portions et collationne entre (j’ai diminué les produits laitiers et le gluten le plus possible, car cela encourage l’inflammation et donc pourrait empirer l’acné… Bien entendu, il faut idéalement l’avis un médecin pour entreprendre une alimentation comme cela !), je fais de l’exercice, j’ai toujours une bouteille d’eau pour m’hydrater et je me maquille moins pour laisser respirer la peau. J’essaie aussi de moins m’en mettre à l’école et dans mes projets (ma vie très chargée est mon facteur de stress et d’auto-critique #1). En somme, tout cela a fait en sorte que mon acné a beaucoup diminué, et que ma peau est mieux hydratée, moins pelante, plus « lisse » (reste les cicatrices à combattre maintenant !). J’ai donc moins de choses à regarder, moins à gratter. Je me sens plus belle et j’angoisse moins en public ou devant un miroir. C’est un cercle vicieux, mais positif cette fois !!!

BREF !!! Après ce loooong message, j’espère avoir pu aider au moins une autre personne en partageant mes trucs… Tous les trucs qu’on trouve sont permis, qu’ils soient là pour s’empêcher de gratter ou plus profondément, pour calmer ses peurs… Il y a vraiment espoir, même si c’est énormément de travail sur soi, de discipline, d’auto-analyse, de hauts et de bas… Aucun(e) de vous n’est seul(e), et je vous encourage sincèrement. Ne vous laissez pas décourager par une mauvaise journée ou même, un mauvais mois : pensez aux meilleurs moments, ils existent aussi, et on veut tendre vers eux. Pensez au fait que la dermatillomanie ne vous définit pas. Elle n’enlève rien à votre valeur ni à votre beauté. Elle est une épreuve de la vie que vous allez accepter et surmonter à votre façon et à votre rythme !

Bonne chance 🙂

Laurie

267. Marie - 26 janvier 2014

Bonjour à tous !
Je viens de lancer un blog sur la dermatillomanie et sur mon expérience. Je souhaite vraiment le développer et pour cela j’ai besoin de vous. Il n’y a pas beaucoup d’articles pour l’instant mais je compte bien en ajouter très régulièrement. Mon seul moteur est de pouvoir aider celles qui souffrent de cette maladie donc n’hésitez pas à laisser des commentaires pour que je puisse améliorer mon blog ! Courage à toutes 🙂

268. Marie - 26 janvier 2014

J’oubliais le principal pour celle qui n’ont pas trouvé le lien du blog : tellementjolie.blogspot.com

Anonyme - 16 février 2014

Bonjour Marie,

Bravo pour le blog !!! Je suis allée le voir et c’est super !!! Ça fait du bien de lire des petits articles comme ça, on se sent moins seule 🙂

Laurie

269. Marianne - 3 février 2014

Bonjour à toi !

Je prépare un futur reportage sur la dermatillomanie pour l’émission « C’est ma vie ». J’aimerais suivre dans son quotidien, le temps d’un court tournage, quelqu’un souffrant de dermatillomanie afin de nous eclairer sur les pratiques, les conséquences, et surtout redonner espoir au futurs téléspectateurs en souffrant… Nous vous proposons également une aide, tant au niveau social, que pro ou médical.

Je suis joignable au 01 53 17 99 13 ou sur mon mail : marianne.mrp@gmail.com

270. Manon - 4 février 2014

Bonsoir, simplement pour dire merci, merci d’avoir crée ce site. J’ai 16 ans et depuis quelques mois j’ai enfin découvert que j’étais « réellement » malade (ça m’a fait un choque) bien que cela fasse quelques années que ça dur.. ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas, si peu connu. C’est bien de pouvoir enfin mettre un nom à cette maladie. Et le plus important c’est de prendre conscience que tout ça existe. Je vous souhaite à tous de guérir, vraiment. Je sais que ce n’est pas facile croyez moi, moi même je ne suis pas guérie, loin de là, mais j’essaie. Ce site est une révélation pour moi, je suis RE-motivé! On peut le faire, j’vous assure. Faut que notre volonté soit plus forte que tous nos problèmes.

271. clarisse - 11 février 2014

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord je tiens à remercier l’auteure de ce blog, grâce à elle, j’ai pu enfin mettre des mots sur ce que je vis, lorsque j’ai découvert ce site il y a à peu près un an. Grâce à ce site, j’ai compris l’ampleur de ce que je faisais, j’ai compris que ce n’était pas normal et qu’il fallait que je prenne les choses en main et aujourd’hui, j’ai un peu d’expérience que je souhaite vous faire partager pour toutes celles et ceux qui sont dans cette souffrance.
Pour vous décrire rapidement ma situation, j’ai 23 ans, et j’ai cette manie depuis l’adolescence, avec des périodes plus calmes quand je prenais androcur (mais j’ai arrêté) et l’habitude était toujours là. Par ailleurs, tout ce qui est dit dans ce blog est très vrai concernant le « profil » de la personne qui se gratte, je m’y retrouve vraiment.

Depuis quelques mois, j’ai pu prendre le temps de me pencher sur ce sujet qui nous pourrit la vie, et je suis allée consulter la psychologue qui s’occupe de ce trouble psychologique sur paris, malheureusement je ne pouvais pas poursuivre avec elle, puisque j’habite sur toulouse mais cette première séance m’a permise de discuter avec quelqu’un qui connaît le problème, et ça, ça fait beaucoup de bien. Lors de cette séance j’ai pris conscience que c’est une maladie qui empire et j’ai constaté ma progression : au départ, c’est le visage, ensuite, le décolleté, la nuque, le cuir chevelu (une véritable catastrophe), le dos, le bas du dos et même dans les derniers temps, je me grattais (et il n’y avait pas vraiment de boutons), les cuisses et les fesses. Bref, je vais essayer de ne pas être trop longue ^^. J’ai donc fait une psychothérapie avec une psychologue (et pas psychiatre, donc oui il a fallu « investir » une somme conséquente) sur toulouse. J’ai choisi une praticienne qui s’occupait des TCC (l’idéal), et avec laquelle j’ai fait de la sophrologie et de l’EMDR (et qui ne connaissait pas au départ cette maladie mais qui a très bien compris le problème). Ces techniques en fait m’ont permise de libérer le flot d’émotions contenues, et de comprendre que cette habitude était une manière de gérer mon stress, mon anxiété et toutes mes émotions finalement. Aujourd’hui j’arrive mieux à me contrôler et en fait, à ne plus en avoir besoin, car il y a deux facettes à cette maladie : d’une part le réflexe compulsif lorsqu’on ne se sent pas bien, pour exprimer ses émotions ou autre… et d’autre part, le rituel d’aller devant la glace, cette façon un peu bizarre de s’occuper de soi. Bref, je suis en voie de guérison maintenant, quelques crises encore par ci par là, mais cela va doucement en s’arrangeant, et le plus dur aujourd’hui est de voir ma peau pleine de rougeurs (et oui les cicatrices je ne vous le cache pas ne s’en vont pas du jour au lendemain… 😦 ) et d’accepter mes imperfections.

Alors pour terminer, j’aimerai vous un conseil : ne vous imposer pas des objectifs trop grands, du style « demain c’est bon j’arrête, je ne me touche plus » car pour avoir essayé à de multiples reprises, lors de la crise suivante, le désespoir et la honte en seront encore plus grand (oui surtout pour nous, grandes perfectionnistes….). Une chose que j’ai trouvée bien était d’arrêter sur les zones grattées des plus récentes aux plus anciennes (comme d’autres l’ont écrites sur ce site), et décrire vos exploits sur un journal et être fière de vous lorsqu’une zone n’est pas grattée depuis plusieurs jours. Soyez patients(es) avec vous-mêmes, ayez de l’autocompassion pour vous (imaginez ce que vous diriez à votre meilleure amie si elle était à votre place, vous lui diriez qu’elle est moche, et qu’on ne voit que ses boutons ? certainement pas… ;)). Trouvez un geste pour vous occuper les doigts lorsque l’envie monte. Un truc rassurant avec la télé HD aussi est de voir les acteurs avec pleins de points noirs 😀 ( par exemple dans Titanic je n’avais jamais remarqué avant, mais finalement, si vous regardez, leur peau est pas vraiment parfaite pourtant les deux acteurs sont très beaux… ^^), ne croyons pas toutes ces publicités de teint parfaits photoshopés….

Bref, j’ai encore pleins de choses à dire, cela dit c’est pour répéter ce que beaucoup ont déjà dit (perfectionnisme, timidité, soins….) mais si vous avez déjà lu jusqu’ici, je vous en remercie vous êtes bien courageux ^^. Je serais ravie de discuter par message privé si vous voulez, et je vous souhaite à tous et à toutes bon courage, sachez que vous n’êtes pas seul(es).
Clarisse

Anonyme - 16 février 2014

Bonjour Clarisse,

J’ai aimé lire ton témoignage. J’en suis un peu au même stade, en rémission zone par zone, tranquillement, avec des rechutes une fois de temps en temps. Quand j’ai des périodes de stress ou de tristesse qui sont intenses et spontanées, il peut y avoir une crise, c’est aussi la gestion des émotions négatives pour ma part qui le déclenche. Maintenant que ma peau n’est plus couverte de boutons et de croûtes, je fais face à un défaut que je n’avais jamais remarqué : les cicatrices, les rougeurs et reliefs laissées par tout ce grattage… Au moins, ce n’est pas quelque chose d’aussi apparent et ça se maquille bien… Et moi aussi, je suis souvent découragée par l’allure parfaite de la peau des acteurs, des mannequins, même de mes amies, qui ne semblent pas avoir un seul pore visible… Comme tu dis, à la télé ce n’est pas représentatif ! Il faut se concentrer sur nos autres atouts, et se rappeler que les gens qu’on aime et qui nous aiment n’en ont rien à faire de ces petits défauts 🙂 !

Bon courage et bravo pour les batailles gagnées 🙂 !!!

Laurie

clarisse - 17 février 2014

Bonjour Laurie,

Ton message me touche beaucoup, tu as tout à fait raison dans ce que tu dis. Je te souhaite bon courage à toi aussi et bravo aussi d’en être à ce stade de ne plus te gratter.
Pour gérer les émotions négatives qui déclenchent les crises, maintenant je fais de l’EFT et peut –être que cela pourrait t’intéresser. Je copie un lien qui décrit la méthode, cela peut paraître très ridicule au début (j’ai trouvé cela très ridicule la première fois que je l’ai fait ^^ ), mais c’est basé sur les points d’acupuncture et permet de relâcher les émotions (d’où la sensation d’une grande fatigue après une séance parfois). Voici le lien : http://www.energie-sante.net/fr/le/LE080_eft-methode-de-base.php . Je précise qu’il s’agit d’une méthode très controversée, ce que je peux comprendre, mais si tu essayes il faut se focaliser sur ta souffrance (nœuds dans la gorge pour la tristesse, angoisse pour la poitrine…) lorsque tu le fais.
Aujourd’hui, j’essaye de voir le côté positif de cette maladie : en effet, notre corps parle pour nous dire qu’il y a un problème et qu’il faut l’écouter (trop de stress, d’anxiété, trop d’objectifs inatteignables….) et toutes ces cicatrices, même si elles sont disgracieuses, sont le témoin de notre combat et même de nos victoires, et comme tu dis « les gens qu’on aime et qui nous aiment n’ont rien à faire de ces défauts » !

Bon courage pour la suite, et je te souhaite plein de bonheur ! 🙂
Clarisse

272. Anonyme - 17 février 2014

Bonjour à toutes,

Que ça fait du bien de vous lire, cela m’apaise à chaque fois, me donne courage et volonté. J’ai découvert ce blog il y a quelques mois et j’ai tout lu d’une traite. Chaque mot, chaque phrase, reflétait tellement bien ce que j’étais et ce que je vivais, c’était comme une révélation.
J’avais déja conscience que ce problème était une sorte de maladie mais jamais un médecin ou un psy ne m’avait vraiment prise au sérieux. On m’a donné des antidépresseurs et anxiolytiques pendant des années sans écouter quand je disais que mes boutons n’étaient pas un symptôme mais la cause de mon mal être. Toutes les explications, les réponses à mes questions, je les ai trouvé sur ce blog. Alors un grand MERCI à toutes, parce que vos conseils, vos astuces, et simplement vos témoignages, m’aident au quotidien, à la fois les jours où ça va mal, après une crise, parce que je me dis que je ne suis pas seule et ça réconforte un peu, et les jours où ça va, parce que ça me renforce dans mon envie de m’en sortir.
Aujourd’hui je crois être en bonne voie. Je vous rejoins les filles quand vous dites qu’il ne faut pas se fixer d’objectifs inatteignables, Il faut avancer au jour le jour. Pour ma part les crises ont souvent lieu avant un événement où j’ai peur de me sentir nulle et moche. Par exemple j’ai une cousine que je trouve magnifique et quand je sais que je vais la voir, je veux me sentir belle pour ne pas me dévaloriser ensuite pendant des jours. Mais être belle, ça passe OBLIGATOIREMENT par une belle peau, alors si le moindre bouton apparait, c’est une catastrophe. Et évidemment le stress et l’angoisse font que les boutons apparaissent toujours quand il ne faut pas! Et si rien n’apparait, c’est moi qui me triture et me fait une marque. Et là, hop j’annule, je trouve une excuse bidon (du coup re stress parce que j’ai peur que la personne le prenne mal). Finalement me défigurer comme ça me permet d’esquiver des situations qui m’angoissent trop. Mais comprendre ça me fait penser que je suis une lâche, me fait culpabiliser, alors je craque et je me massacre encore le visage, pour me punir sans doute. Cette maladie est une vraie punition il faut le dire. On s’interdit tellement de plaisirs. Impossible d’aller à la piscine, chez le coiffeur, voir des amis, avoir un copain…
Depuis un an et demi j’ai passé un cap important. J’ai laissé un homme entrer dans ma vie. Et je dois dire que c’est sans doute ce qui m’a le plus aidé à m’en sortir. Je lui ai caché mes crises au début, mais c’est devenu très vite compliqué et on se confiait tellement l’un à l’autre que je lui ai tout déballé, y compris les détails des crises, pas très glamour^^ Quand on s’est installé ensemble il a pris conscience de l’ampleur de la situation: les heures passées devant le miroir à se triturer, à essayer de camoufler les dégâts, il a eu peur je pense. Il me forçait à arrêter, presque de force je dois dire, mais je me débattais, je n’étais plus moi-même limite violente et il a bien vu que ce n’était pas la solution de m’en empêcher. Maintenant il vient seulement se planter derrière moi, et il répète que je vais le regretter. Le fait qu’il me regarde comme ça, je dois dire que ça me rend mal à l’aise, alors souvent j’arrive à m’arrêter. Et si je n’y parviens pas, alors il me fait un massage. Oui je sais c’est bizarre. Mais c’est la seule chose qui me relaxe et ça marche vraiment! Je reprends mes esprits et après ça va mieux. L’envie de retourner devant le miroir est toujours là mais contrôlable. Et si elle est encore trop forte, il faut que j’aille dormir.
Bref, à chacune ses méthodes pour limiter les tentations mais peut-être les miennes peuvent fonctionner sur vous! Les vôtres m’ont été d’un grand secours alors merci encore les filles! De tout mon coeur!
Un dernier mot: cela fait trois semaines que je n’ai rien percé, et c’est tellement agréable!!!! Bien sûr me passer la main sur le visage est toujours la première chose que je fais le matin en me réveillant, mais au final, ya pas grand-chose à toucher maintenant que je ne me fais plus de croûtes. J’ai très peur que dès qu’un bouton apparaisse je rechute mais je profite déja du répit que je donne à ma peau! Et franchement ça fait un bien fou.

273. Maud - 28 février 2014

Ma situation est de plus en plus insupportable, j’en suis presque à 3h00 par jour de grattage, je n’en peux plus. Les cicatrices s’agrandissent, ma peau est rouge et laide. Je suis sous anti-depresseur mais rien n’y fait!!! Je sais que je ne suis pas la seule et pourtant, j’ai l’impression d’être seule au monde.

marie - 3 mars 2014

Bonjour,
Je suis journaliste chez troisième oeil production.
Actuellement sur le thème de la dermatillomanie.Le reportage à pour but de mieux comprendre les symptômes, le quotidien des personnes, le ressenti des proches… J’aimerais avoir des témoignages sur le sujet.

Je vous laisse mes coordonnées, N’hésitez pas à me contacter, 


Merci d’avance, 


A bientôt,
Marie.
Tél 01 78 94 89 05 ou sur ma boite mail mdardillac@troisiemeoeil.net

274. Anonyme - 3 mars 2014

Il y quelque jours, j’ai lu un article sur la dermatillomanie, et j’ai réalisé que des similitudes apparaissaient avec mon comportement, mais sur le coup je me suis dis que je me faisais des idées.
Puis j’ai quand même voulu me renseigner et je suis tombé sur ce dossier, fortement bien construit, il m’a fait réaliser que j’avais un réel problème.
Par chance, dans ma famille nous n’avons que très peu, voir pas du tout d’acné donc mon visage n’est mutilé que lorsque de très rare boutons apparaissent. Je m’acharne sur mes jambes, en général je passe 1 à 2h avant de me coucher a les scruter et triturer toutes imperfections. et occasionnellement mes bras. Cela fait des années que je fais ça inconsciemment par périodes, en expliquant mes cicatrices par des problèmes de peau, notamment de poils incarnés ou des coupures du au rasage.
Cette sensation est incontrôlable, parfois je me disait « juste pour jeter un coup d’œil, je touche pas je dois dormir » et c’est comme si je me réveillé au bout d’une heure voir souvent beaucoup plus, sans vraiment pouvoir expliquer ce qu’il m’arrivait. Je ne saurais même pas dire quand tout cela a commencé, je croyais que c’était normal, même si je me rendais souvent compte après coup, quand le mal était déjà fait, que ce n’était pas forcément la meilleur chose que j’avais faites de ma journée…
Je ne sais pas si je serais capable d’en parler a mon entourage, mais maintenant que je sais que c’est un TOC comme un autre et que je ne suis pas un cas isoler, je compte bien essayer de me débarrasser de cette mauvaise habitude.

En tout cas merci, pour toutes ces précisions, merci pour tout ces témoignages et surtout merci de m’avoir ouvert les yeux, en espérant que cette prise de conscience me permettra de contrôler ces vilaines pulsions. !!!

marie - 3 mars 2014

Bonjour,
Je suis journaliste chez troisième oeil production.
Actuellement sur le thème de la dermatillomanie.Le reportage à pour but de mieux comprendre les symptômes, le quotidien des personnes, le ressenti des proches… J’aimerais avoir des témoignages sur le sujet.

Je vous laisse mes coordonnées, N’hésitez pas à me contacter, 


Merci d’avance, 


A bientôt,
Marie.
Tél 01 78 94 89 05 ou sur ma boite mail mdardillac@troisiemeoeil.net

275. Une gratteuse de plus - 6 mars 2014

Bonjour et premièrement, MERCI MILLE FOIS pour ce blog !!!
Que ça fait du bien de lire, presque écouter une (des) autre(s) voix, qui dit et ressent les mêmes choses, avec d’autres mots, avec plus de calme et de recul sur les aspects de cette MALADIE. A 26 ans et après… 10? 15? 20? ou plus?… ans de grattage compulsif, c’est bien la première fois que je lis qu’il s’agit d’une maladie. Et considérer cette « mauvaise habitude », ce « défaut », cette « automutilation » comme une maladie est le premier pas vers la guérison, une sorte de révélation. D’abord, merci pour ça.

La chronologie des événements :
-1er chapitre : crise de grattage ; le fait de lire un texte sur le thème…
-2ème chapitre : « réveil », en plein milieu de la page de blog, je saute du lit, et fonce me laver et m’hydrater le visage
-3ème chapitre : presque rechute… plus ou moins contrôlée à temps… et quelques ongles sur les lèvres… ça démange, mais trop consciente du problème pour me laisser gratter et arracher en paix…

Et puis les témoignages, et tout qui fait sens, aucun élément n’est franchement nouveau, ni les symptômes décrits, ni les raisons et origines évoquées… En revanche, l’angle de vue est tout-à-fait nouveau : MALADIE.

Je viens de sentir un boom, une sorte de révélation, l’idée que tout ça va prendre une autre tournure, et même si ce sera long, la sensation que la vision du problème comme étant une maladie, est toute la solution au problème.

Parce que l’acné, en tant que telle, j’ai le sentiment qu’elle est bien finie. Je sais pertinemment que je suis la seule responsable du désastre de mon visage. Et pas seulement du visage : croûtes dans la tête aussi loin que remontent mes souvenirs (j’ai toujours en mémoire l’endroit exact où j’avais ma croûte permanente étant enfant, et une récente piqûre dans la tête m’a duré quasiment 6 mois…), et lèvres arrachées… Toujours le même petit endroit, plus arraché, plus moche, plus ensanglanté…

Histoire de famille. J’ai toujours vu faire mon père et ma tante : enfant, je n’imaginais pas qu’il s’agissait de quelque chose de ‘ »mal », à ne pas faire. Mon papa le faisait ! Et son absence, aussi, et Oedipe, et tout ça. Des tas de raisons que j’ai cherchées toutes ces années, angoisses d’enfants, séparation des parents, traumatismes et douleurs psychologiques, acné entretenue par moi, timidité extrême et angoisse de voir telle ou telle personne, meilleur rester enfermée, reporter, annuler un rdv, puis les petits-copains, idem, et mêmes les meilleures amies souvent, juste pas présentable, angoisses et angoisses. Même le téléphone. Et si la timidité extrême a commencé à disparaître avec les années, le stress est apparu, « l’habitude » d’avoir de l’acné aussi. Les jours où je me surprenais à n’avoir qu’un seul malheureux point noir et voir mon joli visage en face, j’avais une grave attaque d’angoisse, et destruction de l’épiderme jusqu’au dernier pore encore sain. Et à l’époque, sans désinfecter, sans hydrater.

Et ces crises durent encore. Certains mois plus graves que d’autres. Empirer les boutons de pré-menstruation. Détester ce gel antibactérien des laboratoires Untel parce qu’il fonctionne vraiment et vous laisse une peau de bébé en plus de faire disparaître les impuretés (La Roche-Posay, Effaclar pour ne pas le citer ! Je l’adore et je le déteste…). Adorer ce fond de teint, parce qu’il fonctionne pour bien les cacher, et le détester, parce que votre soeur vous surprend en train de vous « mutiler » (ses propres mots) avant de tout cacher, et vous fait culpabiliser, tout en lançant un commentaire de vipère sur le cercle vicieux « fond de teint / boutons »… Ce qui démultiplie la crise… Histoire de vous calmer… Puis la déception, vous vous faites de la peine, le visage bouffi et rouge… Et bien sûr, celui ou celle qui souffre de la maladie, est le roi des prétextes : nous nous mentons à nous-mêmes ! Avec ce fameux gel antibactérien, une fois qu’on a vu qu’il fonctionnait, on le rend responsable et on change, attribuant ensuite les nouveaux boutons au nouveau gel ou au nouveau fond de teint et ainsi de suite, et les années passent, mais le stress et les angoisses, et l’habitude et la satisfaction de la crise, non… La transe, la drogue, l’addiction, ne passent pas !

Les commentaires et le regard des autres jouent énormément. Que ce soient les raisons ou les conséquences des crises, on pourrait les classer « positivement » ou négativement » même si les deux engendrent des crises chez le malade.
Parmi les commentaires dits « positifs » sur la beauté du malade, effectivement, 26 ans pour accepter que je suis jolie, et les nombreux commentaires reçus pendant mon adolescence, ou les quelques « boutonneux » qui voulaient sortir avec moi, outre le fait de ne pas les comprendre (« c’est faux ! je suis moche ! horrible ! affreuse ! » convaincue… manque de confiance et d’auto-estime), ils me faisaient (et ça dure encore) me sentir très mal à l’aise, j’avais besoin de leur démontrer que non, je n’étais pas jolie (j’imagine que c’est le processus mental de négation), et je finis(sais) en sang. Depuis que je vis au Mexique, le succès de la fille « blanche » m’a fait énormément de mal de ce côté-là. Si en France j’étais « moyennement jolie », ici le peau-blanche cheveu-blond est vénéré, et les tonnes de commentaires « positifs » au sujet de ma prétendue jolie binette m’ont beaucoup dérangée dans un premier temps, causant beaucoup plus de crises qu’en France. (Et c’est maintenant que je commence à comprendre tout ça…).
Ce qui engendre, bien sûr, les commentaires « négatifs ».
Votre pauvre mère qui désespérée et n’ayant jamais franchement compris votre mauvaise habitude (sans chercher plus loin), souffle sans ouvrir les lèvres, pour la huitième fois de la journée : « lâche ton visage… ». Ou votre petit-copain, comble du malaise lorsqu’il vous attrape face au miroir, qui vous questionne, « mais pourquoi donc ne peux-tu pas laisser tes boutons en paix??? ». Et bien sûr, l’apothéose avec votre belle-mère, qui vous dit sur un ton autoritaire, et en plein repas avec toute la belle-famille (tous les projecteurs sont braqués sur votre œuvre d’art du matin, j’ai nommé votre visage), « laisse tes boutons !!! » et commence un sermon… L’envie de dis-pa-raître et de l’étrangler avant, parce qu’elle n’a pas compris que ce qui vous a mise mal à l’aise, ce sont ses propres questions gênantes à votre égard deux minutes avant…

Bien ! Je vais arrêter là. Ce n’est qu’une histoire personnelle de plus d’une championne du grattage (combien de « blagues » et surnoms dans la famille proche à ce sujet…?) et on pourrait en écrire beaucoup plus. Toutes celles et tous ceux qui liront se retrouveront sûrement dans de nombreux aspects et dans plusieurs anecdotes, tout comme nous lecteurs nous sommes retrouvés dans les descriptions de ces pages bénies. Merci infiniment pour la catégorisation « maladie » du problème, j’ai vu des portes s’ouvrir, quand j’étais déjà résignée à avoir un visage d’ado toute la vie. Merci pour simplement pouvoir écrire dans l’anonymat, en sachant que sans doute quelqu’un lira et surtout, comprendra. Le simple et nécessaire fait de savoir qu’on n’est pas toute seule…

Et maintenant… Prise en main. Courage à tous et à toutes !

276. Help - 1 mai 2014

bonjour a tous je suis un gar et je souffre aussi de dermatillomanie depuis 3-4 ans ca a commencé ver mes 23ans…je voulais savoir si il y a un endroit ou l’on peut s’échanger nos adresse mail ou FB éventuellement afin de nous entraider,discuter,partager se sentir moins seul dans la maladie,s’encourager…au quotidien Merci

277. Mimi - 3 mai 2014

Petites astuces pour occuper ses mains :
– papier bulle
– boule de patafixe
– pate à modeler

Quand on lit par exemple pour eviter d’aller gratouiller.

278. Marion - 5 mai 2014

Bonjour à tous,

Je souffre de dermatillomanie depuis plus de 10 ans. Cela à commencé sur mes bras vers l’âge de 10 ans puis lors de ma puberté (je dirais 13-14 ans), au moment où on commence à vouloir se maquiller comme les grandes, à regarder notre visage dans les miroirs pour s’épiler les sourcils et j’en passe, le toc s’est étendu au visage. Il est devenu tellement prenant sur cette partie que peu à peu je n’ai plus touché mes bras. Une délivrance d’un côté pour malheureusement retombé de plus bas d’un autre. Je dis le mot délivrance car sur mes bras c’était un tel désastre que je ne me suis pas autorisé de manche courte pendant des années. Autant dire que passer des étés manches 3/4 ça devenait pesant. Mais si j’avais su que je ne faisait que transférer le problème, à choisir je crois que je serais resté à mon premier champ de bataille : mes bras. Parce que le visage, à moins d’être voilé intégralement de la tête on peut pas vraiment le cacher. Je remercie à ce moment là le créateur du fond de teint ! Cependant celui ci est mon meilleur amie et mon meilleur ennemi. j’aurais aucun mal à lui dire au revoir si ma peau me le permettait !! Fini l’effet plâtre sur le visage, les traces de fond de teint partout ( forcément quand on se touche le visage on se met du fond de teint sur les doigts et donc après partout ou vont les doigts…). Soulagée de voir que je suis loin d’être seule, j’ai découvert ça il y quelques mois. Pcq le côté le plus angoissant à la base c’est de se sentir seule. J’ai cru pendant plus de 10 ans que j’étais à part. De voir tous ces cas, je dirais que ça soulage… Je compte plus les « événements » que j’ai pu annuler (sorties, soirées, piscines, center parcs…) pcq j’était pas présentable et que je ne pouvais assumer l’aspect que j’avais donné à mon visage. Sans compter les astuces, mensonges qu’ont crées autour de ça (on devient indépendamment de nous de vrai pros niveau mensonges). Je suis allergique au chlore , j’ai peur de l’eau, je me suis déjà noyé donc j’ai peur d’avoir la tête sous l’eau …. (pour la partie baignade!), j’ai mal aux yeux si je vois directement la lumière le matin (ça c’est pour pas que les gens allume la lumière le temps que tu n’as pas été dans la salle de bain…), le réveil qui sonne bcp plus tôt que les autres alors que t’as qu’une envie c’est de dormir comme eux mais pour que personne ne te vois sans maquillage et que t’ai le temps de te maquiller t’es « obligé ».. Enfin bon j’en passe.

Depuis que j’ai découvert que c’était une maladie je me suis permise de dévoiler mon mal être à mon entourage (amies proches, petit ami) . Une fois au courant, ils sont une vrai entre aide. Par exemple desfois je suis devant la télé le soir et je ma gratte impulsivement et inconsciemment, ma coloc le voit et me fait la remarque, ça me stop. ils me disent quand il trouvent que ma peau s’améliore ( ça rebooste de voir que nos efforts se voient !) etc..

Je voulais aussi vous faire part d’un produit que j’ai récemment découvert (un bon mois) : l’huile Bi-oïl. Ce produit est juste épatant ! A force de nous triturer notre peau est sans cesse entrain de cicatriser nos plaies, à force elle s’affaiblit, notre pouvoir de réparation n’est plus ce qu’il était. Ce qui fait que nos petits « bobo » s’éternise et plus c’est là et volumineux plus on y touche ! cercle interminable, vicieux. Bi-oïl donne un vrai coup de pouce à la peau dans son processus de réparation et on voit de suite la différence ! Après une crise , ou même sans d’ailleurs, badigeonner vous tous le visage le soir par exemple avant de dormir de l’huile, si vous vous relevait la nuit pour aller aux toilettes par exemple hésité pas à en remettre. Et le matin vous verrez une amélioration. Attention je dis pas que tout disparaît hein ! Ca serait bien trop beau ^^ De plus bi-oïl aide à à diminuer et prévient les vergetures, prévient contre le vieillissement de la peau, aide à diminuer l’aspect des cicatrices et à un grand pouvoir hydratant. C’est tout bénéf ! 🙂 Ca se trouve en pharmacie et parapharmacie entre 11 et 13 euros le flacon de 60 ml. Donc à vos huiles !

Bon courage à toutes et tous.

Minella - 7 mai 2014

Laisse ton adresse mail si tu veux en discuter 🙂

Minella

279. Minella - 7 mai 2014

J’ai 24 ans. Je souffre de dermatillomanie depuis environ 1 an. Je n’ai jamais eu de réelle acné, j’ai eu toute ma jeunesse une peau réellement nette et belle. Je ne sais pas comment ça a commencé, sûrement par quelques points Noirs au niveau du nez, qu’il est normal d’exfolier et qui ne laissent pas de traces. Puis cette manie s est répandu un peu partt sur mon visage, zone par zone, sans que je m’apercoive de l’évolution de ce toc. Au début quelques petite traces qu on ne voyait quasi plus avec ma poudre de jour et je me disais ça va partir rapidement donc ça m’a incité a continuer , mon obsession de la peau lisse était réelle, une micro imperfection me perturbait et je ne pouvais pas la laisser sans la triturer. Aiguille, pince a épiler devant mon miroir et sous 2 néons allumés a pleine puissance, on aurait dit une réelle opération chirurgicale. Qui se transformait en boucherie « oh en dessous de la peau par la on dirai qu’il y a qqch de pas net » « et a côté aussi » mon Dieu pourquoi ne nous sommes nous pas dit dès le commencement que c était une très mauvaise idée.. A Un moment, après le triturage et cicatrision, certaines zones étaient qd mm bien rouges. Je me suis carrément mis en tête que « il faut créer une nouvelle croute par dessus, une fois repartie, la peau en dessous sera plus claire  » et comme ça je me suis fait des sacrées cicatrices . Je me réveillais parfois ds la nuit et passait 2 h devant le miroir . Une séance au cine, je ne résistait pas a l envie d aller inspecter mon visage ds les toilette en plein milieu du film, que je n arrivai pas a suivre de tte façon. C est réellement dur a vivre, depuis que j’ai découvert le nom de la dermatillomanie et compris que c était un toc, j’arrive un peu plus a me contrôler mais c est une souffrance perpétuelle. La peur obsessionnelle d avoir un bouton, la boule au ventre tte la journée, rouler le plus vite possible pr retourner chez soi pr opérer son rituel miroir, sourire alors qu’au fond on pleure. Je n’ai rien connu de pire dans ma vie , j’ai commencé une réelle dépression de ce fait depuis quelques semaines . J’ai des crises de pleurs incontrôlés a des moments de la journée, perte d apetit, difficultés a se concentrer au travail, goût a rien et honte de soi,. Je me renferme, ne parle presque plus a ma famille, c est atroce. Et ne pas voir le bout du tunnel… Chaque jour se dire c’est bon c’est terminé j arrête ma folie mais se retrouver 2 h plus tard devant le miroir en sang … Je viens d aller consulter, c es la première fois que j’en parle a quelqu’un. Elle m’a mis sous anti depresseurs. J lis sur la notice « pour gérer l anxiété de forme sévère ». On vera ce que ça donne. Quand je repense a mon beau visage d avant, quand je revois mes photos, je me demande ce qui s est passé. Je me dis même que je préférerai avoir le visage complètement brûlé, au moins j aurai une « raison » d avoir le visage amoché. Enfin bref bon courage a toutes il nous en faut, il y a une fin a tout donc sûrement a ceci aussi , mais on ne sait pas ou elle est . Bisoux les filles

Minella - 7 mai 2014

Ps:10 minutes d’attente chez ce fameux docteur m ont valu 2 aller aux miroir des toilettes + la sortie du miroir de poche assise dans la salle d attente. Mdr

280. nosh27 - 17 mai 2014

Bonjour,
C’est grâce, entre autre, à votre site que j’ai pu diagnostiquer ces trouble qui me gâche la vie, mon moral, ma confiance en moi, mon rapport à moi même et aux autres. Chacun de vos message me toucher, je comprends tellement votre souffrance, au quotidien, je la vis et je la ressens également depuis 3 ans (j’ai toujours plus ou moins touché à mes boutons mais ça restait une simple mauvaise manie qui ne faisait pas vraiment de dégât). Je pense que nous toutes, nous avons un manque de confiance, d’estime, d’affirmation et d’indulgence vis à vis de nous même, que nous sous estimons. Pour ma part, je sais qu’il y a une part de moi très confiante, assurée, forte, joyeuse et qui s’assume et une autre part beaucoup moins sure d’elle même, qui doute, qui angoisse et hypersensible. Je pleure autant de joie que de colère que de tristesse que de beauté, j’ai du mal à gérer mes émotions, je suis très / trop émotive et cette image de fille blindée et insensible, dans le contrôle, c’est une petite carapace pour me protéger. J’ai l’impression d’avoir deux jumelles en moi, la jumelle positive, libre, épanouie et la jumelle maléfique qui vient flinguer régulièrement mon moral, ma confiance en moi, par des pensées négatives et désobligeantes à mon égard qui ne sont finalement que peu avérées et justifiées. Toutes, nous avons je crois la même envie, la même ambition, que nous fait tenir : celle de vivre. Pleinement, librement, sans freins ni barrières, sans ce démon en nous qui nous tire vers le bas et nous gâche tant de moments, de rencontres, et d’occasions pour cause de « non présentable » car du jour au lendemain, on se transforme en croûte vivante sur pattes. Je pense qu’une des clefs pour s’en sortir et guérir, c’est de commencer à s’aimer, se respecter, se faire du bien, s’autoriser à être heureuse, et refuser de nous infliger une telle persécution. Oui, persécution. Car on ne mérite pas ça, on mérite de vivre de belles choses et d’être épanouie et bien dans notre peau. Rien ne doit nous faire penser le contraire. Il faut aussi apprendre à gérer nos émotions pour les rendre moins envahissantes, contrôler nos pensées pour qu’elles ne nous brisent plus notre motivation, notre estime et notre confiance en nous et de faire en sorte d’exprimer notre colère autrement, de manière saine et constructive.

Imaginez la fierté si on réussi à gagner ce combat. Cette satisfaction personnelle d’avoir vaincu et surmonter cette chose qui nous bloque, nous handicape, qui accapare notre temps, notre énergie, qui nous épuise. Imaginez tout ce qu’on sera capable d’affronter après….! Je sais que toutes, nous avons cette force de vie en nous que nous sous estimons. Et cette force et cette envie de vivre, et non plus de survivre, nous fera gagner ce combat contre ce toc. Faites de ce toc ce que VOUS voulez, ne le laissez plus faire ce qu’IL veut de vous et de votre vie.

Je fais tout ces derniers mois pour guérir, le chemin est long, éprouvant faites de rechutes, de petites victoires, mais je suis déterminée à m’en sortir et ce définitivement. Il faut un jour REFUSER et dire STOP. J’ai créer un blog que j’actualise souvent où je partage ma démarche, mes techniques, mes avancées pour lutter contre le triturage compulsif, post après post. N’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil si ça peut intéresser : http://www.peauwer.wordpress.com

281. Lulu - 20 mai 2014

Bonjour Nosh,

Je m’appelle Lucie, j’ai 15ans et la Dermatillomanie me turlupine depuis 5ans déjà. :/ J’ai l’habitude de lire les témoignages et messages sur ce site et Doctissimo, dont les tiens ! Je vais régulièrement sur ton blog depuis quelques jours car tout ce que tu y écris me travaille beaucoup … J’ose poster ce commentaire pour savoir si tu serais d’accord d’échanger avec moi par mail …? Je suis fatiguée d’affronter cette maladie seule, je cherche du soutien et je sens que tu es la bonne personne pour ça !

En espérant que tu liras mon appel au secours. *O*

282. bralom - 31 mai 2014

Bonjour à tous !

Tout d’abord, je tiens à mon tour à remercier l’auteur de ce blog !!!
Je ne connaissais pas cette maladie (TOC) dont je souffre actuellement, et le simple fait de pouvoir mettre un nom sur celle-ci (maudite Dermatillomanie) et de savoir que je ne suis pas le seul fait un bien fou fou fou… encore merci !

Pour ma part je m’appelle Loïc, j’ai 22 ans et cela fait 5 ans que je suis dans cette position inconfortable…
Je me doutais bien que quelque chose « clochait » chez moi mais je ne pensais pas être « malade ». Pourtant en lisant tous vos commentaires je me rends bien compte que j’avais de mauvaises habitudes…
Je pense être un peu comme tout le monde ici : légèrement 😉 perfectionniste
Je me met la pression pour beaucoup de chose, toujours vouloir faire mieux, jamais satisfait à 100% de ce que je fais. Pourtant j’ai l’impression d’avoir une bonne estime de moi mais je me demande maintenant si je suis bien objectif ?

Une voie d’encouragement ?
J’ai eu un épisode plutôt sympathique épidermiquement parlant…
Il y a 2 ans je me suis fait opérer du ligament croisé antérieur droit et durant mes 4-5jours à la clinique je ne pouvais évidemment pas me lever et me regarder devant mon miroir (j’avais pourtant apporter toutes mes potions pour me « soigner »).
Ainsi je n’ai jamais pensé à ma peau ni même à y toucher…
Que fut belle la surprise où quand je suis rentré chez moi j’ai redécouvert une peau quasi parfaite !!! 😀
Malheureusement pas parfaite et je me suis bien sûr chargé d’éliminer les imperfections à ma façon (je vous épargne des détails)…
Pourtant je ne pensais pas du tout que ces résultats venait simplement du fait de ne pas se toucher le visage (il n’y a pas que ça évidemment puisque là-bas on mange sainement et quantité moindre vu la qualité de certains repas…)
Mais maintenant j’ai bonne espoir et j’ai vraiment envie de recommencer à ne rien toucher. Je vais suivre vos conseils :
– petits objectifs
– augmenter les objectifs progressivement
– en parler, s’ouvrir aux autres pour relâcher l’anxiété
– s’encourager, oui c’est important de s’aimer !
– et je vais me mettre à écrire mes ressentis pour extérioriser tout ça 😉

Un p’tit conseil à moi : après une fameuse crise, j’utilise de l’huile végétale régénératrice style Argan ou Rose Muscé, à laquelle j’ajoute 1 goutte d’huile essentielle d’ensens ou lavande vraie (1 goutte suffit dans 3 « pshit » d’huile végétale). Ont fait son mélange dans le creux de sa main et on l’applique en massage très très doux s’en appuyer trop fort sur le visage.
Les pouvoirs cicatrisants sont top ! du coup on culpabilise moins après avoir cédé à la tentation de se triturer un peu 😉

Bon j’en ai déjà écrit une sacrée tartine… bon courage à tous et toutes !!! Je souhaite à tout le monde une belle peau… on y arrivera !!!
Bises.

Loïc

283. Nicolas - 12 juin 2014

Bonjour à tous, j’ai 20ans.
Je suis tombé sur ce site qui je l’espère pourra me changer la vie.
J’ai apparemment tout pour être heureux : des amis, une famille superbe, je fais des études, je sors beaucoup… et pourtant voilà presque 4ans que je me gratte ma peau.
J’ai commencé à avoir de l’acné en 1ère (donc RDV chez la dermatho qui m’a fillé des crèmes et autres traitements) mais depuis j’ai pris le réflexe de me gratter, encore et encore.
Quasiment tous les jours depuis 4 ans, je me sert d’objet pour me gratter la peau… (coupe ongle) Je ne supporte pas d’avoir le moindre petit relief sur le front, de sentir que ma peau n’est pas lisse est pour moi INSUPORTABLE.
J’ai essayé tant de fois d’arrêter, de jeter tous les objets tranchants, coupants, pour ne plus être tenter. Mais je trouve toujours d’autres objets …
Enfait je ne supporte pas les point noir, alors quand j’arrive à les faire sortir je ressent une telle satisfaction mais quand ils ne sortent pas (je me rend alors compte que j’ai fait une connerie).
Et là, je suis dégouté, déçu de moi même parceque j’ai encore craqué.

Pas plus tard que hier alors que ma peau allé trés bien, j’allais rejoindre des amis, j’ai donc pris une douche (je me retrouve face au miroir… et voila j’ai gratté et touché : résultat deux grosses rougeurs qui me font très mal).

J’ai décidé qu’à compté d’aujourd’hui j’arrêterai définitivement, mais j’ai déjà peur de re craquer…

Je suis quelqu’un de nature perfectionniste aussi, je me dit que je serai tellement bien avec une peau nette. Et quand c’est le cas, je suis tellement relaxé, appaisé, je ne me sens pas matraqué par le regard des gens. Je me sens moi même.

Merci pour vos conseils ci-dessus, j’espère vraiment qu’à partir d’aujourd’hui je ne craquerai plus dutout.

284. Pepper - 18 juin 2014

J’aimerais savoir si quelqu’un a déjà essayé l’hospitalisation et si oui, avec quel résultat ? J’ai lu un article expliquant qu’il existe désormais des hospitalisations possibles dans certaines cliniques ou CHU (entre 1 à 6 mois) et permettant aux patients d’apprendre à vivre sans TOC. Je sais que la dermatillomanie n’est pas véritablement un TOC puisqu’elle est d’origine impulsive et non compulsive, mais sait-on jamais.. Après 28 ans de dermatillomanie très sévère, j’envisage d’avoir recours à de nouvelles formes de thérapie. D’avance merci pour vos témoignages précieux.

285. pepper - 22 juin 2014

Je recherche également un « bon » dermatologue sur Paris ;
j’entends par là un dermatologue sensibilisé à cette maladie qu’est la dermatillomanie et qui accepte de faire des nettoyages de peau. Le but étant qu’il « prenne en charge ma peau ». D’avance merci pour vos bonnes adresses.

286. lili - 30 juin 2014

Bonjour,

J’ai 21 ans et je fais mes études en Pays de la Loire.
Comme tous ici, j’ai découvert ce site et ca m’a vraiment donné envie de me battre, ca fait maintenant plus d’1 an que j’essai de changer toutes mes habitudes et ces mécanismes mit en place, pas facile…

Je souhaite partir en montagne, Pyrénées ou Massif central je ne sais pas encore, quelques jours ( la semaine du 14 juillet ) pour allez faire des randonnées. Parceque j’aime le sport mais aussi et surtout parceque je veux me détacher de ma peau donc sans maquillage, miroir et tout ce qui pourrait me tenter…

Ducoup je me suis dis que peut-être d’autre avait ce projet et ca pourrait être sympa de partir à 2,3,4.. ? C’est plus sympa à plusieurs et ca permettrait de partager nos expériences !

Manifestez vous si ca vous intéresse ! 🙂

Bonne journée

287. Laetitia - 11 juillet 2014

Bonjour.

Je poste sur ce site pour la deuxième fois, et aujourd’hui encore, je viens me confier sur l’état de ma peau.
Je vais raconter ma vie, mais après tout, je crois qu’on commente pour ça, et si ça peut aider, tant mieux !

Décembre dernier, j’ai eu la chance d’avoir un rendez-vous avec la très reconnue (pour nous) psychologue spécialisée pour la dermatillomanie: Alexandra Rivière. Je tiens à prévenir pour celles que ça intéresse, qu’il faut attendre plusieurs mois avant de pouvoir avoir un rendez-vous avec elle, ou avoir de la chance, comme j’en ai eu. Elle m’a contacté par e-mail et j’ai dû lui expliquer la situation, et que j’habitais à l’autre bout de la France et que je me déplaçais uniquement pour la rencontrer… J’ai dû attendre qu’un mois car quelqu’un s’était désisté et elle a eu la gentillesse de me faire passer en priorité, OUF !

Un rendez-vous de 1h, très rapide, beaucoup de larmes, et quand on a l’habitude de raconter sa vie, très dur de s’exprimer également !
Elle m’a confirmé que j’étais atteinte de cette maladie et m’a apprit que je commençais en plus, plusieurs phobie suite au TOC. Comment dire qu’on a envie de se tirer une balle dans la tête à ce moment là: d’avoir confirmation et de découvrir d’autres soucis.
Mes phobies sont: le contact avec mon visage. Je n’accepte rien mise à part mes mains (sympa pour le copain !) et ensuite, la phobie des gens: pleurer, avoir des nausées et malaises avant de sortir tellement on est terrifier de se montrer avec une telle peau !

Après l’avoir rencontré, j’ai réussi à prendre sur moi et à me contrôler, elle m’a été d’une grande aide avec un unique rendez-vous, je pense que ses paroles mon fait un électrochoc en quelque sorte… Malchance pour moi, début mars, grosse sortie d’acné en bas du visage, sans raison… Moi qui n’ai jamais eu une grosse acné sauf à cause de ma maladie, me voilà avec une dizaine de nouveaux boutons blancs par jour ! Je me suis dis que ce n’était qu’une passade, que ça passera.. Sauf que non. Ça n’a fait que s’aggraver de jour en jour, et j’avais de plus en plus de mal à contrôler mes crises du coup. Je suis tombé dans une sorte de dépression plusieurs semaines, ce qui n’a pas aidé non plus.

Début juin, je me motive à aller voir mon médecin traitant, histoire qu’il trouve une solution. Diagnostique: acné hormonale à 22 ans, YOUPI !
Le mélange parfait, ne pas supporter un boutons et avoir de l’ancé, ahah !
Pour le traitement, il m’a changé ma pilule (mon ancienne était celle qui m’avait déclenché mon acné apparemment), diane 35. Oui, on s’est toute les histoires sur cette pilule, et les risques… J’ai lu la notice, je sais à quoi m’attendre !
J’ai donc commencé début juin… Première semaine de prise, une amélioration et là, catastrophe, tout ce que je redoutais, la sortie des hormone, le traitement qui commençait donc à faire effet, et une grosse sortie de boutons bien pire qu’à la base. Vraiment les gros boutons inflammatoires qui font biiien mal, X20, vu le nombre de boutons !
Aujourd’hui encore, au bout d’un mois et demi, le traitement me fait sortir des boutons, mais des moins gros et en moins grand quantité.
Mais, je me rassure en me disant que d’après les témoignages sur l’effet de ce traitement, on a qu’une amélioration au bout de 3 mois…

Mais pour en revenir au problème de base: la dermatillomanie… Cette sortie d’acné m’a beaucoup aidé. Je n’ai plus les crises où je me défigure à trouver la moindre imperfection, je ne touche qu’aux boutons blancs et à quelques points noirs encore. Même si dans la tête, ce n’est pas ça, je vais encore tout le temps devant le miroir voir l’état de ma peau, et je pense sans cesse à celle-ci, mes crises ont diminuée !
Je ne sors que très peu, mais quand je dois sortif, je sors sans maquillage, malgré les croutes de mes boutons et les rougeurs des nouveau boutons, oui oui, SANS maquillage. Ce qui était impossible avant tout ça !

La solution serait donc peut être d’avoir une véritable acné et un minimum de courage pour se contrôler aussi.

Je garde en place quelques techniques pour éviter toutes (petites) crises au cas ou, tout de même. Je vais vous en faire part:
– Miroirs cachés
– Faire du fitness ( on se concentre sur la beauté du corps et non du visage du coup ! ), faire attention à ce qu’on mange aide aussi pour le visage, et le corps en prime.
– Quand je me sens faible, j’évite le lumière dans la salle de bain, ou je mets tous mes produits de beautés dans ma chambre, ou je n’ai aucuns moyens de me rapprocher (de trop prêt) du miroir.
– Et surtout, pour celles qui sont comme moi, au chômage, S’OCCUPER la journée pour penser à autre chose !

J’espère que cette fin de commentaire pourra servir, je doute que le reste de mon message aidera qui que ce soit 🙂
J’aimerais bien essayer de partager par e-mail, voir si ça peut aider ne serait ce qu’un peu, si ça intéresse quelqu’un.

Bonne soirée à toutes/tous, et bon courage pour la suite !

288. lola - 15 juillet 2014

Bonjour à tous,

J’ai 24 ans et souffre aussi de ce problème 😦 sur le visage et sur le corps…
Sur le visage c’est une sorte de spirale infernale, quand j’ai des boutons je les gratte ils ne se soignent pas et donc je continue… Heureusement ma peau va mieux depuis deux mois (arrêt de la pilule bizarrement) et je ne ressens donc plus ce besoin. Je gratte seulement s’il y’a bouton, donc quand il n’y en a pas je ne vais pas aller chercher la petite imperfection invisible contrairement à certains…. Il y’a 4 mois c’était la catastrophe, les petits que je gardais me demandaient si j’avais la varicelle, et je savais pertinemment que pour tout arranger il suffisait que j’arrête de toucher ma peau… étant souvent seule chez moi et n’ayant pas grand chose à faire, c’était du grattage au quotidien, tout le temps, et très difficile à contrôler. Pourtant parallèlement j’essayais de prendre soin de ma peau mais tous les efforts étaient gâchés par mes grattages compulsifs….
C’était difficile et ayant une vie nocturne assez sociale et agitée, cela devenait un vrai calvaire de sortir, je m’assurais qu’il fasse nuit, sortais avec écharpe pour camoufler… j’ai refusé plusieurs café et sorties en journée pour que les gens ne voient pas l’état de ma peau…
Pire que ça ce sont mes bras, j’ai un petit chat très joueur et dès lors que celui ci me griffe, je gratte les croûtes, à l’heure où je vous parle j’ai encore les cicatrices de tous ces grattages compulsifs sur mes mains et mes bras d’il y’a 6 mois ! et je ne suis pas sûre que cela partira… J’ai des cicatrices qui ont plus d’un an…
Pour le visage j’essaye d’estomper les cicatrices mais je sais que ça peut prendre du temps alors je ne m’en fais pas…

J’ai essayé de comprendre d’où ça venait car quand j’étais petite j’avais déjà ce souci notamment avec les croûtes que je pouvais me faire en tombant, puis à l’adolescence avec l’apparition des boutons logiquement cela s’est déporté là dessus…
Pour l’adolescence je vois bien les cause, j’étais mal dans ma peau, discrète etc mais petite je ne vois pas trop, j’étais une enfant très heureuse et entourée…

Pour le moment plus de crise donc, mais j’appréhende un peu les prochains boutons, j’espère que je me contrôlerai… dans mes grandes crises je portais des gants à la maison pour limiter la casse… j’ai essayé aussi de me lancer des petits défis de type « je n’y touche pas pendant un jour » puis deux etc mais la réussite est franchement relative… Pour certaine le fait de bien se maquiller aide aussi, on a pas trop envie de foutre en l’air son maquillage donc on ne le fait pas (sur moi ça ne marche pas hein)

Bon courage à vous tous !

289. Marie - 19 juillet 2014

Bonjour à tous,
J’ai 18 ans et cela fait pas mal d’années (plus de 5 ans) que je me gratte constamment les boutons du visage et du dos. J’ai beaucoup de mal à m’arrêter…
Je suis soulagée de voir que je ne suis pas du tout la seule, même si maintenant il est temps de prendre cette « maladie » en main.
Ce site est vraiment génial, merci pour tous ses conseils. On s’y reconnais entièrement. C’est vraiment ce que je vis.

J’ai tout essayé niveau traitement avec ma dermato, j’ai acheté pleins de produits pour le visage (pour l’hydrater…), j’ai lu pleins d’astuces et de conseils pour enlever les boutons… mais c’est bien plus profonds que ça. Je commence depuis quelque temps à me sentir mieux dans ma peau, mais pendant longtemps j’ai beaucoup souffert de mon image, de moi. J’avais honte, je me dévalorisais.
Je n’en peux plus de me cacher. Je vais avoir des cicatrices partout le visage et le dos, alors que je ne suis pas si laide physiquement. Je veux être libre. Et pour ça il faut s’accepter, s’aimer.

Bonne chance à tous !

290. Marie - 24 juillet 2014

Bonjour,

J’ai 16 ans,je suis de nature stressée, et je veux tout le temps être « parfaite ». Cela fait déjà 3 ans que je me gratte les boutons du visage, j’en ai principalement sur le front.

J’ai découvert ce site il n’y a pas longtemps.
Je me reconnais dans vos témoignages, et je suis soulagée de ne pas être la seule. J’ai trouvé du réconfort, et du courage pour m’enlever ce fichu toc qui me gâche la vie, et ma jeunesse! J’ai perdu toute confiance en moi, impossible de sortir pas maquillé, j’annule souvent des soirées, ou des apres midi baignade,etc..
Je suis allée voir une dermato cette année, (oui, j’ai mis du temps a accepter le fait d’avoir des boutons), elle m’a dit que ce n’était pas une acné sévère, que ce qui se voyait le plus c’était tous ce que je grattais jusqu’au sang, elle m’a donc conseillé une crème pour enlever ce léger effet « granuleux » sur mon front.Oui, je gratte un minuscule petit bouton, jusqu’à m’enlever 1cm de peau, et après c’est partit pour une semaine a rester enfermer chez soi. Mes parents m’ont beaucoup aidé, ils m’enlevaient de la salle de bain, me punissaient des que je grattais un bouton pour me faire réagir, ils m’ont consolé après mes « crises », mes soeurs aussi (qui sont très jeunes) me disaient d’arrêter, que je me faisais « bobo », mais rien n’y fait, j’ai essayé de coller des post it sur mes miroirs  » non tu ne gratteras pas tes boutons », rien ne marche.
Tout ça me laisse des cicatrices énorme, et m’atteint profondément au moral, je me regarde dans le miroir, je culpabilise, et je pleure. J’ai l’impression que je vais jamais pouvoir m’en sortir, je ne vois pas la fin de ce tunnel. Chaque fois, je me dis  » aller, c’est fini, tu arrêtes » mais c’est plus fort que moi, je scrute ma peau, collé au miroir, des que je me lève! J’essaye de cacher tant bien que mal ce désastre en appliquant des couches de fond de teint, liquide puis en poudre, je déteste ça mais c’est la seul solution pour cacher tout ça.. Je ne demande qu’une chose, pouvoir avoir une peau correcte, être naturelle, sortir sans des heures de préparation, me libéré de ce toc qui me pourrit la vie, je veux juste m’en sortir.
J’essaye de relativiser, en me disant qu’il y a bien plus grave dans la vie, que ce n’est rien. Mais c’est difficile.

Je pense écrire souvent sur ce site, cela m’a fait du bien d’écrire ce long texte, de me confier, je pense que ça peux m’aider.

Bon courage a toute et a tous, il faut y croire!

291. Justine - 26 juillet 2014

Bonjour à ttes et tous,

voilà un p’tit moment que je ne suis pas venue sur ce site qui m’aide beaucoup et je viens donc faire un p’tit bilan.
Rappel : après ma séance de laser CO2 en octobre afin d’estomper mes cicatrices, j’avoue que je m’attendais à un résultat bien plus probant pour 250€ la séance!
Bon, ma dermato m’a dit que les résultats étaient vraiment visibles après 2 ou 3 séances.
Mouais c’est bien gentil, mais je suis pas prête à investir encore 500€ pour rien si ça marche aussi bien que la 1ere séance !..
donc, j’ai testé le dermaroller et voilà un p’tit moment que je ne fais plus de séance et vais m’y remettre ce WE si je ne maltraite pas mon visage d’ici là…
J’ai l’impression que le dermaroller a mieux estompé mes cicatrices comparativement à ma séance de CO2.
Attention, le dermaroller doit être utilisé avec des règles d’hygiène très strictes mais quand on est atteint de notre mal, on est au courant des règles d’hygiène scrupuleuses car ce qui ressort de nos personnalités, c’est notre perfectionnisme démesuré !!
Je ne suis pas encore guérie mais inflige moins de souffrance à mon visage.
Mes produits de soin que je trouve très efficace quand je craque sont : l’HE d’arbre à thé (2,3 gttes à déposer sur un coton tige et à appliquer sur la lésion CREEE par nous-mêmes)
Léponge Konjac pour nettoyer et exfolier la peau en douceur.
Voilà je vous souhaite à tous et toutes un bel été !.
Allez courage !
à bientôt

292. Anonyme - 29 juillet 2014

Bonjour,

Cela fait une semaine que j’ai découvert ce site et une semaine que je n’ai pas touché un seul de mes boutons. Une semaine aussi que j’en ai parlé à mon petit ami qui se sent impuissant face à mon mal-être.

Je traverse une période de stress intense mais j’ai ce TOC depuis 3 ans environ. De l’eczéma est même apparu il y a un mois dans les plis de mes coudes. Mon acné me pourri la vie, sorties annulées, shooting annulés (je suis mannequin et je ne peux plus travailler), démangeaisons, douleurs, et parano sur tout ce que je mange !

J’arrête les produits laitiers, je prends de la vitamine complexe B, je commence le Yoga…et j’arrête de toucher !

Je n’allume pas la lumière dans ma salle de bain, je me maquille que si je sors.

J’ai hâte de voir des progrès mais ce qui me fait peur c’est que dans tous vos témoignages … personne ne s’est vraiment guérie de manière autonome ?

Courage à nous toutes !

293. Rune - 1 août 2014

Bonjour…
Ainsi, ce truc que je traîne depuis 20 ans à un nom, c’est pas une honteuse faiblesse de ma part, ni même une marque de ma marginalité (quoique !)
J’ai de la chance, en vieillissant, je fais moins d’acné, donc je suis moins exposée à la tentation. Mais là, ce matin, en regardant le trou que j’avais fait sur l’arrête du nez (je m’y suis prise à trois fois depuis hier, et à la fin, la couche superficielle est partie en lambeaux. C’est très localisé, ça fait pas plus de 2mm de diamètre, j’ai réussi à pas empiéter sur l’autre bouton plus haut – trop profond pour que ma raison cède quand elle dit « arrête, tu vas rien sortir » – Bref, dégâts localisés, mais ça faisait tellement longtemps, j’ai voulu faire une recherche internet)

Je suis contente d’être tombée sur ce site.

c’est vraiment un TOC que j’ai.

Je me suis surprise à entretenir/générer des comédons (souvent aux aisselles, ou à l’entrejambe, que ça se voit pas trop, mais parfois aux jambes aussi) rien que pour avoir quelque chose à expulser.

Le pire, c’est la certitude que « mais bien sur qu’il faut appuyer, gratter : regarde, ça part tout seul »
une compulsion tellement importante que je la ressens sur la peau des autres : je déteste voir un comédon grossir jour après jour parce qu’il n’est pas vidé, ça m’obsède.
Et souvent, je passe à l’acte, avec mes partenaires sexuels. Voici mon dialogue interne à ce moment là : « ah, ce comédon, là, il m’énerve, il faudrait le vider, tu crois que je pourrais ? non, il va le sentir, mais alors, juste comme ça, en faisant croire à un ongle qui passe par hasard ? »
=> je suis devenue experte en la détection, sous la pulpe des doigts, des comédons qui ne demande qu’un coup de pouce pour sortir, et à les expulser d’un seul geste. Vous imaginez bien, des trucs pareil, à un tel degré de « maturité » ça n’existe pas sur ma peau, alors c’est encore plus jouissif. Je savoure le truc à l’avance, je le prépare bien, pour que ce soit très rapide et que ça passe pour un accident. Et après, quand j’ai réussi, je regarde la boule de sébum extraite, j’admire mon évacuation, surtout si l’extrémité était noire (avec une jubilation de type « haha ! j’avais pas vu qu’il était aussi noir, j’ai bien fait de l’avoir » )
Cette nuit, j’avais donc deux boutons sur le visage (origine : je ne me suis pas lavé les cheveux depuis une semaine), et les croûtes de mon partenaire que je n’ai pas su m’empêcher de gratter non plus (pourtant, putain de bordel de merde, c’est SON visage, non contente de me mutiler moi, je le mutile aussi, avec les raisonnements à la noix du genre « mais si mais si, je ne fais que retirer ce qui partait tout seul, regarde hop, c’est fini ! j’ai pas appuyé, j’ai à peine gratté, c’est rien de grave, et puis, c’est vachement mieux maintenant, non ? »
mais bon sang ! si ça part tout seul, pourquoi y mettre tes doigts plein de germe là dedans ! !

Oh punaise, je me dégoûte.
c’est pour ça que j’ai explosé un de mes boutons ce matin (dans les toilettes du boulot : beaucoup mieux éclairé que chez moi !!) jusqu’à en faire un cratère… Parce que je me dégoûte.

Quand je pense que j’étais pourtant sûre de moi, de mes choix, de ma confiance en moi, en mon corps, en ma sexualité…
Le fait que ce toc se manifeste de façon aussi fragrante (ça fait deux jours que je sens ce bouton, que je sais qu’il faut que je me lave les cheveux et le visage pour le résorber, deux jours où je ne l’ai pas fait), c’est que je ne vais pas aussi bien que je veux me le faire croire…

Bon, j’ai trouvé de l’alcool dans la pharmacie du boulot, au moins c’est désinfecté. ça a l’air propre. Ne pas y toucher, sous AUCUN prétexte (même avec un mouchoir, même les ongles récurés, non, rien )
me réconcilier avec moi-même, mais sans tomber dans le « mais regarde, c’est une jolie plaie maintenant qui va guérir vite, c’est plus un gros bouton tout blanc tout dégueulasse »
Non, la plaie n’est pas jolie.
Les dégâts sont limités, parce qu’il y avait un seul bouton, que j’avais pas le temps de déraper plus, parce que j’ai désinfecté, que je bois toujours beaucoup, que j’ai lavé mes cheveux et mes ongles ce matin. Mais c’est pas propre du tout. c’est inflammé quand même…

Merci pour cette tribune où j’ai pu écrire tout ça, je vais essayer d’oublier.
peut être d’en parler à mon partenaire aussi, que l’on combatte ça ensemble.
Corriger ma myopie, que je n’ai plus de prétextes pour m’approcher autant du miroir (prendre rendez-vous pour me faire opérer)
accepter le traumatisme que ça a été pour moi à 15/16 ans de se faire appeler « allumeuse » alors que je ne faisais rien pour ça, de me faire engrosser par un type qui avait l’âge de mon père.
parler de tout ça à mon psy (je me souviens, le premier psy que je suis allée voir, il y a 15 ans maintenant, je me suis dit un jour « il faudrait que je lui parle du plaisir bizarre que j’ai à expurger les trucs de ma peau et de mon nez » et de me dégonfler séance après séance ; on a arrêté très vite de se voir)
accepter les imperfections de peaux, autant sur les corps de mes partenaires que sur le mien.
ritualiser le nettoyage en bonne et due forme, régulier, non agressif
peut être discuter avec un dermato sur les bons gestes, sur les cas où il serait légitime d’intervenir…

Merci encore.
Et bon courage à tous et à toutes

294. pepper - 27 août 2014

Bonjour,

Atteinte de dermatillomanie depuis 28 ans, je recherche des témoignages de personnes ayant utilisé ou utilisant le dermaroller ; j’ai découvert l’existence de cet appareil au début de l’été et suis très intéressée par son achat. Cependant, je ne veux pas acheter un énième produit finalement pas aussi efficace que cela. Nous, les dermatillomanes, sommes champion(ne)s dans l’art d’acheter toujours et encore des produits « miraculeux » : je pense que vous me comprendrez…Je fais des séances de laser régulièrement et suis très déçue par les résultats. Il y a quelques années, mon dermatologue me faisait des peelings à l’acide trichloracétique dont j’étais très satisfaite, mais rares sont les dermatos à les réaliser encore en raison des risques de marques. Je cherche donc un moyen d’accélérer le renouvellement cellulaire, autre que les crèmes habituelles que je collectionne.
Je vous remercie par avance d’avoir l’amabilité de rédiger quelques lignes pour que je sache si cet achat en vaut la peine et sur quel site l’acheter.
PS: j’ai entamé une énième thérapie depuis peu mais avec une personne qui connait bien notre maladie (cela change !!) et je voulais juste partager avec vous ce dont j’avais idée mais que je n’osais pas m’avouer:  » On se sert de la maladie comme d’une stratégie d’évitement = On se dit que l’on ne peut pas sortir car on est défiguré(e)s mais on s’est imposé cette maladie justement pour ne pas sortir (inconsciemment). Reste à comprendre ce qui nous fait vraiment peur au fond, au-delà du regard et du jugement des autres. Une seule certitude : l’estime déplorable que nous avons de nous-mêmes et le sentiment (souvent) d’être différent(e)s et ce, depuis tout jeunes.
Voilà, je partage avec vous le fruit de ce début de thérapie en espérant que cela pourra aider certain(e)s d’entre-vous. j’espère enfin être sur la bonne voie mais à ce degré d’intensité de la maladie, cela me semble toujours impossible d’imaginer qu’elle me laisse enfin en paix alors que j’ai le sentiment qu’elle m’est aussi nécessaire que l’air que je respire. Pourtant, je me dois d’y croire car jusqu’à preuve du contraire, une seule vie nous est offerte et vivre avec cette maladie relève plus de la survie que de la pleine jouissance de l’existence.

295. Marine - 27 août 2014

Bonjour les filles,

Je fais de l’acné excoriée depuis 7 ans, depuis que j’ai pris mon « envol ». Le moindre point noir me rend malade, je trouve ça sale et sur le coup, je me dis que je préfère être rouge et « propre » que joli avec de la « saleté » en dessous.

Bref, j’ai eu des épisodes de véritable charcutage, en fait, je pense que j’étais absolument défigurée 9 jours sur 10, avec des trous énormes dans la peau. Ouais ouais, carrément. La nana criblée de plaie écarlates.

Désespoir, super honte, ne jamais regarder les gens en face, la nuit affreuse que l’on passe après une crise à se demander à quoi on va ressembler au matin,, etc, je connais.

Enfin bon, l’angoisse absolue qu’on connait toutes ici.

A mes 25 ans, j’ai eu un déclic. Je me suis dit que chaque jour avec ce toc, c’est un jour que je profite en moins dans ma vie. Que c’est dommage d’avoir un joli physique et de le bousiller pendant les MEILLEURES années, que j’en avais marre de baisser la tête ou que les gens me dévisagent.

Bref, j’ai arrêté. Ça fait seulement 5 mois, mais je revis. Parfois, j’ai de petites rechutes, mais beaucoup plus légères, et surtout je n’aggrave pas indéfiniment les dégats comme avant, jour après jour. Quand je me gratte, je me rends compte de mon ânerie, et je laisse ma peau se réparer tranquillement, 4 jours après il n’y a plus rien et c’est reparti pour quelques semaines de belle peau. Comme le dit le témoignage sur la page d’accueil, je ne suis pas guérie, mais libérée, vraiment, je le pense.

Je me suis faite aider, faut pas croire. Puisque les points noirs/microkystes me poussaient à me gratter, une des béquilles pour m’aider à arrêter étaient d’enlever un maximum de ces points noirs.
Je suis donc allée chez le dermato et il m’a prescrit 2 crèmes à base d’isotrétinoïne.
Grâce à ces crèmes, je peux me dire qu’il est inutile de me gratter puisqu’elles vont dissoudre les saloperies. Ce qu’elles font, et mieux que mes petits doigts !

Bref, tout ça pour dire que ça prend un déclicm du temps et du courage pour ne pas désespérer face aux rechutes inévitables, mais incomparables avec les crises d’avant.

Courage les filles.

296. Justine - 30 août 2014

Bonjour à toutes et tous,

Juste un p’tit message pour vous dire qu’il est vrai comme le dit Marine, les rechutes sont inévitables mais quand on voit une nette amélioration suite à moins d’acharnement destructeur sur nos soi-disant imperfections, on se sent mieux et nous pouvons dans ce cas, je pense, envisager une éventuelle guérison !
Me concernant, je me sens mieux depuis quelques mois ,même si je rechute très régulièrement.

Pour répondre à la question de Pepper au sujet du Dermaroller, je dois dire qu’en faisant quelques séances pendant 3 mois à raison d’une fois par semaine, cela m’a permis de lisser très légèrement mes cicatrices. Je dois avouer aussi que le résultat est plus probant que la séance de laser CO2 d’octobre dernier qui m’a fait perdre 250€ surtout 😦

Je viens tout juste de recevoir la brosse manuelle pour se débarrasser des points noirs similaire à la brosse Tosowoong et je dois dire que j’en suis particulièrement ravie.
En effet, dès la première application, j’ai sentie que mon visage était véritablement plus net et quel moment agréable ce nettoyage en douceur 🙂

Il est vrai que maintenant j’essaie de chouchouter au mieux ma peau et les effets commencent à se voir malgré les rechutes.
Je mets moins de maquillage, j’ai meilleur teint, il est moins terne et pas mal de cicatrices planes se sont lissées. Les plus profondes sont toujours là mais moins visibles…

Le chemin est long mais j’espère me débarrasser de cette affreuse manie et je vous le souhaite également.
Courage et tenez bon !

à bientôt

297. Pepper - 30 août 2014

Merci beaucoup Justine d’avoir partagé ton témoignage sur le dermaroller et de nous avoir fait découvrir la brosse Tosowoong qui semble très appréciée si j’en crois les articles que je me suis empressée de lire sur le net suite à la publication de ton message.
Je pense que je vais me laisser tenter par l’achat de ces deux produits ; peut-être que si l’on fait plusieurs séances de dermaroller par semaine, le résultat est plus efficace ?
Dans tous les cas, le mieux serait encore de laisser notre peau tranquille, je le sais. J’espère y arriver. Améliorer l’état de ma peau, en attendant, ainsi que l’aspect de certaines cicatrices rouges et boursouflées ne pourra être qu’un plus pour mon mental et m’encourager vers la voie de la guérison. Merci encore Justine !!! Bon courage à tous et à toutes !

298. gaby - 1 septembre 2014

Bonsoir!

Je poste ici pour la première fois mais je parcoure ce forum et bien d’autres depuis quelques mois déjà. J’ai 20 ans et je souffre également de dermatillomanie depuis environ 3 ans. Je me reconnais dans tous vos témoignages, et c’est un vrai soulagement de voir qu’on n’est pas tout seul. En ce moment ça va à peu près niveau crise, après avoir vécu les pires mois de ma vie en février-juin…
Je voulais juste vous copier ici le passage d’un témoignage trouvé il y a quelques mois sur le forum doctissimo (je crois). Je ne me souviens plus du nom de l’auteur, mais je dois dire que ces quelques mots ont été comme un électrochoc pour moi, et m’ont bien aidée à comprendre le problème dont nous souffrons. Cela rejoint un peu ce que dit Pepper plus haut. Voilà le message:

« Si je peux te donner un conseil, c’est de ne pas t’attarder sur ce problème en particulier, au risque de lui donner trop d’importance. L’acnée excoriée, ou « skin-picking syndrom », ce mal dont nous souffrons ou avons souffert ici, n’est qu’un symptôme, une fuite, un éloignement du réel. Il se trouve que nous nous sommes perdus dans ce toc, ça aurait pu être la drogue, ou n’importe quelle addiction, tout ça c’est pareil.

Il faut parfois des années pour comprendre que ce n’est pas à cause de ce problème qu’on s’empêche de vivre, mais qu’on se sert de ce problème pour s’empêcher de vivre, parce qu’on a peur.
Toute la question réside là. Pourquoi s’empêche-t-on de vivre? De quoi a-t-on peur? Et se confronter à ces questions, ça peut aussi prendre des années.
Une fois qu’on a compris ça, qu’on s’autorise à vivre, c’est à dire qu’on commence à s’aimer et se respecter (parce que tout réside là), le problème disparait de lui-même. C’est une prison que nous nous sommes créée, comme n’importe quelle autre. Une prison dans laquelle nous nous réfugions pour éviter de nous confronter à la réalité. »

Voilà, bon courage à tous et à bientôt!

299. Maud - 9 septembre 2014

Aujourd’hui je suis trés fière de moi, j’ai craqué à 13h30 mais j’avais su faire 36h00 san grattage!!! Un exploit pour moi, plus de 10 ans que je n’y étais plus arrivée. Voilà bientôt 23 ans que je soufre de dermatillomanie, j’ai décidé de finir ma vie avec, lutter me décourage car je n’y arrive pas, je m’épuise un peu chaque jour. Alors pour moi, je sais que je dois vivre chaque jour avec ce trouble et m’en faire une idée. C’est dur chaque jour d’être défigurée mais c’est ma vie.

300. Maud - 11 septembre 2014

Le dermatillome dirige ma vie, je suis parvenue à user de toutes les stratégies possibles. Je mets mes enfants au lit plus tôt pour passer mes soirées devant le miroir, invente des motifs plus farfelus les uns que les autres pour ne pas aller travailler et rester 8h dans ma salle de bain et j’en passse.

J’ai besoin de cette maladie, je sais que ça semble fou à dire mais si je ne me gratte pas tout le corp(et oui, aucune partie n’est épargnée chez moi même les plus intimes) je fais des crises d’angoisse ou hurle sur tout le monde. Il y a deux nuits, j’ai été me coucher plus tôt car super fatiguée donc pas beaucoup de grattage et résultats, je me suis réveillée plus qu’angoissée, en panique car il fallait que je perce le moindre recoin de peau…nuit atroce.

Je passe ma vie entre miroir et miroir et m’enlaidit chaque jour. Mais comme dit au dessus, je ne lutte plus, je suis trop épuisée. C’est plus facile pour moi de rester devant un miroir. Je pense que le problème vient en partie du fait que je n’aime pas l’endroit où je vis. J’ai enménagé ici lors de mon mariage mais je trouve cette maison super moche et depuis mon mariage, je pense que 36h sans grattage est le maximum. Pendant que je suis devant mon miroir, je ne vois pas l’endroit où je dois vivre.

Pour ma part, le dermatillome m’apaise trés fort, il y a bien longtemps que je ne met plus de fond de teint et m’assume( bien sûr j’abuse de crème en tout genre) et je peux vous dire que rien ne fonctionne!!!! Eteindre la lumière! ben voyons, j’ai deux mains pour rallumer! Mettre du cirage sur les miroirs??? Ben non, je sais les nettoyer aussi avec un peu d’alcool…au plus j’ai essayé de truc, au pire a été mon dermatillome…

Vivre avec jusqu’à la fin.
Si quelqu’un d’entre vous s’en est sorti, je veux bien son témoignage.
Et bon courage à tous.

helenedimitrov - 19 décembre 2014

bon je ne vais pas mentir, je peux pas dire que j’ai completement arrété de me toucher le corps, ça m’arrive encore de passer 1h ds la salle de bain et des fois je me fais des choses pas jolies sur le visage (si bien qu’on dirait presque qu’on m’a frappée au visage). mais ça n’est plus comme avant, ça ne me pourrit plus l’existence au quotidien et mon visage la plupart du temps est ok, je me sens presque « comme tout le monde ». j’entends ce que tu dis Maud et je voudrais tant donner une recette miracle qui n’existe pas. mais je crois qd meme à une chose fondammental pour commencer à sortir du cercle infernal: c’est qu’il faut parler de ce pb et éviter de rester seul et oisif. Ce pb est une grande honte et du coup on essaye de le cacher à tout prix et perso je pense encore que ça ne regarde pas les autres alors que c’est ça qui nous coince (je ne veux pas que tout le monde le sache car j’ai l’impression d’etre en position de faiblesse). Mais il faut reconnaitre que personne ne s’est jamais moqué de mon pb , au pire les gens ne comprenaient pas vraiment mais voyaient que j’étais en souffrance ,et c’est comme ça que j’ai pu etre aidée. Seule c’était impossible. Ca a pris des proportions fortes chez toi alors peut etre que je te conseillerai de prendre des mesures fortes aussi: en parler à toutes les personnes qui t’aiment et qui sont avec toi au quotidien, ton mari, et meme tes enfants s’ils sont en age de comprendre et peut etre voir du côté des thérapies comportementales (j’ai vue lgtps une psy qui ne faisait pas spécialement ça mais elle m’a aidée à me sentir bien ds mes baskets et à assumer que je me forçais à faire des choses qui ne me convenaient pas). Je parle de tes enfants car je suis sure qu’en tant que mere tu ne veux pas leur montrer cette facette de ta personne, pourtant ça n’enlèverait en rien l’amour qu’ils te portent ni tout ce que tu fais pour eux et pour bien les élever et prendre soin d’eux (bien sur tu peux leur présenter ça sans aller ds les détails ). Bon c’est peut etre pas une super idée mais je dis ça car parfois c’est mieux de savoir la vérité plutot que de s’imaginer des choses (mon mari croyait que j’avais un grave pb de santé). Peut etre meme qu’à ton travail il y a une personne de confiance à qui tu peux essayer d’expliquer ton pb (facile à dire je sais!) , je suggère ça car peut etre qu’alors tu serais moins tentée de trouver des excuses pour ne pas aller travailler, qqu’un saurait ce qui t’arrives et prendrait des nouvelles en direct pour t’empecher de rester 8h ds ta salle de bain. Je crois qu’il faut le prendre comme un exercice difficile mais pas impossible: tu en es capable, nous le sommes tous, si on te donnait 15 millions d’euros pour le faire, tu le ferais surement, et bien cette fois dis toi qu’il y a bien plus à gagner, il y a ta liberté et ta joie de vivre. Mon truc pour y arriver: lancer un truc genre « je dois te parler de qqch » car après tu ne peux plus faire marche arrière.
tu as des choses à dire aux autres: le grattage oui mais aussi le reste (tu n’aimes pas l’endroit où tu vis etc…) . Moi je me demande juste une chose: qu’est ce qui t’empeche d’en parler? pourquoi ça n’est pas possible d’envisager juste un déménagement? tu n’as sans doute plus d’énergie mais c’est une chose qui revient petit à petit qd on est fier de ce qu’on fait. Soit fiere de tes petites victoires, on a tous des ressources incroyables, c’est inépuisable. pk ne pas prendre l’initiative de regarder des annonces de maisons et montrer à ton mari des choses qui te plaisent? ça ne lui fera pas forcement plaisir au début si c’est lui qui bloque mais ça ouvrira le dialogue et lui fera prendre conscience de ton mal etre.

je te lance bcp de choses et je suis désolée si je suis à côté de la plaque, mais moi mon pb c’est que je suis svt en grande inertie et que je crois que je le fais pour etre gentille et ne pas déranger. mais en vérité ce n’est pas ce que les autres attendent de moi non plus, les gens aiment savoir ce qu’on veut et aiment qu’on prenne aussi les commandes de temps en temps.
En une phrase; aujourd’hui tu subis mais tu es parfaitement capable de prendre le controle, tu as des envies et des idées et elles ont de la valeur, pour toi et pour les autres.

j’espère ne pas dire trop de conneries!

courage, tout est encore possible

301. Secom14 - 12 septembre 2014

Eh oui, on se retrouve dans beaucoup de commentaires!!!

Ca ne devrait pas diriger notre vie et pourtant. Ce qui me frappe aprés une grosse crise ce sont les mensonges que l’on peut inventer(genre: j’ai une allergie,…On se donne du mal pour se trouver des excuses!!!) Cette maladie dirige notre vie, elle nous dit quand sortir, quand aller travailler, quand aller faire ses courses et j’en passe!!! C’est une bien triste réalité.

Au début comme beaucoup, j’ai cru être seule sur terre et puis ce site m’a vraiment aidée. Ce serait peut-être bien d’avoir un système de ‘chat’ histoire de pouvoir s’entraider en temps réel…

Bon courage à tous car nous sommes dans la même galère.

302. Marine - 15 septembre 2014

Oh oui, un chat en ligne, ça serait super, je valide !

303. duck85 - 17 septembre 2014

Salut moi aussi atteind de dermatillomanie je viens de mettre en service mon blog perso avec un Tchat en esperant justement une particpation active pour que chacun s entre aide 🙂
voici mon lien
http://dermatillomanie-parlons-en.over-blog.com/

304. images acne excoriée | acne removal tutorial - 23 septembre 2014

[…] Témoignages | acné excoriée, dermatillomanie, grattage […]

305. Marine - 15 octobre 2014

Cela faisait six ans que j’avais la manie de me triturer le visage tous les soirs, jusqu’à pas d’heure, avec cette impression de ne plus être moi même quand je me charcutais à tout va, avec les outils que j’avais sous la main, fin surtout la pince à épiler et les doigts. et puis je me réveillais aprés le combat, le visage défigurée…je ne me voyais pas passer une journée sans maquillage, et étant loin d’être une pro, je passais littéralement 2 heures à cacher le massacre. Au final, mes amis voyaient que j’avais du maquillage mais ne voyaient pas la souffrance qui se cachait derrière. J’arrive encore à peine à croire à quelle point ça m’a ruiné ma vie sociale. Je ne regardais jamais personne dans les yeux quand je parlais, je marchais dans la rue tête baissée H24, et aux moments de grandes crises, je mettais même d maquillage chez moi pour ne pas avoir à subir les remarques de ma famille….
et je sortais que la nuit, et je dormais rarement chez les copines.
j’habite à 5mn de la mer, mais ça fait aussi 6 ans que j’ai arrêté d’aller nager à la mer, parce que inévitablement, le maquillage s’en irait, et c’était inenvisageable encore une fois de sortir sans….
que de frustration, et le seul moyen que j’avais trouver c’était me défigurer, mais j’étais juste tombée dans un cercle vicieux….
j’ai donc pris mon courage à deux mains, et a commencé un traitement oral anti-acné, parce que je ne pouvais plus le nier, pour arrêter de percer des boutons, il faut s’attaquer à la base, c’est à dire faire disparaitre les boutons sans que j’ai besoin de les toucher.
Et aprés 9mois, je me sens ressuscitée!!
Plus de maquillage, plus de triturage, plus d’excuses pour rester à la maison en attendant que ma peau cicatrise, plus de frustation par rapport aux opportunités que j’ai loupé et que maintenant je rattrape….
aprés je ne cris pas victoire maintenant, le médicament va mettre 6 mois à être évacué, et les effets secondaires trés pesants (douleurs articulaire H24, le corps entier est asséché,etc…) font qu’il faut quand même s’accrocher, mais en baver 1 an comparé à ces 6 dernières années où je m’empêchais de vivre, y a pas 36 solutions, ça passe ou ça casse!
Et puis heureusement pour moi, je n’ai pas eu la phase ‘les boutons se multiplient en troupeaux avant de partir pour de bon’, ils sont partis petit à petit, et je l’ai vraiment bien vécu, je ne me suis jamais aussi vivante que maintenant, aprés avoir passer 2 mois à aller régulièrement à la mer, à sortir en plein jour, à profiter de ma famille que je n’avais pas vu depuis des années, et ne pas avoir peur d’aller dormir chez l’un et chez l’autre. Vraiment, je sens enfin que je vois le bout du tunnel, maintenant reste plus qu’à espérer que ce soit définitif~
Tout ça pour dire, que ceux qui subissent le triturage pendant des années, s’il n’y a toujours pas d’amélioration naturel de la peau, un traitement oral est peut-être l’unique solution 🙂
Courage à tous, je ne sais que trop bien combien cette situation peut être un calvaire!

Anonyme - 15 octobre 2014

Salut Marine peux tu nous en dire plus sur ce traitement oral ? Quel est son nom ?
Merci d’avance et sa fait plaisir de voir quelqu’un qui va mieux

Marine - 9 janvier 2015

Désolée pour la réponse tardive, je ne suis pas revenue ici depuis un bout de temps!
Mais le traitement, je n’ai pas cité la marque parce que je ne sais pas si on peut le faire, mais j’ai pris le dérivé de Roaccutane qui s’appelle ‘Curacné’. Mais il ne sera prescrit que si l’acné est sévère ou persistante, donc pour ceux qui souffrent d’une acné légère, ils ne sera pas prescrit, parce que comme je l’ai dit, les effets secondaires sont trés lourds, surtout les douleurs articulaires H24! Et ne valent pas la peine d’être vécu, si l’acné légère peut être traitée localement.
Et petit détail, alors qu’on est sensé prendre les cachets petite dose par petite dose, pour voir déjà si notre corps le supporte bien, ma dermato était soit totalement inconsciente, soit qu’elle en avait rien à faire que je souffre ou pas, mais elle m’a donné la dose max direct! Donc elle m’a dit dés le début ‘si vous avez une grosse poussée, ça ne servira à rien d’essayer de camoufler avec le maquillage, vous serez encore plus laide’ je me suis dit OKKKK, donc c’est pour ça que j’ai vraiment appréhendé le début du traitement, j’ai acheté du maquillage couvrant à l’avance malgré tout, mais au final je ne sais pas si sa technique était la bonne, mais je n’ai pas eu de grosses poussées, tout est parti petit à petit 🙂
Aussi je n’ai pas pu faire de sport pendant un an maintenant, et ce n’est qu’en ce début d’année que je commence à aller mieux! Donc pour les sportifs, ça risque d’être délicat! Les activités intenses sont totalement interdites, parce que le temps de la cure, les articulations sont sensibles, et trop tirer dessus pendant cette phase peut faire des dégâts à vie =/ Donc ce traitement n’est vraiment qu’en dernier recours, si la personne a tout essayé avant mais que rien n’a marché.

306. gaelle - 30 octobre 2014

Anonyme bis 29 octobre 2014

Bonsoir, je suis heureuse d’avoir trouvé ce site et de voir que je ne suis pas la seule à souffrir de ce mal. Je vous conseille un site très bien fait sur cette maladie. Allez vite y jeter un œil

http://dermatillomanie-france.com/?page_id=100

307. EvaneSkin - 15 novembre 2014

Salut moi c’est Evane… je suis des vôtres et en voie de guérison ! Je compte créer un blog, et j’aimerais vraiment partager, avec toutes les personnes concernées, nos histoires !
Pour ça je souhaiterais commencer par vous proposer mon mail sur lequel vous pourrez venir vous confier ou tout simplement me demander des conseils etc…
vous pouvez donc me contacter ici : EvaneSkin@hotmail.com
Plein de bisous et de pensées positives à tous !

308. cesca - 19 décembre 2014

Bonjour je m appele elaura j’ai 19 ans je suis atteinte de dermatillomanie je me gratte essentiellement les jambes la poitrine les épaules et le dos tout ce qu’on peux cacher en faite je fais sa la nuit et le matin sa me prend environ 1 heure à chaque fois je me reveille la nuit juste pour faire sa je ne ressent aucune douleur phisyque quand je m arrache la peau c’est incontrôlable c’est une sorte de transe j’ai vraiment honte de sa parce que je ne comprends pas ce qui me pousse à le faire je n ose pas en parler à ma mère de peur qu elle me juge ou quel me trouve anormal j aimerait me soigner mais je n arrive pas en parler

309. Anaelle - 19 janvier 2015

Bonjour
hier j’ai pris la décision de tout faire pour arreter cette petite manie. Et la je suis tombee sur ce site. J’ai ete choqué de voir que ce n’etait pas une petite manie mais une maladie. Mais j’ai aussi ete rassuré de voir que j’etais pas seule, et j’ai compris pourquoi j’avais autant de mal a me raisonner. L’ampleur de la tache ne m’a pas démotivé. J’ai commencé il y a plusieurs année, je crois 8ans, alors hors de question que je rempile pour 8 ans.
Le déclic ca etait mon copin. Je l’aime et il passe son temps a me dire d’arreter. Il y a un mois il a arrêté de fumer pour moi et il tient, alors je dois pouvoir faire de même, j’ai la volonté comme je l’ai jamais eu. J’ai pris cette décisions hier a 16h et il est 9h30 et je n’ai rien gratté. Mes mains se sont baladées sur mon visage et j’ai dis stop. Ce qui me fait le plus peur c’est la voiture.
j’ai mis en place qq trucs depuis hier. Coupage des ongles, ils sont moins coupant, donc cela me laisse le temps de me raisonner Avant que le mal soit fait. Une photo de moi pas jour comme ca je vois les dégâts, et si d’ici qq jours, ma peau sera reparée (car je sais que je vais tenir) je serais ravis de pouvoir m’en servir comme model qd j’aurais envie de me gratter!
j’ai aussi une paire de gant dans ma voiture que je mettrais pour conduire comme ca pas de grattage!!!
il faut que je tienne !

310. mathou - 31 janvier 2015

bonjour, je n’aurai jamais imaginé qu’un jour ne me serais retrouvée ici, à décrire cette maladie qui me ronge depuis 1 an et demi voire plus. Je me gratte depuis le début de ma poussée d acné, mais j’ai commencé à ce grattage impulsif plus tard. Je savais que ce que je faisais était mal, peur de se montrer en maillot, de me changer dans les vestiaires de la gym, je trouve de excuses pour éviter les activités aquatiques avec mes copines, moi qui adorais l’été, je le hais désormais; les t-shirts sont mes ennemis.
Je ne m’étais malgré tout jamais intéressée aux causes de ces grattages ni à une probable maladie associée. Hier, le verdict est tombé chez la dermatologue que je connais bien car j’avais suivi un traitement oral pour mon acnée sur le visage. Là, ma mère m’a proposé d’y retourner car qques boutons sont revenus sur mon visage et car il fallait aborder le sujet des bras. Voilà. J’ai de l’acné excoriée. En sortant, je ne me sentais pas malade. Mais ma mère s’est précipitée le soir même sur internet et m’a dit :  » M. , tu as une maladie . Tu a un TOC. » J’ai refusé de la croire, me détachant de tous les symptômes presents sur les sites qui pourtant me décrivaient si bien et je me suis dit: non, ça n’est pas possible, c’est juste MON problème de mes bras, pas cette maladie bizarre. Mais ce matin, j’ai à mon tout parcouru les forums et j’en suis maintenant consciente: je suis dermatollimane. Ce qui m’effrayait et que je refusais catégoriquement hier : mettre des mots sur ma maladie, mon mal-être, est désormais derrière moi. Ça explique un tas de choses. Pourquoi je me couvre de fond de teint (ça revient cher..), pourquoi je me force à regarder les gens dans les yeux, malgré que ce soit très difficile de ne pas les baisser, etc. Je suis déterminée à me débarrasser de cette cochonnerie, et toute seule pour le moment. Si je n’y arrive pas, j’en parlerai à mes amies puis j’irai voir un psy. (Déjà 2 à mon actif pour différents problèmes…) Bref, c’est dur mais je veux le faire, il faut que je me sente mieux, que je m’accepte afin de retrouver des relations normales, avec les autres mais bien sûr avec moi même. Que je ne fasse plus souffrir mes parents que j’aime… Je vais me lancer des challenges: essayer de ne plus me regarder dans le miroir sauf pour me maquiller, de me mettre plein de post-it mais je veux être prête pour l’été!! Je pars à Bali alors si je dois me promener en manches longues tout l’été, ça va pas le faire…
Allez, courage à toutes/tous, merci pour vos témoignages qui nous réconfortent car nous montrent que nous ne sommes pas seuls dans cette situation, et aimez-vous. C’est important.

311. Fiona - 18 mars 2015

Bonjour,
Je voulais simplement vous dire merci! C’est tellement touchant et réconfortant de lire tous vos commentaires, de ne plus se sentir seule dans cette lutte! J’ai découvert ce site il y a peu et beaucoup de choses ont déjà changé. Je sais que c’est très dur mais je pense qu’il faut en parler à ses proches, un parent, une amie… Je l’ai fait il y a peu et même si ça n’a pas réglé le problème c’est un soulagement de se sentir épaulée.
Bon courage à toutes, soyez fortes!

312. Elo - 15 juin 2015

ça y est !
Je suis définitivement guérie !
Je peux le dire !
Je suis prête à avance dans la vie comme n’importe qu’elle autre personne normal !
Enfin ! Je suis normal !
Je vie enfin !
Je prends soin de moi sans me faire de mal, sans me mettre dans des positions inconfortables et douloureuses…
Je prends soin de moi avec intelligence et respect…
Je réfléchis avant toute action…
Je prends mon temps…
Mes gestes sont doux, lent, minutieux…
Je suis rigoureuse…
Ma vie a complètement changé…
Enfin je profite…
J’ai du temps libre !!!
Pour m’occuper de moi, de mon conjoint, de ma maison…
Je suis heureuse…
Les blessures que j’ai, les rougeurs, les irritations, les croutes… sont naturelles !!! Rien ! Plus rien est infligée par moi même !
Je vie la tête haute !
Je suis fière de moi et je rend hommage à mon conjoint qui est le seul à m’avoir aidé, soutenu, encouragé… durant ces années précédentes difficiles.
BREF
Ceci est du passé mais je vie le présent et envisage l’avenir avec tête haute !
JAMAIS plus je ne reviendrais en arrière !
Connaître se bonheur actuel est tellement magnifique que je ne peux envisager 1 seconde de revenir en arrière !
C’est une nouvelle vie qui commence !
Et des nouveaux projets aussi !
avec plus de maturité !
nous sommes en mode « conception bébé »
rien de plus beau !
Bientôt se sera les vacances…
les plus belles vacances de ma vie !
jamais plus je n’aurais à me cacher devant ma famille, ou elle famille !
les imperfections que j’ai sont naturelles !!!!
je n’ai aucun remord ni regrets à avoir !!!
c’est NATUREL !
Je suis libre !
Je n’ai pus à me torturer l’esprit à me dire qu’est ce que je dois faire ?
comment je vais faire pour résister ?
comment je vais faire pour soigner ?
comment je vais faire pour cacher ?
Cela n’existe plus !
Je suis moi !
Je n’ai plus de question à me poser…
Ma peau fait ce qu’elle a à faire… elle connait son travail…
elle s’auto-soigne !
je n’ai pas à intervenir !
Et je suis tellement mieux sans tristesse, sans regrets !
La vie est belle !!!
Il faut la vivre !
Il ne faut pas se laisser empoisonner par une émotion…
pour finir mutiler ???
ça n’en vaut pas la peine !
Tout le monde ce fou du mal être que vous ressentez !
Personne ne sait !
Beaucoup sont égoïste !
Lorsque comme moi vous avez la chance d’avoir l’amour de votre vie à vos côté qui a donné toute son énergie pour m’aider à m’en sortir…
je n’ai pas le droit d’échouer !
Pour lui et pour moi !
C’est une épreuve de la vie que nous avons partagé ensemble !
Je lui doit le respect !
et bien entendu je dois également respecter ma propre personne…
cela a été notre combat…
Aujourd’hui… c’est fini !
Nous récoltons enfin ce que nous avons semé.
C’est une nouvelle vie…
et bientôt nous allons donné la vie…
Maintenant nous profitons de la perfection de mon comportement…
nous essayons de concevoir bébé tout en profitant …
patiemment…
Enfin… bébé va pouvoir s’installer en moi avec une psychologie et un physique sain !
C’est magnifique…
Je suis fière de moi… et je n’oublie pas que c’est grâce à toi…
l’amour de ma vie.
Jamais plus je ne te décevrais !
Enfin ! Je suis et serais ton idéal !
Tu peux avoir confiance en moi !
JE T’AIME

313. emma - 30 juillet 2015

J’ai pris la peine de lire l’ensemble de vos commentaires et quel soulagement, je ne suis pas un cas de folie extrême! J’ai 16 ans et depuis deux ans déjà je souffre de ‘grattage compulsif’, évidement du haut de mes 14 ans ça ne m’aurait pas effleuré l’esprit de me dire qu’effectivement c’était une maladie et non un rituel de passage chez l’adolescent boutonneux. Le plus dur pour moi ce n’est même pas le fait que je m’abîme le visage parce que mes plus grosses crises sont derrières moi et j’ai aujourd’hui une peau quasi normale,non, le plus dur c’est que j’ai souvent connu de longues disputes avec mes parents qui ne comprenaient pas comment leur fille ‘si jolie’ pouvaient s’enlaidir de cette manière et avec tant de violence. J’avais beau expliquer que c’était plus fort que moi, ça les dépassaient complètement et le sentiment de honte et de colère qui suivait mes crises était donc d’autant plus fort. J’ai toujours été considéré comme jolie, je ne viens pas m’en plaindre mais je pense simplement que je me suis auto obligé à avoir un physique quasi parfait et une légère acné ne faisait pas parti de mes plans. C’est assez bizarre à expliquer et je ne veux pas que l’on me prenne pour quelqu’un qui se surestime mais disons que j’ai toujours été consciente que mon physique plaisait pourtant je suis la seule personne qui n’arrive pas à en être convaincue, je ne me plait pas et la seule chose que je vois dans le miroir sont mes boutons, je ne souffre que d’une acné très légère je le sait mais pour moi c’est déjà trop et elle est source de tout mes problèmes, j’ai la peur constante que mon acné s’aggrave et le moindre relief sur ma peau doit être anéanti. Aujourd’hui je suis décidé à arrêter ce toc définitivement puisque même si il est moins présent il me ronge encore. J’ai du annuler bon nombre de sorties suite à mes crises car il m’était impossible de dévoiler les dégâts à mes amis. Et je n’oublierais jamais mes plus grosses plaies qui je le croyait, ne cicatriseraient jamais et qui étaient pourtant la minute d’avant un simple point noir ou un petit bouton. Je veux guérir pour moi mais aussi pour mes parents qui sont totalement désemparés. Merci de m’avoir lu et courage à vous tous.

314. sansnom - 7 août 2015

Cela fait bien 10 ans que j’ai ça, et je viens seulement de découvrir que je suis pas folle! tellement honteuse que j’osais même pas me renseigner moi-même sur ce trouble, qui me POURRIT la vie et c’est bien peu de le dire, j’ai vraiment tout pour être heureuse, et le seul « hic » qui m’empêche de me dire que je le suis, ce sont ces foutus tocs, qui partent et reviennent mais quand ils sont là je les sens clairement!!!je suis une grosse angoissée ,sur tous les points, je n’ai jamais eu confiance en moi, et bien sûr pour en rajouter , j’avais des troubles alimentaires, qui heureusement aujourd’hui sont finis, mais là j’ai l’impression que ce toc de vouloir à tout prix enlever les imperfections , les trucs que je juge hideux alors que les conséquences sont bien pires, m’envahit pour remplacer les autres. Un quotidien sur le plan corporel insurmontable, je me cache de mon copain, pour surtout pas qu’il me voit nue,ou du moins certaines parties. ou baisse les volets dans les meilleurs cas, un malaise constant de sentir parfois cette peau qui fait mal , et beaucoup endommagée, bon je dirais que je m’en tire bien puis que je ne m’attaque que très rarement au visage( il y a des années c’était une cata) donc pas besoin de fond de teint, ou juste une petite crème pour unifier et faire bonne mine. mais les 2 parties actuelles sont le ventre et le maillot/cuisse. j’y passe parfois plus de 2 h , le soir à enlever un vulgaire poil,puis hop une fois que j’ai enlever tous ce que j’avais en ligne de mire , je me sens libérée, j’ai l’impression que je peux être belle et me sentir bien , enfin !!!! Sauf grosse erreur , c’est tout le contraire c’est tout rouge, et ça fait mal !!! Maintenant, que j’ai vu que c’était un trouble et que des personnes en souffraient aussi j’ai l’impression que je peux y mettre un terme !!!! ça vient toujours quand je suis stressée, soucieuse, et du coup le fait de vouloir enlever ces imperfections , ça me défoule !!!!!! et toujours besoin de me sentir propre,lavée, décapée!!!! et je positive en me disant que je n’ai que « quelques » tâches , sauf que la STOP, yen a marre de bloquer sur le bien-être à cause de ça , parce qu’au final oui, on aggrave tout pour être mal,alors qu’il n’y a presque rien à la base !!!!!

315. Marine - 8 août 2015

Bonjour les filles !

Un petit update pour ma part : je pense avoir définitivement tourné la page de ce toc après 7 ans de charcutage intensif qui me laissait la face sanguinolente et abîmée comme après une vérole !
Ça m’a pris un jour comme ça, je n’en pouvais plus psychologiquement. J’ai arrêté, au début j’avais quelques rechutes qui se sont espacées et allégées avec le temps. Aujourd’hui ça m’arrive encore de trafiquer quelques points noirs sur le nez notamment (1 fois par mois genre) mais rien de comparable, j’ai CONSCIENCE DU TEMPS PASSÉ DEVANT LE MIROIR, je pense que c’est la grosse différence. Je n’ai plus cet état de transe qui pouvait me plonger 2, 3 heures dans la traque d’imperfections.
Ça a été un déclic de raz le bol devant ce qu’était devenu ma vie. Et le gros gros coup de pouce, ma visite chez le dermato qui m’a prescrit une crème à la trétinoïne que je peux mettre quand je sens que ma peau s’encrasse et qui fait bien mieux le job que mes petits doigts avides.
J’ai repris goût à la vie, véritablement. Je me sens jolie, je deviens coquette, j’ai 26 ans et je dois en profiter !

J’espère ne jamais retomber là dedans. Mais je voulais vous dire qu’on peut s’en sortir, ça prend un déclic mais aussi un coup de pouce médical et/ou cosmétique.
Courage les filles…

316. Leitn - 23 août 2015

Bonjour, j’ai 17 ans, je passe en terminale et cela fait bientôt 3 ans que je massacre mon visage. Je pense que ça a commencé avec l’apparition de mes premiers boutons d’acné. Je ne pouvais pas me voir avec ça, donc je les perçais devant le miroir. Je n’en avais pas beaucoup à l’époque, je n’en ai jamais eu énormément en fait. Puis j’ai commencé à mettre du fond de teint pour les cacher, ma mère me montrait comment faire (elle en met tous les jours). Et avec les années ça a empiré, ma peau ne supportait pas le fond de teint, j’avais de plus en plus de boutons et d’inflammations. Je passais énormément de temps enfermée dans la salle de bain et on me l’a reproché plusieurs fois. Pourtant, je n’ai jamais reçu aucune remarque sur ma peau.

C’est en pleine année de seconde que je me suis rendue compte que quelque chose n’allait pas. A chaque démaquillage je saccageais ma peau, j’y passais des heures, avant et après la douche et même avant de dormir. Quand la crise était trop forte je n’allais pas en cours le lendemain, j’inventais une excuse pour rester à la maison et reposer ma peau. Parfois je séchais les cours de l’après-midi car mon fond de teint ne tenait plus, j’avais des croûtes et ça se voyait. C’était horrible, j’angoissais à l’idée qu’on ne voit que ça. D’ailleurs moi, je ne voyais que ça mais je n’avais toujours aucune remarque sur ma peau. Jusqu’au moment où elle avait mal réagit à un produit anti-acné conseillé par ma dermato. Ma peau était devenue sèche, rouge, presque brûlée, je pelais et c’était impossible à maquiller. Ce n’était plus des jours mais des semaines de cours que je ratais. J’ai quand même réussi mon année de seconde avec une moyenne très correcte. Mais ça n’a pas été le cas cette année.

En début d’année, je suis tombée sur ce site en faisant des recherches sur mon problème. Je me suis ensuite renseignée un peu partout sur la dermatillomanie, ses causes, ses conséquences, et comment s’en sortir. J’ai voulu m’en sortir seule, c’était trop gênant pour que je le raconte à qui que ce soit, même à ma mère. J’ai essayé plusieurs de ne pas toucher ma peau pendant quelques jours puis quelques semaines, il s’en suivait toujours une rechute. C’était toujours la même chose, il suffisait que je sente un relief sur ma peau, une petite boule de graisse ou un pore bouché et je courais vers la salle de bain. « Juste lui », « encore un », je ne voyais pas le temps passer, je pensais à autre chose et je n’arrêtais pas avant d’avoir extrait les impuretés de ma peau et d’être complètement « satisfaite ». En me « réveillant » c’était souvent une vision d’horreur qui s’offrait à moi, mon visage ravagé, rouge, et du sang parfois. S’en suivait un sentiment de honte, de culpabilité. J’avais recommencé.

Après une énième crise, j’ai décidé d’en parler à ma mère, c’était il y a quelques mois seulement. Je suis allée dans le salon en pleurant, je lui ai expliqué ce que j’avais en bafouillant, je lui ai donné le nom de ma maladie. J’avais si honte, mais c’était le seul moyen d’être aidée, je lui ai demandé de m’emmener voir un psy. Elle a accepté, on a pris un rendez-vous et malheureusement on est mal tombé. On l’a su dès qu’on est entré dans la salle d’attente, une salle trop étroite avec différentes chaises en bois bancales et des jeux pour enfants poussiéreux. La psychologue en elle-même ne m’inspirait pas confiance, puis c’était trop cher pour nous. J’ai abandonné, sur le chemin ma mère m’a fait comprendre ce qu’elle pensait « Je suis quelqu’un qui a les pieds sur terre. », elle ne croyait pas à ma maladie, elle a toujours pensé que ce n’était que l’acné.

Cette année de première était un échec total, j’allais au lycée un jour sur deux, mes amis ne me voyait plus pendant des semaines, 100 heures d’absences, des notes bien trop basses, j’ai dû tricher plusieurs fois pour relever mes moyennes. Je suis finalement passée en terminale, je n’ai pas eu de remarques des professeurs sur mes absences ou mes notes, juste un mot sur le bulletin quelques fois.
J’ai si peur de refaire la même chose cette année, je passe le bac et je ne veux pas le rater à cause de cette foutue maladie. J’en ai marre de ne plus pouvoir voir mes amis parce que je m’enferme chez moi. Ils me reprochent de ne pas sortir, je passe pour une asociale, j’ai failli en perdre quelques uns. Je rate des sorties où ils sont tous ensemble, ça me manque tellement. Quand je suis obligée de sortir il faut que je me tartine le visage de fond de teint pour ne pas que les marques se voient, j’ai peur de passer pour une fille superficielle au lycée, ou dégueulasse à cause des croûtes parfois. J’évite le regard des gens, je baisse la tête, j’ai peur du regard des autres, de ce qu’ils peuvent penser. Je fuis la lumière qui met en évidence mes imperfections, mes marques et mes cicatrices. Je fuis le soleil qui fait fondre mon fond de teint en été, je fuis également les cours de sport qui pourrait me faire transpirer. Je ne peux pas boire au robinet, je ne peux pas aller à la piscine, à la plage. J’aimerai tellement pouvoir vivre comme avant.

Je m’étais promis de ne pas toucher à ma peau pendant ces deux mois de vacances où je suis restée cloîtrée chez moi. J’ai échoué, j’ai tenu une ou deux semaines début août et ça fait 3 jours que j’ai recommencé alors que je n’avais rien à toucher, aucun bouton. C’est bientôt la rentrée, j’angoisse, je ne sais plus quoi faire. Je pense appeler un psychologue qui peut me prendre pour un euro symbolique par séance, c’est ma seule chance. Je me suis rendue compte que je ne peux pas m’en sortir toute seule.

(Désolée pour le pavé (et les fautes qui vont avec), je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite ^^’)

helene - 24 août 2015

on a beau vivre toutes les mêmes choses, ça fait tjs quelque chose de lire un témoignage comme le tien. d’abord, tu es jeune, et si je peux me permettre tu écris très bien et tu as l’air plutôt mature. tu as l’air de vouloir passer par le biais d’un psy, il existe sans doute des structures près de chez toi où les consultations sont gratuites pour les jeunes – peut etre le planning familial? en tt cas si tu les appelles ils pourront sans doute t’aiguiller. qd j’étais étudiante j’avais demandé à l’infirmière de mon université, elle m’avait donnée une adresse et j’avais eu des consultations gratuites sur le campus . Tu dois pouvoir creuser cette voie. Tu n’es pas obligée de dévoiler tout ton pb pour demander conseil, tu peux expliquer que tu as un mal etre qui te fais secher les cours sans en dire plus.
bon courage dans tes démarches, et si tu regardes sur ce forum tu verras que nous sommes plusieurs à dire que nous revenons de loin mais que nous allons mieux, gardes espoir et confiance en toi.

Manon - 30 août 2015

Salut Leitn, je sais pas par ou commencer à part que ta vie c’est ma vie de A a Z. Mais sans exagération, moi même j’aurai pu écrire ça. Je te jure j’ai pleuré parce que ça me fait bizarre de trouver quelqu’un qui a la même vie que moi. Parce qu’on vis tous un mal être ici mais à des degrés différents je pense et le tien c’est le mien.

J’ai 17 ans je passe en terminale et ça fait aussi quelques années que j’essais de m’en sortir seule. Je loupe les cours quand je fais des grosses crises le temps que ma peau redevienne un minimum maquillable. C’est comme une obsession je vie et je pense avec ma peau j’annule aussi beaucoup de sorties que se soit en famille ou avec mes amis et ils croient juste que je n’ai rien envie de faire mais j’aimerais tellement profiter et ne pas me poser de questions. J’aimerais pouvoir programmer des sorties sans me dire ouais mais est ce que je serai présentable dans 3 jours ?

La seule, je dit bien la seule petite différence que j’ai avec toi c’est que moi je n’ai pas eu le courage de tout avouer à ma mère parce que j’en ai honte. Elle sait simplement que je suis mal à l’aise avec ma peau car j’ai déjà craqué pendant des périodes ou je pleurais tous les jours tellement j’en ai eu marre de vivre cet enfer, mais elle sait pas que c’est en parti de ma faute, que c’est nous qui nous nous infligeons ça.

J’ai aussi très peur pour mon année de terminale parce que c’est quelque chose qui me prend constamment la tête. Alors que la plus part vont au lycée en menant une vie normale moi j’ai constamment peur de ne pas être belle et pas présentable.Cette maladie me fait détester tout le monde, tout ceux qui ne vivent pas ça parce qu’ils ont juste à se lever le matin tranquillement. Je ne regarde même pas les gens dans les yeux j’ai pas l’envi d’aller leur parler parce que je veux juste qu’on me regarde pas et qu’on ne me prête pas d’attention. J’aimerai pouvoir penser au cours, me concentrer sur mon année réussir et avoir mon bac, mais tout ce qui compte quand je me réveille le matin c’est de me sentir bien pour passer une bonne journée et j’y arrive pas.

Les lendemains de crise je n’ai aucune motivation même pas celle de m’améliorer, j’ai juste envie d’hurler et que ce cauchemars se finisse. Mais c’est toujours pareil. J’ai un traitement pour l’acné mon seul espoir est qu’il finisse par réellement améliorer les choses pour qu’enfin moi je puisse me calmer et arrêter de m’auto torturer. C’est un cercle vicieux, c’est un combat au quotidien qui nous gâche la vie mais le pire c’est que c’est de notre faute alors il doit y avoir une solution.

Merci à ceux qui auront lu et bons courage à vous tous je sais qu’on peut s’en sortir faut être patient, savoir se contrôler, et peut-être aussi s’occuper l’esprit, penser à autre chose et décrocher, voir qu’au fond c’est pas ça l’important.

louise - 31 août 2015

Ton ‘pavé’ comme tu dis m’as énormément touché et je ne parle pas de pitié, j’ai en faite le même vécu que toi. Je passe en terminale et j’ai connue chacun des problèmes dont tu as parlé, aller à la piscine ou à la plage ? C’était impensable ! Du soleil ? vite on trouve un endroit frais car hors de question de laisser fondre le maquillage qui cache les défauts que l’on s’est nous même crée ou en tout cas que l’on a amplifié. Le sport ? J’adorais ça mais impossible de continuer à pratiquer sous peine de dévoiler un visage boursouflé de la veille et plein de sueur ! Oui je peux enfin parler de tout ça au passé. Durant ces deux mois de vacances j’ai guéri, je suis allée à la plage , à la piscine , j’ai couru chaque weekend et j’ai enchaîné les sorties entre amis! Tout ça sans le moindre défaut sur le visage. Je peux me montrer démaquillée ( j’ai de la chance de n’avoir gardé aucunes cicatrices de mon passé ) et un petit bouton sur mon visage n’est plus synonyme d’enfer, je le masque et attends patiemment qu’il disparaisse. Alors bien sur il y a des rechutes mais elles sont bien moins dramatiques de jours en jours et évidemment ce fut très difficile. Ce message je te l’écris car tu ne dois pas perdre espoir, guérir c’est dur mais c’est possible j’aimerais te donner quelques conseils qui ne sont pas incroyables mais qui m’ont vraiment aidé, tout d’abord avec l’aide de ma mère j’ai condamné toutes les glaces de la maison sans glaces c’est déjà bien plus dur de se tripoter le visage. Ensuite j’ai évité au maximum de me maquiller pour apprendre à m’accepter avec un petit boutons sur le menton ou un point noir sur le nez et figure toi qu’au début bien que sans glace je pouvais sentir mes quelques imperfections et ça me rongeait mais peu à peu je ne les sentais plus et j’arrivais à les oublier cette astuce à un autre bon coté, à te voir maquillée moins souvent lorsque tu embelliras ta peau elle te paraîtra incroyable. Bien sur lave toi bien le visage matin et soir et surveille ton alimentation afin de minimiser ton acné. Et surtout quand tu sens que tes envies te démangent demande à un de tes proches de te changer les idées. N’oublie pas de ne pas abandonner car des rechutes il y en aura. Je te souhaite de la réussite, passe une bonne année et surtout courage ! Tu y arriveras

317. Rousseau - 17 décembre 2015

Existe-t-il une difference avec les furoncles du au staphilocoque une maladie difficile a guerir qui revient episiodiquement meme avec une peau bien nettoyez. C’est difficile a guerir une visite chez un dermatologue s’impose?

318. MissBulle - 24 mars 2016

Bonjour,

je suis déjà passée ici plusieurs fois. Parfaitement consciente d’avoir moi aussi un problème de grattage. Ma peau va mal. Je pensais ne plus être victime de grattage mais que maintenant; ma peau abîmée me le faisait payer : boutons sous les cicatrices, plaies qui ne cicatrisent pas, abcès …
On m’a envoyée voir un dermatologue : le premier qui connaisse vraiment le problème.
J’ai décidé de m’en sortir. Et pour accompagner ma démarche; je démarre un journal en ligne : dermatillomane.wordpress.com

319. MissBulle - 25 mars 2016

Bonjour,
je n’ose même pas dire le nombre d’années pendant lesquelles j’ai fait souffrir ma peau ( et moi avec ). Ton site est super.
J’ai eu la chance de rencontrer un dermatologue qui a su m’écouter et trouver les mots justes. J’ai eu le déclic ; enfin compris ce que je refusais obstinément d’admettre.
Il m’a prévenue : ce sera très difficile. Il faut chercher de l’aide.
Je suis sortie déterminée ( j’en ai tellement bavé ). Et pourquoi pas tenir un journal de bord ? Simplement témoigner au jour le jour de mes progrès et des difficultés. Plus quelques liens vers quelques chouettes sites, comme le tien. Pas question de faire du copier/coller ou du plagiat de contenu.
Le dermato m’avait dit : la première semaines, 20 minutes devant le miroir, la deuxième 15 etc …
Et moi : et zéro, si je peux ?
Il m’a regardé d’un air dubitatif.
Moi : OK ! Je noterai chaque jour dans un cahier !
Noter chaque jour … et pourquoi pas partager ça en ligne ? J’ai envie d’échanger avec d’autres ; qu’on puisse se soutenir.

Merci.

PS : tes derniers posts ici datent … de 2011 ? On aimerait de tes nouvelles. ( Tu as dit que tu avais pris du recul ); Dans tous les cas, bravo pour ton parcours. Ceux qui s’en sortent peuvent être particulièrement fiers ( dixit le dermato ).

320. MissBulle - 30 mars 2016

Je me permets de revenir ici parce que j’aimerais savoir si quelqu’un a comme moi un souci avec des cicatrices au niveau desquelles apparaissent des boutons et qui quand on les gratte ont beaucoup plus de mal à cicatriser que lorsqu’on gratte un bouton lambda ?

Je n’ai trouvé nulle part de témoignage en ce sens. ( au-secours, même les dermato refusent d’entendre mon problème )

Merci

https://dermatillomane.wordpress.com/2016/03/30/maudites-cicatrices/

FineFine - 31 mars 2016

Coucou MissBulle,
J ai eu le même souci y a pas mal de temps, c est vrai que c est chiant quand cela fait ça, c est sans fin, le bouton de base cicatrise, et puis ça colonise au même endroit ou juste à côté.
Mon avis là-dessus; c est que la zone étant fragilisée d avoir été ou non triturée (parfois même en laissant tranquille, ça s infecte quand même à côté ou pire pile au même endroit), la cicatrisation s opère moins bien, elle est plus longue, et les merdouilles peuvent s incruster plus profondément sous la peau. D où le fait que ce soit parfois super long de se débarrasser des infections et des marques.
Ces boutons-là, mieux vaut vraiment éviter d y toucher, ils font des dégâts.
Tu connais peut-être déjà, mais l hexomédine transcutanée marche vraiment bien. Ca assèche pas mal donc bien veiller à ne pas en mettre trop de fois d affilée, sinon effet contraire; un bouton trop asséché et du coup irrité aura tendance à squatter un moment. S il devient trop rouge, tu fais une pause pendant une journée sans en mettre, puis tu en remets le lendemain etc… L hexomédine fonctionne bien quand elle est bien utilisée.
Et autrement, je te conseille la crème comptoirs et compagnie au miel de manuka. Elle colle beaucoup donc à mettre que sur les boutons grattés, le miel permet de désinfecter et permet d éviter les marques qui s atténuent rapidement.
Voili voilou 🙂

321. MissBulle - 31 mars 2016

Merci FineFine pour ta réponse. La zone n’est pas infectée , il n’y a même pas de kyste en dessous. C’est juste en surface, comme une éraflure mais ça cicatrise très difficilement ( ailleurs, ma peau cicatrise super vite ). Aucun dermato n’a su me répondre. On me dit à chaque fois : arrêtez d’y toucher et ça cicatrisera ! Ok, avant j’y touchais un peu. Et c’est vrai qu’en faisant attention à ne pas y toucher du tout du tout, ça s’apaise tout doucement … mais vraiment … dou-ce-ment …
( pas du tout une cicatrisation « normale » selon moi )

322. FineFine - 31 mars 2016

Ah ok MissBulle, à ta description je pensais plus à des boutons sous la peau en fait. En tout cas, tant mieux si c est pas infecté, c est déjà ça.
Ta peau doit probablement être irritée dans cette zone, et comme je disais, fragilisée par le fait d y avoir touchée. Parfois c est bizarre, à un endroit une marque va bien s estomper et à un autre ça va prendre du temps.
Je pense que la crème au miel dont je te parlais pourra t aider, elle n est pas donnée mais dure longtemps. Sur les marques/cicatrices/irritations en tous genres, c est le truc le plus efficace que j aie pu tester, et j en ai testés…
Et puis, la peau met un mois à se renouveler, donc faut être patient. Plusieurs mois d affilée sans triturage et tu verras que tu n auras plus rien 😉

MissBulle - 1 avril 2016

Re
merci pour tes propos encourageants

323. pepper - 10 avril 2016

Hello!!

J’arrive un peu tard, je viens tout juste de découvrir le site et je me sens tellement soulagée!! Je ne suis plus seule!!

J’avais vraiment l’impression d’être la seule personne au monde à faire ça, et ça me rend tellement malheureuse. Je me retrouve très souvent dans cette situation où je dois annuler une sortie avec des copines parce que j’ai honte, ou de rater des soirées. J’ai changé de lycée septembre dernier et je me disais : aller, c’est une bonne raison pour arrêter maintenant! Sauf que c’est encore pire maintenant… Heureusement ma famille me soutient, mais je n’en parle pas à mes amies.

J’ai l’impression de suivre un rituel lorsque’une crise arrive, je ne sais pas si c’est la même chose pour vous : une fois pas semaine, au moins, j’ai une crise. Je fais tout pour la guérir, (des masques, des nettoyages…), ensuite, pendant un ou deux jours ça va mieux, et le lendemain c’est reparti de plus belle! C’est vraiment pas facile, quand je viens d’avoir une crise, on a l’impression que j’ai la varicelle! Il m’arrive très souvent de me cloîtrer chez moi tout le week-end lorsque je viens d’avoir une crise, comme en ce moment.

Mais aujourd’hui, je viens de tomber sur ce site en essayant de chercher une solution miracle. Malheureusement, il n’y en pas, ça dépend seulement de moi mais je suis déjà hyper motivée en lisant tout les témoignages et petits conseils! J’ai hâte de pouvoir progresser, et c’est plus facile de me dire ça maintenant que hier, parce que je viens de me rendre compte que je n’étais plus seule!!

Merci mille fois et bon courage à tout les autres!! On va s’en sortir!!

pepper - 10 avril 2016

PS : j’ai oublié de prévenir, c’est la première fois que j’utilise un forum, et c’est assez amusant donc ne me décevez pas!! 😀

324. Claire - 11 mai 2016

« Oui, on peut guérir complètement ! Si vous parlez anglais, lisez les conseils et témoignages sur ce site fait par une femme entièrement guérie !!!! »

Merci beaucoup, ce blog m’a beaucoup aidée et m’a permise de me rendre compte que je n’étais pas seule ! Avant, j’étais persuadée d’être folle ou un monstre…

J’ai jeté un oeil au site en anglais. Très complet, il m’a énormément aidée, j’ai senti que j’étais sur la voie de la guérison… Seulement il s’agit d’un site à lire comme un livre, long avec plusieurs chapitres, et je suis loin d’avoir tout lu… Et là depuis plus d’une semaine, le site plante, je tombe sur « 500 infernal Error »… Horreur !

HELP

S’il vous plait, est-ce que vous savez comment régler le problème ? Y a t’il un moyen d’obtenir autrement ce qui est écrit sur ce site ? (un livre publié peut-être ?)… ou est-de que le site va être supprimé ?

Je sentais vraiment que ce site était une des clés de ma guérison… Au secours, si proche du but, si proche de la guérison, mon plus bel espoir disparait… à l’aide !!!

325. Laura - 20 décembre 2016

10 ans? 15 ans? J’ai oublié le jour où ça a commencé. Tous les soirs, inspection de mon visage, gratter chaque bouton, utiliser une brosse à dent avec du savon pour frotter mon visage et nettoyer mes pores, laver minimum 3 fois mon visage au savon. La satisfaction de se sentir propre et pourtant rester honteuse de ces cicatrices et inflammations des boutons… je me sens sale. Mon maquillage est devenu une prison. Je voudrais une peau normale et pourtant les semaines sans boutons je peux les compter sur les doigts d’une main en un an. Mon compagnon ne cesse de me demander d’arrêter… Alors ce soir je décide de faire une recherche Google «astuce arreter de gratter ses boutons» et là je tombe de haut… j’apprends que c’est une maladie… si j’avais su… j’aurais consulté depuis longtemps. Merci à vous pour ce site… Je veux guérir

326. Anaelle - 20 décembre 2016

Bonsoir
Il y a deux ans j’avais laissé un commentaire sur ce site et j’avais la ferme intention d’arrêter le grattage. Mais la tâche était énorme. Et en deux ans j’ai pas beaucoup avancé.
Mais il y a un mois je suis allée chez un hypnotiseur. Ça m’a beaucoup aidé. C’est comme si il avait réconcilié moi, mon visage et mes mains. J’ai vu plus de changements en un mois que c’est deux dernières années.
Alors si certain(e)s sont très motivé(e)s un petit coup de pouce extérieur ça aide !
Courage !

327. Romeo ... de la bastille - 20 décembre 2016

Juste un petit mot, pour dire a toute notre communauté de perfectionniste que j’en suis revenus 🙂 Bon ok ça a duré plus de 25 ans mais bon … quelques cicatrice plus tard … je revis, car c’est bien de ça dont il s’agit. Je vous donne mon astuce ultime : l’eau salé ! ( saturée en sel ) Attention je ne conseille pas d’en mettre sur les plaie a vif, ça pique et ça empêche une cicatrisation correcte, alors ne faite pas n’importe quoi ! par contre sur un bouton sain ou un bouton un peu gras sous la peau, l’eau en s’évaporant vas provoquer une cristallisation du sel, il suffit de frotter un peu délicatement avec le doigt pour aider les pores a se vider un peu le sel a un effet un peu abrasif et il évite aussi une déshydratation supplémentaire comme l’eau peut le faire. ensuite rincé a l’eau pour le faire disparaître. Cela fonctionne bien mais il n’y auras pas de miracle. Peut être comme moi cela vous feras temporiser un peu vos crise, c’est déjà un bon début. Un autre truc : j’ai remarqué que la fatigue accentué les choses, donc repos, évitez aussi les conflit qui engendre du stress… et puis juste pour vous prouver que vous pouvez gérer vos émotions gardez donc un bouton sans y toucher pendant plusieurs jours jute pour voir si il ne part pas tous seul …. bataillez un peu avec lui en lui mettant un peu de dentifrice dans ça gueule a ce petit intrus, le dentifrice et plein d’antibiotique ou je ne sais quoi qu’il n’aime pas… un dernier truc : Pour que la cicatrisation se passe bien il ne faut pas abîmer une croûte qui c’est formée, sinon c’est la cicatrice garantie, laissez la tomber toute seul si possible, quand elle se décolle c’est ok, évitez par dessus tous de tripoter plu sieur fois le même endroits, penser que votre peau et vivante et quelle se défend aussi toute seul, en voulant hâter les chose on agave tous, apprenez la patience et le respect de vous même. Je vous aiment et vous souhaite beaucoup de courage pour cette fin d’année, pour que vous soyer resplendissante et sûr de vous.

328. Sylvie - 10 août 2017

A 51 ans, je viens de découvrir cette maladie, ce site et vos témoignages. Je m’y retrouve totalement. C’est incroyable !!!

329. Emyliana - 20 août 2017

Bonjour ! Voici mon histoire :

Il y a 4 ans, à l’âge de 19 ans, j’ai inconsciemment commencé à triturer la peau de mon visage. Pendant les 2 ans qui ont suivi, j’étais persuadée d’avoir de l’acné. Un soir après un énième massacre, j’ai ouvert les yeux : ces boutons, c’est toi qui les crée ! J’effectue alors une recherche google : « grattage bouton visage », tout en étant convaincue que je ne trouverai pas de réponse à mes questions. Je me trompais. Je suis tombée sur ce site et je n’en revenais pas. Tu n’es pas la seule à t’infliger cela. Mais comment en es-tu arrivée là et surtout, comment en sortir ?

J’ai commencé un combat ce jour-là. J’ai couvert les miroirs avec des écharpes pendant quelques semaines. J’ai tenté de me raisonner à chaque appel au massacre. J’ai essayer de comprendre mon comportement, sans vraiment accepter les faits qui expliquaient mes gestes. Je gardais espoir qu’un jour j’arriverai à en sortir. J’avais déjà réussi à vaincre un autre type de grattage compulsif : l’entretien de quelques plaques d’eczéma, souvent à sang. Cela a commencé à l’âge de 6 ans, ce n’est qu’au début du lycée que j’ai réussi à y mettre fin. Trois ans de répit avant que mes mains ne trouvent un autre chemin vers la psychosomatisation.

Malgré mes efforts, quelques mois après ma découverte, ma routine miroir n’avait pas disparue. J’en avais presque oublié la révélation de la maladie. Tout le monde n’y voit que du feu. J’ai juste de l’acné.

Mais au fond, j’en souffre terriblement. L’ironie de la situation, c’est qu’en premier lieu, ce comportement est sensé me protéger d’un autre type de souffrance. Après une période dépressive et un travail sur mon passé, j’y ai vu plus clair.

Depuis ma rentrée au CP, j’ai reçu beaucoup d’attention de la part des garçons. Pendant toute ma scolarité, j’ai été sollicitée sans répit. J’ai été harcelée à plusieurs reprises. On a tenté de me manipuler pour que je dise « oui » à des avances. J’ai du faire face à la colère et la vengeance de ceux à qui j’ai dit « non ». A savoir tous. A vrai dire, lors de ma scolarité, je n’ai jamais été intéressée par les relations amoureuses. Ou peut-être est-il plus juste de dire que je n’ai pas bénéficié d’un environnement propice au développement de tels intérêts, vu le jeune âge auquel tout cela a commencé.

Le pire, c’est que je ne me rendais pas compte du mal qui m’était fait. Je pensais bien gérer la situation. Je n’ai jamais pleuré. Je ne pensais pas être dans le besoin de me confier à quelqu’un. J’encaissais les remarques et les gestes. Je me comportais de telle sorte à éviter toute situation désagréable, voire dangereuse.

Ma confiance en moi se détruisait un peu plus chaque année. Je ne me suis jamais sentie à l’aise dans ma peau, mon image de moi était désastreuse. Au fond, je m’en voulais. Tout était de ma faute. Je devais être responsable de ce qui m’arrivait, puisque cela arrivait toujours à moi et pas aux autres filles que je côtoyais. Ces dernières, d’ailleurs, m’enviaient. Et à mon grand désarroi, entre admiration et jalousie, il n’y a qu’un pas.

J’attendais les études supérieures avec impatience. Peut-être que les choses allaient s’arranger, que je serais laissée plus tranquille ? Oui et non. L’attention était toujours là, et les dégâts étant fait, même lorsque quelqu’un de bien me portait intérêt, j’étais juste incapable de former quelques liens que ce soit.

J’ai alors commencé à m’isoler encore plus qu’avant. A éviter d’être mise en avant. Je n’ai jamais commencé à me maquiller. Je me suis toujours habillée sobrement, dans des couleurs sombres. Je ne suis jamais sortie boire un verre. Je n’ai jamais mis un pied dans une soirée étudiante. Je gardais mes distances farouchement. Je ne voulais plus avoir à faire face à des situations gênantes. Que ce soit du harcèlement de rue ou de l’attention souvent inoffensive de mes camarades. Je ne pouvait plus l’encaisser. Dans le premier cas je ressentais du dégoût, dans le second j’étais mise face à mes sentiments de peur et d’incompréhension de la dynamique des relations. J’avais besoin de temps, de compréhension et de beaucoup patiente, sans pouvoir clairement exprimé mes besoins et surtout les expliquer. Je n’avais aucune idée de ce qui se déroulait dans ma tête. Je n’avais pas conscience de l’impact de mon passé sur mes difficultés relationnelles.

Mes démarches vers la discrétion absolue, n’ont pas été suffisantes. Et c’est là que mon inconscient a rajouté malgré moi une corde à mon arc : l’acné excoriée. Oui, j’ai tenté de retarder ma « maturité sexuelle », me « rendre moche », « répulsive » pour le sexe opposé.

J’ai sombré. Ce qui a été le plus efficace, ce n’était pas d’arborer ces boutons sur mon visage, c’était l’isolement que je m’infligeais, la fuite de tout contact visuel avec les autres, la froideur apparente, l’évitement de tout contact social.

Je n’ai certes plus eu de solicitation de la part de mes camarades. Qui aurait assez de courage pour approcher cette fille si, distante et fuyante ? Les regards demeurent, mais on me laisse tranquille. Le harcèlement de rue, lui, ne s’arrêtera jamais à quelques boutons sur un visage, puisque la plupart du temps on te klaxonne d’une voiture à toute vitesse, ou on baisse la fenêtre pour te crier quelque chose d’indiscernable, on te siffle de l’autre coté du trottoir, ou encore on te suit de derrière. Mon dieu, qu’est-ce que je marche vite à chaque fois que je sors de chez moi. Combien de fois ai-je senti la crise de panique arriver avant de franchir ma porte ? Combien de fois suis-je rentrée chez moi les larmes au yeux après un énième incident, avant de me défouler sur mon visage pour évacuer mes sombres sentiments ?

Oui je suis sensible, extrêmement sensible et mes réactions peuvent paraître irrationnelles pour un observateur lambda. Mes expériences m’ont rendu à l’affût et dans l’appréhension de la moindre aggression. « Sois forte, ne te laisse pas atteindre par les remarques, n’y pense pas constamment, réponds-leur, défends-toi, ne te laisse pas faire. » Difficile de ne pas être profondément bouleversée à chaque incident au vu de mon passé. J’ai réussi petit à petit à ne plus y penser constamment en sortant, mais lorsque qu’un klaxon venant de nul part me sort violemment de mes pensées, je ne peux pas me blâmer d’y avoir pensé, l’événement s’est imposé à moi ainsi que les émotions déclenchées. Lorsque je repère au loin sur mon chemin quelqu’un qui a le profil d’un potentiel agresseur, mon instinct me fait sentir en danger, je ne peux l’empêcher et trop souvent la personne donne raison à mon instinct. Me défendre, répondre ? Je suis presque toujours seule face à une ou des personnes bien plus imposantes que moi. Et par expérience, cela ne fait qu’empirer la situation.

Force est de constater que l’acné excoriée ou toute autre forme de sabotage, ne sera jamais une solution. Jamais.

Tu n’es pas responsable du comportement des autres. Tu n’es pas responsable du mal qui t’a été fait.

Analyse ton passé et comprends pourquoi ce comportement s’est installé dans ta vie à ton insu. Accepte les faits sans te juger.

Sois patient(e) et indulgent(e) avec toi même. Si le mal est dans le passé, débarrasse toi de son souvenir petit à petit. Si le mal est en train de t’être fait, travaille sur des solutions pour mettre fin à son emprise.

Chaque jour te rapproche du moment où tu pourras te dire : « J’ai réussi à m’en débarrasser ».

Deux ans après avoir avoir découvert ce site, 4 ans après avoir rencontré l’acné excoriée, j’en suis venue à bout.

La route a été longue, il ne suffit pas d’être conscient de la maladie et d’en comprendre les raisons. C’est bien d’un cercle vicieux qu’il faut s’extirper.

D’abord on parvient à ne plus y toucher tous les jours. Puis on replonge. Mais on se relève et on essaie encore.
Puis on arrive à ne plus y toucher pendant une semaine. Mais on replonge. Alors on se relève et on poursuit les efforts.
Viendra le jour où on y aura pas touché pendant un mois. On pense que c’est fini, enfin. Mais on se retrouve face à une de ces situations qui a déclenché notre acné excoriée en premier lieu ou bien face à un souvenir qui refait surface. Et on replonge. Mais on se relève. Et on essaie encore. La prochaine fois on tiendra le coup. Puis la fois suivante aussi.
Et un jour tu seras sorti(e) de ce cercle vicieux.

Ta peau du visage ne ressentira plus ces pincements désagréables entre tes doigts et tes ongles la lacérer.

Peut-être que tes mains ne se baladeront plus du tout près de ton visage. Ou peut-être que comme moi, tu auras instaurer une nouvelle routine à tes mains. Avant ma douche je m’attache les cheveux. Je place un bandana pour protéger les racines. J’applique, par petit mouvement circulaire, de l’huile de ricin sur mon visage, même autour des yeux et sur mes cils. Mes doigts ne rencontrent aucune bosse synonyme d’inflammation locale, la surface est lisse et toute douce. Je rentre dans la douche. A la fin, je passe un jet d’eau tiède sur mon visage. Puis je prends mon savon d’Alep doux et je répartis un peu de savon sur mon visage, cette fois-ci en évitant les yeux. Je ne ressens aucun picotements, je n’ai pas de plaies ouvertes. J’effectue alors un petit massage nettoyant, toujours par petits mouvements circulaires et je finis par un dernier jet d’eau. Ma peau est belle et toute propre. Avant d’aller dormir, après m’être brossée les dents devant le miroir de la salle de bain, j’attrape mon pot de crème Nivea et pose trois petit point de crème sur mon visage : deux sur les joues et un sur le front. Je l’étale partout, même autour des yeux, je masse délicatement. Encore une journée où j’ai pu disposer de mon vrai visage, sans ressentir la honte de l’avoir saboter. Le lendemain je me réveille avec une peau toute douce, je suis prête à croiser n’importe quel regard. Je sais ce que je vaux et personne ne me privera d’être qui je suis. Personne.

Certes parfois quelques boutons, d’origine purement hormonale par exemple, pointeront le bout de leur nez. Le cycle menstruel d’une femme lui impose quelques désagréments, en plus des possibles sauts d’humeur. Mais cela n’altère en rien ta beauté. Comme beaucoup de chose dans la vie, ils arrivent seulement pour repartir de sitôt. A condition que tu ne les retiennent pas. Tu ne veux pas qu’ils restent plus longtemps que prévu, alors le plus simple, c’est de ne pas les inviter à rester. N’essaie pas de les faire sortir de ta peau, tu ne feras que les inviter dans ta vie. Ne les nourris pas d’autres bactéries par le trou que tu auras percé, ils ne feront que grandir et prolonger leur présence. Ne t’en occupe simplement pas. Continue ta routine comme s’ils n’étaient pas là. Comme pour les personnes qui peuvent t’embêter dans la vie, ne pas leur porter d’attention, c’est s’assurer qu’ils disparaissent rapidement, et surtout cela n’invite pas d’autres à les rejoindre. Et les traces qu’ils laisseront seront inexistantes. Comme ignorer les gens qui te veulent du mal t’épargnera des blessures émotionnelles si tu ne les laisses pas entrer dans ta vie, ignorer tes boutons ne te laissera pas de cicatrices.

Ce n’est pas toujours facile de s’en sortir seul, sans soutien ou conseils de la part de quelqu’un qui comprends ton mal-être. Chaque situation est différente. Chaque combat est unique.

Je suis prête à faire mon possible pour aider quiconque qui aurait besoin de parler à quelqu’un lors de son chemin vers la guérison. Il suffit de m’envoyer un mail à emyliana.sawt@gmail.com.
Peut-importe les problèmes que tu as rencontré ou que tu rencontres, nous arriverons à trouver des solutions, je te le promets.

Je terminerai par remercier le créateur du site. J’y ai trouvé des informations que je n’avais vu nulle part ailleurs. Ce site a joué un rôle décisif dans ma prise de conscience.

Merci.


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